{"id":5336,"date":"2025-05-09T11:48:23","date_gmt":"2025-05-09T11:48:23","guid":{"rendered":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/?p=5336"},"modified":"2025-05-09T12:29:17","modified_gmt":"2025-05-09T12:29:17","slug":"rupture-de-la-coalition-cach-fcc-retour-sur-une-implosion-qui-a-fragilise-la-rdc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/2025\/05\/09\/rupture-de-la-coalition-cach-fcc-retour-sur-une-implosion-qui-a-fragilise-la-rdc\/","title":{"rendered":"Rupture de la coalition CACH-FCC : retour sur une implosion qui a fragilis\u00e9 la RDC"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le 24 janvier 2019, F\u00e9lix Tshisekedi acc\u00e8de \u00e0 la pr\u00e9sidence, marquant une alternance historique. Mais l\u2019alliance qu\u2019il forme avec le FCC de Joseph Kabila, cens\u00e9e garantir la stabilit\u00e9, se transforme rapidement en un champ de tensions. Blocages institutionnels, luttes d\u2019influence et sabotages politiques minent la coalition. De mars 2019 \u00e0 d\u00e9cembre 2020, la rupture devient in\u00e9vitable. Cette fracture, en lib\u00e9rant Tshisekedi de la tutelle du FCC, bouleverse durablement l\u2019\u00e9quilibre politique. Elle ouvre aussi la voie \u00e0 des secousses s\u00e9curitaires majeures, dont la r\u00e9surgence du M23, \u00e9voqu\u00e9e par Kabila lui-m\u00eame dans une tribune publi\u00e9e en f\u00e9vrier 2025 dans le <\/strong><em>Sunday Times<\/em><strong>. Heshima Magazine remonte le fil d\u2019une crise qui a red\u00e9fini le pouvoir \u00e0 Kinshasa et fragilis\u00e9 le pays dans une certaine mesure.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>24 janvier 2019 : la capitale Kinshasa est en \u00e9bullition. Au Palais de la Nation, pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire du pays, le Congo vit sa premi\u00e8re passation pacifique du pouvoir. F\u00e9lix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pr\u00eate serment devant la Cour constitutionnelle. Son pr\u00e9d\u00e9cesseur, Joseph Kabila, assiste \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie, marquant ainsi un moment historique : la toute premi\u00e8re passation pacifique du pouvoir depuis l\u2019ind\u00e9pendance du pays en 1960. Les deux pr\u00e9sidents, assis c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, sourient, \u00e9changent des regards complices et semblent unis dans une volont\u00e9 commune de stabiliser le pays. Ce jour-l\u00e0, la sc\u00e8ne projette l\u2019image d\u2019un Congo apais\u00e9, bri\u00e8vement tourn\u00e9 vers l\u2019avenir. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les premiers mois du mandat de Tshisekedi renforcent cette impression d&rsquo;entente cordiale. En 2019, une vid\u00e9o virale sur les r\u00e9seaux sociaux montre F\u00e9lix Tshisekedi accueillant Joseph Kabila dans sa r\u00e9sidence priv\u00e9e de Nsele. Le d\u00e9jeuner qu&rsquo;ils partagent, en pr\u00e9sence de certains de leurs proches collaborateurs (Antoine Ghonda, Kazadi Nyembo, N\u00e9h\u00e9mie Mwilanya et Fran\u00e7ois Beya) illustre une entente parfaite et une volont\u00e9 manifeste de maintenir une collaboration \u00e9troite entre les deux sph\u00e8res du pouvoir. Ce moment, largement relay\u00e9 par la presse congolaise, est per\u00e7u comme un signe de d\u00e9tente politique, voire de partenariat assum\u00e9. En apparence, tout est soign\u00e9 ; mais en profondeur, un \u00e9quilibre d\u00e9licat semble s&rsquo;installer entre l&rsquo;ancien et le nouveau pr\u00e9sident.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, cette harmonie repose sur des bases institutionnelles fragiles. L\u2019\u00e9lection de d\u00e9cembre 2018, qui voit Tshisekedi proclam\u00e9 vainqueur avec 38,57 % des voix par la CENI, est vivement contest\u00e9e par le clan Martin Fayulu, qui revendique la victoire avec plus de 60 % des suffrages. Beaucoup suspectent alors un accord secret entre Tshisekedi et Kabila, destin\u00e9 \u00e0 garantir une transition sans heurts et la pr\u00e9servation des int\u00e9r\u00eats de ce dernier.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Front commun pour le Congo (FCC), la plateforme dirig\u00e9e par Kabila, a assur\u00e9 une mainmise sur les institutions : 342 des 500 si\u00e8ges \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale, une domination dans les assembl\u00e9es provinciales, et un contr\u00f4le important du S\u00e9nat. Ce d\u00e9s\u00e9quilibre politique contraint F\u00e9lix Tshisekedi \u00e0 gouverner en coalition avec sa plateforme CACH (Cap pour le changement), fond\u00e9e avec Vital Kamerhe, dans une cohabitation plus subie que r\u00e9ellement choisie. Avant de quitter ses fonctions, Kabila nomme 26 ambassadeurs, verrouille certains postes cl\u00e9s et maintient ses r\u00e9seaux dans les services de s\u00e9curit\u00e9 et la justice. Comme le souligne le chercheur Roger-Claude Liwanga dans Jeune Afrique, cette strat\u00e9gie rel\u00e8ve de la \u00ab\u00a0tactique du salami\u00a0\u00bb : c\u00e9der symboliquement le pouvoir tout en conservant les leviers r\u00e9els du contr\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, l\u2019apparente complicit\u00e9 entre Tshisekedi et Kabila dissimule des lignes de fracture profondes qui ne tarderont pas \u00e0 resurgir.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les premi\u00e8res fissures&nbsp;: \u00e9lections s\u00e9natoriales et gouverneurs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En mars 2019, une rencontre \u00e0 Kinshasa scelle l\u2019accord de coalition CACH-FCC, cens\u00e9 unir les deux camps. Mais les \u00e9lections s\u00e9natoriales du m\u00eame mois r\u00e9v\u00e8lent des tensions profondes. Le FCC s\u2019adjuge 91 des 108 si\u00e8ges, consolidant son emprise, mais des accusations de corruption massive \u00e9clatent. Le m\u00e9dia congolais en ligne, Politico.cd, rapporte des achats de votes \u00e0 50 000 dollars, provoquant le retrait de candidats indign\u00e9s. \u00c0 Goma, un ind\u00e9pendant d\u00e9nonce une offre similaire, soulignant l\u2019ampleur des pratiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Simultan\u00e9ment, les \u00e9lections des gouverneurs provinciaux exacerbent les fractures. Dans le Haut-Katanga et le Lualaba, des fraudes similaires provoquent des manifestations. \u00c0 Lubumbashi, des militants UDPS vandalisent des bureaux de vote, d\u00e9non\u00e7ant des gouverneurs FCC \u00e9lus par corruption, selon Radio Okapi. Ces incidents, refl\u00e9tant la mainmise du FCC sur les provinces, amplifient la m\u00e9fiance de CACH.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 18 mars, Tshisekedi suspend l\u2019installation des s\u00e9nateurs et reporte les \u00e9lections des gouverneurs, invoquant des enqu\u00eates sur la fraude. Cette d\u00e9cision, salu\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 civile, d\u00e9clenche une temp\u00eate. Deux jours plus tard, des manifestations UDPS \u00e0 Kinshasa d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent, causant la mort d\u2019un militant de 24 ans. Les images de pneus br\u00fbl\u00e9s et de gaz lacrymog\u00e8nes, diffus\u00e9es sur les r\u00e9seaux sociaux, illustrent un climat explosif. Le FCC, via N\u00e9h\u00e9mie Mwilanya, rejette toute remise en question des scrutins, amplifiant les tensions. Sous pression, Tshisekedi l\u00e8ve la suspension d\u00e9but avril, un recul per\u00e7u comme une concession forc\u00e9e. Jean-Marc Kabund, pr\u00e9sident int\u00e9rimaire de l\u2019UDPS, d\u00e9nonce un \u00ab syst\u00e8me corrompu h\u00e9rit\u00e9 de Kabila \u00bb.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"275\" height=\"183\" src=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/images-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5338\" srcset=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/images-1.jpeg 275w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/images-1-18x12.jpeg 18w\" sizes=\"(max-width: 275px) 100vw, 275px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Un discours qui secoue Kinshasa<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En avril 2019, Tshisekedi s\u2019envole pour Washington, o\u00f9 il prononce un discours retentissant au Council on Foreign Relations. \u201cJe suis l\u00e0 pour d\u00e9boulonner le syst\u00e8me dictatorial qui \u00e9tait en place\u201d, d\u00e9clare-t-il, accusant le r\u00e9gime de Kabila d\u2019avoir \u201cretard\u00e9 le pays avec la corruption, la gabegie et l\u2019impunit\u00e9\u201d. Ce message, applaudi par le secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat am\u00e9ricain Mike Pompeo, positionne Tshisekedi comme un r\u00e9formateur audacieux sur la sc\u00e8ne internationale. \u00c0 Kinshasa, cependant, il d\u00e9clenche une temp\u00eate. Le FCC, par la voix de N\u00e9h\u00e9mie Mwilanya, condamne des propos \u201cmilitants\u201d et \u201cirresponsables\u201d qui, selon lui, rompent l\u2019esprit de la coalition. Le PPRD (parti du peuple pour la reconstruction et la d\u00e9mocratie), parti phare du FCC, va plus loin, accusant Tshisekedi de rallier des soutiens \u00e9trangers, notamment am\u00e9ricains, pour marginaliser Kabila. Cette critique trahit la crainte du FCC de voir Tshisekedi s\u2019\u00e9manciper gr\u00e2ce \u00e0 des alliances internationales, d\u2019autant que les \u00c9tats-Unis avaient impos\u00e9 des sanctions \u00e0 des proches de Kabila sous l\u2019administration Trump.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les rangs de l\u2019UDPS, le discours est accueilli comme une bouff\u00e9e d\u2019oxyg\u00e8ne. Jean-Marc Kabund d\u00e9clare : \u201cLe pr\u00e9sident a dit la v\u00e9rit\u00e9 que tout le monde conna\u00eet. La corruption sous Kabila a asphyxi\u00e9 le Congo.\u201d \u00c0 Limete, fief historique de l\u2019UDPS, les militants se rassemblent, brandissant des portraits de Tshisekedi et scandant des slogans contre l\u2019h\u00e9ritage kabiliste. Mais cette ferveur accentue la m\u00e9fiance du FCC, qui y voit une d\u00e9claration de guerre implicite. Moins de trois mois apr\u00e8s l\u2019investiture, la coalition r\u00e9v\u00e8le son incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9concilier deux visions oppos\u00e9es : Tshisekedi, port\u00e9 par un \u00e9lan de rupture, et le FCC, arc-bout\u00e9 sur la pr\u00e9servation du statu quo.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une guerre des nominations et tensions \u00e9conomiques<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"447\" src=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/1696184469.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5342\" style=\"width:336px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/1696184469.jpg 640w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/1696184469-300x210.jpg 300w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/1696184469-18x12.jpg 18w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>La d\u00e9signation d\u2019Albert Yuma par Joseph Kabila comme Premier ministre en avril 2019 est rejet\u00e9e par F\u00e9lix Tshisekedi. Ce veto, influenc\u00e9 par des pressions internationales d\u00e9non\u00e7ant la gestion opaque de Yuma, entra\u00eene une crise politique. Mwilanya accuse Tshisekedi de c\u00e9der aux int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers, tandis que le PPRD rompt les n\u00e9gociations. \u00c0 Kinshasa, des militants de l&rsquo;UDPS manifestent en scandant : \u00ab Yuma, dehors ! \u00bb&nbsp; L\u2019UDPS soutient fermement Tshisekedi, Kabund questionnant publiquement pourquoi le Premier ministre ne pourrait pas provenir de CACH. Apr\u00e8s des semaines de n\u00e9gociations, Kabila recule, proposant Sylvestre Ilunga, un autre fid\u00e8le du FCC, comme Premier ministre. Ce compromis tactique ne masque pas la volont\u00e9 du FCC de dominer le futur gouvernement.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement, des tensions \u00e9mergent autour des contrats miniers. Tshisekedi pousse pour ren\u00e9gocier les accords sign\u00e9s sous Kabila, notamment avec des firmes chinoises, selon Global Witness (2020). Le FCC, d\u00e9fendant les int\u00e9r\u00eats de l\u2019\u00e9lite kabiliste, s\u2019oppose, arguant que ces r\u00e9visions menacent la stabilit\u00e9 \u00e9conomique. Ces d\u00e9saccords, bien que moins visibles, alimentent la m\u00e9fiance.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019imposition de Jeanine Mabunda \u00e0 la pr\u00e9sidence de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, sans concertation avec CACH, est un autre affront. Mabunda ralentit les r\u00e9formes, notamment sur la transparence financi\u00e8re, renfor\u00e7ant l\u2019image d\u2019un Tshisekedi entrav\u00e9. Kabund questionne pourquoi le Premier ministre ne vient pas de CACH, refl\u00e9tant les frustrations de l\u2019UDPS.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Blocages de<\/strong><strong>s ordonnances et gratuit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En juillet 2019, Tshisekedi signe des ordonnances nommant de nouveaux dirigeants \u00e0 la SNCC et \u00e0 la G\u00e9camines, dont Gabriel Kyungu wa Kumwanza, proche de Mo\u00efse Katumbi. La ministre FCC du Portefeuille, Wivine Mumba, refuse de notifier ces nominations, arguant qu\u2019elles n\u00e9cessitent le contreseing d\u2019Ilunga. Le PPRD d\u00e9clare les ordonnances \u00ab nulles \u00bb, humiliant Tshisekedi. Kabund d\u00e9nonce un \u00ab coup contre la Constitution \u00bb, et des manifestations UDPS \u00e9clatent \u00e0 Kinshasa.<\/p>\n\n\n\n<p>Simultan\u00e9ment, la gratuit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation, promesse phare de Tshisekedi, rencontre des r\u00e9sistances. Des gouverneurs FCC, notamment dans le Kasa\u00ef et le Katanga, critiquent son financement, selon Jeune Afrique (septembre 2019). \u00c0 Mbuji-Mayi, des gr\u00e8ves d\u2019enseignants non pay\u00e9s d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent en affrontements, refl\u00e9tant l\u2019incapacit\u00e9 de la coalition \u00e0 concilier ses priorit\u00e9s. Ces tensions, exacerb\u00e9es par le contr\u00f4le FCC des budgets provinciaux, fragilisent la r\u00e9forme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un gouvernement sous domination FCC et crises r\u00e9gionales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En ao\u00fbt 2019, le gouvernement Ilunga est form\u00e9, avec le FCC s\u2019arrogeant les minist\u00e8res strat\u00e9giques (d\u00e9fense, justice, finances, mines). Kabund d\u00e9nonce un \u00ab gouvernement FCC d\u00e9guis\u00e9 \u00bb. \u00c0 Lubumbashi, des militants CACH manifestent, exigeant un partage \u00e9quitable. \u00c0 Kingakati, Kabila appelle ses cadres \u00e0 pr\u00e9server ses \u00ab acquis \u00bb, selon Politico.cd.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le Kasa\u00ef, des violences intercommunautaires \u00e0 Kamuesha font des dizaines de morts en juin-juillet 2019. L\u2019UDPS accuse des gouverneurs FCC de manipuler les milices, tandis que le FCC pointe la d\u00e9sorganisation de CACH. Ces conflits, bien que r\u00e9gionaux, illustrent l\u2019\u00e9chec de la coalition \u00e0 pacifier le pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Les massacres de Beni par les ADF, tuant plus de 600 civils en 2019-2020 (Human Rights Watch), amplifient les tensions. L\u2019UDPS accuse les r\u00e9seaux FCC dans l\u2019arm\u00e9e de passivit\u00e9, voire de complicit\u00e9. Alexis Thambwe Mwamba rejette ces all\u00e9gations, accusant Tshisekedi de politiser la trag\u00e9die. Ces querelles s\u00e9curitaires renforcent la m\u00e9fiance sur le contr\u00f4le des FARDC.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Violences, rivalit\u00e9s internes et mobilisations citoyennes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En novembre 2019, Kabund menace de \u00ab fouiner \u00bb dans les affaires du FCC, d\u00e9clenchant des violences. \u00c0 Kolwezi, des manifestants br\u00fblent des effigies de Tshisekedi, d\u00e9non\u00e7ant les retards dans le financement de la gratuit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation. \u00c0 Kinshasa, les si\u00e8ges de l\u2019UDPS et du PPRD sont vandalis\u00e9s. Ces affrontements traduisent l\u2019\u00e9chec de la coalition.<\/p>\n\n\n\n<p>Des mouvements citoyens comme Filimbi et \u00c9veil Patriotique, absents des n\u00e9gociations CACH-FCC, organisent des sit-ins \u00e0 Goma et Bukavu, d\u00e9non\u00e7ant la corruption du FCC et la passivit\u00e9 de Tshisekedi. R\u00e9prim\u00e9es par la police, ces actions amplifient la pression sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Au sein du FCC, des rivalit\u00e9s \u00e9mergent. \u00c9variste Boshab et Emmanuel Ramazani Shadary critiquent Mwilanya pour sa gestion autoritaire, selon un article de Jeune Afrique publi\u00e9 en octobre 2020,&nbsp; ces fissures, bien que discr\u00e8tes, fragilisent le FCC face aux consultations futures de Tshisekedi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Menace de dissolution et budget 2020<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En janvier 2020, lors d\u2019un discours \u00e0 Londres devant la diaspora congolaise, Tshisekedi lance un ultimatum : il dissoudra l\u2019Assembl\u00e9e nationale si les ministres FCC continuent de saper son autorit\u00e9. Cette menace, prononc\u00e9e alors que le FCC bloque des dossiers comme le financement de l\u2019\u00e9ducation, refl\u00e8te sa frustration. Jeanine Mabunda contre-attaque en agitant le spectre d\u2019une <strong>\u201chaute trahison\u201d<\/strong>, mena\u00e7ant \u00e0 demi-mot une mise en accusation du pr\u00e9sident Tshisekedi, dans une man\u0153uvre rarissime qui aurait n\u00e9cessit\u00e9 l\u2019aval des deux chambres du Parlement. De son c\u00f4t\u00e9, Alexis Thambwe Mwamba, pr\u00e9sident du S\u00e9nat et figure cl\u00e9 du FCC, balaie la menace d\u2019un revers, la qualifiant de <strong>\u201cprovocation inutile\u201d<\/strong>. Le PPRD, pilier du camp Kabila, entre en ordre de bataille, mobilisant ses cadres et d\u00e9non\u00e7ant ce qu\u2019il consid\u00e8re comme une <strong>\u201cd\u00e9rive autoritaire\u201d<\/strong> du chef de l\u2019\u00c9tat. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9, l\u2019UDPS monte en pression, organisant des manifestations dans les rues de Kinshasa, au cri de <strong>\u201cDissolution maintenant !\u201d<\/strong>, galvanis\u00e9e par la perspective de renverser l\u2019\u00e9quilibre institutionnel h\u00e9rit\u00e9 de l\u2019accord FCC-CACH.<br>Si la dissolution de l\u2019Assembl\u00e9e nationale ne se mat\u00e9rialise pas imm\u00e9diatement, l\u2019effet est psychologique : <strong>Tshisekedi brise un tabou<\/strong> et montre qu\u2019il est pr\u00eat \u00e0 utiliser toutes les pr\u00e9rogatives pr\u00e9sidentielles, y compris les plus explosives, pour desserrer l\u2019\u00e9tau du FCC. Ce moment marque un tournant : le pr\u00e9sident n\u2019est plus seulement en cohabitation, il amorce une confrontation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le budget 2020, retard\u00e9 par Mabunda, devient un autre point de friction. Le FCC exige des fonds pour ses provinces, provoquant des manifestations UDPS \u00e0 Kinshasa en d\u00e9cembre 2019. Kabund d\u00e9nonce un \u00ab sabotage \u00e9conomique \u00bb, refl\u00e9tant l\u2019incapacit\u00e9 de la coalition \u00e0 aligner ses priorit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La crise du Covid-19 : une bataille politique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En mars 2020, Tshisekedi d\u00e9cr\u00e8te l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence face \u00e0 la pand\u00e9mie de COVID-19, isolant Kinshasa et interdisant les rassemblements. Cette mesure, initialement consensuelle, devient un point de friction lorsque Tshisekedi propose de prolonger l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence, n\u00e9cessitant l\u2019approbation du Congr\u00e8s. Jean-Marc Kabund s\u2019oppose \u00e0 la convocation du Congr\u00e8s, estimant son co\u00fbt \u00e0 7 millions de dollars, une somme exorbitante en temps de crise. Le FCC, qui contr\u00f4le le Congr\u00e8s, insiste pour une r\u00e9union, voyant une opportunit\u00e9 de r\u00e9affirmer son influence. La fermeture temporaire du si\u00e8ge du parlement par le ministre CACH de l\u2019Int\u00e9rieur et s\u00e9curit\u00e9, justifi\u00e9e par des motifs sanitaires, est d\u00e9nonc\u00e9e par le FCC comme une \u201catteinte \u00e0 la d\u00e9mocratie\u201d tendant \u00e0 l\u2019emp\u00eacher de convoquer le congr\u00e8s. Jeanine Mabunda qualifie la mesure de \u201ctentative de museler le Parlement\u201d, tandis que Kabund r\u00e9torque que \u201cla sant\u00e9 des Congolais prime sur les calculs politiques\u201d. Cette crise transforme une urgence sanitaire en bataille institutionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Destitution de <\/strong><strong>Kabund et gr\u00e8ves publiques<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"739\" height=\"415\" src=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/JM-Kabund.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5339\" style=\"width:385px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/JM-Kabund.jpeg 739w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/JM-Kabund-300x168.jpeg 300w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/JM-Kabund-18x10.jpeg 18w\" sizes=\"(max-width: 739px) 100vw, 739px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En mai 2020, une p\u00e9tition d\u00e9pos\u00e9e par le d\u00e9put\u00e9 Jean-Jacques Mamba, soutenu par le FCC, vise Jean-Marc Kabund, accus\u00e9 d\u2019avoir terni l\u2019image de l\u2019Assembl\u00e9e par ses d\u00e9clarations sur le co\u00fbt du Congr\u00e8s. La destitution de Kabund, vot\u00e9e par une majorit\u00e9 \u00e9crasante et confirm\u00e9e par une Cour constitutionnelle proche du FCC, est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par le FCC comme une \u201cvictoire de la d\u00e9mocratie\u201d. L\u2019UDPS d\u00e9nonce un \u201ccomplot politique\u201d pour affaiblir Tshisekedi. \u00c0 Kinshasa, des militants de l\u2019UDPS br\u00fblent des pneus et bloquent des art\u00e8res, d\u00e9non\u00e7ant un \u201ccoup parlementaire\u201d. L\u2019arrestation de Mamba pour \u201cfaux et usage de faux\u201d dans la collecte des signatures de ladite p\u00e9tition attise les tensions, chaque camp accusant l\u2019autre d\u2019instrumentaliser la justice.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00eame p\u00e9riode des gr\u00e8ves de magistrats et de m\u00e9decins, protestant contre leurs conditions et le blocage des budgets par le FCC, paralysent Kinshasa et Mbuji-Mayi (Radio Okapi, octobre 2019-mai 2020). Ces mouvements, bien que p\u00e9riph\u00e9riques, refl\u00e8tent l\u2019incapacit\u00e9 de la coalition \u00e0 r\u00e9pondre aux attentes sociales.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Justice sous pression et bataille pour le contr\u00f4le de la BCC<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En juin 2020, alors que la coalition FCC-CACH tangue d\u00e9j\u00e0 sur des d\u00e9saccords profonds, une violente temp\u00eate politique s\u2019abat sur le pays autour d\u2019un sujet explosif : l\u2019ind\u00e9pendance de la justice. Le d\u00e9p\u00f4t \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale de trois propositions de lois par les d\u00e9put\u00e9s FCC Aubin Minaku et Gary Sakata, visant \u00e0 renforcer les pouvoirs du ministre de la Justice sur les magistrats du parquet, met le feu aux poudres. La soci\u00e9t\u00e9 civile, le Syndicat autonome des magistrats, la CENCO et des mouvements comme la LUCHA d\u00e9noncent unanimement une tentative de mainmise politique, une r\u00e9surgence rampante de l\u2019autoritarisme kabiliste. Kinshasa s\u2019embrase. \u00c0 Goma \u00e9galement, des manifestations spontan\u00e9es se tiennent aux abords du Palais de justice, dans une atmosph\u00e8re de d\u00e9fi populaire. Des effigies d\u2019Aubin Minaku sont br\u00fbl\u00e9es, des r\u00e9sidences de cadres du FCC cibl\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Au sein du gouvernement, la tension est \u00e9lectrique. Le 26 juin, lors d\u2019un Conseil des ministres, les membres d\u00e9couvrent, stup\u00e9faits, que le vice-Premier ministre en charge de la Justice, C\u00e9lestin Tunda Ya Kasende, a d\u00e9j\u00e0 transmis un avis favorable sur ces propositions de lois, sans en r\u00e9f\u00e9rer au pr\u00e9alable au gouvernement. Un acte qualifi\u00e9 d\u2019\u00ab initiative personnelle \u00bb par la Pr\u00e9sidence, qui d\u00e9nonce alors un \u00ab manque de sinc\u00e9rit\u00e9 \u00bb du ministre. Le chef de l\u2019\u00c9tat, visiblement ulc\u00e9r\u00e9, quitte la r\u00e9union pour une conf\u00e9rence de l\u2019Union africaine, mais laisse derri\u00e8re lui une atmosph\u00e8re plomb\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lendemain, l\u2019affaire prend une tournure spectaculaire. Aux alentours de 14h, des policiers lourdement arm\u00e9s se pr\u00e9sentent au domicile de Tunda avec un mandat d\u2019amener. Le ministre r\u00e9siste, s\u2019enferme chez lui, multiplie les appels. Puis finit par se rendre, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9, selon ses propres mots, \u00ab\u00a0rassur\u00e9 par la hi\u00e9rarchie\u00a0\u00bb. Dans la soir\u00e9e, devant les cadres du PPRD, Tunda confie : \u00ab Yemeyi [lui-m\u00eame] m\u2019a dit : il ne faut pas avoir peur de quoi que ce soit. \u00bb Il sera lib\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s quelques heures d\u2019audition.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette interpellation, tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9e, provoque une lev\u00e9e de boucliers dans les rangs du FCC. Emmanuel Ramazani Shadary, furieux, s\u2019adresse \u00e0 la presse : \u00ab Personne ne peut nous intimider. Parce qu\u2019il a d\u00e9fendu sa position de mani\u00e8re d\u00e9mocratique, on l\u2019a trait\u00e9 comme un malfrat. La police a encercl\u00e9 sa maison, comme si c\u2019\u00e9tait un assassin ! O\u00f9 allons-nous dans ce pays ? On veut instaurer une dictature plus forte que celle de Mobutu. Mais au PPRD, nous disons non ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9action du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, fid\u00e8le au Front Commun pour le Congo (FCC), ne s\u2019est pas fait attendre. Dans une d\u00e9claration ferme, il condamne une arrestation jug\u00e9e \u00ab brutale et arbitraire \u00bb de son vice-Premier ministre, C\u00e9lestin Tunda Ya Kasende. Il en appelle directement au pr\u00e9sident F\u00e9lix Tshisekedi, l\u2019invitant \u00e0 veiller scrupuleusement au respect du secret entourant les d\u00e9lib\u00e9rations du Conseil des ministres. \u00c0 ses yeux, aucun membre du gouvernement ne devrait \u00eatre inqui\u00e9t\u00e9 pour des opinions exprim\u00e9es dans ce cadre, prot\u00e9g\u00e9 par le principe de coll\u00e9gialit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chef du gouvernement va plus loin, exigeant l\u2019ouverture d\u2019une action disciplinaire contre les magistrats \u00e0 l\u2019origine de l\u2019interpellation de Tunda, signe d\u2019un malaise institutionnel profond entre les deux p\u00f4les du pouvoir ex\u00e9cutif.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 la temp\u00eate politique, C\u00e9lestin Tunda choisit la porte de sortie. Le 11 juillet, il pr\u00e9sente sa d\u00e9mission, invoquant la n\u00e9cessit\u00e9 de \u00ab pr\u00e9server la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 \u00bb des institutions. Mais derri\u00e8re cette formulation diplomatique, peu se laissent tromper : ce d\u00e9part ressemble \u00e0 une sanction d\u00e9guis\u00e9e, inflig\u00e9e apr\u00e8s une v\u00e9ritable mise en sc\u00e8ne d\u2019humiliation publique.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques jours plus t\u00f4t, une d\u00e9claration maladroite de Tunda \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision avait d\u00e9j\u00e0 sem\u00e9 le trouble. En qualifiant le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de \u00ab Boss \u00bb et de \u00ab coach \u00bb, ses propos avaient suscit\u00e9 des remous au sein de la Pr\u00e9sidence, per\u00e7us comme une ironie mal plac\u00e9e, voire une provocation \u00e0 peine voil\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019opinion, cet \u00e9pisode r\u00e9v\u00e8le au grand jour les lignes de fracture au sein de la coalition. Le bras de fer autour de la justice devient le symbole d\u2019un affrontement plus large : celui d\u2019un pr\u00e9sident qui veut marquer son autorit\u00e9 face \u00e0 un alli\u00e9 devenu encombrant. La fracture est d\u00e9sormais b\u00e9ante.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement, la Banque centrale devient un autre champ de bataille. Tshisekedi tente de nommer un gouverneur align\u00e9 sur CACH, mais le FCC d\u00e9fend D\u00e9ogratias Mutombo, retardant les r\u00e9formes mon\u00e9taires et exacerbant l\u2019inflation. Ces querelles \u00e9conomiques soulignent les enjeux financiers de la coalition.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nominations dans l\u2019arm\u00e9e : une lutte pour le contr\u00f4le s\u00e9curitaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En juillet 2020, F\u00e9lix Tshisekedi signe une s\u00e9rie d\u2019ordonnances pr\u00e9sidentielles proc\u00e9dant \u00e0 un remaniement majeur au sein des Forces arm\u00e9es de la RDC (FARDC), des services de renseignement et de la police nationale, dans une tentative audacieuse de reprendre le contr\u00f4le du secteur s\u00e9curitaire, longtemps domin\u00e9 par les loyalistes de Joseph Kabila. Annonc\u00e9es le 17 juillet \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale, ces nominations incluent des figures cl\u00e9s : le g\u00e9n\u00e9ral Gabriel Amisi, surnomm\u00e9 \u00ab Tango Four \u00bb, remplace le g\u00e9n\u00e9ral John Numbi, proche de Kabila et sous sanctions internationales pour violations des droits humains, au poste d\u2019inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des FARDC. Le g\u00e9n\u00e9ral Fall Sikabwe Asinda est promu chef d\u2019\u00e9tat-major de l\u2019arm\u00e9e de terre, tandis que Michel Mandiangu prend la t\u00eate des renseignements militaires, succ\u00e9dant au g\u00e9n\u00e9ral Delphin Kahimbi, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans des circonstances troubles. D\u2019autres officiers, comme le g\u00e9n\u00e9ral Jean-Claude Yav, sont plac\u00e9s \u00e0 des postes strat\u00e9giques au sein de la maison militaire du pr\u00e9sident.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces d\u00e9cisions, salu\u00e9es par des partenaires internationaux comme les \u00c9tats-Unis, Tibor Nagy, assistant du secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat, y voyant un engagement pour les droits humains, visent \u00e0 r\u00e9duire l\u2019influence des r\u00e9seaux kabilistes dans l\u2019appareil s\u00e9curitaire, tout en consolidant l\u2019autorit\u00e9 de Tshisekedi en tant que commandant supr\u00eame des FARDC. Cependant, elles d\u00e9clenchent une crise institutionnelle majeure du fait qu\u2019elles ne sont pas contresign\u00e9es par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, membre du FCC. \u00c0 la place, elles portent la signature du vice-Premier ministre et ministre de l\u2019Int\u00e9rieur, Gilbert Kankonde Malamba, membre de l\u2019UDPS (CACH), qui assure l\u2019int\u00e9rim d\u2019Ilunga, alors en mission \u00e0 Lubumbashi du 16 au 19 juillet.<\/p>\n\n\n\n<p>Le recours \u00e0 Kankonde s\u2019appuie sur une lettre d\u2019Ilunga dat\u00e9e du 16 juillet, confiant l\u2019int\u00e9rim \u00e0 Kankonde pour les affaires courantes. Cependant, le FCC conteste la l\u00e9galit\u00e9 de ce contreseing, arguant que les nominations dans l\u2019arm\u00e9e et les services de s\u00e9curit\u00e9, en raison de leur port\u00e9e strat\u00e9gique, requi\u00e8rent l\u2019aval explicite du Premier ministre titulaire. Le 21 juillet, Ilunga, par la voix de son porte-parole Albert Lieke Milay, exprime sa \u00ab stup\u00e9faction \u00bb face \u00e0 des ordonnances qu\u2019il d\u00e9couvre via les m\u00e9dias. Il d\u00e9nonce une \u00ab violation de la Constitution \u00bb et demande une rencontre urgente avec Tshisekedi pour \u00ab clarifier cette situation pr\u00e9occupante \u00bb, soulignant que le contreseing garantit l\u2019\u00e9quilibre des pouvoirs au sein de la coalition.<\/p>\n\n\n\n<p>Le FCC, par l\u2019entremise de son coordinateur N\u00e9h\u00e9mie Mwilanya, va plus loin, accusant CACH d\u2019avoir orchestr\u00e9 ces nominations dans le dos d\u2019Ilunga, en profitant de son absence pour marginaliser les int\u00e9r\u00eats du FCC. Dans une conf\u00e9rence de presse \u00e0 Kinshasa, Mwilanya d\u00e9clare : \u00ab Ces ordonnances, pr\u00e9par\u00e9es en catimini, sont une tentative de s\u2019emparer des leviers s\u00e9curitaires par la force \u00bb. Le PPRD, fer de lance du FCC, mobilise ses cadres, d\u00e9non\u00e7ant une \u00ab d\u00e9rive autoritaire \u00bb de Tshisekedi, tandis que Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, respectivement pr\u00e9sidente de l\u2019Assembl\u00e9e nationale et pr\u00e9sident du S\u00e9nat, boycottent les c\u00e9r\u00e9monies li\u00e9es aux nominations judiciaires concomitantes, en signe de protestation.<\/p>\n\n\n\n<p>CACH, de son c\u00f4t\u00e9, d\u00e9fend la l\u00e9galit\u00e9 et la n\u00e9cessit\u00e9 des ordonnances. Gilbert Kankonde affirme avoir agi dans le cadre de son int\u00e9rim, invoquant un pr\u00e9c\u00e9dent de 2018 o\u00f9 un ministre avait contresign\u00e9 pour Kabila sans controverse. L\u2019UDPS pr\u00e9sente les nominations comme une \u00e9tape cruciale pour r\u00e9former un appareil s\u00e9curitaire gangr\u00e9n\u00e9 par la corruption et l\u2019all\u00e9geance \u00e0 l\u2019ancien r\u00e9gime. Jean-Marc Kabund, soutient l\u2019\u00e9viction de figures comme John Numbi, symbole de l\u2019h\u00e9ritage kabiliste. \u00c0 Kinshasa, des militants de l\u2019UDPS organisent des rassemblements spontan\u00e9s, scandant \u00ab Fatshi, lib\u00e8re l\u2019arm\u00e9e ! \u00bb, voyant dans ces nominations une affirmation de l\u2019autorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle.<\/p>\n\n\n\n<p>La crise amplifie les frictions au sein de la coalition. Le FCC per\u00e7oit l\u2019\u00e9viction de Numbi et le choix de figures comme Amisi comme une tentative de Tshisekedi de construire une base loyale dans l\u2019arm\u00e9e, au d\u00e9triment des \u00e9quilibres de la coalition. La non-r\u00e9union entre Ilunga et Tshisekedi, malgr\u00e9 les demandes du Premier ministre, traduit une rupture du dialogue. Un conseiller pr\u00e9sidentiel, cit\u00e9 par <em>Jeune Afrique<\/em>, confirme qu\u2019\u00ab aucun t\u00eate-\u00e0-t\u00eate hors Conseil des ministres n\u2019est envisag\u00e9 \u00bb, signe d\u2019un foss\u00e9 irr\u00e9parable. Cette crise, survenant juste avant les nominations controvers\u00e9es \u00e0 la Cour constitutionnelle, renforce la d\u00e9termination de Tshisekedi \u00e0 s\u2019\u00e9manciper du FCC, pr\u00e9parant le terrain pour les consultations de l\u2019Union Sacr\u00e9e lanc\u00e9es en novembre 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La bataille pour la CENI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En juillet 2020, la d\u00e9signation de Ronsard Malonda, proche de Kabila, \u00e0 la t\u00eate de la CENI par l\u2019Assembl\u00e9e nationale, alors domin\u00e9e par le FCC, attise les craintes de manipulation \u00e9lectorale pour 2023. CACH accuse le FCC et la pr\u00e9sidente de l\u2019Assembl\u00e9e nationale Jeanine Mabunda de vouloir verrouiller le processus \u00e9lectoral. Tshisekedi retarde l\u2019ent\u00e9rinement, provoquant des manifestations violentes \u00e0 Kinshasa et Lubumbashi. Le FCC d\u00e9fend Malonda comme un \u201cchoix technique\u201d, mais cette justification peine \u00e0 convaincre. Kabund \u00e9voque alors la possibilit\u00e9 de mobiliser la base militante pour emp\u00eacher cette nomination, ce qui se traduit par des manifestations massives \u00e0 Kinshasa et Lubumbashi. Ces manifestations, qui prennent rapidement une tournure violente, sont marqu\u00e9es par des affrontements avec la police, et font plusieurs bless\u00e9s. La situation d\u00e9g\u00e9n\u00e8re, illustrant la gravit\u00e9 de la crise politique en cours.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette crise illustre la lutte pour le contr\u00f4le des \u00e9lections, un enjeu crucial dans un pays o\u00f9 les scrutins sont souvent contest\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une Cour constitutionnelle contest\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La crise institutionnelle qui \u00e9clate en juillet 2020 autour de la Cour constitutionnelle trouve son origine dans un \u00e9pisode aussi discret que d\u00e9terminant : la d\u00e9mission controvers\u00e9e de son pr\u00e9sident, Beno\u00eet Lwamba. En poste depuis plusieurs ann\u00e9es et per\u00e7u comme proche du Front Commun pour le Congo (FCC), Lwamba est re\u00e7u en toute discr\u00e9tion par le pr\u00e9sident F\u00e9lix Tshisekedi au Palais de la Nation, \u00e0 la surprise g\u00e9n\u00e9rale. Quelques jours plus tard, une lettre de d\u00e9mission de Lwamba est rendue publique, officiellement pour des raisons de sant\u00e9. Mais le timing intrigue, tout comme les circonstances opaques de cette d\u00e9marche. Tr\u00e8s vite, des voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent au sein du FCC pour contester l\u2019authenticit\u00e9 de cette d\u00e9mission, accusant la Pr\u00e9sidence d\u2019avoir exerc\u00e9 des pressions pour obtenir le retrait du magistrat. Lwamba lui-m\u00eame, dans un courrier ambigu adress\u00e9 \u00e0 ses coll\u00e8gues, affirme n\u2019avoir pas encore formellement quitt\u00e9 ses fonctions, semant le doute sur la validit\u00e9 du processus.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce climat d&rsquo;incertitude, Tshisekedi prend acte du d\u00e9part de Lwamba et, sans attendre le contreseing du Premier ministre Sylvestre Ilunga, nomme un nouveau juge en remplacement, ainsi que deux autres magistrats cens\u00e9s combler des postes vacants. Ces ordonnances pr\u00e9sidentielles, non contresign\u00e9es comme l\u2019exige la Constitution, d\u00e9clenchent une temp\u00eate politique. Le FCC y voit un passage en force et parle d\u2019un \u201ccoup constitutionnel\u201d destin\u00e9 \u00e0 remodeler la Cour pour la rendre favorable \u00e0 Tshisekedi en pr\u00e9vision des futurs arbitrages politiques et \u00e9lectoraux. Le Premier ministre Ilunga, fid\u00e8le \u00e0 Joseph Kabila, d\u00e9nonce des actes \u201cnuls et de nul effet\u201d et alerte sur un grave pr\u00e9c\u00e9dent qui remettrait en cause l\u2019\u00e9quilibre des institutions.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u00f4t\u00e9 CACH, la d\u00e9fense est tout aussi frontale : les nouvelles nominations sont pr\u00e9sent\u00e9es comme un acte de rupture salutaire avec une justice longtemps inf\u00e9od\u00e9e au r\u00e9gime pr\u00e9c\u00e9dent. Jean-Marc Kabund, alors vice-pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, estime que \u00ab la Cour constitutionnelle, sous l\u2019emprise du FCC, n\u2019a cess\u00e9 de servir les int\u00e9r\u00eats d\u2019un seul homme \u00bb. Pour l\u2019UDPS, il s\u2019agit d\u2019un moment cl\u00e9 dans la refondation de l\u2019\u00c9tat, o\u00f9 le pouvoir judiciaire doit enfin s\u2019\u00e9manciper des cha\u00eenes politiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 21 octobre, les trois nouveaux juges pr\u00eatent serment lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie solennelle au Palais du peuple. Les parlementaires FCC boycottent l\u2019\u00e9v\u00e9nement, d\u00e9non\u00e7ant une \u201cviolation flagrante de la Constitution\u201d et une \u201cd\u00e9rive autoritaire\u201d. Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, \u00e0 l\u2019\u00e9poque respectivement pr\u00e9sidente de l\u2019Assembl\u00e9e nationale et pr\u00e9sident du S\u00e9nat, publient une d\u00e9claration conjointe appelant \u00e0 une \u201cr\u00e9sistance institutionnelle\u201d face \u00e0 ce qu\u2019ils per\u00e7oivent comme un accaparement des leviers de pouvoir par Tshisekedi.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la rue pourtant, le climat est tout autre. Des partisans du chef de l\u2019\u00c9tat se rassemblent \u00e0 Kinshasa pour c\u00e9l\u00e9brer ce qu\u2019ils consid\u00e8rent comme une victoire symbolique contre le syst\u00e8me Kabila. Les slogans \u201cJustice libre, justice forte\u201d se r\u00e9pandent comme un mot d\u2019ordre populaire. Pour beaucoup, cette recomposition de la Cour constitutionnelle repr\u00e9sente l\u2019un des actes fondateurs du tournant post-Kabila. Mais pour l\u2019opposition, elle symbolise une entorse grave \u00e0 la l\u00e9galit\u00e9 r\u00e9publicaine, et marque le d\u00e9but d\u2019une concentration inqui\u00e9tante des pouvoirs autour du pr\u00e9sident Tshisekedi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La chute des piliers du FCC<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En novembre 2020, la coalition CACH-FCC, min\u00e9e par deux ann\u00e9es de luttes intestines, s\u2019effondre sous le poids de ses contradictions. F\u00e9lix Tshisekedi, lass\u00e9 des blocages orchestr\u00e9s par le FCC de Joseph Kabila, lance les consultations nationales pour l\u2019Union Sacr\u00e9e de la Nation, une initiative visant \u00e0 recomposer une majorit\u00e9 sans son ancien partenaire. Ce tournant, pr\u00e9par\u00e9 par une vague de m\u00e9contentement populaire contre l\u2019inertie institutionnelle, s\u2019appuie sur la frustration des Congolais face \u00e0 la corruption, l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019est et l\u2019incapacit\u00e9 du gouvernement \u00e0 concr\u00e9tiser les promesses de r\u00e9formes, comme la gratuit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation. Les consultations, men\u00e9es avec des leaders politiques, religieux et sociaux, dont l\u2019archev\u00eaque Fridolin Ambongo et Mo\u00efse Katumbi, fracturent le FCC, attirant des dissidents s\u00e9duits par la perspective d\u2019un nouveau partage du pouvoir. Dans ce contexte explosif, trois figures embl\u00e9matiques du FCC Jeanine Mabunda, pr\u00e9sidente de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, Alexis Thambwe Mwamba, pr\u00e9sident du S\u00e9nat, et Sylvestre Ilunga, Premier ministre, sont balay\u00e9es entre d\u00e9cembre 2020 et f\u00e9vrier 2021, marquant la fin de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie kabiliste et l\u2019ascension de Tshisekedi comme ma\u00eetre du jeu politique \u00e0 Kinshasa.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jeanine Mabunda : la chute d\u2019un symbole kabiliste<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"400\" src=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/br8WJVAb_400x400.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5343\" srcset=\"https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/br8WJVAb_400x400.jpg 400w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/br8WJVAb_400x400-300x300.jpg 300w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/br8WJVAb_400x400-150x150.jpg 150w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/br8WJVAb_400x400-12x12.jpg 12w, https:\/\/heshimardc.net\/v1\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/br8WJVAb_400x400-80x80.jpg 80w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Jeanine Mabunda, \u00e9lue pr\u00e9sidente de l\u2019Assembl\u00e9e nationale en avril 2019, incarne la mainmise du FCC sur le pouvoir l\u00e9gislatif. Fid\u00e8le de Kabila et ancienne ministre, elle est per\u00e7ue par CACH comme un obstacle aux r\u00e9formes de Tshisekedi, notamment sur la transparence financi\u00e8re et la gratuit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation. Son boycott des nominations judiciaires de Tshisekedi en juillet 2020, aux c\u00f4t\u00e9s du S\u00e9nat, exacerbe les tensions, tandis que sa gestion autoritaire de l\u2019Assembl\u00e9e ali\u00e8ne m\u00eame certains d\u00e9put\u00e9s FCC. \u00c0 l\u2019automne 2020, les consultations de l\u2019Union Sacr\u00e9e, lanc\u00e9es le 2 novembre, \u00e9branlent la majorit\u00e9 FCC, avec des d\u00e9fections de poids comme celle de Didi Manara, pr\u00e9sident du groupe parlementaire PPRD \u00e0 l\u2019\u00e9poque et ancien gouverneur du Maniema. La grogne populaire, aliment\u00e9e par des mouvements citoyens comme la LUCHA, s\u2019intensifie, d\u00e9non\u00e7ant une Assembl\u00e9e inf\u00e9od\u00e9e \u00e0 Kabila et d\u00e9connect\u00e9e des aspirations du peuple.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 7 d\u00e9cembre 2020, une p\u00e9tition pour la destitution de Mabunda soutenue par 237 signatures, d\u00e9passant largement les 125 requises, est d\u00e9pos\u00e9e. Ce document, fruit d\u2019intenses tractations men\u00e9es par l\u2019Union Sacr\u00e9e, accuse Mabunda de \u00ab gestion opaque \u00bb, \u00ab incomp\u00e9tence \u00bb et \u00ab sabotage des initiatives pr\u00e9sidentielles \u00bb. Les dissidents du FCC, jouent un r\u00f4le cl\u00e9, rejoints par des alli\u00e9s de Katumbi et de Bemba. Le 10 d\u00e9cembre, la session pl\u00e9ni\u00e8re au Palais du Peuple se d\u00e9roule dans un climat \u00e9lectrique. Des militants de l\u2019UDPS, mass\u00e9s aux abords, scandent \u00ab Mabunda, d\u00e9gage ! \u00bb, tandis que des \u00e9chauffour\u00e9es avec la police \u00e9clatent, faisant plusieurs bless\u00e9s selon <em>Radio Okapi<\/em>. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, les d\u00e9bats sont houleux : les d\u00e9put\u00e9s FCC, men\u00e9s par N\u00e9h\u00e9mie Mwilanya, d\u00e9noncent un \u00ab coup de force anticonstitutionnel \u00bb, mais leur camp, min\u00e9 par les d\u00e9fections, s\u2019effrite. Le vote, retransmis en direct, voit 281 d\u00e9put\u00e9s, sur 483 pr\u00e9sents, approuver la destitution, un r\u00e9sultat \u00e9crasant qui sid\u00e8re le FCC. Mabunda, \u00e9vinc\u00e9e, quitte l\u2019h\u00e9micycle sous les hu\u00e9es des pro-Tshisekedi.<\/p>\n\n\n\n<p>La chute de Mabunda, relay\u00e9e par <em>Politico.cd<\/em> comme une \u00ab victoire historique \u00bb pour Tshisekedi, d\u00e9mant\u00e8le le contr\u00f4le du FCC sur l\u2019Assembl\u00e9e. Christophe Mboso, un transfuge du FCC ralli\u00e9 \u00e0 l\u2019Union Sacr\u00e9e, doyen des d\u00e9put\u00e9s, dirige le bureau provisoire d\u00e8s le 11 d\u00e9cembre, avant d\u2019\u00eatre \u00e9lu en f\u00e9vrier 2021 pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale en remplacement de Mabunda. Cette transition galvanise les militants de l\u2019UDPS, qui organisent des cort\u00e8ges \u00e0 Limete, brandissant des portraits de Tshisekedi. Cependant, le FCC, par la voix de Raymond Tshibanda, condamne une \u00ab chasse aux sorci\u00e8res \u00bb et accuse Tshisekedi de manipuler les institutions. La destitution, bien que salu\u00e9e comme un pas vers la r\u00e9forme, accentue la polarisation, les cadres FCC mena\u00e7ant de \u00ab r\u00e9sister par tous les moyens \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alexis Thambwe Mwamba : le S\u00e9nat c\u00e8de sous la pression<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Alexis Thambwe Mwamba, pr\u00e9sident du S\u00e9nat depuis juillet 2019, est un pilier du FCC, connu pour son pass\u00e9 de ministre sous Kabila et son r\u00f4le dans la consolidation de l\u2019influence kabiliste. Son boycott des nominations judiciaires de Tshisekedi en juillet 2020, aux c\u00f4t\u00e9s de Mabunda, et ses d\u00e9clarations provocatrices, qualifiant la menace de dissolution de Tshisekedi de \u00ab provocation inutile \u00bb, attisent l\u2019hostilit\u00e9 de CACH. En janvier 2021, la chute de Mabunda et la motion contre Ilunga fragilisent le S\u00e9nat, dernier bastion du FCC. Les consultations de l\u2019Union Sacr\u00e9e, prolong\u00e9es apr\u00e8s d\u00e9cembre, attirent des s\u00e9nateurs FCC, comme Modeste Bahati Lukwebo, s\u00e9duits par des promesses de pouvoir. La pression populaire s\u2019intensifie, avec des manifestations \u00e0 Goma et Bukavu d\u00e9non\u00e7ant un S\u00e9nat \u00ab au service de Kabila \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 2 f\u00e9vrier 2021, une motion de censure est d\u00e9pos\u00e9e contre Thambwe Mwamba par 54 s\u00e9nateurs, dont des dissidents du FCC et des alli\u00e9s de l\u2019Union Sacr\u00e9e. La p\u00e9tition, initi\u00e9e par le s\u00e9nateur MLC Valentin Gerengo, reproche \u00e0 Thambwe Mwamba une \u00ab gestion autoritaire \u00bb, des \u00ab irr\u00e9gularit\u00e9s financi\u00e8res \u00bb et un \u00ab manque de collaboration \u00bb avec les r\u00e9formes de Tshisekedi. Les d\u00e9bats, pr\u00e9vus pour le 5 f\u00e9vrier, sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s d\u2019une mobilisation massive. \u00c0 Kinshasa, des jeunes de la LUCHA br\u00fblent des effigies de Thambwe Mwamba, tandis que des vid\u00e9os virales sur les r\u00e9seaux sociaux montrent des pancartes proclamant \u00ab Le S\u00e9nat au peuple ! \u00bb. Conscient de son isolement, Thambwe Mwamba, conseill\u00e9 par ses proches, anticipe l\u2019humiliation d\u2019un vote d\u00e9favorable. Le 5 f\u00e9vrier, il annonce sa d\u00e9mission dans une lettre aux s\u00e9nateurs, invoquant le besoin de \u00ab pr\u00e9server la dignit\u00e9 du S\u00e9nat \u00bb face \u00e0 une \u00ab campagne d\u2019acharnement \u00bb. Cette capitulation, annonc\u00e9e sans d\u00e9bat, surprend m\u00eame ses adversaires, qui s\u2019attendaient \u00e0 une bataille parlementaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9mission de Thambwe Mwamba, couverte par <em>Jeune Afrique<\/em> comme un \u00ab s\u00e9isme institutionnel \u00bb, consacre la mainmise de l\u2019Union Sacr\u00e9e sur le Parlement. Le 2 mars 2021, Modeste Bahati Lukwebo, un ex-FCC ralli\u00e9 \u00e0 Tshisekedi, est \u00e9lu pr\u00e9sident du S\u00e9nat avec 78 voix sur 108, confirmant le basculement de la chambre haute. \u00c0 Lubumbashi, des militants pro-Tshisekedi c\u00e9l\u00e8brent, voyant dans ce changement la fin d\u2019un S\u00e9nat \u00ab verrouill\u00e9 par Kabila \u00bb. Le FCC, par la voix d\u2019Emmanuel Ramazani Shadary, d\u00e9nonce une \u00ab instrumentalisation des institutions \u00bb et appelle \u00e0 une \u00ab r\u00e9sistance l\u00e9gale \u00bb. Pour les analystes, comme le politologue congolais Pierre Mbuyi, la chute de Thambwe Mwamba illustre la strat\u00e9gie de Tshisekedi : exploiter les rivalit\u00e9s internes du FCC pour recomposer les \u00e9quilibres de pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sylvestre Ilunga : la motion qui brise le gouvernement FCC<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre depuis ao\u00fbt 2019, est un fid\u00e8le de Kabila, impos\u00e9 par le FCC pour limiter l\u2019influence de Tshisekedi. Son gouvernement, domin\u00e9 par le FCC, est accus\u00e9 par CACH de saboter les r\u00e9formes pr\u00e9sidentielles, notamment sur l\u2019\u00e9ducation et la lutte contre la corruption. Les tensions culminent en 2020 avec le refus d\u2019Ilunga de contresigner les ordonnances de Tshisekedi sur l\u2019arm\u00e9e et la justice, per\u00e7u comme une tentative de pr\u00e9server l\u2019emprise kabiliste. La formation de l\u2019Union Sacr\u00e9e, qui prive le FCC de sa majorit\u00e9 parlementaire, place Ilunga dans une position intenable. En janvier 2021, la destitution de Mabunda et la d\u00e9fection de dizaines de d\u00e9put\u00e9s FCC, attir\u00e9s par les promesses de Tshisekedi, scellent son sort. La crise \u00e9conomique, marqu\u00e9e par l\u2019inflation et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 croissante dans l\u2019est, alimente la col\u00e8re populaire contre son gouvernement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 25 janvier 2021, une motion de censure est d\u00e9pos\u00e9e contre Ilunga par le d\u00e9put\u00e9 Ch\u00e9rubin Okende de Ensemble pour la R\u00e9publique de Katumbi, soutenue par 301 signatures, reflet de la nouvelle majorit\u00e9 de l\u2019Union Sacr\u00e9e. La motion accuse Ilunga d\u2019\u00ab incomp\u00e9tence \u00bb, de \u00ab blocage des r\u00e9formes \u00bb et de \u00ab mauvaise gestion \u00bb face \u00e0 la crise \u00e9conomique et s\u00e9curitaire. Ilunga tente de contrer l\u2019offensive en d\u00e9non\u00e7ant l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 de la session extraordinaire, convoqu\u00e9e hors p\u00e9riode parlementaire r\u00e9guli\u00e8re. Dans une lettre adress\u00e9e \u00e0 Tshisekedi le 26 janvier, il argue que la motion viole la Constitution et refuse de se pr\u00e9senter \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e. Mais la pression est irr\u00e9sistible : le 27 janvier, la session pl\u00e9ni\u00e8re, pr\u00e9sid\u00e9e par Christophe Mboso, se tient sous haute tension. \u00c0 l\u2019ext\u00e9rieur, des milliers de militants de l\u2019UDPS et de mouvements citoyens, rassembl\u00e9s pr\u00e8s du Palais du Peuple, scandent \u00ab Ilunga, dehors ! \u00bb, tandis que la police d\u00e9ploie des gaz lacrymog\u00e8nes pour disperser la foule. Le vote, retransmis en direct, est sans appel : 367 d\u00e9put\u00e9s, sur 382 votants, approuvent la censure, un score \u00e9crasant qui humilie le FCC. Ilunga, accul\u00e9, pr\u00e9sente sa d\u00e9mission le 29 janvier, dans une allocution o\u00f9 il d\u00e9fend son bilan tout en fustigeant une \u00ab chasse aux sorci\u00e8res \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La chute d\u2019Ilunga, relay\u00e9e par <em>Heshima Magazine<\/em> comme la \u00ab fin du joug FCC \u00bb, marque la fin du gouvernement kabiliste. Le 15 f\u00e9vrier 2021, Jean-Michel Sama Lukonde, un jeune cadre du Katanga et membre de l\u2019Union Sacr\u00e9e, est nomm\u00e9 Premier ministre, incarnant un renouveau align\u00e9 sur les priorit\u00e9s de Tshisekedi. \u00c0 Kinshasa, des sc\u00e8nes de liesse envahissent Gombe et Limete, avec des pancartes proclamant \u00ab Fatshi lib\u00e8re le Congo ! \u00bb. Le FCC, par la voix de N\u00e9h\u00e9mie Mwilanya, d\u00e9nonce un \u00ab coup d\u2019\u00c9tat parlementaire \u00bb et appelle \u00e0 une mobilisation de ses bases, mais ces appels, relay\u00e9s timidement, trahissent son affaiblissement. La transition vers un gouvernement Lukonde, form\u00e9 en avril 2021, ouvre la voie \u00e0 des r\u00e9formes, mais la persistance de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019est, avec la r\u00e9surgence du M23, rappelle les limites de cette victoire institutionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Rupture&nbsp;et cr\u00e9ation de l\u2019Union sacr\u00e9e de la nation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 l\u2019escalade des tensions entre les deux coalitions alli\u00e9es, Tshisekedi initie, en novembre 2020, des consultations nationales dans le but de constituer l\u2019Union Sacr\u00e9e de la Nation, une nouvelle majorit\u00e9 excluant le FCC. \u00c0 travers des rencontres avec des leaders politiques, religieux et sociaux, tels que l\u2019archev\u00eaque Fridolin Ambongo, le repr\u00e9sentant l\u00e9gal de l\u2019\u00e9glise Kimbaguiste,\u2026 il s\u2019efforce de rallier \u00e0 sa cause des dissidents FCC et PPRD et des figures de l\u2019opposition, dont Mo\u00efse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 6 d\u00e9cembre 2020, dans un discours retransmis en direct par plusieurs m\u00e9dias et face \u00e0 l&rsquo;indignation grandissante, Tshisekedi, le regard d\u00e9termin\u00e9 et le ton ferme, annonce la fin de la coalition CACH-FCC, d\u00e9non\u00e7ant les \u201cblocages syst\u00e9matiques\u201d du FCC. S\u2019adressant ensuite \u00e0 la population congolaise dans les quatre langues nationales, il l&rsquo;appelle \u00e0 l&rsquo;accompagner dans cette nouvelle d\u00e9cision pour un avenir meilleur. \u00c0 l&rsquo;issue de son discours, tel un sc\u00e9nario digne d\u2019un film, sans un regard en arri\u00e8re, il tourne le dos aux cam\u00e9ras avec une d\u00e9marche assur\u00e9e, un homme qui s\u2019affirme et prend ses distances avec la coalition. Ce geste, puissant autant que son discours, marque une rupture nette. Sa d\u00e9cision, per\u00e7ue comme un acte audacieux, d\u00e9clenche une temp\u00eate politique d\u00e9j\u00e0 en gestation. Le FCC riposte, qualifiant la d\u00e9cision de \u201ccoup d\u2019\u00c9tat constitutionnel\u201d, mais une grande partie de la population, \u00e9puis\u00e9e par la paralysie, soutient Tshisekedi. La m\u00eame nuit, des sc\u00e8nes de liesse \u00e9clatent partout dans le pays : automobilistes et motards klaxonnent pour manifester leur joie, tandis que d\u2019autres s\u2019entassent dans les rues, chantant la fin de la coalition. <em>\u00ab<\/em>&nbsp;<em>Tshisekedi a courageusement mis fin \u00e0 une coalition paralysante. Ce vent de renouveau redonne espoir au peuple \u00bb, <\/em>a d\u00e9clar\u00e9 L\u00e9on Vitho wa Vitho, habitant de Kinshasa\/Upn. &nbsp;&nbsp;<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le camp Tshisekedi aboutit \u00e0 un nouveau gouvernement en 2021, dirig\u00e9 par Jean-Michel Sama Lukonde, marquant ainsi la fin de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie du FCC.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La r\u00e9surgence du M23, une revanche de Kabila&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La rupture, bien que lib\u00e9ratrice, fragilise l\u2019appareil s\u00e9curitaire. Cette instabilit\u00e9 est exploit\u00e9e par le M23, qui r\u00e9\u00e9merge fin 2021 dans le Nord-Kivu. Soutenu par le Rwanda, selon les rapports de l\u2019ONU, le groupe profite des faiblesses de l\u2019appareil s\u00e9curitaire, min\u00e9 par l\u2019obstructionnisme du FCC sous la coalition. Le contr\u00f4le du FCC sur la d\u00e9fense et les services de renseignement avait entrav\u00e9 les r\u00e9formes de Tshisekedi, laissant l\u2019est vuln\u00e9rable. La transition vers l\u2019Union Sacr\u00e9e, bien que n\u00e9cessaire, cr\u00e9e un vide institutionnel que le M23 exploite, s\u2019emparant de territoires et d\u00e9pla\u00e7ant des millions de civils.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa tribune de f\u00e9vrier 2025, Kabila lie la crise du M23 \u00e0 son exclusion du pouvoir, sugg\u00e9rant que son r\u00e9gime maintenait une stabilit\u00e9 fragile via des arrangements opaques avec des acteurs r\u00e9gionaux comme le Rwanda. Cette affirmation, tout en critiquant Tshisekedi, soul\u00e8ve des questions sur son propre r\u00f4le. Les liens historiques de Kabila avec le Rwanda, forg\u00e9s durant la deuxi\u00e8me guerre du Congo, alimentent les soup\u00e7ons de complicit\u00e9 tacite dans la r\u00e9surgence du M23. En sugg\u00e9rant que son exclusion a d\u00e9stabilis\u00e9 la RDC, Kabila admet implicitement une influence sur les dynamiques rebelles, une admission troublante qui jette une ombre sur son h\u00e9ritage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un s\u00e9isme politique aux cons\u00e9quences durables<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La destitution de Mabunda, Thambwe Mwamba et Ilunga consacre la fin de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie du FCC, mais \u00e0 un co\u00fbt \u00e9lev\u00e9. Ces \u00e9v\u00e9nements, orchestr\u00e9s par l\u2019Union Sacr\u00e9e et soutenus par une mobilisation populaire sans pr\u00e9c\u00e9dent, permettent \u00e0 Tshisekedi de s\u2019\u00e9manciper de l\u2019ombre de Kabila, mais ils alimentent les accusations de \u00ab d\u00e9rive autoritaire \u00bb port\u00e9es par le FCC. Dans sa tribune de f\u00e9vrier 2025, publi\u00e9e dans le <em>Sunday Times<\/em>, Kabila lie ces bouleversements \u00e0 une \u00ab instabilit\u00e9 institutionnelle \u00bb ayant favoris\u00e9 la r\u00e9surgence du M23, une affirmation qui, tout en critiquant Tshisekedi, trahit son propre r\u00f4le dans l\u2019obstructionnisme pass\u00e9. Pour la RDC, ce s\u00e9isme politique ouvre une \u00e8re de r\u00e9formes, mais aussi de vuln\u00e9rabilit\u00e9s, dans un pays o\u00f9 la qu\u00eate de pouvoir \u00e0 Kinshasa se paie souvent au prix du chaos dans l\u2019Est.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un chapitre clos, des blessures b\u00e9antes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019implosion de la coalition CACH-FCC demeure un tournant majeur dans la saga politique tumultueuse de la RDC. La rupture audacieuse de F\u00e9lix Tshisekedi avec le FCC de Joseph Kabila a lib\u00e9r\u00e9 sa pr\u00e9sidence, ouvrant la voie \u00e0 des r\u00e9formes telles que la gratuit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation et une justice en qu\u00eate d\u2019ind\u00e9pendance. Mais cette \u00e9mancipation a eu un co\u00fbt \u00e9lev\u00e9. Les batailles institutionnelles marqu\u00e9es par des fraudes \u00e9lectorales, des guerres de nominations et des affrontements parlementaires ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la fragilit\u00e9 d\u2019une nation tiraill\u00e9e entre un \u00e9lan r\u00e9formateur et des structures de pouvoir enracin\u00e9es. La chute des piliers du FCC, comme Jeanine Mabunda, Alexis Thambwe Mwamba et Sylvestre Ilunga, a scell\u00e9 le triomphe de Tshisekedi, mais les cicatrices de cette fracture persistent. La tribune de Kabila en f\u00e9vrier 2025 dans le Sunday Times, liant son exclusion \u00e0 la r\u00e9surgence du M23, jette une ombre sur son h\u00e9ritage tout en sugg\u00e9rant des liens troubles avec des acteurs r\u00e9gionaux. Alors que la RDC lutte contre l\u2019instabilit\u00e9 persistante dans l\u2019Est, l\u2019\u00e9pop\u00e9e CACH-FCC rappelle une v\u00e9rit\u00e9 am\u00e8re : le pouvoir conquis dans l\u2019ar\u00e8ne politique de Kinshasa se paie souvent au prix du chaos aux fronti\u00e8res fragiles du pays, rendant la qu\u00eate de stabilit\u00e9 particuli\u00e8rement ardue dans un pays fractur\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Heshima Magazine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 24 janvier 2019, F\u00e9lix Tshisekedi acc\u00e8de \u00e0 la pr\u00e9sidence, marquant une alternance historique. 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