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Face aux défis sécuritaires persistants : l’armée congolaise en pleine mutation
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11 mois agoon
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La redaction
La République démocratique du Congo (RDC) renforce progressivement ses Forces armées (FARDC). Hausse sans cesse croissant du budget de la défense depuis 3 ans, modernisation des équipements et réformes structurelles témoignent d’une volonté politique de bâtir une armée plus professionnelle et dissuasive en vue de faire face à des défis sécuritaires persistants et à un contexte géopolitique régional toujours sous tension.
Le 18 novembre 2025 devant les députés à l’Assemblée nationale, la Première ministre Judith Suminwa a présenté le projet de loi de finances exercice 2026. Dans un contexte sécuritaire toujours volatile, notamment dans l’est du pays, le gouvernement affiche une priorité nette : 30 % du budget sera consacré aux forces de défense et de sécurité, un niveau inédit depuis des lustres.
Depuis plusieurs années, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) connaissent une transformation notable, portée par une augmentation progressive des crédits alloués à la défense. Selon les autorités congolaises, cette enveloppe budgétaire vise à répondre simultanément à trois priorités : la sécurisation du territoire, la modernisation des équipements et l’amélioration des conditions de vie des militaires. L’accroissement du budget militaire s’inscrit dans un effort global de réorganisation de l’appareil sécuritaire. Une part significative des ressources est consacrée à l’acquisition de nouveaux équipements : véhicules blindés, moyens de communication modernes, drones de surveillance et armements adaptés aux opérations dans des terrains difficiles, notamment dans l’est du pays. Ces investissements visent à renforcer la capacité opérationnelle des troupes face aux groupes armés et aux menaces asymétriques.
Parallèlement, la professionnalisation de l’armée constitue un autre axe majeur de cette montée en puissance. Des programmes de formation et de recyclage sont mis en place, parfois en coopération avec des partenaires étrangers, afin d’améliorer la discipline, la chaîne de commandement et la maîtrise tactique des unités. L’objectif affiché est de transformer progressivement les FARDC en une force mieux structurée, capable de mener des opérations coordonnées et efficaces.
Appui financier extérieur
Dans cette réforme de l’armée, l’Union européenne à travers le cadre de la Facilité européenne pour la paix (FEP), a décidé d’accorder une aide de 10 millions d’euros aux FARDC. Le 24 novembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a officiellement adopté une nouvelle mesure d’assistance de 10 millions d’euros en faveur des FARDC. Cette somme est destinée à l’acquisition d’équipements militaires non létaux, adaptés aux besoins opérationnels des forces congolaises. Selon le Conseil de l’UE, il s’agira notamment de matériel pour renforcer le commandement et le contrôle, d’équipements logistiques visant à améliorer les conditions de déploiement des troupes, des infrastructures médicales, ainsi que des moyens de patrouille, notamment le long des frontières fluviales.
Il s’agit de la deuxième mesure de ce type accordée par l’UE aux FARDC : la première datée de 2023 visait à soutenir la 31ᵉ brigade de réaction rapide, basée à Kindu, dans la province du Maniema. Ce qui porte le soutien total de l’UE via la FEP à l’armée congolaise à 30 millions d’euros. Les autorités européennes expliquent que cet appui vise à renforcer la capacité des FARDC à protéger les civils et à restaurer l’autorité de l’État dans des zones fragilisées par les conflits. Les premières livraisons des matériels sont prévues avant la fin de 2026.
Un projet de réforme plus large…
Cette mutation profonde de l’armée s’inscrit dans un projet plus large qui s’étend jusqu’en 2028. Avec la loi de programmation militaire votée au Parlement, ce projet de montée en puissance des forces congolaises comprend notamment la formation des militaires, la spécialisation et le perfectionnement des troupes, des officiers, des sous-officiers, ainsi que des instructeurs et formateurs militaires. Elle englobe également la construction, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures militaires.
En assurant des réformes au sein de l’armée, le gouvernement espère récupérer des territoires occupés par des groupes rebelles, notamment dans l’Est de la RDC. « Le gouvernement, sous le leadership du commandant suprême des forces armées de notre pays, demeure fermement déterminé à récupérer chaque portion du territoire national passée entre les mains de l’ennemi », a déclaré la Première ministre lors de la défense du budget 2026.
Bâtir une armée en valorisant aussi l’expertise nationale
Cette dynamique de réforme s’accompagne également d’une volonté d’industrialisation locale du secteur de la défense. Les autorités évoquent la relance de certaines unités de production et de maintenance militaires, destinées à réduire la dépendance vis-à-vis des importations et à favoriser un savoir-faire national. A la N’sele, dans la périphérie ouest de la ville de Kinshasa, un vaste projet de construction des ateliers est en cours. Conduit par le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik du Service national, l’objectif de ce projet d’atelier est de construire des tenues militaires et policières sur place au pays. Cet atelier vise à réduire la dépendance extérieure en produisant localement des uniformes pour les FARDC et la Police nationale congolaise (PNC), avec une capacité de production de 2 000 tenues par jour soit environ 700 000 par an. Un aspect marquant est que l’atelier est géré par des anciens « kulunas », réinsérés et formés par le Service national pour devenir des « bâtisseurs de la nation ». L’atelier sera inauguré en décembre 2025.
Veiller à la qualité du soldat et de l’officier
Dans cette phase de perfectionnement, l’armée veut aussi veiller sur la qualité du soldat mais aussi de l’officier supérieur et subalterne. Lors de la cérémonie de prestation de serment des officiers subalternes des FARDC, le 8 avril 2025, à l’EFO Kananga, le lieutenant-général Obed Rwibasira, commandant général des écoles militaires de l’armée, avait épinglé un manque de discipline observée chez certains militaires. Il avait profité de cette occasion pour appeler les parents à envoyer leurs meilleurs enfants au sein de l’armée. « Nous vous exhortons de donner à l’armée des bons enfants, bien aimés, bien éduqués, instruits et intelligents car l’avenir de l’armée et de notre pays a un prix à payer. », avait-il déclaré devant des parents des nouveaux officiers subalternes mais aussi des autorités politiques dont le ministre de la Défense nationale, Guy Mwadiamvita.
L’accent est également mis sur la formation des officiers supérieurs, avec la création de l’École de guerre de Kinshasa (EGK) en 2021, pour préparer l’élite militaire à assumer des responsabilités plus importantes. Les objectifs incluent l’harmonisation des programmes, l’alignement sur les doctrines militaires et le renforcement des compétences pour mieux protéger la population, comme l’indique l’évaluation du Plan de réforme de l’armée. La formation des FARDC se concentre donc sur une amélioration de la qualité grâce à des programmes diversifiés, notamment l’entraînement spécialisé dans des domaines comme les armes lourdes, les drones et le combat.
Du côté des responsables de l’armée, une sévérité s’observe depuis quelques mois. Une vingtaine d’officiers généraux et supérieurs sont aux arrêts pour diverses raisons notamment des faits « hautement répréhensibles ». Le 22 novembre, le porte-parole de l’armée, le général-major Sylvain Ekenge, avait confirmé ces interpellations sans donner plus de détails. Parmi eux, le général Franck Ntumba, chef de la Maison militaire, un service directement rattaché à la présidence. Christian Ndaywel Okura, ex-chef des renseignements militaires (ex-DEMIAP), il avait été nommé il y a environ un an chef d’état-major de la force terrestre. Il y a aussi le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des FARDC, il était, jusqu’à son arrestation, conseiller militaire du président Félix Tshisekedi. Ces officiers, qui ne sont ni à la prison de Makala ni à Ndolo, sont tous détenus dans des bonnes conditions, affirme Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). « Nous avons même échangé. Ils sont en bonne santé, les médecins les visitent, chacun avec ses petits problèmes, ses petits bobos de santé. Et nous avons même blagué : ils sont tous contents parce que nos Léopards ont gagné, ils ont suivi tous le dernier match contre le Nigeria. Ils étaient en joie, ils ont même sautillé. Ils nous ont dit comment ils étaient très contents et fiers. C’est pour dire que le droit au loisir, à la lecture, ils ont dit qu’ils sont dans de très bonnes conditions. », a-t-il ajouté le 22 novembre 2025.
Le budget des FARDC pourrait dépasser celui de l’Angola
Dans un continent où la paix s’éloigne de plus en plus, la majorité des armées africaines augmentent leur budget de défense. C’est le cas de l’Algérie, l’Egypte, le Soudan, l’Angola, la RDC et d’autres pays qui ont des défis sécuritaires liés notamment au terrorisme tel que le Nigeria. Si le gouvernement algérien a octroyé à son armée un budget annuel de 25 milliards de dollars en 2025, la RDC veut aussi casser sa tirelire pour moderniser son outil de défense. Composée d’une armée moderne, comprenant l’armée de terre, l’armée de l’air et la marine, l’armée algérienne est aussi classée première en Afrique en terme d’indice de puissance. Si en 2025 la RDC a octroyé sur le papier 800 millions de dollars à son armée, ce budget a été dépassé lors des dépenses militaires. En 2026, le budget des FARDC va exploser, passant de 800 millions à près de 8 milliards de dollars, soit le tiers du budget national chiffré à 25 milliards de dollars.
L’Angola, classé 8ème en Afrique (devant la RDC) en terme de budget de la défense, pourrait se voir dépasser par le pays de Félix Tshisekedi. L’Angola est réputé pour ses importantes forces terrestres et sa puissante armée de l’air. En 2025, le budget militaire du pays était de 2,1 milliards de dollars. Mais avec environ 8 milliards USD de défense prévus pour la RDC, le pays de Félix Tshisekedi pourrait se placer loin devant l’Angola et même l’Egypte qui a alloué un budget militaire de 5,88 milliards de dollars à ses forces armées en 2025.
Si les progrès sont salués par une partie de l’opinion, des défis demeurent. La transparence dans la gestion des fonds, la lutte contre la corruption et l’amélioration continue de la gouvernance sécuritaire restent des enjeux cruciaux pour pérenniser ces réformes.
Heshima
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Dossier
Accords de Washington : la mise en œuvre traîne, un an après…
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1 mois agoon
septembre 10, 2026By
La redaction
Signés le 27 juin 2025 et entérinés, six mois plus tard, par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, dans un climat de fortes tensions, les accords de Washington n’ont toujours pas produit les effets escomptés. Un an après leur signature, la paix reste hors de portée dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Leur mise en œuvre patine et paraît de plus en plus hypothétique, malgré les sanctions infligées au Rwanda par les États-Unis.
Après plusieurs cycles de discussions sans résultats décisifs, le processus de désescalade engagé entre Kinshasa et Kigali semble s’être enlisé. Pourtant, les deux parties poursuivent leurs rencontres dans le cadre des mécanismes prévus par l’accord. Le 24 juin 2026, lors de la sixième réunion du Comité mixte de surveillance (CMS), les deux délégations ont réaffirmé leur volonté d’accélérer la mise en œuvre de l’accord afin de réduire les tensions dans l’est de la RDC.
Mais sur le terrain, les avancées restent limitées. Selon le Baromètre des accords de paix en Afrique, un an après leur signature, les accords de Washington n’ont été mis en œuvre qu’à hauteur de 35 %. Sur les 30 engagements prévus, seuls trois ont été pleinement réalisés, notamment la mise en place d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire et du Comité mixte de surveillance. Tous les autres volets accusent un retard important.
Le Baromètre relève toutefois quelques progrès. Du côté congolais, les opérations de neutralisation des FDLR, lancées à la fin du mois de mars 2026, obtiennent une note de 5 sur 10. En revanche, du côté rwandais, le retrait des troupes et la levée des mesures défensives n’atteignent qu’un score de 2,5 sur 10. Il apparaît également un profond déséquilibre dans les priorités d’exécution. Les engagements sécuritaires les plus sensibles restent pratiquement au point mort. Le déficit de confiance entre les deux parties continue de freiner la coopération et favorise la poursuite des hostilités sur le terrain.
Le Rwanda renforce sa présence
Alors que Kigali s’était engagé à retirer ses forces du territoire congolais et à lever certaines mesures défensives, plusieurs rapports indiquent au contraire un renforcement de sa présence militaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les autorités rwandaises justifient ce maintien par la menace persistante que représenteraient les FDLR et par la nécessité de préserver leur sécurité. Dans un rapport adressé au Conseil de sécurité des Nations unies, le Groupe d’experts indique que, depuis le lancement du processus de Doha en mars 2025, les territoires contrôlés par l’AFC/M23 se sont étendus de plus de 35 %. Le même rapport estime qu’entre 14 000 et 18 000 militaires rwandais restent déployés dans l’est de la RDC.
Les sanctions américaines montrent leurs limites
Parallèlement, les négociations menées à Doha, sous la médiation du Qatar entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, peinent-elles aussi à produire des résultats concrets. De même, la pression diplomatique et économique exercée par les États-Unis sur Kigali ne semble pas modifier le rapport de force sur le terrain. Washington a pourtant multiplié les sanctions contre des responsables rwandais accusés de soutenir l’AFC/M23 ou de tirer profit de l’exploitation illégale des ressources minières congolaises.
En juin dernier, les États-Unis ont sanctionné plusieurs ressortissants rwandais soupçonnés de participer au trafic d’or extrait illégalement dans l’est de la RDC. La raffinerie Gasabo Gold Refinery Ltd, basée à Kigali, ainsi que plusieurs membres de son réseau, sont accusés de blanchir cet or. « Les États-Unis ne permettront pas à des acteurs malveillants de tirer profit du commerce illicite des minerais et de déstabiliser la région », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. Quelques mois auparavant, l’administration Trump avait déjà pris des sanctions contre plusieurs officiers supérieurs des Forces de défense rwandaises.
Malgré ces mesures, Kigali ne donne aucun signe de recul. Le porte-parole de l’armée rwandaise, le brigadier-général Patrick Karuretwa, lui-même visé par des sanctions américaines, a déclaré sur un plateau de télévision que « le Rwanda est à Goma et à Bukavu pour y rester ; se retirer serait suicidaire ».
Autre paradoxe : James Kabarebe, sanctionné par le Trésor américain en 2025 pour son rôle présumé dans le soutien au M23 et dans l’exploitation des ressources minières congolaises, a été promu ministre d’État chargé de l’Intégration régionale. Il est aujourd’hui l’interlocuteur officiel du Rwanda pour le volet économique des accords de Washington, pourtant parrainés par les États-Unis.
Le dialogue comme alternative
Face aux difficultés rencontrées par les initiatives diplomatiques, plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile congolaises plaident désormais en faveur d’un dialogue national inclusif. Pour eux, un dialogue interne pourrait permettre de consolider les accords de Washington en abordant d’autres causes profondes de la crise, notamment les questions de gouvernance, de cohésion nationale et de légitimité des institutions. « Sans dialogue national inclusif, Washington et Doha ne mèneront pas à une paix durable », ont notamment affirmé plusieurs organisations de la société civile.
Dans cette perspective, le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, a reçu, le 7 juillet 2026, une délégation de responsables politiques congolais ainsi que des représentants de la CENCO, de l’ECC et des Églises de réveil. À l’issue des échanges, le chef de l’État burundais a insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif. La coalition C64 lui a, pour sa part, réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution du 18 février 2006.
Mais le consensus est encore loin d’être trouvé. Majorité et opposition divergent aussi bien sur les participants que sur le contenu du futur dialogue. Le pouvoir refuse que ce cadre serve de « blanchisserie » à ceux qui ont pris les armes contre la République, tandis que les responsables religieux plaident pour une participation sans exclusion.
Sur le fond également, les positions restent éloignées. Certains souhaitent un dialogue centré sur la cohésion nationale, d’autres veulent remettre sur la table l’ensemble de l’ordre politique issu des élections de 2023. Pour Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), le dialogue est devenu incontournable. Mais, prévient-il, il ne devra pas occulter les impératifs de justice et de lutte contre l’impunité.
Hubert Mwipatayi
Exclusivité
CNSSAP : Junior Mata reçoit un prix de mérite
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1 mois agoon
septembre 7, 2026By
La redaction
L’Institut des Auditeurs Internes du Congo (IIA RDC) distingue la vision de Junior Mata et consacre la montée en puissance de la CNSSAP dans les standards internationaux de gouvernance
La bonne gouvernance n’est plus seulement un concept inscrit dans les rapports institutionnels. À la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’État (CNSSAP), elle se traduit désormais par une reconnaissance officielle. Le 13 mars 2026, à Kinshasa, l’Institut des Auditeurs Internes du Congo (IIA RDC), en présence des représentants de l’Association des Instituts d’Audit Interne d’Afrique (AFIIA Afrique), a décerné un prix de mérite à la CNSSAP, remis à son Directeur général, Junior Mata M’Elanga. Cette distinction récompense les avancées réalisées dans la construction d’une gouvernance moderne et conforme aux meilleures pratiques internationales.
Une gouvernance bâtie sur les standards mondiaux
Au fil des dernières années, la CNSSAP s’est engagée dans une profonde transformation de ses mécanismes de gouvernance. L’objectif : faire de la transparence, de la maîtrise des risques et du contrôle interne des leviers de performance au service des agents publics. Cette démarche s’est traduite par la mise en place d’une fonction d’audit interne structurée selon les directives de The Institute of Internal Auditors (IIA Global – États-Unis), référence mondiale dans ce domaine.
L’organisation repose aujourd’hui sur un dispositif de contrôle interne articulé autour des trois lignes de défense, un modèle international qui définit clairement les responsabilités des opérationnels, des fonctions de contrôle et de l’audit interne afin de renforcer la maîtrise des risques et la qualité de la gouvernance.
Une culture de l’audit qui s’enracine
L’un des éléments les plus remarqués par les professionnels de l’audit concerne la montée en compétences des équipes internes. Tous les auditeurs internes de la CNSSAP sont désormais membres de l’IIA RDC et disposent d’un identifiant professionnel délivré par IIA Global, attestant de leur intégration dans le réseau international de la profession et de leur engagement à respecter les normes mondiales de l’audit interne. Au-delà d’une simple formalité administrative, cette reconnaissance traduit une volonté d’inscrire durablement la fonction d’audit dans les meilleures pratiques internationales.
La certification ISO 9001 maintenue

Cette distinction vient également conforter une autre réussite de la CNSSAP : le maintien de sa certification ISO 9001, norme internationale de référence en matière de management de la qualité. Cette certification atteste de la capacité de l’institution à structurer ses processus, à améliorer continuellement ses services et à placer la satisfaction des usagers au cœur de son organisation. L’association entre un système qualité certifié et une fonction d’audit interne conforme aux standards de l’IIA constitue aujourd’hui l’un des principaux atouts de la gouvernance de la Caisse.
Une reconnaissance du leadership
En recevant ce prix de mérite, Junior Mata M’Elanga a tenu à souligner que cette distinction récompense avant tout le travail collectif des équipes de la CNSSAP. « Ce prix met en lumière les manifestations concrètes de nos efforts, menés avec rigueur et humilité, pour renforcer la gouvernance de notre établissement. », a-t-il déclaré. Le Directeur général a également réaffirmé la vocation première de la Caisse, celle de garantir une protection sociale performante, transparente et durable au bénéfice des agents publics de la République démocratique du Congo.
Une institution qui veut faire école
Dans un contexte où les exigences de bonne gouvernance deviennent de plus en plus fortes au sein des établissements publics, la reconnaissance décernée par l’IIA RDC revêt une signification particulière. Elle consacre une démarche qui dépasse la seule conformité réglementaire pour faire de la gouvernance un véritable outil de création de valeur. À travers le renforcement du contrôle interne, la professionnalisation de l’audit, la maîtrise des risques et le maintien des standards de qualité internationaux, la CNSSAP affiche son ambition de s’imposer comme une référence nationale en matière de gestion publique moderne.
Au-delà du trophée, cette distinction symbolise l’évolution d’une institution qui entend inscrire durablement la performance, la transparence et l’amélioration continue au cœur de son action au service des agents publics de l’État.
Heshima Magazine
Exclusivité
De Matadi à Tshikapa: CNSSAP, une expansion qui rapproche la sécurité sociale des agents publics
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1 mois agoon
septembre 7, 2026By
La redaction
Matadi, Kikwit, Kananga et Tshikapa, l’expansion territoriale de la CNSSAP se poursuit à travers l’ouverture et le renforcement des agences en provinces. Une politique qui permet de rapprocher ce service des agents publics concernés.
La transformation de la protection sociale des agents publics s’écrit désormais au rythme des provinces. Sous l’impulsion du président de la République, Félix Tshisekedi, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’État (CNSSAP) accélère le déploiement de son réseau à travers le pays, faisant de la proximité un pilier essentiel de la réforme sociale.
Longtemps concentrés à Kinshasa, les services de la CNSSAP s’étendent progressivement vers l’intérieur du pays afin de garantir aux fonctionnaires et agents publics un accès plus rapide, plus équitable et plus efficace à leurs droits sociaux. Cette stratégie traduit la volonté de construire une administration moderne, décentralisée et résolument tournée vers les besoins des bénéficiaires.
Une présence qui s’affirme dans les provinces
Le mouvement est désormais bien engagé. Après Matadi, première étape majeure dans le Kongo-Central, la CNSSAP a consolidé son implantation à Kikwit, dans la province du Kwilu, avant de poursuivre son expansion dans le Grand Kasaï. À Kananga, la dynamique a franchi un seuil décisif avec la construction en cours du futur bâtiment de l’agence provinciale et le lancement officiel des activités de la CNSSAP. Une avancée qui traduit la volonté des autorités de rapprocher durablement les services de sécurité sociale des agents publics du Kasaï-Central.
À Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, les travaux préparatoires sont également en cours. La mise à disposition du terrain, les études techniques et les démarches administratives engagées ont ouvert la voie à l’implantation prochaine d’une agence appelée à renforcer la couverture territoriale de l’institution dans la province du Kasaï. Chaque nouvelle étape constitue une avancée concrète vers une couverture nationale plus équilibrée, où les services sociaux deviennent accessibles sans que les bénéficiaires soient contraints de parcourir des centaines de kilomètres pour accomplir leurs formalités.
Une réforme qui prend forme sur le terrain

Au-delà des infrastructures, l’expansion du réseau de la CNSSAP répond à une ambition plus profonde : rapprocher l’État de ses agents et faire de la sécurité sociale un service public de proximité. En développant ses agences provinciales, la CNSSAP réduit les disparités d’accès aux prestations sociales, simplifie les démarches administratives et améliore la qualité de la prise en charge des fonctionnaires et retraités sur l’ensemble du territoire national. Cette présence accrue dans les provinces participe également à la modernisation de l’administration publique en favorisant une gestion plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers les usagers.
Pour le Directeur général de la CNSSAP, Junior Mata M’Elanga, cette expansion territoriale constitue une étape majeure dans la consolidation de la mission de l’institution. Elle traduit une volonté constante de renforcer la bonne gouvernance, d’améliorer la qualité des services et de garantir une gestion responsable des droits sociaux des agents publics.
L’ouverture de nouvelles agences ne répond pas uniquement à une logique administrative. Elle incarne une nouvelle manière de concevoir le service public : plus proche, plus accessible et plus attentif aux réalités des provinces.
Vers une couverture nationale intégrale
De Matadi à Kikwit, de Kananga à Tshikapa, la CNSSAP poursuit méthodiquement son maillage territorial.
Cette expansion progressive témoigne de l’engagement de l’institution à accompagner la vision présidentielle d’un État social où chaque agent public, quel que soit son lieu d’affectation, bénéficie des mêmes droits, des mêmes services et de la même qualité de prise en charge.
À mesure que son réseau se densifie, la CNSSAP confirme son rôle de pilier de la réforme sociale en République démocratique du Congo. Plus qu’une extension géographique, cette dynamique traduit la construction d’une protection sociale moderne, inclusive et durable, au service de tous les agents publics de l’État.
Heshima Magazine




























































