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Sport: Coupe du monde Qatar 2022

Claude Le Roy, deux fois sélectionneur des Léopards (2004-2006 et 2011-2013), avait coutume de dire que la RDC « dispose d’un incroyable potentiel, et qu’elle pourrait un jour remporter la Coupe du monde ». Pour l’instant, elle en est loin, puisqu’elle n’a même pas réussi à se qualifier pour la CAN 2022. Un échec qui a coûté sa place au coach Christian Biembe Nsengi, remplacé par l’Argentin Hector Cuper, ancien entraîneur de l’Inter Milan et de l’Egypte, et qui empoche à Kinshasa un pactole le plus élevé d’un sélectionneur des Léopards : 50 000 euros par mois. Entre temps, la prestation des Léopards est moins rassurante.

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Les Léopards ont affiché le dimanche 10 octobre 2021 un résultat nul. En dessous des attentes. Mal embarqués dans la rencontre, les Congolais se sont inclinés 0-1 face aux Malgaches moins redoutables que prenables à Antanarivo lors de la 4è journée des éliminatoires de la Coupe du monde prévue au Qatar en 2022. Déjà éliminée en phase de groupe de la Coupe d’Afrique des Nations, Cameroun 2022, la RDC est paradoxalement retombée dans les travers. Pour les supporters congolais, c’est une effroyable déception de voir la RDC perdre la rencontre et amoindrir ses chances d’accéder au second tour qualificatif pour le mondial 2022. Le technicien argentin a reconduit son dispositif tactique de 4-4-2. On n’est plus au 4-3-3 qu’affectionnaient Florent Ibenge et, par moment, Christian Nsengi Biembe.

Une victoire sur les Malgaches aurait permis à la République démocratique du Congo de caracoler définitivement en tête du groupe J. Le même dimanche, Tanzanie s’est défaite du Bénin (1-0). Mais c’était sans compter avec la détermination des Barea de glaner leur première victoire dans cette campagne. Un but matinal a scellé le sort de la rencontre en défaveur du Onze congolais. Avec cinq petits points en quatre sorties, la RDC est troisième du groupe à deux journées de la fin derrière le Bénin et la Tanzanie qui comptent chacun 7 points. L’unique chance de qualification au tour des barrages pour les hommes d’Hector Cuper est de remporter les deux derniers matches. Ce sera dans un mois face à la Tanzanie à Dares-Salem et le Bénin à Kinshasa.

Deux nuls d’affilée, première défaite concédée

Les Congolais ont concédé leur première défaite suite au but de  Njiva Rakotoharimalala marqué à la deuxième minute de la partie. La partie reprenant son cours normal, les Léopards ne se montrent pas lucides et réalistes pour taquiner la défense des Bareas. Hormis quelques corners des petites étincelles provenant du côté droit de Mukoko Amale. Les Léopards en manque de réussite, rentrent menés (1-0) à la pause, dans ce match où la défaite leur est totalement interdite. Hector Cuper était obligé de réveiller ses hommes en seconde mi-temps pour les pousser à la victoire. Il a fallu pour cela, changer aussi des choses dans son schéma tactique.

Malgré les occasions de but créées, le score de 1-0 en faveur des Baréa est resté inchangé jusqu’à la fin du temps réglementaire dans ce match où l’arbitre mauricien Milazare Patrice n’a pas été à la hauteur. Il n’a distribué aucun carton pour sanctionner les graves fautes sur Bakambu d’abord et sur Mbemba Chancel, sorti sur blessure, pour ne citer que ces deux cas. Sa mauvaise prestation a été à la base de l’arrêt de jeu pendant près de dix minutes où les esprits étaient surchauffés entre les joueurs de deux équipes, obligeant l’inspecteur des arbitres Kirwa Sylvester de descendre sur l’aire de jeu. Après, le rythme du match fond, beaucoup de minutes d’arrêt. Les fautes se multiplient et la tension entre les deux équipes monte. Malgré sa victoire, l’équipe de Madagascar est restée dernier du groupe J avec 3 points. La RDC est redescendue à la troisième position. Les deux matches de la cinquième et sixième journée seront déterminants pour les trois premières équipes du groupe.

Avec cette défaite, les Léopards n’ont guère profité du revers des Écureuils du Bénin alors qu’ils auraient pu prendre la tête de ce groupe en cas de victoire. Les deux prochaines journées se joueront au mois de novembre où les Léopards iront à Dar-es-salam pour affronter les Taïfa Stars de la Tanzanie le 11 novembre pour terminer avec la réception des Écureuils du Bénin le 16 novembre à Kinshasa.

Véritable traversée du désert

Les résultats des matches sont jugés catastrophiques. L’entraîneur a semblé ne pas être à la hauteur des attentes. Du coup, l’équipe n’est pas très homogène. L’approche sur le facteur jeunesse au sein de l’équipe nationale n’a pas été prise en compte. Dans les rues de Kinshasa, le public est revenu sur certains maux qui rongent le football congolais, le coaching, le manque de préparation, l’improvisation, le manque de professionnalisme, la question liée à la formation, absence d’un noyau homogène, le groupe change sans cesse. Le niveau des techniciens s’avère trop élémentaire pour permettre à la sélection de prétendre rivaliser avec les nations les plus aguerries. La quasi inexistence de techniciens nationaux de haut niveau, mais aussi la quasi inexistence de joueurs d’envergure mondiale. Les compétitions modernes obligent d’opérer une purge en interne pour débarrasser l’équipe des techniques surannées et inadaptées. Dans la mesure où dans cette période où le football évolue rapidement, le pays doit suivre le rythme en faisant appel à des entraîneurs qui soient véritablement des artisans de grosses performances.

 Problèmes d’ordre politique

Compte tenu des contraintes structurelles liées au football congolais, de l’accès limité à l’instruction, des salaires plutôt bas et de la nécessité de se concerner presque exclusivement sur leurs performances sportives, bon nombre d’athlètes pataugent dans la précarité. Après une carrière de footballeur, les possibilités d’ascension sociale sont rares au pays, peu importe que l’on soit connu pour ses beaux buts, ses arrêts incroyables ou son formidable esprit de combativité. Ils sont affectés par des rémunérations insuffisantes et font fréquemment face à des contraintes économiques.

Le choix sur Hector Cuper

Avec Hector Cuper en tête, les supporters n’ont pas hésité de déplorer la posture frileuse de l’équipe nationale de football. Le jeu du Onze national est loin d’être le plus chatoyant. Mais, aussi prévisible qu’il puisse l’être, il a été pris à défaut pendant les 90 minutes et a prouvé son inefficacité au plus bas niveau. Pour rappel, après un échec en Égypte, le sélectionneur Florent Ibenge décide de démissionner. La Fédération Congolaise de football a de nouvelles ambitions et veut se lancer pour de nouvelles aventures. Après avoir longuement réfléchit à propos du nouveau staff technique de l’équipe nationale de football, la Fécofa trouve mieux qu’elle soit à 100% congolais. Christian Nsengi Biembe est désigné nouvel entraineur. La RDC commence avec 2 matches amicaux au mois d’octobre, par un match nul contre le champion d’Afrique, l’Algérien (1-1) et une défaite contre la Côte d’Ivoire (3-1). La RDC est logée dans le groupe D des qualifications pour la CAN 2021, avec le Gabon, l’Angola et la Gambie. Elle commence avec 2 matches nul, à domicile contre le Gabon (0-0) et à l’extérieur contre la Gambie (2-2). En mai 2021, Héctor Cúper est nommée sélectionneur de l’équipe de football de RDC.


Une année sans victoire, qualification à la CAN 2019 puis échec à la CAN 2019 (2018-2019). En 2018, la RDC fait une année sans victoire. Elle n’a pas gagné le moindre match. Elle a fait 4 matches nuls et 2 défaites. Le 24 mars 2019, la sélection se qualifie pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 qui aura lieu en Égypte. Elle tombe dans le groupe A avec le pays organisateur l’Égypte, l’Ouganda et le Zimbabwe. Elle commence mal la compétition en perdant ses 2 premiers matchs face à l’Ouganda (0-2) et face à l’Égypte (2-0). Mais lors de la 3e journée elle bat largement le Zimbabwe sur le score de 4-0 et termine troisième de son groupe. Le 1er juillet grâce aux victoires du Maroc et du Sénégal, la RDC se qualifie pour les huitièmes de finale en se retrouvant parmi les meilleurs troisièmes de la compétition. Elle croise les Barea de Madagascar qui ont créé la surprise en battant le Nigéria lors de la 3e journée du premier tour du tournoi, créant de nouveau la surprise en éliminant les Léopards pendant la séance des tirs au but (4-2) après un long match avec un score de 2 buts partout (2-2).

Des sorties médiocres

 Evidemment, la sélection nationale est sur une pente glissante. Une victoire, deux nuls et cinq points collectés en trois sorties, les résultats engrangés sonnent la catastrophe. Autant, la place occupée par les ambassadeurs affiche un certain nombre de problèmes. Hector Cuper n’a pas été épargné par les critiques et des questions se posent à un an de la Coupe du Monde 2022 au Qatar.

Cette énième défaite infligée à Antananarivo a de nouveau jeté un coup de froid dans les rues de Kinshasa et compromet déjà les chances des hommes d’Hector Cuper pour la suite. On fustige une sélection qui s’est trouvée loin d’être réaliste devant les buts. Plusieurs déchets, manque de cohésion sur les plans technique et tactique. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder le tableau actuel du Groupe J. Les voyages qualificatifs, les erreurs des arbitres, l’absence de public ou les encouragements trop bruyants, ont été autant d’éléments incontrôlables et extérieurs. Mais il y a un élément sur lequel personne n’a de prise, la volonté des acteurs et la vision du coach.

Glorieux en 1974

 La Coupe du monde de 1974 doit se tenir en Allemagne et Mobutu tient à ce que le Zaïre soit de la fête. Problème: le Maroc fait figure de grand favori pour la seule place réservée au continent. Le chef de l’État promet alors aux joueurs véhicules et parcelles s’ils par viennent à se qualifier. Fin 1973, remontés à bloc, les hommes de l’entraîneur Blagoje Vidinic, assisté par Nicodème Kabamba, devenu sélectionneur adjoint, battent les Lions de l’Atlas et décrochent leur ticket pour la phase finale du Mondial. Une première dans l’histoire du football subsaharien! Plus rien ne paraît pouvoir arrêter les Léopards qui, en mars 1974, remportent la CAN, organisée en Égypte.

Vainqueurs de la CAN en 1968 et 1974, les joueurs de l’équipe nationale ont été de véritables stars. Jamais leur performance n’a été égalée. Contre toute entente, le Onze national fait piètre figure dans toutes les compétitions de football d’après cette année glorieuse. Car depuis 1974, jamais plus les Léopards ne sont parvenus à remporter la CAN ou à se qualifier pour le Mondial. De quoi désespérer les supporters, qui ne cessent d’évoquer non sans nostalgie les succès passés de l’équipe nationale: en 1968 et en 1974.

Selon les calendriers officiels, la prochaine CAN aura lieu entre janvier et février 2022, la Coupe du monde est prévue du 21 novembre au 18 décembre 2022 tandis que la CAN-2023 est maintenue entre juin et juillet 2023.

Raymond Befonda

International

Barrages RDC-Maroc : l’histoire va-t-elle se répéter pour les Léopards ?

La République démocratique du Congo va affronter, au mois de mars, le Maroc en match de barrage qualificatif pour la Coupe du monde de football (Qatar-2022). Du côté congolais, l’on se souvient déjà que c’est en battant le Maroc que le pays est allé à la Coupe du monde en 1974.

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La Confédération africaine de football a procédé, le 22 janvier à Douala (Cameroun), au tirage au sort des barrages pour la qualification à la Coupe du monde 2022 au Qatar. De très belles rencontres se profilent à l’horizon avec des chocs comme Cameroun-Algérie ou encore Egypte-Sénégal. Du côté de la RDC, les Léopards ont hérité des Lions de l’Atlas du Maroc. Plusieurs Congolais se réjouissent de ce tirage, se fiant surtout à l’histoire des confrontations entre les deux pays qui tourne à l’avantage des Léopards avec 3 victoires contre 2 pour les Lions marocains et 6 matchs nuls. Le ministre des Sports de la RDC, Serge Nkonde Chembo, a rappelé même que c’est grâce à une victoire contre le Maroc que la RDC a participé à sa première Coupe du monde en 1974, en Allemagne.

Cet officiel congolais perçoit donc le Maroc comme un adversaire idéal pour la RDC, car étant celui contre qui l’histoire congolaise en Coupe du monde a commencé. “C’est d’ailleurs une occasion pour moi de remercier le bon Dieu, beaucoup de congolais et moi comptions sur ce tirage-là, et voudrions que ce soit le Maroc”, dit-il, avant de justifier ce souhait, “parce que nous avons joué contre le Maroc ici (au stade des Martyrs) en 1973, avant d’aller à la Coupe du monde l’année suivante, on les avait battus 3 buts à 0. Donc je pense que l’histoire va se répéter”.

Par contre, côté marocain, le sélectionneur national, Vahid Halilhodžić, pense que ce match « sera du 50-50 entre les deux sélections ». « On vient de connaître notre adversaire pour les barrages (du Mondial). Je peux dire que ce match, c’est du 50-50 », a-t-il estimé dans une déclaration rapportée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Ce dernier croit que son équipe a évité des sélections plus fortes dans ce tirage. « Le tirage aurait pu être pire, car il y a d’autres équipes très fortes », a-t-il relevé, notant qu’en ce moment, il est plus préoccupé par la préparation du match contre le Malawi, comptant pour les huitièmes de finale de la 33e Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2021).

Immédiatement après ce tirage, certains Congolais ont inondé la page Facebook de l’équipe marocaine en laissant des messages de pronostic annonçant parfois des scores fleuve en faveur des Léopards. Une façon de chambrer les Marocains qui, pour le moment, concentrés sur la CAN 2021.    

Privés de cette CAN, les Léopards vont profiter des dates FIFA qui ont débuté lundi 24 janvier afin d’organiser un stage de préparation à Bahreïn. Après un premier rassemblement en Egypte uniquement avec des joueurs locaux début janvier, le sélectionneur congolais Hector Cùper a dévoilé une liste de 24 joueurs retenus pour prendre part à ce regroupement. Ce stage qui va du 24 janvier au 2 février sera sanctionné par un match amical contre la sélection de Bahreïn à une date à déterminer.

Mais plusieurs joueurs congolais sont exemptés de ce stage, notamment Cédric Bakambu qui vient à peine de démarrer avec son nouveau club, l’Olympique de Marseille. Par contre, l’ailier de Genk, Théo Bongonda (26 ans), ancien international Espoirs belge, est appelé pour la première fois, tandis que des cadres comme Dieumerci Mbokani, Yannick Bolasie ou encore Marcel Tisserand seront de la partie.

Voici le programme complet des autres barrages:

– Egypte – Sénégal

– Cameroun – Algérie

– Ghana – Nigeria

– Tunisie – Mali

Dido Nsapu

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International

Qatar 2022- Zone Afrique: En phase des barrages, la RDC , loin d’être favorite ?

Pour le dernier tour des éliminatoires qui sera joué sous forme de match barrage, la RDC pourrait tomber sur de grosses écuries africaines. Logé dans le chapeau 2, la RDC va hériter d’une équipe du chapeau 1 où on retrouve le Sénégal, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie ou encore le Nigeria.

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À l’image du Ghana, la République démocratique du Congo était plutôt mal embarquée avec seulement deux points glanés lors des deux premières journées avec deux matches nuls, contre la Tanzanie et le Bénin, puis une défaite à Madagascar lors de la quatrième journée. Guidée par le retour en sélection de Dieumerci Mbokani, la sélection d’Hector Cuper a su se reprendre pour finir avec panache (victoire 3-0 en Tanzanie), malgré des contestations lors de la dernière journée contre le Bénin (victoire 2-0). Un gros soulagement pour les Léopards, la seule équipe qualifiée à jouer les barrages et qui ne prend pas part à la Coupe d’Afrique des nations.


Des chocs en perspective

Ce format des éliminatoires débouchant sur des barrages rappelle une fois de plus la difficulté pour les Léopards à se présenter régulièrement à la Coupe du monde. Avec 5 équipes à qualifier pour une Confédération de 54 pays, il est très difficile pour la RDC de présenter à coup sûr son onze national au stade actuel tant la phase des qualifications laisse une marge d’erreurs non dommageable faible.

Au registre des statistiques, le Cameroun détient le record des qualifications consécutives au nom du continent. Les Lions indomptables en totalisent 4 (1990, 1994, 1998, 2002). Ce record pourrait cependant être égalé par le Nigeria si les Super Eagles parviennent à se qualifier pour l’édition 2022. De quoi comprendre que la Toile se soit enflammée ces derniers jours autour de la question d’une trop faible représentation du pays. Depuis 1974, l’image du pays affiche une présence extrêmement lointaine. Ce qui sera de trop, car le groupe est assez relevé.

Voilà qui conduit par ailleurs à apprécier autrement l’édition 2026 de la Coupe du monde. Celle-ci prévoit la participation de 48 équipes, dont 9, voire 10, issues du continent africain, et ce, après un tournoi de barrages intercontinental. Il est ainsi regrettable qu’une solution favorable à la RDC n’ait pas été trouvée dans le format d’une Coupe du monde à 32 équipes, notamment à la suite de la Coupe du monde 2010, organisée en Afrique du Sud, où le continent possédait exceptionnellement 6 équipes.

En attendant, retenons que les 10 pays qualifiés ont été répartis en deux chapeaux, suivant leur positionnement au classement FIFA. Pour les barrages en vue du Mondial au Qatar, ce sont le Sénégal, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Nigeria qui composeront le chapeau 1 tandis que l’Égypte, le Cameroun, le Ghana, la RD Congo et le Mali composeront le deuxième lot d’équipes. Le tirage au sort du tour final des éliminatoires de la zone Afrique aura lieu à Doha, le 18 décembre prochain. Il promet d’accoucher de confrontations épiques et propres à soulever l’enthousiasme des passionnés du ballon rond.

Parcours moins élogieux

Le parcours de la RDC n’a pas été facile. Dès la première journée jouée au stade Tout Puissant Mazembe à Lubumbashi, le 2 septembre, les Congolais sont tenus en échec par les Tanzaniens sur le score d’un but partout. Mbokani marquait à la 23e minute, signant son retour en sélection nationale. A la 36e minute, les Taifa Stars vont égaliser pour  obtenir un score de parité. 4 jours plus tard, les Fauves entraient en lice pour la 2e journée à Cotonou au Bénin. Le 6 septembre 2021, les Congolais réalisent un nouveau nul contre les Ecureuils du Bénin. Score de la partie : 1-1 à la fin. Dieumerci Mbokani va ouvrir le score à la 12e et Jordan Adeoti a égalisé à la 33e minute. Côté congolais, le capitaine des Léopards signe un bon retour en sélection nationale. Deux matches, deux buts.

Un mois plus tard, soit le 7 octobre à Kinshasa, la RDC bat Madagascar sur le score de deux buts à zéro. Chadrac Akolo (35’) et Dieumerci Mbokani sur penalty (79’) ont marqué pour la RDC. A l’issue de la phase aller, la RDC est deuxième avec 5 points, derrière le Bénin (7 points) et derrière la Tanzanie qui compte 4 points.

 Après un début de deuxième tour poussif et un mois d’octobre mifigue mi-raisin, avec une victoire et une défaite face à Madagascar, les Léopards ont frappé un gros coup jeudi à Dar es Salaam, ville-hôte du match face à la Tanzanie. Les hommes menés par Hector Cuper ont vécu un début de match intense avec une première grosse occasion concédée face aux locaux, suivie de l’ouverture du score signée Gaël Kakuta.

Doute et espoir

Au retour de la phase des éliminatoires, la RDC est passé par toutes émotions. L’espoir de gagner son 4e match, revenir à la hauteur du Bénin, mais elle va vite se plonger dans le doute, après la défaite contre Madagascar un but à zéro à Antanarivo. Le 10 octobre, la Tanzanie battait le Bénin à Cotonou, revenant à 7 points. Une chance pour la RDC de prendre la tête avec 8 points. Mais les Congolais vont tomber sur le score étriqué d’un but à Zéro. Les Fauves calent à 5 points, le Bénin et la Tanzanie se disputent la tête du classement avec 7 points. Le désespoir s’installe.

 Mais les joueurs et le staff technique ne désespèrent pas. Hector Cuper remobilise ses hommes et promet de revoir son schéma tactique. Ce qui est fait pour les deux prochaines rencontres pour ne pas encaisser et marquer.

 Raymond Befonda

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Sport: Lionel Messi, le pari de Paris en mal ?

Lionel Messi et QSI, c’est l’histoire d’un éternel rendez-vous raté qu’on avait fini par enterrer. Depuis 2011 et l’arrivée des Qataris à la tête du PSG, Messi nourrissait les fantasmes autant que les espoirs d’un club aux ressources financières sans fond.

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C’était finalement dans la logique des choses : le joueur le plus précieux du monde dans le club le plus riche de la planète (avec Manchester City tout de même). A intervalles réguliers, la rumeur bruissait sans jamais vraiment prendre de l’épaisseur. Messi était un moyen pour le PSG de rappeler que ses ambitions étaient sans limite et Paris, un moyen pour Messi de négocier à la hausse ses contrats avec le FC Barcelone.

Au tout début de l’histoire, lors de la première conférence de presse qui officialise la prise de pouvoir de QSI en 2011, Robin Leproux, alors président du PSG, répond «Lionel Messi» à la question de savoir quel joueur le PSG rêve de recruter.

Les noms de Kaka et Samuel Eto’o circulent. Pour Messi, c’est encore beaucoup trop tôt. Le Qatar n’est qu’au début de l’histoire et l’Argentin est déjà le meilleur joueur du monde. Il devient un objectif à très long terme. Dans l’immédiat, avant de le séduire, Paris part à la conquête du «nouveau Messi».

Du « nouveau Messi » au soft power du Dream bigger

Et la première star du mercato QSI est un Argentin de 21 ans, meneur de jeu. Javier Pastore ne sera pas le nouveau Messi mais il enclenche une dynamique. Avec lui, Paris s’affirme sur le marché des transferts. Mais la vraie bascule s’opère en 2013. Sérieux outsider sur le marché des transferts, le PSG n’atteint pas encore le standing de ses voisins européens. Il n’est pas pris au sérieux jusqu’à la double arrivée de Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva en 2012, rejoint  très vite par David Beckham. Paris bascule alors dans une autre dimension économique et sportive. Dès lors, tout peut arriver. Paris avait les moyens financiers de convaincre l’Argentin, il a désormais un challenge sportif et une équipe ambitieuse à lui proposer.

Dès 2013, dans certains cercles proches de Doha, on travaille sur l’hypothèse Messi. Ses ennuis avec le fisc espagnol (ndlr : il est alors accusé de fraude fiscale) ouvrent une première brèche mais sa clause à 250 millions d’euros, sans tenir compte des envies de l’Argentin, est dissuasive. «Si nous n’avions pas de limite, nous ferions venir Messi», se justifie Nasser Al-Khelaifi dans les colonnes de l’Equipe en 2014. «Si vous avez l’argent pour le faire venir, amenez-le nous.» En vérité, la vraie difficulté du dossier reste de convaincre l’Argentin. Paris est à l’affût. Messi et Cristiano Ronaldo sont désormais des objectifs à court et moyen terme.

Paris n’a pas de limites, le FPF s’en occupe

Le PSG construit une fusée à plusieurs étages mais Messi reste le fantasme ultime. Ce qu’il faut comprendre, au-delà des évidents bénéfices sportifs, c’est que l’arrivée de l’Argentin est avant tout un moyen d’associer l’image du meilleur joueur du monde (et de l’histoire ?) à celle du Qatar. Une stratégie de soft power, résumée dans un slogan répété depuis dix ans : «Dream bigger». Or, qui de plus grand que Messi ? Personne. Avec lui, Paris et le Qatar seraient au centre du monde. Voilà pourquoi Messi est resté la quête ultime d’un club et d’un Etat qui ne se sont jamais mis de limites.

L’UEFA va s’en charger pour eux avec le fair-play financier. A partir 2015, il frappe durement et l’ogreparisien se sait menacé. Voilà pourquoi, en 2015 justement, Paris, qui a, jusque-là, simplement tâter le terrain avant de se heurter à la complexité de la situation, dégaine une première fois pour tenter de convaincre le Barça et Messi. Le départ programmé de Zlatan Ibrahimovic à l’été 2016 doit être comblé. Il faut une nouvelle tête d’affiche. Mais c’est le FPF, autant que les envies de Messi toujours tournées vers le Barça, qui rendent l’affaire impossible.

Paris n’oublie pas Messi pour autant mais va devoir se montrer patient. Barcelone ne subira pas deux fois le même affront sur le marché des transferts et le PSG sait qu’il lui faudra attendre la fin du contrat de l’Argentin en 2021. A l’été 2020, pour la première fois de sa carrière, la Pulga a des envies d’ailleurs. Paris dégaine une seconde fois, pas question de laisser passer l’occasion. Les échanges entre le clan Messi et Paris sont, cette fois, très concrets. Le Ballon d’Or préfère City mais le Barça met les barbelés.

2021 : contexte idéal

Il aura donc fallu attendre les dix ans du projet parisien pour que l’impensable se produise. Au terme d’une quête frénétique tour à-tour illusoire, désespérée, interminable et finalement fructueuse. La gestion calamiteuse du FC Barcelone, l’effacement du fairplay financier, la crise du Covid qui a affaibli la concurrence (et le Barça) : il a fallu le contexte parfait pour signer le transfert du siècle. En 2011, Paris et QSI rêvaient de Ligue des champions et de Lionel Messi. Dix ans plus tard, le 10 août 2021, la moitié du chemin est parcouru. Et celui vers la C1 n’a jamais semblé aussi dégagé.

Messi dans de sales draps

C’était irrespectueux. Lionel Messi était dans de sales draps après son geste derrière le mur du PSG. La Pulga était bien décidé de mettre les bouchées doubles pour son équipe. Le Paris-Saint Germain a réussi haut la main son pari contre Manchester City (2-0). Lors de ce choc de Ligue des champions, Leo Messi a afin marqué un goal. Mais un autre geste de la star est venu gâcher l’ambiance.

On jouait donc les trois dernières minutes du temps réglementaire quand un coup franc est sifflé à l’entrée de la surface de Donnarumma. Le PSG mène alors 2-0 et est en passe de prendre sa revanche sur la demi-finale perdue la saison dernière. Après plusieurs secondes d’atermoiement, Neymar et Wijnaldum indiquant notamment de se placer ailleurs (et debout), le buteur du soir reçoit finalement pour consigne du capitaine Marquinhos de s’allonger sous le mur pour éviter une frappe au sol. Le sextuple Ballon d’Or s’exécute, le tout sous le regard un brin interloqué de Neymar et Ander Herrera.

Si, visiblement, aucun joueur n’a vécu cette scène comme affront, il n’en reste que chacun doit donner de sa personne. Quelques secondes plus tard, c’est Kylian Mbappé qui s’est mis à l’horizontale sur un coup franc adverse… à la demande de Neymar, qui semble avoir voulu épargner Messi. Reste une question : le Brésilien sera-t-il le Brésilien le prochain à se « sacrifier » lors d’une situation similaire.

 Raymond Befonda

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