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ZLECAF :que gagnerait la RDC?

L’entrée du pays dans la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF) suscite des vives inquiétudes chez la plupart des spécialistes. Avec son économie extravertie, la RDC y va quasiment sans produits d’échange dans ce grand marché continental. Mais l’Etat peut toujours tirer son épingle du jeu.

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Désormais l’Afrique sera sans frontières. Cette ambition qui s’inscrit dans l’agenda 2063 de l’Union africaine a atteint un tournant décisif. Celui de la ratification par les différents pays de l’accord créant la ZLECAF. En RDC, le parlement a adopté la loi relative à cette ratification. Il ne reste plus que sa promulgation par le président de la République, Félix Tshisekedi.

 Mais cette adhésion suscite des vives inquiétudes chez la plupart des spécialistes et entrepreneurs. « Notre parlement en autorisant la ratification par le gouvernement de l’adhésion de la RDC à cette zone, signe la fin de l’entrepreneuriat congolais», a estimé Patrick Mundeke, un entrepreneur congolais originaire du Kivu. Ce dernier pense que ce libre-échange apportera des concurrents sur le plan local alors que le pays ne s’est pas préparé à y faire face.

Pour Aristote Gwandey, analyste financier, les conséquences de cette adhésion va se faire sentir sur l’exportation, l’importation, le marché local et il y a même un déficit budgétaire. Dans une tribune de réflexion, cet analyste financier note que le marché unique africain devrait avoir un impact négatif sur la production locale congolaise étant donné que les biens importés coûteraient moins chers que ceux produits en République démocratique du Congo.

Avantages à capitaliser

 Le premier avantage que la RDC tire de cette zone de libre-échange, c’est sa propre participation. Rester hors système constitue en soi un risque économique. Si le pays refuse et « se barricade », il subira l’effet contraire, prévient le professeur Henry Gerendawele, directeur de cabinet adjoint au ministère du Commerce extérieur. Pour lui, la RDC deviendra « un déversoir» des produits vendus moins chers par des voisins, membres de la ZLECAF. Et la production locale, taxée plus chère, aura du mal à être vendue ni localement ni à l’extérieur du pays. Ce qui nécessite la présence du pays dans ce grand marché.

Et le pays ne va pas à tâtons dans ce marché. Devant les sénateurs, le ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa a assuré que «180 lignes tarifaires ou produits» sur les 6049 répertoriés ont été exclus de la douane. Et d’autres produits vont connaitre une suppression progressive dans 10 ans, voire 13 ans pour d’autres.

En clair, les pays les moins avancés, entre autres la RDC, bénéficient d’une période de 10 ans pour la libération progressive des droits de douane des produits non sensibles et 13 ans pour la libération progressive des droits de douane des produits sensibles.

Avec la ZLECAF, la RDC peut mettre en place des avantages comparatifs au niveau du marché africain. Des avantages qui vont permettre au pays de se spécialiser dans les biens qu’ils produisent. Cela donnera l’avantage à plus de création des produits labellisés capables de concurrencer le marché africain. Et enfin, la RDC, de part sa position de hub entre l’Afrique du Nord et l’Afrique australe peut constituer un centre commercial où des produits pourront circuler à bas coût.

 Dido NSAPU

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Coups d’Etat en Afrique: un cycle perpétuel sans fin ?

Depuis les années 60 jusqu’aujourd’hui, la situation de commission des coups d’Etat en Afrique n’a pas changé d’un iota. En juillet 2021, les autorités malgaches ont annoncé qu’une tentative d’assassinat contre le président Andry Rajoelina a avortée. En mai de cette même année, le Mali a connu un coup d’Etat, un deuxième en moins d’un an et la menace des putschistes plane toujours çà et là sur le continent.

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Depuis 1952, année au cours de laquelle un mouvement d’officiers libres a fait tomber Farouk 1er en Egypte, jusqu’au putsch intervenu au Mali le 18 août 2020, lequel a permis à Assimi Goïta de remplacer Ibrahim Boubacar Keita à la tête du pays, il y a eu environ 140 coups d’Etat en Afrique sans compter les insurrections et les révolutions ratées.

Presque tous les pays africains sont concernés par ce fléau. Rien qu’en 1966, il y avait eu une dizaine de putschs. Avec le coup d’Etat de la Saint Sylvestre en République Centrafricaine (RCA), le 1er janvier 1966, Jean Bedel Bokassa renversa David Dacko. Quelques jours après, soit le 15 janvier 1966, au Nigeria, Johnson Aguiyi-Ironsi fera tomber Nnamdi Azikiwe, alors que le 3 février de la même année, en HauteVolta, Aboubacar SangouléLamizana évincera Maurice Yaméogo. Le 21 février 1966 au Ghana, Joseph Arthur Ankrah remplacera Kwame Nkrumah par un coup de force et le 8 juillet Ntare V écartera Léopold Biha au Burundi. Toujours en juillet de la même année, au Nigeria, Yakubu Gowan remplacera Johnson Aguiyi Ironsi et le 29 novembre, au Burundi, Michel Micombero expulsera à son tour Ntare V. Entre-temps en Ouganda, Milton Obote fera partir Edward Muteesa. En 1979, au moins 7 coups d’Etat seront perpétrés. Denis Sassou N’Gouesso accédera au pouvoir en cette année, en déposant Joachim Yhombi-Opango qui, deux ans auparavant avait fait la même chose contre Marien Ngouabi.

En RDC, deux coups d’Etat ont été commis, le premier par Joseph Désiré Mobutu vis-à-vis de Joseph KasaVubu, le 24 novembre 1965, et le deuxième par Laurent Désiré Kabila, le 17 mai 1997, contre le tombeur de KasaVubu. Il faut avouer qu’à l’instar de deux Français (qui seraient des anciens militaires) accusés d’avoir comploté dans la tentative d’assassinat du président malgache en juillet 2021, des étrangers sont souvent de mèche dans beaucoup de coups d’Etat sur le continent.

 L’impasse de la prise de pouvoir par la junte militaire

Si en 1965, Joseph-Désiré Mobutu avait pris le pouvoir en tant qu’officier de l’armée en RDC, cela n’a pas changé plusieurs décennies après. Après la mort d’Idris Deby, les militaires ont installé son fils au pouvoir, à la tête d’un conseil militaire de transition. Autant dire qu’un peu partout, c’est souvent l’armée qui est à la manouvre. Tel a été le cas au Zimbabwe où, en 2017, les militaires avaient pris le pouvoir, mettant ainsi fin aux 37 ans de règnes de Robert Mugabe.

  Les tentatives de coups d’Etat

Plusieurs tentatives de coups d’Etat ont aussi eu lieu en Afrique. En RDC, le 27 février 2011, un putsch présumé avait raté à Kinshasa. Une centaine d’hommes lourdement armés et habillés en tenues civiles, venant, selon les sources onusiennes, de Brazzaville, avaient attaqué la résidence de Joseph Kabila, située au quartier GLM, à Gombe, entre 13h00, et 13h30. Ces assaillants voulaient aussi attaquer la base logistique du camp Kokolo. D’autre part, en 2013, 20 Congolais avaient été jugés en Afrique du Sud, précisément à Pretoria, pour tentative de coup d’Etat contre le régime de Kinshasa.

Toutefois il est arrivé que les dirigeants au pouvoir montent des scènes de coups d’Etat manqués, justement pour mettre en pièces certaines personnes qui gênent. Le cas du Général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat à la présidentielle de mars 2016 au Congo-Brazzaville, accusé d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, l’illustre mieux. Mais il y a aussi le cas du faux coup d’Etat monté et manqué contre le président Mobutu le 9 juin 1975, un « putsch » pour lequel le Sénateur Raymond Omba avait en 2015 demandé la révision du procès qui avait abouti à la condamnation de plusieurs officiers. Le Sénateur Omba qui en ce moment exerçait comme chef de la sécurité de Mobutu, affirme que ce fut un montage.

 Des coups d’Etat (politiques) différents des putschs

Il arrive en politique que l’on qualifie certains faits de coup d’Etat. Au terme du conclave de l’opposition tenu à Bruxelles (Belgique) en 2016, les résolutions prises étaient considérées par la Majorité présidentielle (MP) en ce moment-là en RDC comme un véritable coup d’Etat contre la démocratie et la constitution. En 2015, soit une année avant la fin du pouvoir du président congolais, Vital Kamerhe avait lui aussi accusé Joseph Kabila de vouloir faire un coup d’Etat constitutionnel, en appelant à un nouveau système électoral et de chercher à faire passer le pays dans une nouvelle République.

On tourne en rond

 Certains se sont posé la question de savoir pourquoi il y a tant de coups d’Etat notamment en Afrique de l’ouest. Selon l’écrivain béninois Florent Couao Zotti, la plupart des pays où les militaires ont interrompu le processus politique, n’ont jamais été exemplaires. Cet auteur Lauréat du Prix Ahmadou Kourouma 2010 déclare ce qui suit : « Les militaires reprochent aux civils d’avoir ‘’bordelisé’’ la République mais quand ils arrivent au pouvoir, ils font la même chose, ils s’accrochent au pouvoir et c’est l’éternel recommencement ».

 Hubert MWIPATAYI

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L’EGALITE DEVANT LA LOI : UN VOEU PIEUX ?

L’égalité devant la loi ou l’égalité en droit est le principe selon lequel tout être humain doit être traité de la même façon par la loi. Cette définition, nantie des bonnes intentions, tient-elle le coup face au poids de la réalité quotidienne ? Analyse.

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Aussi bien à travers le monde qu’en République démocratique du Congo, le terme « égalité » est repris dans plusieurs lois. En commençant par la loi fondamentale, la constitution du 18 février 2006. Ce plus grand instrument juridique du pays évoque le principe d’égalité de droits, de chance et même de sexe. Il existe même une loi organique, la loi du 1er août 2015 relative aux modalités d’application des droits de la femme et de la parité.

 Le pays a ratifié, en amont, toute une batterie d’instruments juridiques internationaux pour asseoir sa législation interne, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme. Mais force est de constater que cette égalité voulue sur papier ne fait toujours pas le quotidien des Congolais. Encore moins d’autres citoyens du monde dans plusieurs pays, pour la grande majorité.

En RDC, par exemple, la parité voulue par le constituant n’a jamais été respectée en réalité. Dans plusieurs postes de responsabilité, l’autorité ayant compétence de nomination devait observer cet état de chose.

Ce qui ne se fait toujours pas, poussant de femmes à réclamer, après chaque nomination. Même le quota de 30 % voulu obligatoire au sein du gouvernement n’est jamais atteint depuis l’instauration dudit quota. Seul, le gouvernement Sama Lukonde l’a frôlé en faisant 27 % de présence féminine au sein de l’équipe gouvernementale.

 Cette loi a pourtant eu pour but la promotion de l’équité de genre et de l’égalité des droits, de chances et de sexes, dans toute la vie nationale, notamment la participation équitable de la femme et de l’homme dans la gestion des affaires de l’Etat. Un vœu qui reste pieux depuis 2015 année de la promulgation de la loi jusqu’à ce jour.

Face à la justice…

 L’égalité devant la loi ou l’égalité en droit est le principe selon lequel tout être humain doit être traité de la même façon par la loi. Ce qui relève du principe d’isonomie. Autrement dit, aucun individu ou groupe d’individus ne doit donc avoir de privilèges garantis par la loi. En effet, tous les textes de constitutionnalité s’accordent sur le fait que tous les citoyens sont égaux en droits. Ainsi, aucune distinction non fondée ne peut avoir lieu et ce, particulièrement, devant la loi et la justice. Cependant, certaines particularités d’ordres pratique et social compromettent ce principe d’égalité. Des exemples sont légions !

A Kinshasa, un slogan en lingala est devenu culte : « Ba sambaka na mutu ya mbongo té », (on ne va pas en procès contre un riche). Cette phrase, à elle seule, passe pour un symbole de l’inégalité (en pratique) devant la justice. Ou encore, cette autre phrase chantée par l’artiste Koffi Olomidé : « Mwana mokonzi akotaka boloko té », (le fils d’un chef ne fait pas de prison. Ces énoncés constituent un reflet de l’inégalité de la société face à la loi ou à la justice. Quand bien même, sur papier, les textes peuvent évoquer cette pseudo égalité.

 Ailleurs, on n’y échappe…

Au-delà des frontières africaines, ailleurs, on n’y échappe pas ! Même si, outre-méditerranée, la situation est moins dramatique que dans des pays en voie de développement. En France, par exemple, les cas des inégalités face à la loi sont aussi observables. Devant une affaire d’injustice, plusieurs Français n’hésitent à remettre en doute la capacité de l’Etat à être en phase avec la devise qu’ils lisent devant les frontons de leurs institutions : « Liberté, égalité, fraternité ».

On pourra penser à l’affaire Polanski, ce réalisateur franco-polonais, accusé de viol sur une fille de 13 ans en 1977 mais dont l’affaire a ressurgi en 2009. Et des artistes, néo-philosophes, et surtout deux ministres dont celui de la Culture de l’époque, Frédéric Mitterrand, sont venus en reflexe au secours du cinéaste devenu francoaméricain au seul prétexte qu’il est un grand artiste.

  Et qu’il ne relèverait pas du droit commun du pédophile, que la justice passe son chemin.

Et la justice française a eu toute la peine pour arrêter le cinéaste, encore moins pour poursuivre cette affaire où la victime a rappelé qu’elle avait été droguée et sodomisée à 13 ans et demi. L’opinion française a eu la vague impression que la justice n’est pas arrivée à bout de Roman Polanski à cause de sa carrure, réalisateur talentueux de grand renom qu’il fallait protéger !

 Egalité, juste idéaliste ?

Face aux réalités des inégalités quotidiennes, l’égalité devant la loi devrait-elle être considérée comme juste idéaliste ? L’on est tenté d’y croire, tant que les hommes ne seront pas  matériellement égaux. Pour l’économiste et philosophe autrichien Friedrich Hayek, l’égalité matérielle et l’égalité en droit sont incompatibles. Or, l’égalité matérielle est difficile à obtenir, car l’inégalité des conditions matérielles est une conséquence directe de l’égalité devant la loi, en raison « des aptitudes différentes » des individus.

Donc, à bien d’égards, l’égalité devant la loi reste, à ces jours, un vœu pieu. Tant que des disparités subsisteront dans la société et qu’il n’y aura pas des mesures contraignantes pour faire plier tout le monde devant la loi, ce fossé subsistera.

Dido NSAPU

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ISRAEL- PALESTINE les racines d’un «éternel» conflit

Depuis plusieurs jours, le monde a les yeux tournés vers le conflit israélopalestinien. Ces deux voisins se sont livrés à des bombardements mutuels, avant d’entrer dans un fragile cessez le feu. Retour sur les origines d’une lancinante rivalité…

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Nous, on se bat pour l’histoire. Pour l’histoire palestinienne qu’on veut effacer », a hurlé un habitant de la bande de Gaza, l’enclave palestinienne, juste après le cessez-le feu décrété le 21 mai dernier. Il y a eu au total 11 jours de combats déséquilibrés entre un Israël suréquipé et des Gazaouis tirant des mortiers fabriqués avec les moyens de bord. D’ailleurs, l’armée israélienne a accusé, par exemple, le Hamas d’avoir détourné de l’aide internationale à des activités militaires et d’utiliser le métal des canalisations pour en faire des roquettes.

Cette nouvelle guerre, que l’on peut qualifier de la quatrième dans une histoire récente, a tué 248 personnes dans l’enclave palestinienne, dont 66 enfants et des combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes de Gaza ont fait 12 morts, dont un enfant, une adolescente et un soldat, d’après la police israélienne. Après ce cessez-le-feu qualifié de « fragile » puisqu’assorti d’aucun plan de reconstruction, l’on s’interroge sur les racines de ce conflit séculaire.

Pour mieux comprendre ce conflit, il faut remonter en marge de la première guerre mondiale. Tout a commencé en 1917. Lorsque la grande Bretagne, pour s’attirer les finances des banques juives anglaises et américaines afin de continuer la guerre mondiale, a  décidé de créer sur le sol palestinien un « foyer national juif ». C’est la célèbre « déclaration Balfour ». Cette déclaration écrite, le 2 novembre 1917, par Arthur James Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, a été envoyée comme une lettre à Lord Lionel Walter Rothschild, grand sioniste et membre d’une importante et riche famille juive anglaise. 

Dans cette lettre, on pouvait lire ceci : « Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont jouissent les Juifs dans tout autre pays ».

 Voilà les mots qui ont changé l’histoire du Moyen-Orient jusqu’à ce jour.

Après cette déclaration, les choses vont s’accélérer. La Palestine qui était, à l’époque, sous la gestion de l’empire Ottoman (Turquie) va être conquise en 1922 par les Britanniques. Histoire de réaliser leur plan de la création du foyer juif. Et plusieurs dates de l’histoire vont se succéder dans le sens de l’accomplissement de cette promesse britannique.

 Déjà en juillet 1922, la Société des Nations-Unies a octroyé à la Grande Bretagne un mandat sur le territoire de la Palestine et la responsabilité de la mise en vigueur de la « Déclaration Balfour », c’est-à-dire, l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. 

 Création de l’Etat d’Israël

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations-Unies adopte la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe. Cette résolution soulignait aussi la date de la fin de tutelle de la Grande Bretagne sur la terre palestinienne l’année suivante, soit en mai 1948. Et avant l’expiration du mandat britannique, le Conseil général sioniste a établi un Conseil national de 37 membres représentant tous les partis et factions de la carte politique du côté juif conduit par un certain David Ben Gourion. Ce dernier proclamera l’indépendance de l’Etat d’Israël le 14 mai 1948, à quelques heures de l’expiration du mandat britannique. Et il deviendra ainsi le tout premier Premier ministre israélien. Son nom sera notamment immortalisé par l’aéroport de Tel Aviv.

 Hégémonie israélienne et conflit

Après la proclamation de l’Etat d’Israël, la Palestine et ses voisins en majorité arabe se sentent menacés par une hégémonie affichée par l’Etat hébreu. Une guerre éclate toujours en 1948. La ville de Jérusalem est coupée en deux. Mais, depuis, la partie Ouest se trouve sous contrôle israélien où se concentrent les lieux de pouvoir comme le Parlement et les ministères. La partie Est, avec la vieille ville et les sites sacrés, sont restées aux mains des Jordaniens.

En 1967, Israël lance la guerre des Six Jours pour se défendre contre ses pays arabes voisins : à savoir l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Pour des pertes d’environ 700 hommes, l’armée israélienne s’est emparée du Sinaï, de la Bande de Gaza, du Golan, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Les conséquences de ce conflit seront durables et profondes.

 En clair, les principaux points de litige entre les deux Etats sont : l’objectif d’une reconnaissance mutuelle des deux peuples, laquelle n’est à ce jour pas absolue ; l’objectif de création d’un État palestinien aux côtés d’Israël et les problèmes posés par la contiguïté de leurs territoires et le tracé ultime des frontières seront des éternels point de divergence.


Solutions durables

 Jérusalem-Est est revendiquée pour être la capitale du futur Etat palestinien. La France et l’UE considèrent que Jérusalem doit devenir la capitale des deux Etats, Israël et la Palestine, dans le cadre d’un accord de paix juste et durable.

Même le nouveau président américain, Joe Biden, a notamment affirmé, lors d’une conférence de presse, que la solution à deux Etats – une Palestine indépendante aux côtés d’Israël –, était « la seule réponse » possible au conflit israélo-palestinien. Le maintien des colonies israéliennes sur certaines terres palestiniennes ne pourra qu’éterniser le conflit.

Dido Nsapu

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