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De gouvernement en gouvernement : Les ministres indéboulonnables de la RDC sous Tshisekedi

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Alors que la République démocratique du Congo (RDC) est dans l’attente d’un gouvernement d’union nationale, comme annoncé par Félix Tshisekedi en février dernier, certains noms résonnent comme des échos persistants dans les couloirs du pouvoir. Jean-Lucien Busa Tongba, Julien Paluku Kahongya, Aimé Sakombi Molendo, Didier Budimbu Ntubuanga, Augustin Kibassa Maliba et Irène Esambo Diata forment un sextuor d’une rare constance. Depuis le premier gouvernement de Sylvestre Ilunga Ilunkamba en 2019, ils ont traversé les deux mandats de Jean-Michel Sama Lukonde jusqu’à l’équipe actuelle de Judith Suminwa, défiant les remaniements et les tempêtes politiques. Qui sont ces figures indélogeables ? D’où viennent-elles ? Et qu’est-ce qui les maintient si proches du président ? Voici leur histoire, celle d’une stabilité qui intrigue autant qu’elle fascine.

Jean-Lucien Busa Tongba : du Commerce extérieur au Portefeuille

C’est dans le territoire de Budjala, province de l’Équateur, que Jean-Lucien Busa Tongba voit le jour le 26 mars 1962. Loin du tumulte de Kinshasa, cet homme au profil discret bâtit son parcours entre les amphithéâtres et les bureaux administratifs. Formé en gestion, il enseigne l’audit financier et la gestion à l’Institut Supérieur du Commerce et de Gestion de la capitale. Pendant près d’une décennie, de 1992 à 2001, il travaille à la Société Nationale d’Électricité, un géant public aux prises avec les défis énergétiques du pays. Ce passage lui offre une immersion dans les rouages économiques, une expérience qui façonnera son avenir.

En 2006, il fait son entrée sur la scène politique en se faisant élire député pour Budjala. À l’Assemblée, il se distingue comme vice-président de la commission économique et financière, plongeant dans les dossiers complexes de l’économie congolaise. En 2013, il fonde le Courant des Démocrates Rénovateurs, son parti politique, avant de lancer la Coalition des Démocrates deux ans plus tard. Cette coalition remporte plusieurs sièges aux législatives, renforçant son poids politique. Busa joue un rôle stratégique en 2016 en conduisant la délégation de l’opposition au pré-dialogue, une étape clé dans la transition vers le pouvoir actuel.

Son aventure ministérielle sous le mandat du président Tshisekedi commence en 2019 sous Ilunga Ilunkamba, où il prend les rênes du Commerce extérieur. Il conserve ce poste sous les deux gouvernements de Sama Lukonde, affirmant son rôle dans un secteur vital pour les échanges économiques du pays. Mais avec l’arrivée de Judith Suminwa, un changement survient : Busa Tongba hérite du ministère du Portefeuille, un portefeuille stratégique qui le place au cœur de la gestion des entreprises publiques. À 63 ans, il reste une figure incontournable, évoluant avec aisance dans les arcanes du pouvoir.

Julien Paluku Kahongya : de l’Industrie au Commerce extérieur

Julien Paluku Kahongya naît le 13 décembre 1968 à Buramba, dans le Nord-Kivu, une région marquée par des décennies de conflits. Cet homme au charisme affirmé se forge une réputation dès ses débuts. Titulaire d’un master en santé communautaire obtenu en 2005 à l’Université libre des Grands Lacs, il commence comme maire, d’abord à Butembo, puis à Beni, où il lance des projets d’infrastructures qui marquent les esprits dans ces villes souvent laissées pour compte. En 2007, il devient gouverneur du Nord-Kivu, un poste qu’il occupe pendant douze ans. Gérer une province rongée par les groupes armés et les crises humanitaires forge son caractère et son influence.

Élu député national pour Lubero en 2011, puis en 2018, il consolide son ancrage électoral. Fondateur du Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, il s’allie à l’UDPS de Tshisekedi, devenant un pilier de la coalition au pouvoir. En 2019, sous Ilunga Ilunkamba, il prend la tête du ministère de l’Industrie, un poste qu’il conserve sous les deux gouvernements de Sama Lukonde. Avec Judith Suminwa, un virage se dessine : Paluku hérite du Commerce extérieur, succédant à Busa Tongba. À 56 ans, il incarne une ambition intacte, prêt à relever de nouveaux défis dans un pays aux échanges commerciaux encore balbutiants.

Aimé Sakombi Molendo : des Affaires foncières aux Hydrocarbures

À Kinshasa, Aimé Sakombi Molendo grandit sous l’ombre imposante de son père, Dominique Sakombi Inongo, ancien ministre de l’Information sous Mobutu. Mais il ne se contente pas de cet héritage : il trace sa propre route, d’abord dans les médias. Conseiller au ministère de l’Information, président de Canal Futur, une chaîne liée à l’UNC de Vital Kamerhe, il se fait aussi connaître comme promoteur du site 7sur7.cd, un média en ligne qui gagne en influence. Ce parcours dans la communication lui confère une visibilité et une aisance précieuses.

Sur le terrain politique, il s’engage comme secrétaire interfédéral de l’Union pour la Nation Congolaise à Kinshasa et la coalition Cap vers le changement, qui porte Tshisekedi au pouvoir. En janvier 2024, il est élu député national, ajoutant une légitimité électorale à son CV. En 2019, sous Ilunga Ilunkamba, il devient ministre des Affaires foncières, un poste qu’il garde sous les deux gouvernements de Sama Lukonde. Avec Suminwa, un tournant inattendu : Sakombi prend les rênes des Hydrocarbures, un secteur stratégique où les enjeux pétroliers pourraient redéfinir son rôle.

Didier Budimbu Ntubuanga : De l’EPST aux Sports

Didier Budimbu Ntubuanga naît le 17 décembre 1977 à Kinshasa, dans une famille bien connectée. Fils de Dikumbaka Budimbu, ancien ambassadeur, et de Suzanne Yala Kaba, il grandit dans un milieu privilégié. Formé en droit en France et en Belgique, il complète son parcours avec un diplôme en droit public à l’Université de Kinshasa, une base solide pour une carrière ambitieuse. Autorité morale du parti politique Autre vision du Congo (AVC), il entre au gouvernement en 2019 sous Ilunga Ilunkamba comme vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, un poste qu’il occupe jusqu’en 2021.

Avec le premier gouvernement Sama Lukonde, il est propulsé ministre des Hydrocarbures, un portefeuille qu’il conserve sous le second mandat de Lukonde. Mais sous Judith Suminwa, un changement radical se produit : Budimbu hérite du ministère des Sports et Loisirs, un virage surprenant pour ce juriste de formation. En avril 2022, une brève audition par l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) pour des raisons de « sécurité » avait fait trembler son parcours, mais il avait repris ses fonctions sans fléchir. À 47 ans, il incarne une nouvelle génération, adaptable et résiliente.

Augustin Kibassa Maliba : le maître discret des Télécommunications

Augustin Kibassa Maliba naît le 30 novembre 1971 à Lubumbashi, dans une famille où la politique est une affaire de sang. Fils de Frédéric Kibassa Maliba, co-fondateur de l’UDPS aux côtés d’Étienne Tshisekedi en 1982, il grandit dans l’ombre d’un héritage puissant. Moins médiatisé que d’autres ténors congolais, cet homme discret s’est imposé par sa maîtrise des nouvelles technologies, mais aussi par des liens familiaux stratégiques qui en disent long sur son influence. Sa sœur, Isabelle Kibassa-Maliba, est mariée à Jean-Claude Tshisekedi, frère aîné de Félix Tshisekedi et fils d’Étienne Tshisekedi, tissant un réseau familial au cœur du pouvoir.

Son parcours politique s’enracine dans les méandres de l’UDPS. Après la scission entre UDPS-Kibassa, dirigée par son père, et UDPS-Tshisekedi, Augustin prend les rênes de la faction familiale à la mort de son père. Mais en 2018, il opère un virage décisif : il rallie Félix Tshisekedi, scellant une réconciliation entre les deux branches. Ce soutien, consolidé lors des élections de 2018 et réaffirmé en 2023, l’ancre dans l’UDPS unifié, où les alliances familiales renforcent sa position.

Kibassa Maliba ne doit pas tout à sa lignée. De 2003 à 2006, il siège comme député national durant la transition, actif au sein de la commission Reconstruction et Développement, prouvant qu’il n’est pas un novice propulsé par favoritisme. En 2019, il accède au ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC) sous Ilunga Ilunkamba. Maintenu sous les deux gouvernements de Sama Lukonde, son portefeuille s’élargit au numérique sous Judith Suminwa, reflet des ambitions technologiques de la RDC. Cette longévité remarquable sous Félix Tshisekedi intrigue : au-delà de son expertise, le mariage de sa sœur Isabelle avec Jean-Claude, grand frère et proche conseiller de Félix, pourrait bien être une clé. Cette connexion familiale, liant les Kibassa et les Tshisekedi, offre une stabilité politique dans un paysage souvent chaotique.

À 53 ans, Augustin Kibassa Maliba incarne une figure de l’ombre aux assises solides. Sa permanence aux PTNTIC, son passé parlementaire et son ancrage dans l’UDPS, dopé par ce réseau familial, en font un pilier aussi discret qu’incontournable. Dans un Congo en quête de modernité numérique, il trace son chemin, porté par l’héritage et les alliances.

Irène Esambo Diata : la voix des vulnérables

Irène Esambo Diata émerge à Kinshasa dans un milieu marqué par un engagement pour la justice sociale. Juriste de formation, elle se distingue par son dévouement aux droits humains, notamment en faveur des plus fragiles. Avant 2019, elle n’occupe pas de mandat électoral, mais son parcours au sein de l’UDPS et son militantisme pour l’inclusion lui ouvrent les portes du pouvoir. Sa nomination reflète une intention de Tshisekedi de mettre en avant des figures sensibles aux questions sociales, une touche d’humanité dans un gouvernement souvent dominé par des portefeuilles économiques.

Dès 2019, sous Ilunga Ilunkamba, elle devient ministre déléguée auprès du ministre des Affaires sociales, chargée des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, un poste qu’elle conserve sous les deux gouvernements de Sama Lukonde. Avec Judith Suminwa, elle reste fidèle à cette mission, toujours en tant que ministre déléguée aux personnes vivant avec handicap. Bien que son rang soit subalterne, sa présence constante dans un domaine aussi sensible témoigne d’une confiance durable et d’un rôle symbolique au sein de l’équipe dirigeante.

Une trajectoire à travers les gouvernements

Leur parcours à travers les gouvernements dessine une fresque de continuité. Sous Ilunga Ilunkamba, Busa Tongba dirige le Commerce extérieur, Paluku prend l’Industrie, Sakombi s’installe aux Affaires foncières, Budimbu débute comme vice-ministre de l’Enseignement, Kibassa Maliba pilote les PTNTIC, et Esambo Diata défend les personnes vulnérables. Avec le premier gouvernement Sama Lukonde, la stabilité prédomine pour la plupart : Busa Tongba reste au Commerce extérieur, Paluku à l’Industrie, Sakombi aux Affaires foncières, Kibassa Maliba aux PTNTIC, Esambo Diata dans son rôle délégué, tandis que Budimbu passe aux Hydrocarbures. Le second mandat de Lukonde confirme cette tendance, les six figures conservant leurs positions respectives.

Sous Judith Suminwa, un remaniement redistribue les cartes : Busa Tongba glisse au Portefeuille, Paluku récupère le Commerce extérieur, Sakombi s’empare des Hydrocarbures, Budimbu se tourne vers les Sports et Loisirs, Kibassa Maliba élargit son mandat aux PTNTIC et Numérique, et Esambo Diata demeure ancrée dans son rôle social. Ce jeu de chaises musicales montre leur capacité à s’adapter tout en restant au cœur du pouvoir.

Les clés d’une longévité exceptionnelle

Qu’est-ce qui explique leur permanence ? La loyauté apparaît comme un fil rouge. Dans un pays où les alliances s’effritent aussi vite qu’elles se nouent, Busa Tongba, Paluku, Sakombi, Budimbu, Kibassa Maliba et Esambo Diata, tous membres de l’union sacrée de la nation, ont soutenu Tshisekedi dès ses premiers pas au sommet. « Ce sont des compagnons de route qui ont cru en lui dès le départ », confie un analyste politique, préférant l’anonymat. Cette fidélité semble avoir scellé une relation de confiance difficile à ébranler.

Leur expertise joue un rôle tout aussi crucial. Busa Tongba, avec son passé à la SNEL et son expérience parlementaire, maîtrise les enjeux économiques et politiques. Paluku, fort de ses années comme gouverneur dans une province sensible, apporte une vision pragmatique. Sakombi, héritier d’une tradition politique et rompu aux médias, excelle dans les dossiers complexes. Budimbu, juriste, conjugue rigueur et ambition. Kibassa Maliba, technicien des télécommunications, s’impose dans un secteur en pleine mutation. Esambo Diata, avec sa sensibilité juridique et sociale, incarne une constance dans les questions humanitaires. « Félix s’entoure de gens qui savent faire tourner la machine », glisse un ancien ministre, soulignant leur importance dans une administration parfois critiquée pour son improvisation.

Leur ancrage local renforce leur position. Paluku, élu deux fois député et ex-gouverneur, domine le Nord-Kivu. Busa Tongba reste influent dans le grand Équateur. Sakombi, avec son élection en 2024, et Budimbu, député national du kongo Central, incarnent des bastions électoraux précieux. Kibassa Maliba et Esambo Diata, bien que moins visibles électoralement, tirent leur force de leur enracinement dans leur milieux et de leur proximité avec le parti présidentiel. Cette popularité, directe ou indirecte, les rend indispensables pour mobiliser les foules. Aussi, leur capacité à tisser des alliances et à esquiver les scandales les protège des vents contraires.

Une proximité avec Tshisekedi : confiance ou stratégie ?

Leur relation avec Félix Tshisekedi intrigue. Pour certains, ils forment un cercle restreint, un noyau dur qui sécurise le président face aux tensions avec l’opposition et d’anciens alliés comme Joseph Kabila. « Ce sont ses yeux et ses oreilles dans des secteurs clés », avance un observateur. Pour d’autres, c’est un choix stratégique : en s’appuyant sur des figures expérimentées, Tshisekedi stabilise un équilibre fragile au sein de sa majorité.

Cette constance n’échappe pas aux critiques. « Pourquoi toujours les mêmes ? », s’agace un député de l’opposition. « Le président parle d’union nationale, mais recycle des visages familiers. » Une interrogation qui pourrait peser alors que ce nouveau gouvernement se profile à l’horizon.

Des figures pour l’avenir ?

Jean-Lucien Busa Tongba, Julien Paluku Kahongya, Aimé Sakombi Molendo, Didier Budimbu Ntubuanga, Augustin Kibassa Maliba et Irène Esambo Diata ne sont pas de simples silhouettes dans le décor politique congolais. Leurs parcours, de l’Équateur au Nord-Kivu, des médias aux télécommunications, du droit aux vulnérables, témoignent d’une diversité et d’une résilience qui forcent l’admiration. Leur présence continue sous Tshisekedi reflète une confiance profonde, mais aussi une stratégie pour tenir un pays en quête de cohérence. Alors que la RDC entre dans une nouvelle ère avec la perspective du gouvernement d’union nationale, une question flotte dans l’air : jusqu’où ces indéboulonnables accompagneront-ils Félix Tshisekedi ? L’avenir seul apportera une réponse.

Heshima

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Bilan de Tshisekedi en 2025 : entre prouesse économique et défis sécuritaires

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À la fin de l’année 2025, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, peut dresser un bilan contrasté. Entre progrès symboliques et obstacles structurels, ses actions à la tête du pays suscitent à la fois des espoirs et des critiques. Retour sur une année marquée par des efforts de consolidation d’un État encore fragilisé par des crises sécuritaires persistantes.  

Sur le plan politique, 2025 a été pour Félix Tshisekedi une année marquée par des nombreux défis. Face aux parlementaires réunis en congrès, le chef de l’Etat congolais a livré son traditionnel discours sur l’état de la Nation, le 8 décembre dernier. Une allocution fleuve de près de 2h30 qui s’est déroulée dans une séquence diplomatique et sécuritaire dense, après la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington. Mais dans l’ensemble de l’année, son bilan est marqué par deux pôles : des avancées économiques d’une part et la dégradation sécuritaire de l’autre.    

Une situation sécuritaire préoccupante en 2025

Le 27 janvier 2025, Goma, la capitale du Nord-Kivu, est tombée aux mains des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par l’armée rwandaise. L’offensive avait démarré depuis le 23 janvier. La chute de cette ville a marqué une escalade significative du conflit dans l’Est du pays. Symbole stratégique, politique et économique, la capitale du Nord-Kivu est devenue l’épicentre d’une onde de choc aux répercussions nationales et régionales. Cette prise de la ville la plus importante de l’Est du pays a entraîné une crise humanitaire et politique, avec des appels à l’aide internationale et des protestations en RDC. A Kinshasa, cette offensive éclair et brutale a provoqué des émeutes populaires contre certaines ambassades occidentales, notamment celles de la France et de la Belgique. L’ambassade du Rwanda dont le pays participe aux hostilités aux côtés des rebelles du M23 a été aussi attaquée.

A Goma, la ville traverse toujours une épreuve difficile près d’une année après son occupation. Ces combats avaient provoqué de nouveaux déplacements massifs de populations, s’ajoutant à des camps déjà saturés autour de la ville. Des familles entières avaient fui sans ressources, cherchant refuge dans des écoles, des églises ou en prenant les routes menant vers le Sud-Kivu. Malgré le démantèlement par la force des camps des déplacés autour de la ville de Goma, certaines familles, en rentrant chez elles, ont trouvé des occupants inconnus dans leurs champs et parfois dans leurs maisons. Kinshasa a dénoncé une « implantation » des populations inconnues dans les zones contrôlées par le Rwanda via le M23 au détriment des autochtones.

De leur côté, les organisations humanitaires ont alerté sur des pénuries critiques de nourriture, d’eau potable et de médicaments, aggravées par l’insécurité et la fermeture de plusieurs axes d’approvisionnement. Les hôpitaux de Goma, déjà fragilisés, ont peiné à faire face à l’afflux de blessés.

Selon un bilan dressé par le gouvernement le 13 février, au moins 3000 morts ont été recensés et 4260 cas de blessés enregistrés dans les structures de soins.  Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kmba, qui livrait ces chiffres au mois de février 2025, avait également signalé qu’environ 939 corps sans vie traînaient encore dans les morgues dans la zone de Goma.

L’accès aux soins est devenu un luxe, alors que le risque d’épidémies a augmenté dans les zones de regroupement improvisées. Les enfants, particulièrement vulnérables, sont exposés à la malnutrition, aux violences et à l’interruption brutale de leur scolarité. Ces violences ont également déstabilisé le Sud-Kivu avec la chute de la ville de Bukavu le 14 février. La perte des autres localités vers la fin de l’année 2025 notamment la ville d’Uvira n’a guère arrangé la situation sécuritaire qui est restée préoccupante sur toute l’année malgré la situation de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda en juin 2025. Au-delà de l’urgence humanitaire, cette situation d’occupation ravive les tensions régionales et les craintes d’une escalade majeure du conflit ne sont pas toujours écartées en ce début de 2026.

En 2025, les Mobondo investissent Kinshasa…

En 2025, la milice dite « Mobondo » a poursuivi une campagne d’activisme armé dans l’Ouest de la République démocratique du Congo, particulièrement dans le territoire de Kwamouth, province du Maï-Ndombe et dans la commune rurale de Maluku à Kinshasa. Entre violences, déplacements massifs de populations et contre-offensives militaires, cette crise sécuritaire est devenue l’une des plus graves du pays. L’activisme de cette milice a continué en 2025 d’impacter profondément la vie des populations du Maï-Ndombe et de certaines zones périphériques de Kinshasa, obligeant le Parc de la vallée de la N’sele à fermer momentanément ses portes. D’après des organisations locales de défense des droits humains et l’Église catholique, les exactions de ce groupe armé ont causé des milliers de morts et plus de 500 mille civils déplacés depuis 2022. La crise a entraîné des violences ciblées, destructions de biens et perturbations graves des services sociaux de base. Cette violence n’a pas été ponctuelle : en novembre 2025, une attaque meurtrière dans le village de Nkana, à quelques dizaines de kilomètres au nord-est de Kinshasa, a de nouveau fait plusieurs victimes civiles, soulignant l’ampleur de la menace encore présente dans cette région. Les efforts militaires déployés jusque-là n’ont pas réussi à ramener la paix dans cette partie du pays.

En Ituri, ADF, CODECO et CRP poursuivent des atrocités…

La province de l’Ituri est aussi restée le ventre mou de l’insécurité en 2025. Si le lieutenant général Johnny Luboya, gouverneur militaire de cette province sous état de siège, a affirmé que sa juridiction est pacifiée à plus de 80% en l’espace de quatre ans, cependant, des poches de résistance existent. En juillet dernier, les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés à l’organisation de l’État islamique, ont massacré à l’arme blanche plusieurs dizaines de fidèles catholiques dans une église avant de s’en prendre à plusieurs commerces et maisons. Au total, 43 personnes ont été tuées dans ces massacres à Komanda.

D’autres rébellions comme celles de CODECO (Coopérative pour le développement du Congo) et de CRP de Thomas Lubanga ont continué à commettre des exactions en 2025. Le 23 décembre, la société civile de l’Ituri a qualifié de « mitigé » le bilan sécuritaire de l’Ituri en 2025. Cette structure a affirmé que bien que des opérations contre la milice CRP aient permis un recul relatif des attaques mais d’autres violences contre les civils persistent.

Des prouesses économiques malgré la crise sécuritaire  

Malgré une année 2025 marquée par la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est et dans une partie de l’Ouest de la RDC, les chocs externes et les turbulences géopolitiques mondiales, l’économie du pays « a tenu » bon. Le président de la République Félix Tshisekedi l’a fait savoir avec des chiffres à l’appui, le 8 décembre 2025, devant le Parlement réuni en Congrès, lors de son discours sur l’état de la Nation. Il a défendu l’idée d’une résilience macroéconomique inédite dans un environnement particulièrement hostile. Il a énuméré plusieurs indicateurs qui témoignent en effet d’une amélioration sensible de la stabilité macroéconomique au cours de l’année 2025. L’un des signaux les plus marquants concerne l’inflation. « Notre économie n’a pas cédé. Elle a tenu. Elle a résisté et, dans plusieurs domaines, elle a progressé », a déclaré Félix Tshisekedi, saluant la forte baisse de l’inflation, qui est passée de 11,7 % fin 2024 à 2,5 % en rythme annuel fin octobre 2025. Cette prouesse a été présentée comme le signe d’une « discipline macroéconomique retrouvée ». Selon le président de la République, cette baisse de l’inflation est nettement en dessous de l’objectif de 7 % fixé par la Banque centrale du Congo (BCC).

Avec une loi rectificative sur le budget 2025, l’administration Tshisekedi a réussi à réduire en même temps le train de vie des institutions. Au niveau de la Présidence de la République, une coupe de 30% a été opérée sur le budget de cette institution. Les salaires des militaires et policiers ont été doublés, ceux des magistrats augmentés ainsi que pour les enseignants. En septembre, le taux de change a sensiblement baissé, provoquant également une légère chute des prix des produits de première nécessité. Une déflation jugée pas assez pour satisfaire les ménages asphyxiés, d’après plusieurs Congolais.   

Des initiatives sociales telles que le lancement de l’Initiative présidentielle pour l’élimination du VIH/Sida chez les enfants témoignent aussi d’une attention portée à des problématiques sanitaires longtemps négligées. Il y a eu aussi le lancement de la Couverture santé universelle. Sur le front agricole, la campagne 2025-2026 a été officiellement lancée, centrée sur la modernisation du secteur et la garantie de la sécurité alimentaire. 

Des résultats sur le plan diplomatique

En 2025, le chef de l’État congolais a multiplié les initiatives pour renforcer la position diplomatique de la RDC sur la scène internationale. Une des avancées les plus notables reste l’élection du pays comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2026-2027, un signe fort de reconnaissance internationale de la RDC, salué comme un vecteur de diplomatie renforcée et d’influence régionale accrue.

Sur le plan de la paix et de la sécurité, l’administration Tshisekedi a également joué un rôle central dans la signature d’un accord de paix avec le Rwanda, le 27 juin, visant à mettre fin aux hostilités dans l’Est du pays, longtemps ravagé par la rébellion du M23 et d’autres groupes armés. L’accord, négocié avec l’appui d’acteurs internationaux tels que les États-Unis et le Qatar, est perçu comme une étape vers la stabilisation d’une zone qui connaît depuis des décennies des violences parfois instiguées par le Rwanda voisin et des déplacements massifs de population.

Le 4 décembre, Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame ont entériné devant le président américain, Donald Trump, l’Accord de paix signé en juin dernier par les ministres des Affaires étrangères de deux pays. Malgré ce geste et l’accompagnement américain dans ce processus de paix, les bruits des bottes n’ont pas cessé dans l’Est de la RDC.

À l’aube de 2026, Félix Tshisekedi se retrouve à un carrefour : son leadership a permis à la RDC de gagner en visibilité internationale et de poser des jalons pour la paix, mais la concrétisation de ces acquis dans la vie quotidienne des Congolais demeure l’enjeu majeur. Si certains voient déjà les prémices d’une transformation institutionnelle, d’autres rappellent que la paix durable, l’emploi, et le renforcement des services publics restent encore à construire, pierre par pierre.

Heshima       

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Léopards : Autopsie d’une équipe en progrès avant le dernier acte vers le Mondial 2026

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Après une défaite cruelle face à l’Algérie en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, la République démocratique du Congo a quitté la compétition sur une note frustrante, s’inclinant 1-0 dans les dernières minutes des prolongations. Contrairement aux habitudes, cette défaite n’a pas été largement critiquée par les Congolais, saluant pour la plupart des progrès visibles des Léopards face à une équipe des Fennecs expérimentée. Après cet échec, le sélectionneur-manager de la RDC, Sébastien Desabre, a encore un ultime challenge : Mondial 2026.

Après une sortie cruelle en huitièmes de finale de la CAN 2025, la RDC tourne déjà ses regards vers les barrages intercontinentaux, ultime étape avant la phase finale de la Coupe du monde 2026. Une transition entre bilan et ambitions qui met en lumière les progrès encore nécessaires pour franchir une marche décisive. Malgré la déception de la CAN, plusieurs éléments positifs se dégagent du parcours des Léopards.

Solidité défensive !

La RDC a montré une grande discipline face à des équipes africaines de haut niveau, ne cédant qu’en toute fin de match contre l’Algérie. N’eut été la blessure d’Arthur Masuaku face au Sénégal, la RDC aurait pu battre cette équipe réputée comme l’une des plus grandes du continent actuellement. À la surprise et la fierté de nombreux supporters congolais, Axel Tuanzebe, défenseur central des Lléopards, a figuré parmi les onze joueurs retenus par l’instance continentale pour ses prestations solides au cœur de la défense. La RDC a vécu une phase de groupes solide, affrontant successivement le Bénin, le Sénégal puis le Botswana. Malgré la féroce concurrence et un match contre Botswana où il a été ménagé, Axel Tuanzebe s’est imposé comme une pièce maîtresse de l’arrière-garde congolaise aux côtés de Chancel Mbemba, Aaron Wan-Bissaka et Arthur Masuaku. Sa capacité à dominer les duels, anticiper les attaques adverses et organiser la ligne défensive lui a valu d’être distingué parmi les meilleurs défenseurs du premier tour de cette compétition. La défense congolaise encaisse très peu des buts depuis la remontada du Sénégal à Kinshasa (2-3). 

Confiance retrouvée

Les prestations encourageantes, notamment des résultats contre des nations prestigieuses comme le Sénégal et l’Algérie (malgré la défaite), ont renforcé la confiance du groupe dans ses capacités à rivaliser sur la scène continentale avec les équipes du top 10 africain. Avec un leadership sur et en dehors du terrain, des cadres comme Chancel Mbemba et Cédric Bakambu incarnent l’état d’esprit combatif de l’équipe, offrant une base d’expérience essentielle pour aborder les échéances à venir.

Objectif : les barrages intercontinentaux et un rêve mondial

L’élimination à la CAN a rapidement été digérée car l’enjeu principal de la saison reste la qualification pour la Coupe du monde 2026. Après avoir obtenu leur ticket pour la finale des barrages africains puis l’accès au tournoi intercontinental, les Léopards sont désormais focalisés sur ce dernier rendez-vous crucial fixé en mars prochain. Le sélectionneur-manager Sébastien Desabre a appelé à une analyse approfondie des faiblesses identifiées à la CAN, notamment dans la finition offensive et la gestion des fins de match, pour que l’équipe soit prête au moment décisif. Ce travail tactique et mental sera essentiel face à un adversaire d’un autre continent (Nouvelle-Calédonie ou Jamaïque) pour décrocher l’un des derniers billets pour le Mondial 2026.

Le capitaine Chancel Mbemba, tout en saluant l’état d’esprit des joueurs, a souligné que cette élimination devait servir de leçon et renforcer l’ambition du groupe de se qualifier pour la Coupe du monde 2026. « Notre objectif, c’est la Coupe du monde », a affirmé le défenseur central de Losc, mettant déjà le cap vers les échéances de mars. Malgré une performance courageuse et une solidité défensive louée par les observateurs, les occasions manquées en phase offensive devraient être corrigées. Dans le football de haut niveau et lors des matchs entre deux solides équipes, il n’y aura pas mille occasions. Savoir concrétiser l’unique occasion franche peut déjà créer la différence.

Ce qui reste à travailler

Alors que la RDC s’approche de son dernier grand test de la saison en mars, plusieurs axes d’amélioration ont été identifiés, notamment l’efficacité offensive. Trouver une meilleure coordination entre milieux et attaquants pour concrétiser les occasions franches. La gestion des temps forts est aussi un autre talon d’Achille pour l’instant. Les fauves congolais devraient apprendre à gérer les moments clés des matchs, notamment en prolongations, pour éviter des défaites qui laissent des regrets.

Il faut aussi travailler sur laprofondeur de banc. Après des belles images montrées par les Léopards, cela devait attirer aussi des nouveaux binationaux comme Senny Mayulu. Ce jeune milieu offensif prometteur du Paris Saint-Germain est un Franco-Congolais très courtisé par les Léopards de la RDC. Avec le récent choix d’Ibrahim Mbaye pour le Sénégal, son co-équipier en club, les Congolais gardent l’espoir de convaincre cet espoir tricolore. Senny Mayulu n’a pas encore fait son choix définitif entre la France et la RDC, malgré des rumeurs persistantes sur son engagement envers les Léopards. Son arrivée serait un atout majeur pour l’attaque congolaise, mais son choix n’est pas encore officiel. 

L’élimination en huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 a sans doute laissé une amère déception, mais elle a également mis en lumière des signaux encourageants pour l’avenir. Les Léopards, forts d’une organisation solide et d’un état d’esprit combatif, ont désormais la possibilité d’inscrire l’un des chapitres les plus brillants de leur histoire en tentant de décrocher une place pour la Coupe du monde 2026. Et un renfort des joueurs est nécessaire avant le 31 mars 2026.

Heshima  

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CAN 2025 : Les Léopards en quête d’une troisième étoile

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Portée par une génération talentueuse et une ambition retrouvée, la sélection des Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) abordera la Coupe d’Afrique des Nations 2025 avec l’étiquette d’outsider sérieux. Entre promesses, défis et espoirs populaires, le rêve continental est-il enfin à portée de griffes ? Analyse des forces et faiblesses des fauves congolais.  

Après un stage de quelques jours en Espagne ponctué d’un match amical contre la Zambie remporté (2-0), les Léopards sont arrivés au Maroc le 18 décembre 2025 dans la soirée. Ils vont désormais se concentrer à Rabat avant de démarrer une compétition très attendue par les Congolais. Depuis plusieurs années, les Léopards affichent un visage séduisant sur la scène africaine. Leur parcours récent, marqué par une qualification à la finale des barrages intercontinentaux, a ravivé la confiance des supporters comme des observateurs. La CAN 2025 pourrait ainsi représenter un tournant pour une équipe longtemps jugée talentueuse mais irrégulière.

Au cœur de cet optimisme se trouve un effectif mêlant expérience et jeunesse avec une solidité défensive accrue et une animation offensive plus fluide. Les cadres, Cédric Bakambu, Chancel Mbemba ou encore Gaël Kakuta, aguerris par les grandes compétitions et les championnats étrangers, apportent leadership et sang-froid. À leurs côtés, une nouvelle vague de joueurs dynamiques incarne l’avenir et insuffle une intensité bienvenue. C’est le cas de la génération de Noah Sadiki, Ngal’ayel Mukau, Michel-Ange Balikwisha et Mathieu Epolo. Cette complémentarité pourrait s’avérer décisive dans un tournoi réputé pour son exigence physique et mentale.

Des objectifs et défis à relever…

Cependant, la route vers le sacre reste semée d’embûches. La concurrence s’annonce féroce, avec plusieurs nations africaines en pleine maturité footballistique. Interrogé sur les ambitions de la RDC dans cette compétition continentale, le sélectionneur-manager des Léopards, Sébastien Desabre, s’est montré à la fois prudent et confiant. « Le premier objectif est de franchir la phase de groupes, ce qui est fondamental. Une fois qualifiés pour les huitièmes de finale, nous entrerons dans une phase décisive. Nous disposons d’un effectif capable d’aller loin dans cette compétition », a déclaré le coach français de 49 ans.

Pour espérer aller au bout du tournoi, il faudrait éliminer sur son chemin des équipes comme le Sénégal, le Maroc, l’Egypte ou encore la Côte d’Ivoire. Mais face à ces défis, Sébastien Desabre rappelle l’imprévisibilité de la CAN : « Les rapports de force évoluent constamment. Le tirage au sort est important et aucune équipe n’est assurée de remporter le titre, même les favoris comme le Maroc ou le Sénégal. L’histoire de la CAN a toujours été riche en surprises. Notre ambition est de démontrer que ce que nous avons accompli en Côte d’Ivoire [CAN 2023] n’était pas un simple coup d’éclat, mais le début d’un projet solide et durable ».

En effet, les Léopards avaient créé la sensation en éliminant l’Egypte en huitième de finale, la Guinée en quart de finale, avant de tomber face au pays organisateur en demi-finale : la Côte d’Ivoire.  

Des faiblesses à combler

Malgré sa bonne progression, l’équipe de la RDC accuse certaines faiblesses, c’est notamment au niveau de ses perches. Les Léopards n’ont pas toujours un gardien de classe mondiale. Lionel Mpasi, titulaire chez les Léopards, n’a pas de temps de jeu dans son club français du Havre. Il est le gardien remplaçant du gardien sénégalais, Mory Diaw. Ce dernier, à son tour, est le troisième gardien chez les Lions de la Teranga. Timothy Fayulu, second gardien des Léopards, est titulaire dans son club de FC Noah, en Arménie. Le troisième gardien, Mattieu Epolo est, quant à lui, titulaire et capitaine à Anderlecht, en Belgique. Sébastien Desabre a donc le choix de pouvoir chambouler la hiérarchie chez les gardiens pour trouver celui qui peut être le plus performant.

Autre faille des Léopards, c’est la ligne d’attaque. Cédric Bakambu n’a pas encore marqué cette saison dans son club de Real Betis en Liga espagnol, en dehors d’une passe décisive. Samuel Essende n’a plus marqué depuis plusieurs mois dans son club d’Augsbourg en Bundesliga, en Allemagne. Simon Banza, 29 ans, moins prolifique avec les Léopards, n’a marqué qu’un but en 6 matchs avec son nouveau club d’Al Jazeera en Arabie Saoudite. Mais les faiblesses de ces attaquants peuvent être combler par d’autres joueurs, notamment des ailiers comme Théo Bongonda, Meschack Elia ou encore Nathanaël Mbuku. En défense, les Léopards ont moins d’inquiétude avec Chancel Mbemba, Axel Tuanzebe, Rocky Bushiri, Aaron Wan-Bissaka, Arthur Masuaku, Joris Kayembe, Steve Kapuadi et Gédéon Kalulu.                                  

Remporter le trophée après 52 ans de disette…  

Face à un tel tableau, les Léopards peuvent-ils remporter la CAN 2025 ? Malgré la forte concurrence, tout dépendra de la gestion de chaque match par le staff technique. La capacité des Léopards à gérer la pression, à maintenir la discipline tactique et à faire preuve de réalisme dans les moments clés sera déterminante. L’encadrement technique, lui aussi, sera scruté quant aux choix stratégiques et la gestion du groupe. La RDC, qui n’a plus gagné de trophée depuis 1974, brûle d’envie de soulever cette coupe d’Afrique le 18 janvier prochain, soit 52 ans après le dernier sacre.

Si la CAN 2025 ne garantit rien, elle offre aux Léopards une occasion rare de transformer l’espoir en histoire. À condition de rester fidèles à leur identité et d’oser croire en leur potentiel, ces fauves pourraient bien surprendre le continent… et griffer enfin le trophée tant convoité. L’heure de la confirmation de cette progression de l’équipe a sonné ! 

Heshima

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