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CAN 2025 : Les Léopards en quête d’une troisième étoile

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Portée par une génération talentueuse et une ambition retrouvée, la sélection des Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) abordera la Coupe d’Afrique des Nations 2025 avec l’étiquette d’outsider sérieux. Entre promesses, défis et espoirs populaires, le rêve continental est-il enfin à portée de griffes ? Analyse des forces et faiblesses des fauves congolais.  

Après un stage de quelques jours en Espagne ponctué d’un match amical contre la Zambie remporté (2-0), les Léopards sont arrivés au Maroc le 18 décembre 2025 dans la soirée. Ils vont désormais se concentrer à Rabat avant de démarrer une compétition très attendue par les Congolais. Depuis plusieurs années, les Léopards affichent un visage séduisant sur la scène africaine. Leur parcours récent, marqué par une qualification à la finale des barrages intercontinentaux, a ravivé la confiance des supporters comme des observateurs. La CAN 2025 pourrait ainsi représenter un tournant pour une équipe longtemps jugée talentueuse mais irrégulière.

Au cœur de cet optimisme se trouve un effectif mêlant expérience et jeunesse avec une solidité défensive accrue et une animation offensive plus fluide. Les cadres, Cédric Bakambu, Chancel Mbemba ou encore Gaël Kakuta, aguerris par les grandes compétitions et les championnats étrangers, apportent leadership et sang-froid. À leurs côtés, une nouvelle vague de joueurs dynamiques incarne l’avenir et insuffle une intensité bienvenue. C’est le cas de la génération de Noah Sadiki, Ngal’ayel Mukau, Michel-Ange Balikwisha et Mathieu Epolo. Cette complémentarité pourrait s’avérer décisive dans un tournoi réputé pour son exigence physique et mentale.

Des objectifs et défis à relever…

Cependant, la route vers le sacre reste semée d’embûches. La concurrence s’annonce féroce, avec plusieurs nations africaines en pleine maturité footballistique. Interrogé sur les ambitions de la RDC dans cette compétition continentale, le sélectionneur-manager des Léopards, Sébastien Desabre, s’est montré à la fois prudent et confiant. « Le premier objectif est de franchir la phase de groupes, ce qui est fondamental. Une fois qualifiés pour les huitièmes de finale, nous entrerons dans une phase décisive. Nous disposons d’un effectif capable d’aller loin dans cette compétition », a déclaré le coach français de 49 ans.

Pour espérer aller au bout du tournoi, il faudrait éliminer sur son chemin des équipes comme le Sénégal, le Maroc, l’Egypte ou encore la Côte d’Ivoire. Mais face à ces défis, Sébastien Desabre rappelle l’imprévisibilité de la CAN : « Les rapports de force évoluent constamment. Le tirage au sort est important et aucune équipe n’est assurée de remporter le titre, même les favoris comme le Maroc ou le Sénégal. L’histoire de la CAN a toujours été riche en surprises. Notre ambition est de démontrer que ce que nous avons accompli en Côte d’Ivoire [CAN 2023] n’était pas un simple coup d’éclat, mais le début d’un projet solide et durable ».

En effet, les Léopards avaient créé la sensation en éliminant l’Egypte en huitième de finale, la Guinée en quart de finale, avant de tomber face au pays organisateur en demi-finale : la Côte d’Ivoire.  

Des faiblesses à combler

Malgré sa bonne progression, l’équipe de la RDC accuse certaines faiblesses, c’est notamment au niveau de ses perches. Les Léopards n’ont pas toujours un gardien de classe mondiale. Lionel Mpasi, titulaire chez les Léopards, n’a pas de temps de jeu dans son club français du Havre. Il est le gardien remplaçant du gardien sénégalais, Mory Diaw. Ce dernier, à son tour, est le troisième gardien chez les Lions de la Teranga. Timothy Fayulu, second gardien des Léopards, est titulaire dans son club de FC Noah, en Arménie. Le troisième gardien, Mattieu Epolo est, quant à lui, titulaire et capitaine à Anderlecht, en Belgique. Sébastien Desabre a donc le choix de pouvoir chambouler la hiérarchie chez les gardiens pour trouver celui qui peut être le plus performant.

Autre faille des Léopards, c’est la ligne d’attaque. Cédric Bakambu n’a pas encore marqué cette saison dans son club de Real Betis en Liga espagnol, en dehors d’une passe décisive. Samuel Essende n’a plus marqué depuis plusieurs mois dans son club d’Augsbourg en Bundesliga, en Allemagne. Simon Banza, 29 ans, moins prolifique avec les Léopards, n’a marqué qu’un but en 6 matchs avec son nouveau club d’Al Jazeera en Arabie Saoudite. Mais les faiblesses de ces attaquants peuvent être combler par d’autres joueurs, notamment des ailiers comme Théo Bongonda, Meschack Elia ou encore Nathanaël Mbuku. En défense, les Léopards ont moins d’inquiétude avec Chancel Mbemba, Axel Tuanzebe, Rocky Bushiri, Aaron Wan-Bissaka, Arthur Masuaku, Joris Kayembe, Steve Kapuadi et Gédéon Kalulu.                                  

Remporter le trophée après 52 ans de disette…  

Face à un tel tableau, les Léopards peuvent-ils remporter la CAN 2025 ? Malgré la forte concurrence, tout dépendra de la gestion de chaque match par le staff technique. La capacité des Léopards à gérer la pression, à maintenir la discipline tactique et à faire preuve de réalisme dans les moments clés sera déterminante. L’encadrement technique, lui aussi, sera scruté quant aux choix stratégiques et la gestion du groupe. La RDC, qui n’a plus gagné de trophée depuis 1974, brûle d’envie de soulever cette coupe d’Afrique le 18 janvier prochain, soit 52 ans après le dernier sacre.

Si la CAN 2025 ne garantit rien, elle offre aux Léopards une occasion rare de transformer l’espoir en histoire. À condition de rester fidèles à leur identité et d’oser croire en leur potentiel, ces fauves pourraient bien surprendre le continent… et griffer enfin le trophée tant convoité. L’heure de la confirmation de cette progression de l’équipe a sonné ! 

Heshima

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