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DGI BARNABÉ MUAKADI, une gestion orthodoxe qui fait des exploits

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Le 16 juin 2020, lorsqu’il prend officiellement ses fonctions de DG, Barnabé Muakadi Muamba ne croyait pas si bien dire lorsqu’il promettait de gagner le pari de la mobilisation des recettes. Arrivé à la tête de ce service d’assiettes du Ministère des Finances dans un contexte particulier de Covid-19, Barnabé Muakadi ne s’est pas fait prier pour mettre en exergue son savoir-faire, ses prouesses. Une année après, les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’homme est une école auprès de laquelle les autres gestionnaires peuvent mieux apprendre.

Voyant l’augmentation sensible des recettes, certains n’hésitent pas de parler  de miracle ou de la magie. En avril 2021, par exemple, la DGI a réalisé presque le double de ses assignations mensuelles. Elle a mobilisé 1 100 milliards de francs (532, 17 millions de dollars au taux budgétaire de 2 067 francs), sur les assignations mensuelles de 637 milliards de francs (308,1), un taux de réalisation de 172,6 %. Loin d’être un fait du hasard, cette performance est due à la détermination, le leadership et l’intégrité de Barnabé Muakadi Muamba. Ceux qui le connaissent depuis longtemps avaient déjà prédit la multiplication des recettes budgétaires et aujourd’hui c’est chose faite.


Travailleur infatigable, Barnabé Muakadi n’est pourtant pas un homme bavard. Modeste, il se montre stratégiquement discret, préférant faire parler son travail. Pasteur d’une église évangélique, son souci a toujours été de travailler pour le salut des âmes et pour son pays. Probe, le DG Muakadi est issu d’une famille catholique. Après avoir mené une vie de séminariste, il avait été un fervent fidèle du Renouveau charismatique. Consacré pasteur en 2 000, il est depuis 2017 responsable de l’Eglise « La main de l’Eternel ».

Ce n’est donc pas par hasard que le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo l’a nommé à la tête de la DGI. En tant que fils de la maison, c’est un fin connaisseur des réalités de la DGI et qui répond aux principales caractéristiques d’un bon gestionnaire : il sait maintenir le cap sur ses objectifs et sait établir ses priorités, il est honnête et responsable et il encadre bien ses employés. Son expérience de 27 ans dans le secteur du fisc congolais où il a logiquement gravi tous les échelons, a milité également en faveur de sa nomination.

Pour avoir des résultats escomptés, après sa nomination, il n’a pas navigué à vue. Vite, il posera le diagnostic de la situation globale de la DGI, une activité censée relever l’état de la gestion   faite avant lui : repérer les points forts nécessitant un appui et les points faibles à renforcer ou repenser. La DGI était-elle assez performante pour booster le développement de la RDC ou celle-ci devait faire l’objet d’une maximisation d’efforts ? Telle était la question.

En effet, Barnabé Muakadi a acquis ses prouesses tout au long de son parcours professionnel et de son cursus académique. L’homme est détenteur d’un diplôme de licence, décroché à l’Université pédagogique nationale (UPN) et il a acquis un savoir-faire incontestable au sein des institutions de Bretton Woods, notamment à la Banque mondiale où il a suivi plusieurs formations fiscales. Au terme d’une formation de la polyvalence qu’il avait suivie de 1998 à 1999, il avait été nommé à la Direction de Contrôle fiscal en 2000. En 2003, alors qu’il sort d’une nouvelle formation, il est nommé vérificateur polyvalent à la Direction de Grandes entreprises, une ascension qui lui a conféré un atout majeur en matière de recouvrement des entreprises minières pendant dix bonnes années. Le syndicat, il y est passé. En tant que premier Président de la direction syndicale, il a récolté un grand succès en obtenant notamment le paiement des arriérés des primes.

 La vision qu’il a pour la DGI est on ne peut plus grande. Pour lui, la DGI doit être réellement un appui financier pour le Gouvernement de la République, en générant notamment la moitié du Budget de l’Etat ; elle doit appuyer la politique du Président de la République « Le Peuple d’Abord », en lui procurant des ressources financières nécessaires. D’où sa résolution de, entre autres, faire appliquer les techniques de contrôles au niveau des entreprises de télécommunication et les entreprises minières ; Redynamiser les services de contrôles en y mettant plus de rigueur ; Informatiser les services des impôts afin d’optimiser la qualité des services rendus grâce à plus de justesse ; Cantonner sur la TVA des opérateurs économiques ; Interconnecter les services des impôts afin de mieux les contrôler.

Les trois axes prioritaires de son mandat sont l’amélioration des conditions de vie des agents de la DGI, l’instauration d’un climat de confiance entre les contribuables et la DGI et la maximisation des recettes pour accompagner le gouvernement.

 Hubert MWIPATAYI

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