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Santé

DIETETIQUE: Cube Maggi, la réalité paradoxale d’une épice controversée

Viande, poissons (frais, salés, boucanés ou fumés), légumes, haricots, sauce tomate, céréales…, le cube Maggi, s’il reste souvent dilué, est omniprésent dans tous les mets. Il est devenu, de nos jours, un ingrédient essentiel dans de nombreux plats quotidiens. C’est ainsi qu’en Afrique centrale, comme d’ailleurs partout au monde, plus particulièrement en République Démocratique du Congo, ce produit a eu un taux de pénétration de plus de 70% dans les ménages.

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Maggi est l’un des cubes les plus présents dans cette grande agglomération avec plus de cent millions de cubes vendus chaque jour, si l’on en croit certaines estimations (Conférence de presse du groupe NESTLE). Les cubes sont de différentes couleurs. Malgré une publicité très importante, ils sont de plus en plus critiqués pour leur composition et les effets que peuvent avoir les nombreux additifs alimentaires qu’ils contiennent sur la santé.

Le produit de quatre grammes mesure près de trois centimètres. Le cube Maggi est devenu tellement incontournable dans les marmites kinoises qu’il est considéré comme un ingrédient faisant partie des recettes, au même titre que les cuillerées d’huile ou les pincées de sel. «On en met par habitude», reconnaissent des cuisinières. «C’est devenu un réflexe de l’ajouter dans les plats». Un drôle de paradoxe quand on sait que n’importe quel marché du quartier propose des dizaines d’épices.

Tous les cordons bleus (cuisiniers très habiles, ou très doués) disent aujourd’hui qu’elles ont vu leur mère et leur grand-mère assaisonner leurs sauces avec le fameux bouillon Cube. Cela fait en réalité plus d’un demi-siècle qu’il a débarqué en RDC. Inventé en 1886 par le Suisse Julius Michael Johannes Maggi, l’arôme était destiné à relever les bouillons trop fades et les soupes insipides, mais aussi à faire gagner du temps derrière les fourneaux.

Tous les cordons bleus (cuisiniers très habiles, ou très doués) disent aujourd’hui qu’elles ont vu leur mère et leur grand-mère assaisonner leurs sauces avec le fameux bouillon Cube. Cela fait en réalité plus d’un demi-siècle qu’il a débarqué en RDC. Inventé en 1886 par le Suisse Julius Michael Johannes Maggi, l’arôme était destiné à relever les bouillons trop fades et les soupes insipides, mais aussi à faire gagner du temps derrière les fourneaux.

Epiceries de brousse

La marque s’appuie sur une force commerciale et un réseau de distribution qui va des grands marchés, au centre de la capitale, jusqu’aux petites épiceries de brousse. Son développement exponentiel a été soutenu par un véritable matraquage publicitaire qui remonte à ses origines. « Si l’affaire devient florissante, elle le doit à l’intense travail de publicité, on pourrait même dire de propagande, mené par Julius Maggi lui-même, tant pour vanter la qualité de ses produits que pour barrer la concurrence », écrit Monique Pivot dans son ouvrage Maggi et la magie du bouillon Kub (Ed. Hoëbeke), qui relate l’ascension de la marque.

Spots télévisés, partenariats, forums, panneaux d’affichage au slogan ravageur (« Avec Maggi, chaque femme est une étoile », peut-on lire), la marque ne renonce devant rien. Au Sénégal ou au Nigeria, on peut même voir des bâtiments peints en rouge et jaune, selon une stratégie d’occupation de l’espace pour le moins agressive également développée par Coca-Cola.

« La force d’une marque, c’est d’abord son produit, explique Jean Watin-Augouard, rédacteur en chef de la Revue des marques. Celui-ci est peu encombrant, facile à utiliser et tellement ancré dans les mentalités qu’il ne peut pas décevoir, puisqu’il est devenu “africain” et fait partie de la famille. Avec son packaging simple aux couleurs chaudes, on est rassuré. C’est ce qui explique pourquoi on utilise aujourd’hui le cube pour cuisiner, tel un réflexe pavlovien. »

La grande force du « Maggi » – qui est au cœur d’une guerre commerciale depuis la fin des années 1970 avec l’espagnol Jumbo – c’est aussi de s’être adapté aux goûts locaux. Car la composition des cubes varie selon les latitudes. Celui qui est vendu au Ghana, par exemple, aura un goût de crevettes que l’on ne retrouvera pas en Côte d’Ivoire, où l’on a remplacé l’amidon de maïs par du manioc. Au Nigeria en revanche, on mettra en avant le gout de graines de soja grillées… En RDC notamment, le goût du produit est collé à celui du pondu, de la viande. « En 2011, les cubes ont été fortifiés en fer pour lutter contre l’anémie liée à une carence de fer, sans que leur goût ne soit modifié, indique Henri-Pierre Lenoble, chargé de la stratégie nutritionnelle de la marque. Aujourd’hui, ils le sont tous à hauteur de 80 %. On sait que pour préparer un repas de six personnes, les consommateurs font mijoter cinq cubes dans leur plat, ce qui correspond à un apport de 15 % en fer de la valeur quotidienne recommandée. » Il n’empêche que l’ingrédient majoritaire est le sel. « Il est important de ne pas saler les plats qui sont préparés avec les cubes aromatiques puisqu’ils en contiennent déjà beaucoup, entre 40 et 50 %, explique Florence Foucaut, membre de l’Agence française des diététiciens nutritionnistes (AFDN). L’abus de sel peut entraîner le développement de maladies cardiovasculaires, de l’hypertension et des insuffisances rénales. »

Il tient dans la poche

A la fin du XIXe siècle, l’Europe est alors en pleine révolution industrielle et, de plus en plus souvent, les femmes travaillent dans les usines. « Cette industrialisation de la cuisine permet à l’ouvrier d’obtenir de suite, par simple chauffage, une nourriture substantielle et à bon marché », expliquait Julius Maggi qui, un an après avoir découvert l’arôme Maggi, a décliné son produit en tablettes. Très vite, celui-ci est devenu le produit phare de la gamme.

Son arrivée sur le marché coïncide quasiment avec la signature du traité de Berlin de 1885, qui régit les règles du commerce entre les puissances coloniales et ouvre la libre circulation des produits sur le continent. Au fond de pirogues, brinquebalés à dos d’hommes ou de chameaux, des milliers de cubes voyagent ainsi à travers les anciennes colonies. Ils séduisent les populations locales qui apprécient cet ingrédient bon marché : il tient dans la poche, ne périme pas, n’a besoin d’aucune réfrigération et résiste aux températures élevées.

La deuxième raison qui peut expliquer ce formidable essor est plus subtile : en intégrant quelques cubes dans les plats, on leur ajoute un goût de viande ou de poisson. Un argument efficace et intéressant quand ces aliments souvent chers viennent à manquer dans les foyers.

Jusqu’en 1979, tous les cubes Maggi ont été importés. Afin notamment de limiter les coûts de transport et mieux satisfaire la demande, ils sont aujourd’hui fabriqués aux quatre coins du continent. Aujourd’hui, pas moins de onze usines – de Dakar à Douala, en passant par Kinshasa, Brazzaville ou Abidjan – tournent à plein régime pour fabriquer les cubes. La demande est vertigineuse : il s’en écoule plus de 100 millions par jour…

Les bouillons cubes sont fabriqués avec des produits déshydratés formés en petits cubes. Ils contiennent tous du sel, de la maltodextrine, des exhausteurs de goût, de l’huile et des arômes. Certains cubes peuvent contenir des extraits de viande ou de légumes, ainsi que du sucre. Ils sont utilisés pour donner plus de goût aux plats. Ils sont très pratiques mais les bouillons cubes industrielles contiennent des ingrédients dont certains sont « peu recommandables » selon des associations de consommateurs.

Les additifs alimentaires

Un additif alimentaire est une substance qui n’est pas habituellement consommée comme un aliment ou utilisée comme un ingrédient dans l’alimentation. Ces composés sont ajoutés aux denrées dans un but technologique. Ils ont différentes fonctions : garantir la qualité sanitaire des aliments (conservateurs, antioxydants), améliorer l’aspect et le goût d’une denrée (colorants, édulcorants, exhausteurs de goût), conférer une texture particulière (épaississants, gélifiants), garantir la stabilité du produit (émulsifiants, antiagglomérants, stabilisants). Les additifs peuvent être naturels – c’est-à-dire obtenus à partir de micro-organismes, d’algues, d’extraits végétaux ou minéraux – ou de synthèse (chimique).

Tout le monde connait les quatre gouts que la langue peut distinguer : le salé, le sucré, l’amer et l’acide. Dans le monde occidental, il est maintenant question d’un cinquième gout (ou gout japonais car il a été découvert par un chercheur japonais) dénommé umami qui peut se traduire par gout délicieux. Donc cela serait l’inosinate de sodium, l’additif artisan de ce gout délicieux. Ces trois additifs sont fréquemment combinés pour en accroître l’efficacité. Ils sont systématiquement présents dans les cubes bouillons.

Les aromes sont des substances chimiques que l’on introduit dans les aliments pour leur donner un goût ou une odeur particulière. Les aromes ne sont pas considérés comme des additifs par la règlementation européenne. On peut trouver des produits sans additifs alimentaires mais qui contiennent des arômes. On distingue les aromes « sucrés » rassemblant les arômes de fruits et divers autres produits dont le miel, la vanille, le café, le caramel et les aromes « salés » qui proviennent soit des végétaux (bulbes, fruits, épices) ou animaux (viande, poissons, lait).

Les Protéines végétales hydrolysées (HVP) sont des substances obtenues par une réaction chimique à partir de maïs, de soja ou encore de blé. On obtient des protéines avec un léger gout de viande.

 Elles jouent le rôle d’un  exhausteur de gout dans les aliments transformés.

Les extraits de levures sont obtenus à partir de la levure, c’est-à-dire de microorganismes (champignons) capables de provoquer une fermentation de matières organiques végétales ou animales. Ces levures permettent aussi d’obtenir du glutamate de sodium. Les fabricants de produits alimentaires utilisent de l’extrait de levure pour éviter indiquer « glutamate monosodique » dans la liste des ingrédients.

 Les épices des substances végétales utilisées pour donner du « goût » aux aliments. Parmi les épices, on trouve le gingembre, l’ail, le piment, la cannelle, le curcuma et de nombreuses graines : aneth, anis, poivre, badiane (ou anis étoilé), clou de girofle, etc.

Paradoxe

Un tel produit de masse draine forcément derrière lui plusieurs histoires, plusieurs légendes. Au début des années 2000 et comme l’avait montré un feuilleton nigérian, on racontait, par exemple à Brazzaville, que le cube dissous dans la bière donnait un breuvage capable de donner la mort. La rumeur s’est tellement propagée qu’elle a fait fléchir les ventes au Congo. Au Mali, le « Maggi » est accusé de provoquer une baisse de la libido au point d’être banni dans certains foyers. En République démocratique du Congo enfin, de jeunes filles utiliseraient le cube en suppositoire… afin d’arrondir leur postérieur. Ce qui est sûr et même fréquent, c’est d’utiliser le cube (vendu à l’unité) en guise de monnaie puisque son prix n’excède jamais quelques dizaines de centimes.

Mais le scandale n’en serait peut-être pas un si les choses s’arrêtaient là. Evidemment, ces bouillons carrés de légumes ou d’animaux sont issus d’un processus industriel recherché et contiennent de nombreux ingrédients, parfois aberrants, comme une énorme quantité de sel ou du glutamate monosodique (additif alimentaire exhausteur de goût composé de féculent et de sucre, favorisant l’obésité). D’ailleurs, la plupart de ces petits cubes c o n t i e n n e n t plus de 15 ingrédients différents, et pas des plus sains : aromes artificiels, produits synthétiques, additifs alimentaires etc. !

De quoi faire sourciller, d’autant plus dans une ère où les scandales alimentaires poussent à faire davantage attention à ce qu’est destiné à l’organisme humain au quotidien. Pourtant, aucune étude détaillée n’a été publiée dans ce domaine, aucun contrôle réel n’est effectué… d’aucuns l’expliquent par la pression des industries ou par la complicité de certains Etats… Quoi qu’il en soit, ces cubes sont des « bombes industrielles » qui détériorent la santé petit à petit.

Au Bénin, au Mali ou au Sénégal, ces cubes sont même utilisés pour castrer les bœufs ou les moutons, l’effet étant, dit-on, quasi immédiat. Si la rapidité du « traitement » peut être remise en cause, il est pourtant admis que ces cubes favorisent la stérilité des animaux. Pourquoi en serait-il différent pour les humains ?

Des risques très élevés

Il est ressorti de différentes communications que le Glutamate mono sodique (GMS) est abusivement utilisé dans les additifs alimentaires et sans le moindre contrôle.

Ce, aussi bien dans les produits d’importation que de fabrication locale. Des chercheurs ont déploré la timidité, voire l’absence de contrôles à ce niveau. Déjà même à faible dose, le produit n’est pas sans danger à long terme.

Selon des témoignages, certains experts l’ont utilisé dans leurs labos en vue de rendre les souris obèses dans le cadre strict de leurs travaux sur le diabète. En clair, ils rendent les souris obèses en leur inculquant le Glutamate afin d’observer l’effet de l’insuline. Ces rongeurs sont appelés « RATS TRAITÉS AU MSG».

 L’on comprend dès lors pourquoi en Afrique Centrale en l’occurrence en République Démocratique du Congo, des femmes l’utilisent par voie anale, non sans danger, pour rendre leurs fesses plus rondes et plus rebondies. Le phénomène de l’utilisation des produits miracles pour avoir de belles fesses prend de l’ampleur tout comme la dépigmentation qui est devenue aujourd’hui un fait banal malgré les dangers surtout que les autorités ne prennent aucune mesure pour y mettre fin.

D’autres témoignages émanant de vétérinaires révèlent qu’à forte dose, le Glutamate mono sodique est utilisé dans les milieux paysans pour castrer les bœufs de labours. L’effet, dit-on, est immédiat ! Il faut dire, en tout état de cause et au regard de l’ampleur du danger, que les participants  ont suggéré aux plus hautes autorités du pays, la moralisation de ce produit dans les additifs alimentaires abusivement appelés «cubes » et/ou « aromes-Maggi ». Ces produits restent avant tout des marques déposées ayant donné leur nom à tous les autres exhausteurs de goût.

La réaction des fabricants

Il ressort des confidences recueillies auprès des organisateurs d’atelier, que les industries agro-alimentaires et celles évoluant dans les additifs alimentaires en l’occurrence, se sont fermement opposées à la publication du fameux rapport. Arguant, dans un premier temps n’avoir pas été impliquées dans les travaux et mettant ensuite en garde contre le chômage d’une éventuelle réticence qu’auraient éventuellement les consommateurs pour leurs produits.

Le seul de leur argument ayant véritablement prévalu est que le Glutamate mono sodique dont il est question est bien et bel autorisé dans toutes les industries agro-alimentaires du monde, y compris en France, aux Etats-Unis… En somme, aucun pays n’a encore interdit cette substance qui plus est, s’avère naturelle.

À l’Agence nationale sur la sécurité des aliments, on a tenu à édifier, bien entendu, dans l’anonymat : « Le Glutamate est en effet autorisé en France comme aux Etats-Unis, mais sous conditions avec des dosages bien réglementés et contrôlés. Il existe  ici des quantités maximales et minimales autorisées selon les types d’aliments.

À cause du tollé soulevé contre le glutamate aux Etats-Unis certains restaurants asiatiques furent contraints d’afficher la note «NO MSG HERE»!! » (Pas de Glutamate ici !). Comme pour dire que l’argument des fabricants ne tient qu’à un fil et que la pression exercée par les agro-alimentaires reste partout la même à travers le monde.

 Raymond Okeseleke

Santé

DIETETIQUE: Le gingembre, une racine bienfaisante à la sensation détonante

Avec son aspect difforme, ses excroissances et tiges filamenteuses aériennes, se différenciant l’une de l’autre dans cette bizarrerie, cette racine de couleur beige au goût surprenant et à la sensation détonante, est pourtant de plus en plus gratifiée d’une place appréciable en diététique grâce à ses nombreux bienfaits.

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De son nom scientifique « zingiber officinale», le gingembre est connu en Asie du Sud-Est d’où il tire son origine depuis plus de 3 000 ans avant notre ère. L’intérêt culinaire et médical à son égard l’a conduit à se répandre en Inde, puis gagner le bassin méditerranéen, plus précisément au 1er siècle. Les Espagnols, lors de la conquête des Amériques y développent sa culture, celle-ci exigeant en effet un climat tropical. Depuis, le gingembre est présent dans le monde entier, cultivé ou commercialisé. Au Congo, il porte la dénomination de « tangawisi ».

 Propriétés et bienfaits

Cette utilisation généralisée du gingembre se comprend aisément au Vu de l’énumération de son riche apport pour la santé. Il dispose de ce fait d’une position de choix dans la cuisine et la pharmacopée naturelle.

En effet, cette racine est abondamment pourvue en minéraux aussi divers que le calcium, le fer, le magnésium, le manganèse, le phosphore et le sodium, et contient de la vitamine B1, B2, B3 et C.

 Bien que de prime abord réputé de tout temps pour ses propriétés aphrodisiaques, le gingembre en compte en réalité bien d’autres telles les propriétés antibactériennes, antivirales, antinflammatoires, antiémétiques, antioxydants, antiallergiques ou antipyrétiques. A ses multiples propriétés, se rattachent tout autant de nombreuses vertus thérapeutiques dont les bienfaits s’apprécient dans plusieurs parties du corps. Ainsi, le gingembre :

 • guérit le rhume, les maux de gorge comme l’angine ou la toux

 • assagit en cas d’asthme 

• calme les migraines

 • stimule le système immunitaire notamment contre les infections des gencives 

• réchauffe l’organisme et à ce titre est recommandé pour bien affronter les saisons fraîches ou froides et agit contre la fièvre et les états grippaux; 

• lutte contre la fatigue et les douleurs musculaires tout en réduisant les douleurs liées à l’arthrose; 

• donne de l’appétit et en même temps évite la prise de poids car il prolonge la satiété entre les repas;

 • règle les problèmes digestifs comme la diarrhée, notamment celle venant d’une contamination alimentaire comme il facilite le transit et stoppe les nausées et les vomissements, entre autres chez la femme enceinte ou encore les nausées consécutives à la chimiothérapie ou au mal des transports;

 • apaise les douleurs menstruelles;

Précautions à prendre

d’usage sont à prendre pour sa consommation. Il renferme en effet également des propriétés anticoagulants et par conséquent, il est vivement contre-indiqué d’en absorber avant une intervention chirurgicale pour éviter tout désagrément.

 De même, en cas de tout traitement médical, il convient de requérir l’avis préalable du médecin pour s’abstenir de tout effet indésirable dû à des interactions médicamenteuses.

Plus généralement, le gingembre ne doit pas être consommé à jeun risque de donner lieu à des palpitations, à des vertiges, à des maux d’estomac ou d’autres malaises. Le respect du dosage doit aussi être de rigueur avec une prise de 3 à 4 g d’extrait par jour et de 1g pour les femmes enceintes. Il est aussi déconseillé aux enfants de moins de 2ans.

A cause de son goût piquant fortement prononcé, son usage doit se faire avec modération même si cette sensation ne dure pas. A moins d’avoir la capacité à la supporter, ce que certaines personnes trouvent même palpitant !

 Préparation et consommation du gingembre

Denrée à usage multiples, le gingembre peut faire l’objet de préparation variée selon la consommation qui en est attendue. Le type de préparation détermine également les bienfaits escomptés.

 Consommé généralement frais, il n’est pas apprêté de manière spéciale : ici, il doit être bien nettoyé puis épluché à l’aide d’une cuillère afin de retirer sa peau fine. Par après, il faut le râper ou bien le couper en fines tranches ou en petits morceaux.

Une autre préparation consiste à le sécher au soleil puis le moudre. Il est à noter que le gingembre moulu est jusqu’à 10 fois plus riche en composés biologiques actifs que le gingembre frais.

 Ainsi, traditionnellement attachée à la cuisine asiatique, le gingembre marque de plus en plus sa présence dans la cuisine congolaise dont elle peut occuper l’espace au quotidien et à tous les repas, du petit déjeuner au souper et même, pour des raisons de saveurs ou de santé, dans ce cas en complément alimentaire ou en produit phytothérapeutique. A toutes ces circonstances, son dosage doit demeurer subtil pour ne pas dénaturer le plat à savourer, en raison du puissant goût de cet ingrédient.

Au repas du matin, le gingembre peut être infusé râpé ou saupoudré dans du thé ou de la tisane. Mélangé avec du miel et le citron, le breuvage est encore plus apprécié surtout lorsqu’il fait froid. Il est aussi recommandé pour la digestion.

 Au dîner comme au souper, il se retrouve dans les plats cuisinés comme épice pour leur assaisonnement. Il est pilé pour s’associer à d’autres ingrédients de la sauce, du pondu, du poisson grillé ou frit… Encore pilé, il relève du goût du piment. Egalement, une salade avec une vinaigrette contenant du gingembre est du meilleur effet.

Des pâtisseries dans lesquelles est glissé du gingembre sont produites de plus belle. Il en va de même des chips au gingembre, confits dans du miel et du sucre à sucer ou à mâcher dont la vente dans des petits emballages va croissante, pour soigner les maux de gorge ou les hémorroïdes.

La consommation en boisson n’est pas non plus en reste qu’il s’agisse du gingembre moulu dilué dans de l’eau chaude, du sirop de gingembre, en soda, en liqueur ou encore en jus comme apéro obtenu dans un extracteur, ou encore de la boisson énergétique, de la bière labellisée Ginger en anglais.

Une autre forme de son utilisation qui n’est pas non plus à négliger car elle semble assez courante est celle de la purge aussi bien dans l’anus que son application dans la partie intime féminine.

Mais quelle que soit sa prise, la répétition du conseil n’est pas à chaque fois de trop : toujours le consommer avec modération !

Olyncia KASHEMA

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Santé

DIÉTETIQUE: MPOSÉ OU LARVE DE PALMIER

La tradition congolaise si pas africaine reconnaît au palmier les qualités d’arbre providentiel pour l’utilité de chacune de ses parties allant des fruits, aux branches en passant par ses écorces. La présence de larves dans le palmier, les Mposé, est une preuve de plus qui confirme l’intérêt à porter à cet arbre, car il agrémente en sus l’art culinaire local.

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De son nom scientifique Paysandisia archon, littéralement papillon ravageur du palmier, le mposé (ou nsombé ou nsombi dans les variantes kikongo) est son appellation congolaise. Il est également nommé charançon de palmier.

 La larve de palmier est répandue en Afrique et en Amérique du Sud, spécialement en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. On la retrouve aussi dans le sud de l’Europe.

Malgré sa dénomination, la larve de palmier n’a en réalité pas d’effet ravageur dans son biotope naturel d’Afrique, car les dégâts qu’elle occasionne sont mineurs.

 Ainsi, les larves de palmier se localisent dans l’arbre en décomposition. Elles s’y déplacent à travers les galeries creusées pour s’alimenter de ses tiges et de son tronc. C’est de là qu’elles sont collectées avant d’être vendues sur les marchés ou en colportage : elles s’offrent en spectacle en se mouvant en reptation sur les plateaux servant de présentoirs recouverts de débris de palmiers dont elles se nourrissent ; elles sont en effet vendues vivantes.

A titre comparatif, les mposé ne sont pas à confondre à une autre espèce de larve tout aussi consommable, les makokolo. Ces dernières trouvent également leur origine du palmier, mais se different des premières, car elles sont tirées des racines de l’arbre mort ou abattu suite à sa dégradation, de même qu’elles évoluent autour de lui contrairement aux mposé qui vivent à l’intérieur  du tronc.

Ces deux parasites sont néanmoins largement appréciés dans la cuisine d’Afrique Centrale à la fois pour ses vertus nutritionnelles que pour leur goût.

 Vertus nutritionnelles

Les larves renferment de nombreuses qualités nutritionnelles de grande valeur énergétique.

Pour 100g d’insectes consommés qui totalisent environ 20 pièces, la valeur énergétique est de 225 calories grâce aux lipides contenus d’une moyenne de 20 g et de protéines riches en acides aminés essentiels. Les quantités de ces acides aminés sont d’ailleurs supérieures à celles préconisées par la FAO pour satisfaire les besoins quotidiens d’un adulte.

 Un mets succulent

Pour toute personne non habituée à ce plat, sa consommation peut de prime abord paraître peu ragoûtante. Les âmes sensibles peuvent même à sa vue pousser des cris de dégoût et s’exprimer par des gestes tous aussi significatifs. Et pourtant cet insecte représente un des mets qui fait les délices de la cuisine congolaise ! Seuls les préjugés peuvent conduire à passer à des victuailles succulentes. Souvent collectés en quantité limitée, les mposé   ne sont pas rangés parmi les aliments consistants, mais plutôt parmi les mets à déguster en hors-d’œuvre ou en guise d’accompagnement des plats servis à table pour agrémenter les papilles délicates des gourmets.

La préparation la plus classique des mposé consiste à les nettoyer vivants à l’eau sans les vider, les mettre dans la casserole, y ajouter un peu d’eau et des ingrédients (oignons, du piment à volonté pour ceux qui l’apprécie, de la ciboulette, du sel), puis verser un peu d’huile si nécessaire (car ces larves contiennent elles-mêmes leur graisse) chauffée à feu doux, les faire bouillir durant quinze à vingt-minutes jusqu’à l’évaporation de l’eau et enfin les laisser frire pendant trois à cinq minutes au point de lui donner une belle texture dorée et un goût légèrement croquant.

Une autre préparation se pratique en maboké, c’est-à-dire en papillote de feuilles de bananier ou encore en papier aluminium.  

Après avoir lavé les mposé, ceux-ci sont placés dans la papillote confectionnée à cet effet dans laquelle, il y est ajouté soit du poisson, soit de la viande de porc avec un peu de tomate et les mêmes ingrédients que ceux décrits plus haut. Le liboké est alors posé sur un brasero chauffé au charbon   durant au moins une bonne trentaine de minutes jusqu’à sa cuisson.

Dans ce type de préparation, il est en tout cas question de faire appel à l’esprit d’imagination des cordons bleus.

 Un avenir prometteur

Dans le cadre de la recherche de sources alternatives d’acquisition de protéines et de lipides d’origine animale pour l’alimentation humaine en vue de combattre la malnutrition, particulièrement dans les perspectives de la surpopulation mondiale, la consommation des insectes est fortement préconisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Des tentatives d’élevage sont de plus en plus opérées en raison des opportunités à la fois alimentaires que commerciales à tirer de cette nourriture.

 Il va de soi que l’amélioration de ce type d’élevage novateur suppose la maîtrise régulière de l’environnement où évoluent les palmiers mais également des conditions de conservation, de transformation et de distribution de cet insecte intéressant.

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Santé

Diététique : Régime intermittent ,la nouvelle tendance pour perdre du poids

A la recherche des solutions pour la perte de poids, diverses formules sont proposées. Parmi celles-ci : la pratique du jeûne systématique sinon de régime intermittent. Comment peut-il s’apprécier ?

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Longtemps en RDC, l’embonpoint et les rondeurs étaient considérés comme un critère d’élégance et de bonne santé. Chez l’homme, une bonne bedaine était aussi le signe extérieur d’une certaine aisance financière et matérielle. Chez la femme, une masse impressionnante l’était également si pas pour elle directement, mais du fait de son époux ou de son compagnon. On parlait de « santé ya alimentation » ou s’enorgueillir de se faire appeler « mwasi ya kilo » ou « mwasi ya poids ». Depuis, beaucoup de sauces ont coulé sur les assiettes ! Aujourd’hui, avoir une belle taille est primordial.

A la recherche de vouloir percer les secrets d’un bon régime minceur, confirme la sentence qu’il faut souffrir pour être belle ou beau. Dès lors, par rapport au laisser-aller d’hier, faire preuve de rigueur exige une certaine dose de discipline.
L’une des formules en vogue est la pratique du jeûne intermittent, dénommé le fasting. Cette diète tient compte du fait de ne pas manger au-delà de 20h, car le repas pris en ce moment favorise en lui-même la prise de poids. 


Ainsi partant de ce dernier repas, le premier de la journée qui lui fait suite devrait intervenir à midi, soit un jeûne forcé de 16 heures. De la sorte, le rythme du fasting consiste en des repas pris de manière intermittente au départ d’une journée selon un décalage de 8h à 16h, entre chaque prise alimentaire. 


Les bienfaits du jeûne


Le jeûne a sans conteste des bienfaits sur la perte de poids. Cette pratique a pour atout certain de maîtriser la consommation excessive et désordonnée d’aliments et par voie de conséquence, de prévenir le surpoids avec à la clé la possibilité d’éviter des pathologies liées à cet état physique comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires…. Il favorise également le déstockage des graisses dans le corps.


Outre la possibilité de perdre du poids, jeûner compte de multiples avantages sur l’organisme. Il entraîne la diminution du sucre et la production d’insuline. Il stimule la sécrétion de l’hormone de croissance. Il réduit l’oxydation cellulaire et favorise la régénération cellulaire en même temps qu’il ralentit le vieillissement précoce des cellules. 


Cette action est obtenue par l’autophagie qui consiste en une fonction d’autonettoyage de l’organisme par ses propres cellules. Du point de vue des sensations physiques, le jeûne renforce la résistance du corps et ravive les capacités intellectuelles tout en améliorant la vivacité psychologique et le bien-être physiologique.


Les dangers du jeûne


 A côté de multiples bienfaits du jeûne, il convient également de se prémunir de ses dangers. La détermination à jeûner pour maigrir à tout prix exige de la prudence au risque d’obtenir les résultats contraires de ceux escomptés. Un avis médical et les conseils des diététiciens et autres nutritionnistes restent vivement indiqués. Ceux-ci recommanderont, sur base d’un check-up, un programme et un suivi appropriés. Il faut en effet pour réussir ce challenge, partir de l’idée que jeûner ne consiste pas à se soumettre à un calvaire qui risque de perturber le mode de vie d’un individu, notamment en le terrassant de fatigue, en le rendant nerveux au vu des frustrations consécutives à l’imposition du régime, en l’obligeant à avoir en permanence les yeux rivés sur les résultats….. Devant les difficultés du jeûne qu’il faut se refuser à occulter, vaut mieux prendre les précautions qui s’imposent.


Les pratiques d’un bon jeûne


Afin de réussir son jeûne, il est indispensable d’adopter de bonnes stratégies et de contourner certains pièges. Les exemples ci-dessous en sont quelques illustrations.

En un premier temps, il ne faudrait pas placer la barre trop haut pour ne pas se donner des buts difficilement atteignables. Jeûner consiste en exercice qui demande beaucoup d’abnégation et de volonté. C’est un peu comme de fournir un exercice physique qui impose endurance et détermination. Pour ce faire, vaut mieux procéder par étapes en réponse aux réactions du corps qui s’adaptera au fur et à mesure. Une méthode serait d’une part de repousser la consommation du premier repas et rapprocher davantage celui du second repas afin d’estomper l’écart entre les deux et par-là moins soumettre le corps à cette contrainte, l’essentiel étant de conserver une période de jeûne de 16h en alternance entre les prises alimentaires.

  • Jeûner ne peut signifier adopter un mode de vie spartiate avec seule finalité la perte de poids. Il s’agit plutôt de s’imprégner au préalable des différents bienfaits de cette pratique comme ceux décrits supra pour in fine, voir l’avantage physique sur la ligne. Une vue d’ensemble sur les avantages pour son organisme et la perte de poids ne peut dès lors qu’avoir un effet bénéfique sur cette démarche.
  •   Lors du jeûne, le corps peut ressentir avec moins d’acuité l’intensité de la soif. Et pourtant, le besoin latent est bel et bien présent. L’hydratation du corps que provoque l’eau est en effet nécessaire pour l’élimination des déchets métaboliques et des toxines. En période de jeûne intermittent en dépit de la sensation réduite de la sensation de soif, l’hydratation du corps doit être supérieure afin de permettre à l’organisme de supporter cette nouvelle astreinte et en encaisser le choc. De ce fait, il est nécessaire de se forcer de boire une quantité d’au moins 2 litres d’eau par jour, tout au long de la journée.
  • Après une longue abstinence due au jeûne, la tendance est de récupérer les vides en mangeant avec une plus grande gloutonnerie aussi bien en termes de quantité que de variétés d’aliments dont on s’est privé dans l’entre-repas. Par conséquent, l’équilibre alimentaire pour tirer profit du jeûne est forcément rompu au point d’en affaiblir si pas effacer l’efficacité. Un menu adéquat s’impose dès lors.


Le menu du jeûne


 Conformément à l’horaire du jeûne intermittent, l’horaire des repas se répartit théoriquement en un repas à 12h (déjeuner ou dîner selon la dénomination française ou belge) et l’autre à 20h ou avant (dîner ou souper selon la dénomination française ou belge). Un repas intermédiaire peut être intercalé à 16h, sous forme de collation ou de goûter, une fois encore selon la dénomination française ou belge.


Sous réserve d’un menu plus élaboré, la carte se compose d’un subtil dosage entre savoir se priver des gâteries tout en s’alimentant. D’une manière générale, il s’agit de privilégier des repas riches en végétaux, en céréales complets, en acides gras essentiels et en protéines maigres. Parmi ces aliments, on retrouve des salades, des légumes verts, de la soupe de légumes, des fruits de saison ou de la compote de fruits, des féculents cuits, de la viande, du poisson blanc, du fromage, du thé ou autre infusion, du yaourt au miel ou au fruit…..

Il est à noter que la quantité à consommer varie aussi d’un individu à un autre.


 Vitho wa Vith

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