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Acquisition d’un satellite d’observation de la terre Un défi à relever pour la RDC

Le passage de José Mpanda à la tête du ministère de la Recherche scientifique et Innovation technologique devrait être gravé en lettres d’or, avec l’acquisition, sur fonds propre, d’un satellite dont la démarche est en cours.

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Le 19 avril 2022, dans le cadre de la « Semaine de la Science et des Technologies » tenue au Musée national de Kinshasa, José Mpanda Kabangu, ministre de la Recherche scientifique, a affirmé que la RDC va bientôt se doter d’un satellite d’observation de la terre. Ce satellite qui pourra s’appeler ‘’RDC-SAT’’, assurera la surveillance et la maitrise de la vaste étendue de la République démocratique du Congo.
 En date du 11 février 2022, Me José Mpanda avait présenté le projet de son acquisition à la réunion du conseil des ministres, en expliquant son bien-fondé.

Le projet était adopté par les membres du gouvernement et le feu-vert lui était accordé. Cette acquisition, d’après les propos de Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, qui avait fait le compte-rendu, se fera par le biais d’un Etablissement public à caractère scientifique et technologique dénommé « Centre national de télédétection (CNT) »’. Il s’agit d’un dossier datant de 2016 et que le ministre Mpanda Kabangu a trouvé dans le tiroir, à sa prise des fonctions le 09 septembre 2019, dans le gouvernement Ilunkamba : Acquisition d’un satellite d’observation de la terre par la RDC en faveur du Centre national de télédétection (CNT), un marché proposé par la firme belge Spacebel.


Un satellite à acquérir sur fonds propre

Le 28 mars 2022, Me José Mpanda s’est rendu au siège de Spacebel, à Bruxelles, en Belgique. Sur place, le patron de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique a eu des fructueuses discussions avec les responsables de cette société belge spécialisée dans la conception des satellites et développement des programmes. Spacebel est partenaire de l’Agence spatiale européenne (ESA). « Le gouvernement congolais a accepté de s’approprier le projet d’acquisition d’un satellite d’observation de la terre qui était jusque-là porté seulement par mon ministère.

Aussi, contrairement à votre proposition de le financer à 40% et nous à 60 %, le gouvernement congolais a décidé de le financer seul à 100%, étant donné qu’il s’agit d’une question de souveraineté », a-t-il expliqué aux responsables de Spacebel. Avant cela, le ministre José Mpanda avait visité, du 9 au 10 août 2021, les installations de l’Agence spatiale européenne et le site des infrastructures de la société Spacebel, à Liège, toujours en Belgique. Pour le même projet, il avait été au siège de la même firme le 10 août 2020.


 Le préalable 


D’après Thierry du Pré-Werson, directeur de Spacebel, la construction du satellite après spécificité technique fournie par chaque ministère, prendra trois ans et demi. Seulement, avant cela, les experts de Spacebel devront procéder à la récolte des données spécifiques, pendant six mois, auprès des ministères impliqués dans ce projet, pour recueillir leurs besoins spécifiques. Les deux parties se sont entendues de se rencontrer dans la capitale congolaise pour une réunion scientifique qui mettra face à face leurs experts respectifs, pour parler des aspects techniques du projet. C’est justement après cette étape que la signature du contrat, d’une hauteur de 100 millions de dollars, interviendra entre le ministre congolais des Finances et Spacebel.  

Les avantages qu’en tirera la RDC


 En effet, un satellite d’observation de la terre est un satellite utilisé pour effectuer des observations géophysiques et géographiques de la terre depuis l’orbite terrestre. Il est utilisé notamment à des fins météorologiques, pour l’inventaire des ressources naturelles, la géodésie, la reconnaissance militaire… Sur le plan économique et financier, la RDC pourra attirer des investissements qui devront se traduire par la création des emplois et une contribution significative au budget de l’Etat au moyen de diverses taxes liées auxdits investissements. « Pendant sa vie, le satellite d’observation de la terre peut produire jusqu’à 2 milliards de dollars américains au profit de l’Etat congolais, rien que dans le secteur minier », indique le ministre José Mpanda.

D’où, le satellite d’observation de la terre servira particulièrement à la surveillance et à l’évaluation du secteur minier congolais. D’après le ministre, les fonds qui vont permettre l’acquisition dudit satellite seront ponctionnés sur la redevance minière, précisément dans le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN). Du point de vue sécuritaire, le projet d’acquisition de ce satellite aidera la RDC dans la gestion efficiente de ses frontières, en particulier celles de la partie Est envahie depuis plusieurs décennies par des forces négatives et des groupes armés étrangers.

Hubert MWIPATAYI

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Déploiement de la Force régionale dans l’Est : des pyromanes en sapeurs pompiers ?

Après l’annonce, le 20 juin, à Nairobi, du déploiement d’une force régionale dans l’Est de la République démocratique du Congo, la plupart des Congolais ont manifesté une méfiance vis-à-vis de cette décision. Plusieurs souhaitent voir l’armée nationale être renforcée à la place de la présence des forces étrangères.

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Les dirigeants de la communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont décidé de la création d’une force militaire régionale censée contribuer à ramener la paix dans l’Est de la RDC. Alors que la RDC s’est opposée à la présence des militaires rwandais dans cette force, l’Ouganda – un autre pays suspecté par la RDC d’avoir facilité la prise de Bunagana par le M23 – insiste sur la présence du Rwanda dans ce déploiement. A l’issue du troisième conclave du lundi 20 juin, le président ougandais a souligné que « les problèmes affectant la région comme la crise en RD Congo nécessitent une approche collective de tous les membres régionaux de la Communauté de l’Afrique de l’Est ». A l’en croire, il faut insister pour travailler ensemble, allusion faite au Rwanda mis à l’écart par la RDC.

Mais cette force est perçue par l’opinion congolaise comme un risque sécuritaire supplémentaire pour le pays. En dehors du Kenya et de la Tanzanie, le reste des pays de la région de l’Est qui composeraient la fameuse Force régionale ont des groupes armés qui opèrent sur le sol congolais. Le Rwanda a des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) dont il accuse faussement les FARDC de collaborer avec ce groupe rebelle. Mais le rapport du groupe d’experts des Nations Unies en 2013 a démontré que des éléments FDLR que la MONUSCO avait rapatriés au Rwanda, certains étaient revenus au Congo dans les rangs du M23 pour attaquer la RDC. Ce même mouvement que Kinshasa accuse aujourd’hui le Rwanda de soutenir. L’Ouganda a des rebelles ADF en RDC, le Sud soudan, lui, a des Mbororos et le Burundi le Red Tabara.

 Visiblement, ce sont des pays qui attisent le feu dans l’Est congolais qui sont aujourd’hui appelés à l’éteindre. Ce qui parait invraisemblable, surtout pour des pays comme le Rwanda dont l’instabilité au Congo profite à son économie. Donc, rien ne présage que cette force régionale va vraiment s’occuper des problèmes sécuritaires de fond. Puis, voir une telle présence des armées étrangères éroderait la souveraineté congolaise, surtout par des pays qui convoitent depuis des années l’Est de la RDC.                         

Sur ce sujet, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) a préféré écrire directement au président de la République, Félix Tshisekedi. « Nous rejetons vigoureusement » ce projet et « vous appelons à y renoncer », écrit la Lucha ; ce mouvement créé il y a dix ans à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. « Au moins trois des sept Etats membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) – le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi – sont impliqués depuis plus de deux décennies dans la déstabilisation de notre pays, à travers des interventions directes de leurs armées ou à travers des groupes armés », poursuit la Lucha, qui évoque des raisons « sécuritaires, économiques ou géopolitiques ».

Pour le candidat malheureux à la dernière présidentielle, Martin Fayulu, le communiqué des chefs d’Etat de EAC met à nu leur intention avérée de balkaniser la RDC. « Un pays ne sous-traite pas sa sécurité, même d’une infime partie de son territoire! Le communiqué des chefs d’Etat de EAC met à nu leur intention avérée de balkaniser la RDC. Aucun Congolais digne de ce nom ne peut accepter la force régionale de EAC. La RDC demeurera entière. », a-t-il écrit sur son compte Twitter.  

L’autre candidat malheureux, Noël Tshiani, lui, se pose déjà des questions sur ce qui adviendrait de la RDC après l’échec de cette opération. « L’accord de Nairobi entre pays de EAC et RDC ressemble à un marché des dupes. Tous ces pays instables ne voient pas d’insécurité chez eux, mais s’en pressent de faire partie de la force militaire régionale à déployer en RDC! Que deviendra RDC si cette force déployée échoue? »

Et le député national Delly Sesanga va plus loin et pense qu’à force de sous-traiter la question de la paix congolaise par d’autres pays, la RDC pourrait perdre, un jour, son âme, sa souveraineté et son intégrité territoriale chèrement acquises. « On ne fera jamais l’économie de la guerre sans une réforme profonde et sérieuse de nos Forces armées. En évitant en interne, de poser avec courage, les vrais problèmes de notre défense nationale pour y trouver des solutions durables, un jour nous finirons par perdre l’essentiel : l’âme de notre Nation, son indépendance nationale, sa souveraineté et son intégrité territoriale chèrement acquises« , a-t-il déclaré. 

Il sied de rappeler que la RDC a été agressée, en aout 1998, par trois pays de l’Est, le Rwanda, l’Ouganda ainsi que le Burundi. Depuis cette période, et bien avant même, l’Est de la RDC est entré dans une phase d’instabilité qui dure depuis près de 30 ans.       

Heshima

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Soutien au M23 : la suspension des accords avec le Rwanda peut-elle dissuader Kigali ?

La République démocratique du Congo vise à frapper le porte-monnaie de Kigali après son soutien aux rebelles du Mouvement de 23 mars (M23) qui ont pris, depuis le 13 juin, plusieurs localités dont la cité stratégique de Bunagana, au Nord-Kivu. Ces sanctions vont-elles influer sur le Rwanda ? Analyse.

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Le Conseil supérieur de la défense de la République démocratique du Congo a demandé, le 15 juin, au gouvernement de suspendre tous les accords et pré-accords signés avec le Rwanda. Ces mesures ont été prises après que Kinshasa a accusé Kigali de soutenir le mouvement rebelle M23. Ces accords sont de diverse nature. Mais il y a beaucoup plus ceux qui touchent au secteur économique.       

Il y a presque une année, la République démocratique du Congo et le Rwanda avaient signé trois accords commerciaux. Le premier accord conclu portait sur la promotion et la protection des investissements entre les deux pays. Le second avait pour objet une convention entre les deux pays en vue d’éviter la double imposition et prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu, selon le communiqué final publié à l’issue du tête-à-tête entre les deux dirigeants, Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Le troisième protocole d’accord concernait l’exploitation de l’or et implique la société congolaise aurifère (SAKIMA SA) ainsi que la société rwandaise DITHER LTD.

La question est de savoir est-ce que cette suspension d’accords peut-elle avoir des répercussions sur l’économie rwandaise au point de pousser Paul Kagame à reculer dans son soutien aux rebelles du M23 ? Difficile de répondre par l’affirmatif ! Puisque le Rwanda faisait tourner son économie avec des minerais issus de la contrebande en RDC, sans passer par ces accords commerciaux, particulièrement en ce qui concerne l’or.       

D’après la liste des producteurs d’or établie, le 30 juin 2020, par Wolrd Gold Council, la République démocratique du Congo est classée 7ème en Afrique en termes de production d’or avec 45, 6 tonnes par an. Un classement coiffé par le Ghana avec plus de 142 tonnes de production suivi de l’Afrique du Sud, 118,2 tonnes. Sur les 15 premiers pays producteurs de ce minerai, le Rwanda n’y figure pas, encore moins l’Ouganda et le Burundi. Mais ces trois pays se retrouvent subitement sur la liste des pays exportateurs de ce produit. Comment et pourquoi ?

Déjà dans les mines d’or artisanales, l’or échappe presque au contrôle des autorités congolaises. La carte des sites miniers s’étale le long de la frontière Est de la RDC, dans les deux Kivu et l’Ituri, en longeant la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda. Ces quatre Etats ne se privent pas de profiter de cette proximité géographique pour se procurer de l’or dont l’origine manque de traçabilité mais souvent vendu par des groupes armés qui  insécurisent l’Est de la RDC.

De ce fait, même si le gouvernement congolais suspend les accords commerciaux avec le Rwanda, notamment celui sur l’exploitation de l’or, cela ne risque pas d’influer négativement sur ce pays. Tant que le M23 ou d’autres groupes armés continueraient à occuper des zones riches en or, le Rwanda s’en servirait toujours avec ou sans accord commercial entre les deux pays. Même si Kinshasa décidait de fermer ses frontières avec le Rwanda, cette décision impacterait uniquement les deux petits peuples (rwandais et congolais) qui vivent des commerces transfrontaliers. Cela n’affectera en rien l’establishment installé à Kigali. Puisque les butins du pillage de ressources naturelles de la RDC ne passent pas par des frontières officielles.       

La suspension de ces accords n’aura pas assez d’effet sur Kigali d’autant plus qu’avant l’existence de ces traités, les chiffres sur l’exportation de l’or au Rwanda baissaient au gré de la sécurité en RDC. Comme en 2019, la Banque centrale du Rwanda avait enregistré des chiffres moins plus importants qu’avant ou après cette année.        

En d’autres termes, pour que ces mesures soient efficaces, Kinshasa devrait sécuriser l’ensemble de sa partie Est pour éviter l’évasion des minerais. Mais tant que la RDC n’arrivera pas à défendre son territoire face à des groupes armés soutenus par des pays voisins ou même indirectement par des puissants pays de la communauté internationale, cette évasion des richesses continuera avec ou sans accords commerciaux avec ces pays présumés pilleurs. Car il n’existe aucune explication que le Rwanda qui ne produit que 300 kilos d’or puisse en exporter 10.796 kg, selon les chiffres de 2017 rapportés par The Observatory of Economic Complexity.       

Pourtant, la RDC est le pays de la région des Grands Lacs qui produit le plus d’or artisanal tout en étant celui qui en exporte le moins (45600 kg de production pour seulement 1.295 kg d’exportation). Parallèlement, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda exportent beaucoup plus d’or qu’ils n’en extraient chez eux, soit 36 fois plus dans le cas du Rwanda dont le métal jaune représente 66% des exportations dans son économie.

Dido Nsapu

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Cour Constitutionnelle: le juge Président élu, cap vers les élections de 2023

La Haute cour connait son nouveau président, plus d’un mois après l’éjection de Dieudonné Kaluba par tirage au sort. Ce mardi 21 juin 2022, les juges ont jeté leur dévolu sur Dieudonné Kamuleta Badibanga pour succéder au juge Kaluba Dibwa. Une élection sans suspense puisque le nom de Kamuleta revenait déjà sur plusieurs lèvres.

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Au cours d’une élection organisée lors de la plénière de ce mardi 21 juin 2022, les juges de la Cour constitutionnelle ont élu Dieudonné Kamuleta comme juge président de cette haute juridiction. Il a été élu avec 9 voix sur les 9 votants. Il remplace à ce poste un autre Dieudonné, le professeur Dieudonné Kaluba Dibwa écarté, mardi 10 mai, à l’issue d’un tirage au sort, avec le juge Prince Funga Molima. Et les deux ne font donc plus partie de la Cour constitutionnelle. Ce tirage était intervenu après le décès du juge Polycarpe Mongolu. La Cour était amputée de trois juges qui ont été pourvus récemment par les différentes composantes, à savoir le Président de la République, le Conseil Supérieur de la Magistrature et le Parlement. Il s’agit des juges Dieudonné Mandza Andie  venu du Parlement, Me Sylvain Lumu Mbaya de l’institution Président de la République et de Yuma Bahati provenant du Conseil Supérieur de la Magistrature. 

Election sans suspense…

Magistrat de carrière et ancien Conseiller à la Cour de cassation, Juge à la Cour constitutionnelle depuis le 17 juillet 2020, le nouveau président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta Badibanga faisait déjà parler de lui immédiatement après l’éviction de Dieudonné Kaluba Dibwa. Des informations selon lesquelles ce haut magistrat avait pris les commandes de la Cour constitutionnelle étaient rependues comme une trainée de poudre. Cela, au point de le pousser à publier un communiqué pour les démentir. Dans un communiqué de presse en mai dernier, le Cabinet du juge Dieudonné Kamuleta tenait à préciser qu’à la Cour constitutionnelle, le 9 mai, il avait été uniquement question de procéder au tirage au sort des juges sortants « et nullement de l’élection du nouveau Président de la Cour constitutionnelle ».

Ce document précisait en outre que les juristes avertis savent que la Cour constitutionnelle est composée de 9 juges, lesquels élisent son président. En attendant cela, c’est la Loi organique et le Règlement intérieur de la Cour qui étaient d’application, lesquels prévoient, de manière claire, les dispositions pratiques en cas de vacance à la présidence de la Cour. « Et la situation du Juge Kamuleta ne lui permet pas d’exercer l’intérim du Président de la Cour constitutionnelle au regard des textes précités », affirmait son cabinet. Malgré ce démenti, son nom était sur toutes les lèvres. Et son élection, ce mardi 21 juin, parait sans suspense.    

Cap sur 2023

C’est la Cour constitutionnelle qui est la juridiction constitutionnellement habilitée à juger du contentieux électoral. « Elle juge du contentieux des élections présidentielles et législatives ainsi que du référendum », stipule l’article 161 de la Constitution. Ainsi, l’opinion sait désormais qui validera l’élection du président vainqueur de la présidentielle de 2023, si la date des scrutins est respectée.

Les membres de la Cour constitutionnelle étant connus, ceux de la CENI aussi, car désormais vers 2023. L’heure n’est plus à la quête de ceux qui doivent former les équipes des institutions ayant un rôle à  jouer dans l’organisation des élections. Après l’entérinement de son nom à l’Assemblée nationale, le 16 octobre 2021, par  les députés nationaux, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Denis Kadima Kazadi et son équipe sont à pied d’œuvre pour rattraper le retard pris dans le processus électoral.  

Heshima

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