{"id":5272,"date":"2025-04-25T12:12:37","date_gmt":"2025-04-25T12:12:37","guid":{"rendered":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/?p=5272"},"modified":"2025-04-25T12:12:39","modified_gmt":"2025-04-25T12:12:39","slug":"rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/","title":{"rendered":"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>[PARTIE 2]<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Depuis son ind\u00e9pendance en 1960, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) s\u2019appuie sur des gouvernements d\u2019union nationale, de salut public ou de transition pour conjurer ses crises les plus graves : r\u00e9bellions, effondrements \u00e9conomiques, pressions internationales. Ces coalitions, r\u00e9unissant pouvoir et opposition, \u00e9mergent comme des tentatives de stabiliser un \u00c9tat min\u00e9 par des fractures ethniques, politiques, sociales. Mais ces gouvernements, souvent pr\u00e9sent\u00e9s comme des rem\u00e8des miracles, r\u00e9pondent-ils aux attentes ? Heshima Magazine, inspir\u00e9 par l\u2019annonce de F\u00e9lix Tshisekedi en f\u00e9vrier 2025 et les consultations men\u00e9es par Eberande Kolongele, explore cette pratique quasi rituelle, ses dynamiques, ses succ\u00e8s, ses \u00e9checs. La premi\u00e8re partie, publi\u00e9e le 23 avril 2025, a retrac\u00e9 les gouvernements d\u2019union jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1990. Cette seconde partie analyse la transition \u00ab 1+4 \u00bb de 2003 \u00e0 2006, les gouvernements de Matata Ponyo de 2014 \u00e0 2017, de Samy Badibanga de 2016 \u00e0 2017, de Bruno Tshibala de 2017 \u00e0 2019, et l\u2019initiative actuelle de Tshisekedi, en interrogeant leur pertinence face aux d\u00e9fis contemporains.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Transition 1+4 sous Joseph Kabila (2003-2006)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La Seconde Guerre du Congo (1998-2002), surnomm\u00e9e la \u00ab guerre mondiale africaine \u00bb pour son implication de neuf pays et d\u2019innombrables factions, laisse la RDC dans un \u00e9tat de d\u00e9solation presque irr\u00e9parable. Avec un bilan estim\u00e9 entre 3 et 5 millions de morts \u2013 dus aux combats, \u00e0 la famine et aux maladies \u2013, des millions de d\u00e9plac\u00e9s internes et un territoire morcel\u00e9 entre seigneurs de guerre, milices locales et arm\u00e9es \u00e9trang\u00e8res, la RDC est un \u00c9tat en lambeaux. L\u2019assassinat de Laurent-D\u00e9sir\u00e9 Kabila, le 16 janvier 2001, propulse son fils Joseph, alors \u00e2g\u00e9 de 29 ans, \u00e0 la t\u00eate d\u2019un pays au bord de l\u2019implosion. Inexp\u00e9riment\u00e9, peu connu et d\u00e9pourvu d\u2019une base politique solide, Joseph Kabila h\u00e9rite d\u2019une nation o\u00f9 les richesses mini\u00e8res \u2013 or, coltan, diamants \u2013 attisent les convoitises des puissances r\u00e9gionales, notamment le Rwanda et l\u2019Ouganda, et des r\u00e9seaux transnationaux, tandis que la population, \u00e9puis\u00e9e par des d\u00e9cennies de violence et de mis\u00e8re, oscille entre d\u00e9sespoir et m\u00e9fiance envers toute gouvernance.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant la signature de l\u2019Accord global et inclusif \u00e0 Pretoria le 17 d\u00e9cembre 2002, la RDC est un patchwork de zones contr\u00f4l\u00e9es par des factions rebelles, des milices locales et des forces \u00e9trang\u00e8res, chacune poursuivant des agendas distincts, souvent li\u00e9s \u00e0 l\u2019exploitation des ressources naturelles et \u00e0 des rivalit\u00e9s ethniques ou g\u00e9opolitiques. L\u2019autorit\u00e9 de Kinshasa, exerc\u00e9e par le gouvernement de Laurent-D\u00e9sir\u00e9 Kabila puis de son fils, se limite principalement \u00e0 l\u2019ouest et au centre, notamment les provinces du Kasa\u00ef, du Katanga, fief historique des Kabila, du Bas-Congo et de la capitale. M\u00eame dans ces r\u00e9gions, le contr\u00f4le est fragile, min\u00e9 par la corruption, l\u2019absence d\u2019infrastructures et la m\u00e9fiance des populations. L\u2019Est, riche en minerais strat\u00e9giques, est le th\u00e9\u00e2tre d\u2019une anarchie violente. Le Rassemblement Congolais pour la D\u00e9mocratie (RCD-Goma), soutenu par le Rwanda, domine les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema, ainsi que des parties de la Province Orientale, exploitant ill\u00e9galement le coltan et l\u2019or tout en imposant une administration parall\u00e8le brutale. Le Mouvement de Lib\u00e9ration du Congo (MLC), dirig\u00e9 par Jean-Pierre Bemba et appuy\u00e9 par l\u2019Ouganda, contr\u00f4le le nord, principalement l\u2019\u00c9quateur et des portions de la Province Orientale, comme Beni et Bunia, tirant profit du bois et des diamants. Une faction dissidente, le RCD-Kisangani\/Mouvement de Lib\u00e9ration (RCD-K\/ML), soutenue \u00e9galement par l\u2019Ouganda, r\u00e8gne sur l\u2019Ituri, o\u00f9 des conflits ethniques sanglants entre Hema et Lendu font des dizaines de milliers de morts. Dans les Kivus, le Maniema et le nord du Katanga, des milices Ma\u00ef-Ma\u00ef, autoproclam\u00e9es d\u00e9fenseurs des communaut\u00e9s locales, contr\u00f4lent des poches de territoire, alternant entre r\u00e9sistance et banditisme. Les Forces D\u00e9mocratiques de Lib\u00e9ration du Rwanda (FDLR), compos\u00e9es de Hutus rwandais r\u00e9fugi\u00e9s apr\u00e8s le g\u00e9nocide de 1994, sont actives dans les Kivus, alimentant les tensions ethniques et servant de pr\u00e9texte \u00e0 l\u2019ing\u00e9rence rwandaise. Au Katanga, riche en cuivre et cobalt, le gouvernement maintient un contr\u00f4le relatif, mais des tensions s\u00e9paratistes et des milices locales, comme celles de G\u00e9d\u00e9on Kyungu, menacent la stabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Politiquement, l\u2019autorit\u00e9 de Kinshasa est quasi inexistante dans l\u2019Est et le Nord, o\u00f9 les administrations parall\u00e8les des groupes rebelles collectent des taxes, imposent leurs lois et exploitent les ressources. \u00c9conomiquement, la RDC est une coquille vide : l\u2019hyperinflation h\u00e9rit\u00e9e de l\u2019\u00e8re Mobutu a an\u00e9anti la monnaie, les infrastructures \u2013 routes, ponts, \u00e9coles, h\u00f4pitaux \u2013 sont en ruines, et la corruption end\u00e9mique siphonne les rares ressources de l\u2019\u00c9tat. Les richesses mini\u00e8res, qui pourraient financer la reconstruction, sont pill\u00e9es par des r\u00e9seaux transnationaux impliquant des compagnies \u00e9trang\u00e8res, des \u00e9lites locales et des arm\u00e9es voisines, comme le documente un rapport de l\u2019ONU de 2001 sur le \u00ab pillage syst\u00e9matique \u00bb. Socialement, le tableau est dramatique : environ 3,4 millions de d\u00e9plac\u00e9s internes vivent dans des camps de fortune, fuyant les combats incessants dans l\u2019Ituri, les Kivus et la Province Orientale. Les violences sexuelles, utilis\u00e9es comme arme de guerre, touchent des dizaines de milliers de femmes et de filles, tandis que les massacres ethniques, comme ceux entre Hema et Lendu, laissent des communaut\u00e9s d\u00e9chir\u00e9es. Sur le plan s\u00e9curitaire, la prolif\u00e9ration des groupes arm\u00e9s rend toute pacification illusoire. La Mission des Nations unies au Congo (MONUC), d\u00e9ploy\u00e9e d\u00e8s 1999 avec 8 700 Casques bleus en 2003, est d\u00e9bord\u00e9e par l\u2019ampleur du chaos, son mandat limit\u00e9 \u00e0 l\u2019observation et \u00e0 la protection des civils l\u2019emp\u00eachant d\u2019intervenir efficacement contre les milices.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce contexte d\u2019effondrement total que l\u2019Accord global et inclusif, sign\u00e9 \u00e0 Pretoria le 17 d\u00e9cembre 2002 sous la m\u00e9diation de l\u2019ONU et de l\u2019Afrique du Sud, tente de mettre un terme officiel \u00e0 la Seconde Guerre du Congo. Fruit de n\u00e9gociations laborieuses impliquant le gouvernement de Kinshasa, les principaux mouvements rebelles, des factions Ma\u00ef-Ma\u00ef, l\u2019opposition civile et la soci\u00e9t\u00e9 civile, cet accord instaure, le 30 juin 2003, un gouvernement de transition in\u00e9dit, baptis\u00e9 \u00ab 1+4 \u00bb. Joseph Kabila conserve la pr\u00e9sidence, entour\u00e9 de quatre vice-pr\u00e9sidents repr\u00e9sentant les principales forces en pr\u00e9sence : Abdoulaye Yerodia Ndombasi, loyaliste kabiliste du PPRD ; Azarias Ruberwa, du RCD-Goma soutenu par le Rwanda ; Jean-Pierre Bemba, du MLC appuy\u00e9 par l\u2019Ouganda ; et Arthur Z\u2019ahidi Ngoma, issu de l\u2019opposition civile non arm\u00e9e. Ce gouvernement, mosa\u00efque d\u2019int\u00e9r\u00eats divergents, incarne une tentative audacieuse mais fragile de r\u00e9unifier un pays fractur\u00e9. Sa mission est hercul\u00e9enne : pacifier un territoire vaste comme l\u2019Europe occidentale via un programme de d\u00e9sarmement, d\u00e9mobilisation et r\u00e9int\u00e9gration (DDR) des ex-combattants, relancer une \u00e9conomie exsangue, et organiser les premi\u00e8res \u00e9lections libres depuis l\u2019ind\u00e9pendance en 1960, le tout dans un d\u00e9lai ambitieux de deux ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00ab 1+4 \u00bb pose des jalons institutionnels remarquables dans un contexte chaotique. Une nouvelle constitution, adopt\u00e9e par r\u00e9f\u00e9rendum en mai 2005, instaure un r\u00e9gime semi-pr\u00e9sidentiel et d\u00e9centralis\u00e9, visant \u00e0 apaiser les tensions r\u00e9gionales. L\u2019enregistrement de 25 millions d\u2019\u00e9lecteurs, dans un pays o\u00f9 les routes sont souvent des pistes boueuses et l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 un luxe, est un exploit logistique orchestr\u00e9 avec l\u2019appui de l\u2019ONU et des bailleurs internationaux. Pourtant, les obstacles s\u2019accumulent. Le programme DDR s\u2019enlise : les ex-rebelles, m\u00e9fiants envers Kinshasa, rechignent \u00e0 abandonner leurs armes, et leur int\u00e9gration dans les Forces Arm\u00e9es de la RDC (FARDC), mal entra\u00een\u00e9es et sous-\u00e9quip\u00e9es, ravive les rivalit\u00e9s, transformant l\u2019arm\u00e9e en une mosa\u00efque de loyaut\u00e9s conflictuelles. Dans l\u2019Est, les violences persistent. Les milices, soutenues en sous-main par le Rwanda et l\u2019Ouganda, exploitent les minerais et s\u00e8ment la terreur. Les FDLR lancent des attaques dans les Kivus, provoquant des repr\u00e9sailles brutales, tandis que les Ma\u00ef-Ma\u00ef alternent entre r\u00e9sistance et banditisme. En Ituri, les affrontements entre Hema et Lendu continuent, malgr\u00e9 l\u2019intervention de la MONUC et d\u2019une force europ\u00e9enne temporaire en 2003. La MONUC, aux moyens limit\u00e9s, peine \u00e0 imposer une paix durable, ses Casques bleus \u00e9tant parfois accus\u00e9s de passivit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le gouvernement de transition est min\u00e9 par des tensions internes. Ruberwa, repr\u00e9sentant du RCD-Goma, menace de quitter la transition, accusant Kinshasa de marginaliser ses alli\u00e9s. Bemba, charismatique mais controvers\u00e9, consolide son influence dans le nord, se positionnant comme un rival direct de Kabila, souvent critiqu\u00e9 pour son style discret et accus\u00e9 de vouloir prolonger son pouvoir. Kabila doit naviguer entre les pressions des rebelles, les attentes de l\u2019opposition civile et les injonctions des bailleurs internationaux, qui conditionnent leur aide \u00e0 des avanc\u00e9es d\u00e9mocratiques. \u00c9conomiquement, la relance bute sur des obstacles structurels. L\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019Est emp\u00eache la r\u00e9habilitation des mines, tandis que la corruption, incarn\u00e9e par des contrats opaques avec des compagnies \u00e9trang\u00e8res, d\u00e9tourne les revenus potentiels. L\u2019hyperinflation, bien que ralentie, ronge le pouvoir d\u2019achat, et les infrastructures d\u00e9truites rendent le commerce int\u00e9rieur quasi impossible.<\/p>\n\n\n\n<p>Initialement pr\u00e9vues pour juin 2005, les \u00e9lections sont repouss\u00e9es \u00e0 juillet 2006, un retard symptomatique des d\u00e9fis logistiques et des tensions politiques. Financ\u00e9 \u00e0 hauteur de 500 millions de dollars par la communaut\u00e9 internationale, le scrutin, le premier v\u00e9ritablement d\u00e9mocratique depuis 1960, se d\u00e9roule dans une relative transparence, malgr\u00e9 des violences sporadiques dans l\u2019Est et des accusations de fraude. Au premier tour, Kabila arrive en t\u00eate avec environ 44 % des voix, suivi de Bemba avec 20 %, tandis que Ruberwa et Z\u2019ahidi Ngoma s\u2019effacent. Au second tour, Kabila l\u2019emporte avec 58 % des voix, un r\u00e9sultat contest\u00e9 par Bemba, qui d\u00e9nonce des irr\u00e9gularit\u00e9s. Investi le 6 d\u00e9cembre 2006, Kabila met fin \u00e0 la transition \u00ab 1+4 \u00bb, marquant un tournant dans l\u2019histoire de la RDC. Cependant, la victoire ne scelle pas la r\u00e9conciliation. En mars 2007, des affrontements meurtriers \u00e9clatent \u00e0 Kinshasa entre les forces loyalistes et les miliciens de Bemba, faisant des centaines de morts et for\u00e7ant ce dernier \u00e0 s\u2019exiler. Dans l\u2019Est, la paix reste un mirage : des groupes comme le Congr\u00e8s National pour la D\u00e9fense du Peuple (CNDP), dirig\u00e9 par Laurent Nkunda, \u00e9mergent dans le Nord-Kivu, prolongeant un cycle de violence aliment\u00e9 par les ing\u00e9rences rwandaises et les luttes pour les minerais.<\/p>\n\n\n\n<p>La transition \u00ab 1+4 \u00bb laisse un h\u00e9ritage profond\u00e9ment ambivalent. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, elle pose les bases d\u2019une d\u00e9mocratie naissante : une constitution, des \u00e9lections historiques et des institutions embryonnaires voient le jour, un exploit dans un pays o\u00f9 l\u2019\u00c9tat central avait presque disparu. L\u2019enregistrement de millions d\u2019\u00e9lecteurs et la tenue d\u2019un scrutin national t\u00e9moignent d\u2019une r\u00e9silience remarquable, soutenue par la communaut\u00e9 internationale. De l\u2019autre, elle \u00e9choue \u00e0 panser les plaies b\u00e9antes de la guerre. L\u2019Est \u2013 Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri \u2013 demeure un foyer d\u2019instabilit\u00e9, o\u00f9 les ing\u00e9rences \u00e9trang\u00e8res, les luttes pour les ressources et les tensions ethniques alimentent des conflits insolubles. Les institutions, bien que formellement en place, restent fragiles, min\u00e9es par la corruption, les rivalit\u00e9s factionnelles et l\u2019incapacit\u00e9 des FARDC \u00e0 imposer un monopole de la violence l\u00e9gitime. Les \u00e9lections de 2006, salu\u00e9es comme un pas historique, ne suffisent pas \u00e0 unifier une nation hant\u00e9e par ses divisions ethniques, r\u00e9gionales et politiques. La transition \u00ab 1+4 \u00bb marque la fin officielle de la Seconde Guerre du Congo, mais n\u2019offre qu\u2019une paix pr\u00e9caire, un r\u00e9pit temporaire dans une histoire marqu\u00e9e par la r\u00e9silience face \u00e0 un chaos structurel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gouvernement de coh\u00e9sion nationale de Matata Ponyo &nbsp;(2014-2017)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au tournant des ann\u00e9es 2010, la RDC s\u2019enlise dans une crise multidimensionnelle, conjuguant instabilit\u00e9 politique, ins\u00e9curit\u00e9 chronique et d\u00e9litement \u00e9conomique. \u00c0 l\u2019est, les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent des foyers de violence, o\u00f9 des groupes arm\u00e9s comme les ADF-Nalu, les FDLR ou les r\u00e9sidus du M23 d\u00e9fait en 2013 prosp\u00e8rent dans un climat d\u2019impunit\u00e9, souvent avec le soutien implicite de puissances r\u00e9gionales. Ces milices, exploitant les richesses mini\u00e8res comme le coltan et l\u2019or, alimentent un cycle de massacres et de d\u00e9placements massifs, plongeant des millions de civils dans la pr\u00e9carit\u00e9. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle nationale, la population subit les stigmates de d\u00e9cennies de conflits : routes impraticables, \u00e9coles et h\u00f4pitaux en ruine, et une pauvret\u00e9 end\u00e9mique touchant pr\u00e8s de 70 % des Congolais. L\u2019\u00c9tat, rong\u00e9 par une corruption institutionnalis\u00e9e, peine \u00e0 asseoir son autorit\u00e9 au-del\u00e0 de Kinshasa, o\u00f9 les \u00e9lites s\u2019accrochent \u00e0 des privil\u00e8ges ind\u00e9cents. Joseph Kabila, r\u00e9\u00e9lu en novembre 2011 dans un scrutin entach\u00e9 de fraudes massives, d\u00e9nonc\u00e9es par l\u2019opposition, les observateurs internationaux et m\u00eame le Centre Carter, voit sa l\u00e9gitimit\u00e9 contest\u00e9e. \u00c9tienne Tshisekedi, leader charismatique de l\u2019Union pour la d\u00e9mocratie et le progr\u00e8s social (UDPS), rejette les r\u00e9sultats et se proclame pr\u00e9sident l\u00e9gitime. Le 23 d\u00e9cembre 2011, dans un geste de d\u00e9fi, il pr\u00eate serment depuis sa r\u00e9sidence \u00e0 Limete, encercl\u00e9e par des forces de s\u00e9curit\u00e9 qui l\u2019isolent de ses partisans. Cet acte symbolique, entour\u00e9 d\u2019une poign\u00e9e de fid\u00e8les, galvanise l\u2019opposition mais attise les tensions, d\u00e9clenchant des manifestations violemment r\u00e9prim\u00e9es \u00e0 Kinshasa, Lubumbashi et Goma.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce contexte explosif que Kabila initie, en 2013, les Concertations nationales, un forum cens\u00e9 apaiser les fractures politiques et restaurer une coh\u00e9sion nationale. Ouvertes le 7 septembre 2013 au Palais du Peuple \u00e0 Kinshasa, ces assises sont plac\u00e9es sous la co-direction d\u2019Aubin Minaku, pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, et de L\u00e9on Kengo wa Dondo, pr\u00e9sident du S\u00e9nat. Pr\u00e9vues initialement pour 500 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, elles r\u00e9unissent finalement pr\u00e8s de 900 participants, issus de la majorit\u00e9, d\u2019une partie de l\u2019opposition, de la soci\u00e9t\u00e9 civile et des autorit\u00e9s traditionnelles. Parmi les partis d\u2019opposition ayant accept\u00e9 de participer, on note le Mouvement de lib\u00e9ration du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, repr\u00e9sent\u00e9 par Thomas Luhaka, alors Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, contre l\u2019avis de son parti, ainsi que des formations mineures comme l\u2019Union des forces du changement (UFC) de L\u00e9on Kengo et certains dissidents de l\u2019UDPS, bien que le parti de Tshisekedi boycotte officiellement l\u2019\u00e9v\u00e9nement, d\u00e9non\u00e7ant une entreprise de l\u00e9gitimation du r\u00e9gime. Des personnalit\u00e9s comme Fran\u00e7ois Muamba, ancien cadre du MLC, ou encore Philippe Biyoya, proche de Kengo, jouent un r\u00f4le actif dans les d\u00e9bats. Cependant, des poids lourds de l\u2019opposition, comme l\u2019UDPS, l\u2019Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et les Forces acquises au changement (FAC) de Martin Fayulu, refusent cat\u00e9goriquement de s\u2019associer \u00e0 ce qu\u2019ils qualifient de \u00ab dialogue unilat\u00e9ral \u00bb orchestr\u00e9 par le pouvoir. Organis\u00e9es autour de cinq th\u00e9matiques&nbsp;: gouvernance, \u00e9conomie, d\u00e9sarmement, conflits communautaires, et d\u00e9centralisation , les Concertations aboutissent, le 5 octobre 2013, \u00e0 un rapport final contenant 641 recommandations adress\u00e9es \u00e0 Kabila, incluant des appels \u00e0 une ouverture politique, \u00e0 la r\u00e9forme \u00e9lectorale et \u00e0 la pacification de l\u2019Est.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces pourparlers ouvrent la voie \u00e0 la formation d\u2019un gouvernement de coh\u00e9sion nationale, pr\u00e9sent\u00e9 comme l\u2019incarnation des r\u00e9solutions des Concertations. Ce gouvernement, cens\u00e9 f\u00e9d\u00e9rer les forces vives du pays, int\u00e8gre des figures de l\u2019opposition, des partis politiques, de la soci\u00e9t\u00e9 civile et m\u00eame d\u2019anciens rebelles, dans une tentative de projeter une image d\u2019unit\u00e9. Pour Kabila, l\u2019objectif est clair : consolider un pouvoir fragilis\u00e9 par les contestations post-\u00e9lectorales, apaiser les critiques internationales et pr\u00e9parer le terrain pour les \u00e9lections de 2016, tout en neutralisant ses adversaires par leur inclusion. Augustin Matata Ponyo, Premier ministre depuis 2012 et technocrate, est reconduit \u00e0 la t\u00eate de ce gouvernement. Fid\u00e8le \u00e0 Kabila, il doit naviguer dans un gouvernement h\u00e9t\u00e9roclite o\u00f9 cohabitent des poids lourds comme \u00c9variste Boshab, nomm\u00e9 vice-Premier ministre, et des opposants ralli\u00e9s, tels que Thomas Luhaka du MLC, qui h\u00e9rite du minist\u00e8re des Postes, T\u00e9l\u00e9communications et Nouvelles technologies. D\u2019autres figures, issues de la soci\u00e9t\u00e9 civile ou de courants mod\u00e9r\u00e9s, compl\u00e8tent cet attelage, cens\u00e9 incarner un consensus national fragile.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ambition de ce gouvernement est de restaurer l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat, relancer une \u00e9conomie asphyxi\u00e9e, promouvoir le d\u00e9veloppement social et organiser des \u00e9lections transparentes en 2016, conform\u00e9ment \u00e0 la Constitution, qui interdit \u00e0 Kabila un troisi\u00e8me mandat. Sur le plan s\u00e9curitaire, la t\u00e2che est colossale. Les FARDC, min\u00e9es par la corruption et un manque chronique de moyens, luttent difficilement contre les groupes arm\u00e9s dans l\u2019Est, o\u00f9 les massacres, comme ceux de Beni (2014-2016), font des centaines de victimes. La MONUSCO, avec ses 20 000 Casques bleus, apporte un appui logistique mais reste critiqu\u00e9e pour son inefficacit\u00e9 face \u00e0 la complexit\u00e9 des conflits. \u00c9conomiquement, Matata mise sur la stabilisation macro\u00e9conomique, un succ\u00e8s relatif, avec une inflation contenue et une croissance de 7 \u00e0 9 % port\u00e9e par le boom minier mais les contrats opaques avec des firmes \u00e9trang\u00e8res limitent les retomb\u00e9es pour la population. Les richesses du sous-sol, notamment le cuivre et le cobalt, continuent d\u2019alimenter des r\u00e9seaux mafieux plut\u00f4t que le Tr\u00e9sor public.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 son caract\u00e8re voulu inclusif, le gouvernement s\u2019enlise dans des contradictions internes. Les tensions entre les caciques du r\u00e9gime et les nouveaux entrants, issus de l\u2019opposition, \u00e9clatent rapidement, avec des accusations crois\u00e9es de corruption, d\u2019incomp\u00e9tence et de sabotage. Luhaka, par exemple, peine \u00e0 imposer son autorit\u00e9 dans un minist\u00e8re strat\u00e9gique, tandis que Boshab, pilier du PPRD, est per\u00e7u comme un gardien des int\u00e9r\u00eats de Kabila. Sur le terrain, l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 persiste : les op\u00e9rations militaires, bien que soutenues par la MONUSCO, ne parviennent pas \u00e0 d\u00e9manteler les milices, et les tensions ethniques s\u2019aggravent dans le Kasa\u00ef et l\u2019Ituri. Socialement, la grogne monte. Les fonctionnaires, les enseignants et les \u00e9tudiants, confront\u00e9s \u00e0 des salaires impay\u00e9s et \u00e0 des conditions de vie indignes haussent le ton.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dossier \u00e9lectoral, cens\u00e9 sceller la r\u00e9conciliation nationale, devient un catalyseur de crise. D\u00e8s 2015, des rumeurs de \u00ab glissement \u00bb \u2013 un report des \u00e9lections pour prolonger le mandat de Kabila circulent, aliment\u00e9es par les d\u00e9clarations ambigu\u00ebs du pouvoir et un projet de loi controvers\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 par le Ministre de l\u2019int\u00e9rieur Evariste Boshab. La Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI), accus\u00e9e de partialit\u00e9, invoque des contraintes logistiques pour justifier des retards, repoussant le scrutin de novembre 2016 \u00e0 2018. Cette strat\u00e9gie attise la col\u00e8re populaire. \u00c0 Kinshasa, Goma et Bukavu, des manifestations \u00e9clatent, port\u00e9es par une jeunesse exasp\u00e9r\u00e9e et une opposition revigor\u00e9e , d\u00e9sormais rejointe par Mo\u00efse Katumbi, ancien alli\u00e9 de Kabila pass\u00e9 dans le camp adverse. En septembre et d\u00e9cembre 2016, des heurts sanglants dans la capitale font des dizaines de morts, tandis que l\u2019Union europ\u00e9enne, les \u00c9tats-Unis, l\u2019ONU, accentuent la pression, imposant des sanctions contre des proches du r\u00e9gime.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bilan du gouvernement de coh\u00e9sion nationale est mitig\u00e9, oscillant entre espoirs d\u00e9\u00e7us et avanc\u00e9es fragiles. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il maintient un semblant de dialogue, int\u00e9grant des opposants et stabilisant temporairement le front politique. Les efforts \u00e9conomiques de Matata Ponyo, notamment la discipline budg\u00e9taire, permettent une croissance enviable, bien que peu inclusive. De l\u2019autre, les \u00e9checs s\u2019accumulent. L\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019Est s\u2019enracine, aliment\u00e9e par des complicit\u00e9s internes et des ing\u00e9rences \u00e9trang\u00e8res. La crise \u00e9lectorale, amplifi\u00e9e par les reports, transforme le gouvernement en un symbole d\u2019immobilisme et de calculs politiciens. Les 641 recommandations des Concertations nationales, bien que louables sur le papier, peinent \u00e0 se traduire en actions concr\u00e8tes, rel\u00e9gu\u00e9es au rang de v\u0153ux pieux. En novembre 2016, Matata Ponyo c\u00e8de sa place \u00e0 Samy Badibanga dans un climat de crise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gouvernement de transition issu de l\u2019accord de la Cit\u00e9 de l\u2019OUA de Samy Badibanga (2016-2017)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019approche de d\u00e9cembre 2016, le pays s\u2019enfonce dans une crise politique d\u2019une rare intensit\u00e9, alors que le second mandat de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, arrive \u00e0 son terme sans qu\u2019aucune \u00e9lection ne soit en vue. La Constitution, qui limite le pr\u00e9sident \u00e0 deux mandats, devient un point de fracture : l\u2019absence de scrutin programm\u00e9 attise les soup\u00e7ons d\u2019une volont\u00e9 de Kabila de s\u2019accrocher au pouvoir. Cette impasse d\u00e9clenche une vague de protestations populaires, particuli\u00e8rement \u00e0 Kinshasa, Goma et Lubumbashi, o\u00f9 des dizaines de manifestants entre 50 et 100 selon les rapports de l\u2019ONU, sont tu\u00e9s lors de r\u00e9pressions brutales par les forces de l\u2019ordre en septembre et d\u00e9cembre 2016. L\u2019opposition, rassembl\u00e9e sous la banni\u00e8re du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, coalise des figures de poids comme F\u00e9lix Tshisekedi, h\u00e9ritier de UDPS, et Mo\u00efse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga pass\u00e9 dans l\u2019opposition. Cette coalition exige le d\u00e9part imm\u00e9diat de Kabila, accus\u00e9 de manipuler les institutions pour prolonger son r\u00e8gne. Sur le plan \u00e9conomique, la chute des cours mondiaux des minerais, notamment du cuivre et du cobalt, plonge l\u2019\u00c9tat dans une crise budg\u00e9taire aigu\u00eb, aggravant une pauvret\u00e9 touchant plus de 70 % de la population. Les investissements \u00e9trangers, d\u00e9j\u00e0 timides, se tarissent face \u00e0 l\u2019incertitude politique, tandis que l\u2019inflation galopante \u00e9rode le pouvoir d\u2019achat. Dans l\u2019Est, les groupes arm\u00e9s ADF, FDLR, milices Ma\u00ef-Ma\u00ef d\u00e9fient l\u2019autorit\u00e9 de Kinshasa, malgr\u00e9 les 17 000 Casques bleus de la MONUSCO, dont le mandat reste limit\u00e9 face \u00e0 la complexit\u00e9 des conflits. Au Kasa\u00ef, une nouvelle crise \u00e9clate, marqu\u00e9e par des violences ethniques et l\u2019\u00e9mergence de la milice Kamuina Nsapu, faisant des milliers de morts et des centaines de milliers de d\u00e9plac\u00e9s en quelques mois.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce climat explosif, l\u2019Accord de la Cit\u00e9 de l\u2019OUA, sign\u00e9 le 18 octobre 2016 \u00e0 Kinshasa sous la m\u00e9diation de l\u2019Union africaine et de son \u00e9missaire Edem Kodjo, cherche \u00e0 d\u00e9samorcer la crise. Fruit de n\u00e9gociations laborieuses r\u00e9unissant la Majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle (MP), des partis d\u2019opposition mineurs et des acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile, cet accord reste bancal. Il pr\u00e9voit la formation d\u2019un gouvernement de transition charg\u00e9 d\u2019organiser des \u00e9lections d\u2019ici avril 2018, tout en maintenant Kabila au pouvoir jusqu\u2019au scrutin. Cependant, le texte est rejet\u00e9 par le Rassemblement, qui le juge trop conciliant envers le r\u00e9gime et d\u00e9pourvu de garanties fermes sur le d\u00e9part du pr\u00e9sident. Parmi les signataires de l\u2019opposition, on trouve des figures comme Vital Kamerhe, pr\u00e9sident de l\u2019UNC, qui esp\u00e8re tirer parti du dialogue pour renforcer sa stature, ou encore l\u2019opposition r\u00e9publicaine de Kengo. Mais l\u2019absence de l\u2019UDPS et des principaux t\u00e9nors du Rassemblement prive l\u2019accord d\u2019une assise populaire. Le 17 novembre 2016, apr\u00e8s des mois de blocage, Augustin Matata Ponyo, remet sa d\u00e9mission. Contre toute attente, Kabila nomme Samy Badibanga, un dissident de l\u2019UDPS, au poste de Premier ministre. Cette d\u00e9cision sid\u00e8re l\u2019opposition, notamment Kamerhe, qui s\u2019attendait \u00e0 un r\u00f4le plus central apr\u00e8s son implication dans les pourparlers. Badibanga, per\u00e7u comme un pion du r\u00e9gime, incarne un compromis fragile, destin\u00e9 \u00e0 apaiser les tensions tout en pr\u00e9servant l\u2019emprise de Kabila.<\/p>\n\n\n\n<p>Badibanga forme un gouvernement de transition le 19 d\u00e9cembre 2016, int\u00e9grant une trentaine de ministres issus de la MP, de l\u2019opposition signataire de l\u2019accord et de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Parmi les nominations, on note des figures comme Jos\u00e9 Makila, de l\u2019opposition mod\u00e9r\u00e9e, au minist\u00e8re des Transports, ou encore Emmanuel Ramazani Shadary, un fid\u00e8le de Kabila, \u00e0 l\u2019Int\u00e9rieur. Cependant, l\u2019absence de repr\u00e9sentants du Rassemblement&nbsp;: F\u00e9lix Tshisekedi, Katumbi ou leurs alli\u00e9s, prive ce gouvernement de toute l\u00e9gitimit\u00e9 aux yeux de l\u2019opposition radicale et d\u2019une large frange de la population. Des partis mineurs, comme l\u2019Alliance des d\u00e9mocrates pour le renouveau (ADR) ou des dissidents de l\u2019UDPS ralli\u00e9s \u00e0 Badibanga, occupent des strapontins, mais leur poids politique reste marginal. La mission du gouvernement est pourtant ambitieuse : stabiliser un pays au bord de l\u2019implosion, organiser des \u00e9lections cr\u00e9dibles d\u2019ici d\u00e9cembre 2017, relancer une \u00e9conomie asphyxi\u00e9e et restaurer une coh\u00e9sion politique dans un climat de d\u00e9fiance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Badibanga, fort de son exp\u00e9rience de d\u00e9put\u00e9 et de ses r\u00e9seaux internationaux, promet des r\u00e9formes rapides, mais son pass\u00e9 controvers\u00e9 et son alignement per\u00e7u sur Kabila sapent sa cr\u00e9dibilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les obstacles s\u2019accumulent d\u00e8s les premi\u00e8res semaines. Le Rassemblement intensifie sa mobilisation, appelant \u00e0 des journ\u00e9es \u00ab villes mortes \u00bb et organisant des manifestations, souvent interdites et dispers\u00e9es par une r\u00e9pression brutale. En janvier 2017, des heurts \u00e0 Kinshasa et Kananga font une dizaine de morts, accentuant la fracture entre le pouvoir et la rue. Sur le plan \u00e9lectoral, les pr\u00e9paratifs patinent : la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI), accus\u00e9e de partialit\u00e9, \u00e9voque des d\u00e9fis logistiques, recensement des 45 millions d\u2019\u00e9lecteurs, financement du scrutin pour justifier des retards. Des d\u00e9saccords sur la mise \u00e0 jour des listes \u00e9lectorales et les conditions d\u2019un vote transparent paralysent les discussions. Dans l\u2019Est, les violences arm\u00e9es redoublent d\u2019intensit\u00e9 : tandis que la crise du Kasa\u00ef s\u2019aggrave, avec des exactions attribu\u00e9es \u00e0 la milice Kamuina Nsapu et aux forces de l\u2019ordre, provoquant une catastrophe humanitaire. \u00c9conomiquement, la d\u00e9gringolade du franc congolais, qui perd 30 % de sa valeur en quelques mois, et l\u2019effondrement des revenus miniers plongent l\u2019\u00c9tat dans une impasse budg\u00e9taire.<\/p>\n\n\n\n<p>Au sein du gouvernement, les tensions \u00e9clatent rapidement. Les ministres issus de l\u2019opposition, marginalis\u00e9s dans les d\u00e9cisions cl\u00e9s, d\u00e9noncent l\u2019h\u00e9g\u00e9monie de la MP et l\u2019absence de volont\u00e9 r\u00e9elle pour organiser les \u00e9lections. Badibanga, coinc\u00e9 entre les exigences de Kabila et les pressions internationales, peine \u00e0 imposer une ligne coh\u00e9rente. Son gouvernement, qualifi\u00e9 de \u00ab patchwork \u00bb par les analystes, manque de vision et d\u2019autorit\u00e9, tandis que la soci\u00e9t\u00e9 civile, relay\u00e9e par l\u2019\u00c9glise catholique, accuse le r\u00e9gime de jouer la montre. Apr\u00e8s seulement deux mois, l\u2019\u00e9chec du gouvernement devient patent. Un nouveau dialogue, impuls\u00e9 par la Conf\u00e9rence \u00e9piscopale nationale du Congo (CENCO), s\u2019ouvre fin 2016 pour pallier les lacunes de l\u2019Accord de la Cit\u00e9 de l\u2019OUA. Plus inclusif, il r\u00e9unit le Rassemblement, la MP et la soci\u00e9t\u00e9 civile, aboutissant \u00e0 l\u2019Accord de la Saint-Sylvestre, sign\u00e9 le 31 d\u00e9cembre 2016. Ce texte, plus ambitieux, exige des \u00e9lections avant fin 2017 et interdit \u00e0 Kabila de briguer un troisi\u00e8me mandat. Il scelle le sort de Badibanga, jug\u00e9 incapable de porter cette nouvelle dynamique. Le 6 avril 2017, Bruno Tshibala, autre dissident de l\u2019UDPS, lui succ\u00e8de, mettant fin \u00e0 un mandat de moins de cinq mois, aussi \u00e9ph\u00e9m\u00e8re qu\u2019inefficace.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gouvernement de transition de Bruno Tshibala issu du dialogue de la CENCO (2017-2019)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Accord de la Saint-Sylvestre, sign\u00e9 le 31 d\u00e9cembre 2016 sous la m\u00e9diation de la CENCO, ambitionne de conjurer le chaos en tra\u00e7ant une feuille de route ambitieuse : organiser des \u00e9lections cr\u00e9dibles avant d\u00e9cembre 2017, garantir une transition sans troisi\u00e8me mandat pour Joseph Kabila, et former un gouvernement inclusif r\u00e9unissant la Majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle (MP) et l\u2019opposition. Ce texte, n\u00e9goci\u00e9 au prix de concessions ardues entre la MP, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (men\u00e9 par F\u00e9lix Tshisekedi et Mo\u00efse Katumbi), et des acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile, incarne un espoir fragile dans un pays o\u00f9 la d\u00e9fiance envers les institutions atteint des sommets. Pourtant, sa mise en \u0153uvre s\u2019enlise rapidement. Les d\u00e9saccords sur le partage des postes et le calendrier \u00e9lectoral exacerbent les tensions, tandis que des manifestations, port\u00e9es par une jeunesse exasp\u00e9r\u00e9e et relay\u00e9es par le Rassemblement, sont r\u00e9prim\u00e9es dans le sang. Entre janvier et avril 2017, des dizaines de morts environ 40 selon Human Rights Watch sont recens\u00e9s \u00e0 Kinshasa, Goma et Kananga, renfor\u00e7ant l\u2019image d\u2019un r\u00e9gime aux abois. Le 7 avril 2017, dans un geste controvers\u00e9, Kabila nomme Bruno Tshibala, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019UDPS, au poste de Premier ministre. \u00c2g\u00e9 de 61 ans, Tshibala, est per\u00e7u comme un pion du pouvoir, un choix destin\u00e9 \u00e0 donner une fa\u00e7ade d\u2019opposition au gouvernement tout en marginalisant les t\u00e9nors du Rassemblement. La CENCO, pourtant architecte de l\u2019accord, critique cette nomination unilat\u00e9rale, d\u00e9plorant l\u2019absence de consensus, tandis que F\u00e9lix Tshisekedi et Katumbi la rejettent cat\u00e9goriquement, d\u00e9non\u00e7ant une trahison des principes de la Saint-Sylvestre.<\/p>\n\n\n\n<p>Tshibala d\u00e9voile son gouvernement le 9 mai 2017, un gouvernement pl\u00e9thorique de 54 ministres et vice-ministres, m\u00ealant des figures de la MP, des partis d\u2019opposition signataires de l\u2019accord, et des repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Parmi les nominations marquantes, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, transfuge de la Coalition des alli\u00e9s d\u2019\u00c9tienne Tshisekedi (CAET) et proche de l\u2019opposition mod\u00e9r\u00e9e, devient ministre d\u2019\u00c9tat charg\u00e9 des Relations avec le Parlement. D\u2019autres figures, comme Jos\u00e9 Makila Sumanda, ex-membre du Mouvement de lib\u00e9ration du Congo (MLC), nomm\u00e9 vice-Premier ministre des Transports, ou encore Emmanuel Ramazani Shadary, fid\u00e8le de Kabila, reconduit \u00e0 l\u2019Int\u00e9rieur, illustrent la tentative d\u2019\u00e9quilibre entre factions. Cependant, l\u2019absence des poids lourds du Rassemblement UDPS, UNC de Vital Kamerhe, G7 de Katumbi, ou encore les Forces acquises au changement (FAC) de Martin Fayulu, prive le gouvernement de toute repr\u00e9sentativit\u00e9. Des partis mineurs, comme l\u2019Alliance pour le renouveau du Congo (ARC) ou des dissidents de l\u2019UDPS ralli\u00e9s \u00e0 Tshibala, occupent des postes secondaires, mais leur influence reste limit\u00e9e. \u00c0 sa formation, la RDC est un pays en lambeaux : politiquement, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un troisi\u00e8me mandat de Kabila, bien que constitutionnellement interdit, alimente les sp\u00e9culations et la m\u00e9fiance ; \u00e9conomiquement, la chute des prix des minerais (cuivre, cobalt) et une d\u00e9valuation du franc congolais de pr\u00e8s de 40 % en 2017 aggravent une pauvret\u00e9 touchant 73 % de la population, selon la Banque mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p>Le gouvernement Tshibala doit pr\u00e9parer des \u00e9lections transparentes pour d\u00e9cembre 2017 (report\u00e9es \u00e0 2018 par l\u2019accord), stabiliser l\u2019Est, relancer l\u2019\u00e9conomie, et restaurer une coh\u00e9sion nationale dans un climat de d\u00e9fiance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. D\u00e8s son entr\u00e9e en fonction, Tshibala met l\u2019accent sur le processus \u00e9lectoral, renfor\u00e7ant la CENI, dirig\u00e9e par Corneille Nangaa, avec un budget de 1,2 milliard de dollars. En novembre 2017, il d\u00e9pose un projet de loi \u00e9lectorale, adopt\u00e9 dans la controverse apr\u00e8s des amendements favorisant la majorit\u00e9, notamment sur le seuil de repr\u00e9sentativit\u00e9 des partis. La CENI lance un recensement \u00e9lectoral chaotique, enregistrant 46 millions d\u2019\u00e9lecteurs dans un pays o\u00f9 les infrastructures sont quasi inexistantes, mais l\u2019introduction des \u00ab machines \u00e0 voter \u00bb, des tablettes \u00e9lectroniques controvers\u00e9es fournies par une firme sud-cor\u00e9enne, divise profond\u00e9ment. L\u2019opposition y voit un outil de fraude, tandis que la majorit\u00e9 d\u00e9fend leur utilit\u00e9 logistique. Sur le plan s\u00e9curitaire, Tshibala annonce des offensives contre les groupes arm\u00e9s, avec l\u2019appui de la MONUSCO et des FARDC, mais les r\u00e9sultats sont maigres : les ADF massacrent plus de 200 civils \u00e0 Beni entre 2017 et 2018, et le Kasa\u00ef reste un foyer de violence, malgr\u00e9 une accalmie relative fin 2017. \u00c9conomiquement, le gouvernement tente des mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9&nbsp;: r\u00e9duction des d\u00e9penses publiques, contr\u00f4le de la masse mon\u00e9taire, mais l\u2019inflation persiste, et les revenus miniers, grev\u00e9s par des contrats opaques, profitent peu \u00e0 l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n\n\n\n<p>Les tensions internes au gouvernement \u00e9clatent rapidement. Tshibala, critiqu\u00e9 pour son manque de charisme et sa d\u00e9pendance envers Kabila, peine \u00e0 f\u00e9d\u00e9rer son gouvernement. La soci\u00e9t\u00e9 civile, port\u00e9e par des mouvements comme LUCHA et Filimbi, intensifie la pression, organisant des marches interdites, souvent dispers\u00e9es par des gaz lacrymog\u00e8nes et des arrestations. La CENCO, d\u00e9\u00e7ue par l\u2019inaction du gouvernement, menace de se retirer du processus, tandis que l\u2019opposition, galvanis\u00e9e par le retour de Katumbi (bloqu\u00e9 \u00e0 la fronti\u00e8re en ao\u00fbt 2018) et la candidature de Fayulu, accuse Tshibala de complicit\u00e9 dans une strat\u00e9gie de \u00ab glissement \u00bb \u00e9lectoral. Les \u00e9lections, repouss\u00e9es \u00e0 plusieurs reprises, se tiennent finalement le 30 d\u00e9cembre 2018, dans un climat de chaos logistique : bureaux de vote ferm\u00e9s \u00e0 Beni et Butembo pour des raisons s\u00e9curitaires, retards dans le d\u00e9pouillement, et soup\u00e7ons de manipulations. Le 10 janvier 2019, la CENI proclame F\u00e9lix Tshisekedi vainqueur avec 38,5 % des voix, devant Martin Fayulu (34,8 %) et Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin de Kabila (23,8 %). Ce r\u00e9sultat, ent\u00e9rin\u00e9 par la Cour constitutionnelle, est d\u00e9nonc\u00e9 comme frauduleux par Fayulu, Katumbi, l\u2019\u00c9glise catholique qui revendique 200 000 observateurs et des rapports internationaux, dont celui de l\u2019Union africaine. Des fuites, comme les \u00ab donn\u00e9es Piratox \u00bb, sugg\u00e8rent que Fayulu aurait remport\u00e9 plus de 59 % des suffrages. Pourtant, contre toute attente, la transition s\u2019op\u00e8re sans violence majeure, marquant la premi\u00e8re alternance pacifique depuis l\u2019ind\u00e9pendance en 1960.<\/p>\n\n\n\n<p>Tshibala remet sa d\u00e9mission en juin 2019, c\u00e9dant la place \u00e0 Sylvestre Ilunga Ilunkamba apr\u00e8s des n\u00e9gociations entre Tshisekedi et Kabila, dont la coalition FCC-CACH domine le Parlement. Son mandat de deux ans, bien que ponctu\u00e9 par l\u2019organisation des \u00e9lections, laisse un h\u00e9ritage controvers\u00e9. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, le scrutin, malgr\u00e9 ses irr\u00e9gularit\u00e9s, met fin \u00e0 18 ans de pr\u00e9sidence Kabila, un jalon historique dans un pays o\u00f9 le pouvoir s\u2019est souvent transmis par la force. L\u2019instabilit\u00e9 dans l\u2019Est, o\u00f9 plus de 1 000 civils sont tu\u00e9s en 2018, et la crise du Kasa\u00ef, qui laisse des cicatrices profondes, t\u00e9moignent de l\u2019\u00e9chec s\u00e9curitaire. \u00c9conomiquement, la pauvret\u00e9 s\u2019aggrave, avec une inflation fr\u00f4lant 30 % fin 2018, et les libert\u00e9s presse, manifestations restent sous pression, avec des dizaines de journalistes arr\u00eat\u00e9s. Le gouvernement Tshibala illustre les limites des compromis politiques sans ancrage populaire, r\u00e9v\u00e9lant la difficult\u00e9 de r\u00e9concilier une nation fractur\u00e9e par des d\u00e9cennies de crises. Il laisse une RDC \u00e0 la crois\u00e9e des chemins, entre l\u2019espoir d\u2019une nouvelle \u00e8re sous Tshisekedi et les d\u00e9fis colossaux h\u00e9rit\u00e9s d\u2019un syst\u00e8me min\u00e9 par la corruption et la violence.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une nouvelle union nationale \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019histoire&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019annonce de F\u00e9lix Tshisekedi, le 22 f\u00e9vrier 2025, devant les cadres de l\u2019Union Sacr\u00e9e de la Nation, marque un tournant dans sa pr\u00e9sidence. Face \u00e0 la guerre dans l\u2019Est, o\u00f9 le M23, soutenu par des acteurs ext\u00e9rieurs, contr\u00f4le de vastes territoires et menace Goma, Tshisekedi appelle \u00e0 un gouvernement d\u2019union nationale pour rassembler les Congolais. Cette initiative, m\u00fbrie dans un contexte de tensions r\u00e9gionales et de d\u00e9fis internes, ins\u00e9curit\u00e9, pauvret\u00e9, contestations politiques s\u2019appuie sur des consultations confi\u00e9es \u00e0 Eberande Kolongele. Du 24 mars au 8 avril 2025, ce dernier rencontre des leaders politiques, des chefs traditionnels, des acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile, et m\u00eame des voix critiques de l\u2019opposition, dans une d\u00e9marche visant \u00e0 forger un consensus in\u00e9dit.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces consultations, men\u00e9es avec une discr\u00e9tion remarqu\u00e9e, ont permis de cartographier les attentes et les divergences des forces en pr\u00e9sence. Des figures comme Jean-Pierre Bemba, ou Vital Kamerhe, piliers de la sc\u00e8ne politique, ont \u00e9t\u00e9 approch\u00e9es, tout comme des repr\u00e9sentants des provinces de l\u2019Est, o\u00f9 la crise s\u00e9curitaire exacerbe les frustrations. Les discussions ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un d\u00e9fi majeur : comment inclure des opposants sans diluer l\u2019autorit\u00e9 de la majorit\u00e9, tout en r\u00e9pondant aux aspirations d\u2019une population \u00e9puis\u00e9e par des d\u00e9cennies de crises ? Si les d\u00e9tails de la composition du futur gouvernement restent flous \u00e0 l\u2019heure actuelle, l\u2019ambition est claire : cr\u00e9er une coalition capable de mobiliser les ressources nationales contre l\u2019agression externe, tout en renfor\u00e7ant la coh\u00e9sion interne.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9marche s\u2019inscrit dans une longue lign\u00e9e de gouvernements d\u2019union nationale, mais dans un contexte in\u00e9dit. La RDC de 2025, bien que toujours marqu\u00e9e par ses fractures, est plus connect\u00e9e, avec une soci\u00e9t\u00e9 civile dynamique et une jeunesse impatiente de changement. Pourtant, l\u2019histoire invite \u00e0 la prudence. Le gouvernement d\u2019Adoula a stopp\u00e9 les s\u00e9cessions, mais n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 les r\u00e9bellions. Les mandats de Tshisekedi en 1991 et 1992 ont succomb\u00e9 \u00e0 l\u2019obstruction de Mobutu. Birindwa a offert un sursis \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00e0 un r\u00e9gime mourant, tandis que Badibanga a \u00e9chou\u00e9 \u00e0 surmonter les divisions. Le \u00ab 1+4 \u00bb de Kabila a permis des \u00e9lections, mais laiss\u00e9 l\u2019Est en proie au chaos. Tshibala, malgr\u00e9 une alternance historique, a \u00e9t\u00e9 terni par des fraudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9currence des gouvernements d\u2019union nationale refl\u00e8te une r\u00e9alit\u00e9 brutale : l\u2019incapacit\u00e9 chronique de la RDC \u00e0 forger un consensus durable dans un \u00c9tat min\u00e9 par les divisions ethniques, les luttes de pouvoir, et les ing\u00e9rences \u00e9trang\u00e8res. Chaque coalition, n\u00e9e dans l\u2019urgence, a tent\u00e9 de panser les blessures d\u2019un pays trop vaste, trop riche, et trop convoit\u00e9. Mais les succ\u00e8s&nbsp;: r\u00e9unification sous Adoula, alternance sous Tshibala sont souvent \u00e9clips\u00e9s par des \u00e9checs plus profonds : l\u2019absence de r\u00e9formes structurelles, la persistance des in\u00e9galit\u00e9s, et l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 pacifier l\u2019Est, un d\u00e9fi qui hante toujours Kinshasa.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que Kolongele a achev\u00e9 ses consultations, l\u2019initiative de Tshisekedi soul\u00e8ve une question cruciale : ce gouvernement d\u2019union nationale parviendra-t-il \u00e0 transcender les pi\u00e8ges du pass\u00e9 ? Peut-il mobiliser les Congolais autour d\u2019un projet commun, non seulement contre le M23, mais pour une refonte profonde de l\u2019\u00c9tat ? Ou deviendra-t-il un \u00e9ni\u00e8me \u00e9pisode dans une saga de coalitions fragiles, incapables de gu\u00e9rir un pays fractur\u00e9 ? L\u2019histoire, avec ses le\u00e7ons am\u00e8res, sugg\u00e8re que l\u2019unit\u00e9 nationale, si s\u00e9duisante soit-elle, reste un d\u00e9fi hercul\u00e9en dans une RDC o\u00f9 les ambitions politiques personnelles et les int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers continuent de peser lourd.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Heshima Magazine&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[PARTIE 2] Depuis son ind\u00e9pendance en 1960, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) s\u2019appuie sur des gouvernements d\u2019union nationale, de salut public ou de transition pour conjurer ses crises les plus graves : r\u00e9bellions, effondrements \u00e9conomiques, pressions internationales. Ces coalitions, r\u00e9unissant pouvoir et opposition, \u00e9mergent comme des tentatives de stabiliser un \u00c9tat min\u00e9 par des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5273,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-5272","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nation"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.3 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale - HESHIMA MAGAZINE<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale - HESHIMA MAGAZINE\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"[PARTIE 2] Depuis son ind\u00e9pendance en 1960, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) s\u2019appuie sur des gouvernements d\u2019union nationale, de salut public ou de transition pour conjurer ses crises les plus graves : r\u00e9bellions, effondrements \u00e9conomiques, pressions internationales. Ces coalitions, r\u00e9unissant pouvoir et opposition, \u00e9mergent comme des tentatives de stabiliser un \u00c9tat min\u00e9 par des [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"HESHIMA MAGAZINE\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/heshimamagazine\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2025-04-25T12:12:37+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-04-25T12:12:39+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"2560\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"2342\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"La redaction\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:creator\" content=\"@HeshimaMag\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@HeshimaMag\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"La redaction\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"30 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/\"},\"author\":{\"name\":\"La redaction\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/person\/7188c0b9e770a370943576373b325f91\"},\"headline\":\"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale\",\"datePublished\":\"2025-04-25T12:12:37+00:00\",\"dateModified\":\"2025-04-25T12:12:39+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/\"},\"wordCount\":6466,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg\",\"articleSection\":[\"Nation\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/\",\"url\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/\",\"name\":\"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale - HESHIMA MAGAZINE\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg\",\"datePublished\":\"2025-04-25T12:12:37+00:00\",\"dateModified\":\"2025-04-25T12:12:39+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg\",\"width\":2560,\"height\":2342},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#website\",\"url\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/\",\"name\":\"HESHIMA MAGAZINE\",\"description\":\"Le magazine Congolais qui bat au rythme de l&#039;actualit\u00e9\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#organization\",\"name\":\"HESHIMA MAGAZINE\",\"url\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/logo.png\",\"contentUrl\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/logo.png\",\"width\":99,\"height\":130,\"caption\":\"HESHIMA MAGAZINE\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/logo\/image\/\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/www.facebook.com\/heshimamagazine\",\"https:\/\/x.com\/HeshimaMag\"]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/person\/7188c0b9e770a370943576373b325f91\",\"name\":\"La redaction\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/b53b1a4a434346e76d3ea6c9ecf19fc8?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/b53b1a4a434346e76d3ea6c9ecf19fc8?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"La redaction\"},\"sameAs\":[\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\",\"La redaction\"],\"url\":\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/author\/la-redaction\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale - HESHIMA MAGAZINE","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale - HESHIMA MAGAZINE","og_description":"[PARTIE 2] Depuis son ind\u00e9pendance en 1960, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) s\u2019appuie sur des gouvernements d\u2019union nationale, de salut public ou de transition pour conjurer ses crises les plus graves : r\u00e9bellions, effondrements \u00e9conomiques, pressions internationales. Ces coalitions, r\u00e9unissant pouvoir et opposition, \u00e9mergent comme des tentatives de stabiliser un \u00c9tat min\u00e9 par des [&hellip;]","og_url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/","og_site_name":"HESHIMA MAGAZINE","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/heshimamagazine","article_published_time":"2025-04-25T12:12:37+00:00","article_modified_time":"2025-04-25T12:12:39+00:00","og_image":[{"width":2560,"height":2342,"url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"La redaction","twitter_card":"summary_large_image","twitter_creator":"@HeshimaMag","twitter_site":"@HeshimaMag","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"La redaction","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"30 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/"},"author":{"name":"La redaction","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/person\/7188c0b9e770a370943576373b325f91"},"headline":"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale","datePublished":"2025-04-25T12:12:37+00:00","dateModified":"2025-04-25T12:12:39+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/"},"wordCount":6466,"publisher":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg","articleSection":["Nation"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/","url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/","name":"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale - HESHIMA MAGAZINE","isPartOf":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg","datePublished":"2025-04-25T12:12:37+00:00","dateModified":"2025-04-25T12:12:39+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#primaryimage","url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg","contentUrl":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/DOSSIER-2-scaled.jpg","width":2560,"height":2342},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/04\/25\/rdc-de-kasa-vubu-a-tshisekedi-leternel-pari-de-lunion-nationale-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"RDC : De Kasa-Vubu \u00e0 Tshisekedi, l\u2019\u00e9ternel pari de l\u2019union nationale"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#website","url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/","name":"HESHIMA MAGAZINE","description":"Le magazine Congolais qui bat au rythme de l&#039;actualit\u00e9","publisher":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#organization","name":"HESHIMA MAGAZINE","url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/logo.png","contentUrl":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/logo.png","width":99,"height":130,"caption":"HESHIMA MAGAZINE"},"image":{"@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/heshimamagazine","https:\/\/x.com\/HeshimaMag"]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/person\/7188c0b9e770a370943576373b325f91","name":"La redaction","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/b53b1a4a434346e76d3ea6c9ecf19fc8?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/b53b1a4a434346e76d3ea6c9ecf19fc8?s=96&d=mm&r=g","caption":"La redaction"},"sameAs":["https:\/\/heshimardc.net\/v1","La redaction"],"url":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/author\/la-redaction\/"}]}},"amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5272"}],"collection":[{"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5272"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5272\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5276,"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5272\/revisions\/5276"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5273"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5272"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5272"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5272"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}