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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo se prépare pour 2025, mais dans l’incertitude

Laurent Gbagbo pourrait se présenter à la présidentielle de 2025 en Côte d’Ivoire. Cependant, son parti politique le Front populaire ivoirien (FPI) étant divisé, il lui faut beaucoup d’effort, au-delà d’un nouvel appareil politique.

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Le retour dans le jeu politique de Laurent Gbagbo est non seulement effectif, mais l’ex-président nourrit les ambitions de se représenter à la présidentielle de 2025. En rentrant au pays, il s’est déclaré opposant politique de premier plan à Alassane Ouattara. « Moi, je n’exclus rien. Je suis en politique. J’ai demandé à la direction de mon parti de me laisser faire mes deuils et surtout pleurer ma maman et puis après, je suis un soldat. Je suis un soldat, je suis au garde à vous », avait-il répondu à la question de savoir s’il sera candidat en 2025. De la parole à l’acte, les intentions de l’ex-président se sont confirmées lorsqu’il a annoncé en août la création d’un autre parti politique. N’ayant pas réussi à réunifier le FPI, Laurent Gbagbo est obligé de se reconstruire un nouvel appareil politique.

La page FPI tournée

Définitivement acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) le 31 mars 2021, l’ex-président de la Côte d’Ivoire est rentré à Abidjan le 17 juin, après dix années passées à la CPI. Sa base militante est toujours là, mais son parti politique le « Front populaire ivoirien, qu’il avait fondé en 1982, est divisé. D’un côté il y a la frange dite « légale », celle qui s’est rendue aux urnes avec Pascal Affi N’Guessan, mais qui n’a pas fait une grande mobilisation (9,29 % à la présidentielle de 2015) – le FPI d’Affi N’Guessan est reconnu par les autorités judiciaires ivoiriennes. D’un autre, il y a les GOR (Gbagbo ou rien), ceux qui étaient restés loyaux à Laurent Gbagbo. Les GOR compte 17 députés sur 255.

 Avant le constat de rupture totale, plusieurs rapprochements entre Gbagbo et Affi N’Guessan n’ont pas réussi, et Laurent Gbagbo considère que son ancien Premier ministre (Pascal Affi N’Guessan), avec lequel il n’attend pas s’engager dans une bataille juridique, a confisqué son parti. Toutefois, en fin politicien qui a réussi à remonter la pente par le passé, Laurent Gbagbo pourrait renforcer les assises de sa nouvelle formation politique. « Laurent Gbagbo reste populaire du fait de sa légitimité comme opposant historique d’Houphouët Boigny », affirme le sociologue Fahiraman Rodrigue Koné, chercheur à l’Institut des études de sécurité (ISS). « Laissons Affi avec l’enveloppe et nous avec le contenu », a dit l’ancien président aux membres du comité central de son parti.

L’avenir est encore flou

Cependant, les proches du président Ouattara ne souhaitent pas voir Laurent Gbagbo briguer la présidentielle en 2025 sans que leur leader n’y soit engagé. Pour Mamadou Touré, porte-parole du RHDP, parti du président Ouattara, si Gbagbo est candidat, leur leader le sera aussi. Selon ce ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, le président Ouattara va gagner cette prochaine élection. Il y a ainsi peur de voir le passé resurgir comme entre 2010-2011, époque où le camp de Gbagbo et celui d’Alassane Ouattara s’étaient mis à revendiquer respectivement la victoire. D’autre part, si Alassane Ouattara ne sera pas candidat, faudrait-il qu’il n’insère pas dans la constitution ivoirienne la limite d’âge, étant donné qu’il en a l’intention. Sinon, âgé actuellement de 76 ans, Laurent Gbagbo ne pourrait se présenter à la présidentielle.

L’atmosphère délétère

Le 27 juillet 2021, Ouattara et Gbagbo s’étaient rencontrés au palais présidentiel, se donnant des accolades en avançant main dans la main. Leur rencontre s’était faite dans un climat cordial au point que  Laurent Gbagbo en a profité pour appeler le chef de l’Etat ivoirien à libérer les prisonniers arrêtés pendant la crise violente post-électorale de 2010- 2011.

En ce moment où on parle réconciliation, revenir aux rivalités politiques n’arrangerait pas les choses. Surtout comme les plaies ne se sont pas encore cicatrisées. Toutefois, les fédérations des victimes de la crise post-électorale de 2010-2011 ne souhaitaient pas voir Gbagbo revenir en politique. Une frange de la population l’accuse toujours de crime contre l’humanité à cause de 3 000 morts déplorés lors de ladite crise postélectorale.

 Jusque-là, il y a des non-dits.

Certes, Laurent Gbagbo est rentré au pays sans inquiétude, mais une procédure judiciaire était engagée contre lui et celle-ci avait abouti à une condamnation par contumace à vingt ans de prison. Le gouvernement avait indiqué qu’il ne ferait pas appliquer cette peine dû au braquage de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), fait lors des événements de 2010-2011. Il semble que l’exécutif avait négocié le retour au pays de Gbagbo contre le renoncement de ce dernier à l’exercice de toute activité politique.

 Hubert MWIPATAYI

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Barrages RDC-Maroc : l’histoire va-t-elle se répéter pour les Léopards ?

La République démocratique du Congo va affronter, au mois de mars, le Maroc en match de barrage qualificatif pour la Coupe du monde de football (Qatar-2022). Du côté congolais, l’on se souvient déjà que c’est en battant le Maroc que le pays est allé à la Coupe du monde en 1974.

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La Confédération africaine de football a procédé, le 22 janvier à Douala (Cameroun), au tirage au sort des barrages pour la qualification à la Coupe du monde 2022 au Qatar. De très belles rencontres se profilent à l’horizon avec des chocs comme Cameroun-Algérie ou encore Egypte-Sénégal. Du côté de la RDC, les Léopards ont hérité des Lions de l’Atlas du Maroc. Plusieurs Congolais se réjouissent de ce tirage, se fiant surtout à l’histoire des confrontations entre les deux pays qui tourne à l’avantage des Léopards avec 3 victoires contre 2 pour les Lions marocains et 6 matchs nuls. Le ministre des Sports de la RDC, Serge Nkonde Chembo, a rappelé même que c’est grâce à une victoire contre le Maroc que la RDC a participé à sa première Coupe du monde en 1974, en Allemagne.

Cet officiel congolais perçoit donc le Maroc comme un adversaire idéal pour la RDC, car étant celui contre qui l’histoire congolaise en Coupe du monde a commencé. “C’est d’ailleurs une occasion pour moi de remercier le bon Dieu, beaucoup de congolais et moi comptions sur ce tirage-là, et voudrions que ce soit le Maroc”, dit-il, avant de justifier ce souhait, “parce que nous avons joué contre le Maroc ici (au stade des Martyrs) en 1973, avant d’aller à la Coupe du monde l’année suivante, on les avait battus 3 buts à 0. Donc je pense que l’histoire va se répéter”.

Par contre, côté marocain, le sélectionneur national, Vahid Halilhodžić, pense que ce match « sera du 50-50 entre les deux sélections ». « On vient de connaître notre adversaire pour les barrages (du Mondial). Je peux dire que ce match, c’est du 50-50 », a-t-il estimé dans une déclaration rapportée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Ce dernier croit que son équipe a évité des sélections plus fortes dans ce tirage. « Le tirage aurait pu être pire, car il y a d’autres équipes très fortes », a-t-il relevé, notant qu’en ce moment, il est plus préoccupé par la préparation du match contre le Malawi, comptant pour les huitièmes de finale de la 33e Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2021).

Immédiatement après ce tirage, certains Congolais ont inondé la page Facebook de l’équipe marocaine en laissant des messages de pronostic annonçant parfois des scores fleuve en faveur des Léopards. Une façon de chambrer les Marocains qui, pour le moment, concentrés sur la CAN 2021.    

Privés de cette CAN, les Léopards vont profiter des dates FIFA qui ont débuté lundi 24 janvier afin d’organiser un stage de préparation à Bahreïn. Après un premier rassemblement en Egypte uniquement avec des joueurs locaux début janvier, le sélectionneur congolais Hector Cùper a dévoilé une liste de 24 joueurs retenus pour prendre part à ce regroupement. Ce stage qui va du 24 janvier au 2 février sera sanctionné par un match amical contre la sélection de Bahreïn à une date à déterminer.

Mais plusieurs joueurs congolais sont exemptés de ce stage, notamment Cédric Bakambu qui vient à peine de démarrer avec son nouveau club, l’Olympique de Marseille. Par contre, l’ailier de Genk, Théo Bongonda (26 ans), ancien international Espoirs belge, est appelé pour la première fois, tandis que des cadres comme Dieumerci Mbokani, Yannick Bolasie ou encore Marcel Tisserand seront de la partie.

Voici le programme complet des autres barrages:

– Egypte – Sénégal

– Cameroun – Algérie

– Ghana – Nigeria

– Tunisie – Mali

Dido Nsapu

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Qatar 2022- Zone Afrique: En phase des barrages, la RDC , loin d’être favorite ?

Pour le dernier tour des éliminatoires qui sera joué sous forme de match barrage, la RDC pourrait tomber sur de grosses écuries africaines. Logé dans le chapeau 2, la RDC va hériter d’une équipe du chapeau 1 où on retrouve le Sénégal, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie ou encore le Nigeria.

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À l’image du Ghana, la République démocratique du Congo était plutôt mal embarquée avec seulement deux points glanés lors des deux premières journées avec deux matches nuls, contre la Tanzanie et le Bénin, puis une défaite à Madagascar lors de la quatrième journée. Guidée par le retour en sélection de Dieumerci Mbokani, la sélection d’Hector Cuper a su se reprendre pour finir avec panache (victoire 3-0 en Tanzanie), malgré des contestations lors de la dernière journée contre le Bénin (victoire 2-0). Un gros soulagement pour les Léopards, la seule équipe qualifiée à jouer les barrages et qui ne prend pas part à la Coupe d’Afrique des nations.


Des chocs en perspective

Ce format des éliminatoires débouchant sur des barrages rappelle une fois de plus la difficulté pour les Léopards à se présenter régulièrement à la Coupe du monde. Avec 5 équipes à qualifier pour une Confédération de 54 pays, il est très difficile pour la RDC de présenter à coup sûr son onze national au stade actuel tant la phase des qualifications laisse une marge d’erreurs non dommageable faible.

Au registre des statistiques, le Cameroun détient le record des qualifications consécutives au nom du continent. Les Lions indomptables en totalisent 4 (1990, 1994, 1998, 2002). Ce record pourrait cependant être égalé par le Nigeria si les Super Eagles parviennent à se qualifier pour l’édition 2022. De quoi comprendre que la Toile se soit enflammée ces derniers jours autour de la question d’une trop faible représentation du pays. Depuis 1974, l’image du pays affiche une présence extrêmement lointaine. Ce qui sera de trop, car le groupe est assez relevé.

Voilà qui conduit par ailleurs à apprécier autrement l’édition 2026 de la Coupe du monde. Celle-ci prévoit la participation de 48 équipes, dont 9, voire 10, issues du continent africain, et ce, après un tournoi de barrages intercontinental. Il est ainsi regrettable qu’une solution favorable à la RDC n’ait pas été trouvée dans le format d’une Coupe du monde à 32 équipes, notamment à la suite de la Coupe du monde 2010, organisée en Afrique du Sud, où le continent possédait exceptionnellement 6 équipes.

En attendant, retenons que les 10 pays qualifiés ont été répartis en deux chapeaux, suivant leur positionnement au classement FIFA. Pour les barrages en vue du Mondial au Qatar, ce sont le Sénégal, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Nigeria qui composeront le chapeau 1 tandis que l’Égypte, le Cameroun, le Ghana, la RD Congo et le Mali composeront le deuxième lot d’équipes. Le tirage au sort du tour final des éliminatoires de la zone Afrique aura lieu à Doha, le 18 décembre prochain. Il promet d’accoucher de confrontations épiques et propres à soulever l’enthousiasme des passionnés du ballon rond.

Parcours moins élogieux

Le parcours de la RDC n’a pas été facile. Dès la première journée jouée au stade Tout Puissant Mazembe à Lubumbashi, le 2 septembre, les Congolais sont tenus en échec par les Tanzaniens sur le score d’un but partout. Mbokani marquait à la 23e minute, signant son retour en sélection nationale. A la 36e minute, les Taifa Stars vont égaliser pour  obtenir un score de parité. 4 jours plus tard, les Fauves entraient en lice pour la 2e journée à Cotonou au Bénin. Le 6 septembre 2021, les Congolais réalisent un nouveau nul contre les Ecureuils du Bénin. Score de la partie : 1-1 à la fin. Dieumerci Mbokani va ouvrir le score à la 12e et Jordan Adeoti a égalisé à la 33e minute. Côté congolais, le capitaine des Léopards signe un bon retour en sélection nationale. Deux matches, deux buts.

Un mois plus tard, soit le 7 octobre à Kinshasa, la RDC bat Madagascar sur le score de deux buts à zéro. Chadrac Akolo (35’) et Dieumerci Mbokani sur penalty (79’) ont marqué pour la RDC. A l’issue de la phase aller, la RDC est deuxième avec 5 points, derrière le Bénin (7 points) et derrière la Tanzanie qui compte 4 points.

 Après un début de deuxième tour poussif et un mois d’octobre mifigue mi-raisin, avec une victoire et une défaite face à Madagascar, les Léopards ont frappé un gros coup jeudi à Dar es Salaam, ville-hôte du match face à la Tanzanie. Les hommes menés par Hector Cuper ont vécu un début de match intense avec une première grosse occasion concédée face aux locaux, suivie de l’ouverture du score signée Gaël Kakuta.

Doute et espoir

Au retour de la phase des éliminatoires, la RDC est passé par toutes émotions. L’espoir de gagner son 4e match, revenir à la hauteur du Bénin, mais elle va vite se plonger dans le doute, après la défaite contre Madagascar un but à zéro à Antanarivo. Le 10 octobre, la Tanzanie battait le Bénin à Cotonou, revenant à 7 points. Une chance pour la RDC de prendre la tête avec 8 points. Mais les Congolais vont tomber sur le score étriqué d’un but à Zéro. Les Fauves calent à 5 points, le Bénin et la Tanzanie se disputent la tête du classement avec 7 points. Le désespoir s’installe.

 Mais les joueurs et le staff technique ne désespèrent pas. Hector Cuper remobilise ses hommes et promet de revoir son schéma tactique. Ce qui est fait pour les deux prochaines rencontres pour ne pas encaisser et marquer.

 Raymond Befonda

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Sport: Lionel Messi, le pari de Paris en mal ?

Lionel Messi et QSI, c’est l’histoire d’un éternel rendez-vous raté qu’on avait fini par enterrer. Depuis 2011 et l’arrivée des Qataris à la tête du PSG, Messi nourrissait les fantasmes autant que les espoirs d’un club aux ressources financières sans fond.

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C’était finalement dans la logique des choses : le joueur le plus précieux du monde dans le club le plus riche de la planète (avec Manchester City tout de même). A intervalles réguliers, la rumeur bruissait sans jamais vraiment prendre de l’épaisseur. Messi était un moyen pour le PSG de rappeler que ses ambitions étaient sans limite et Paris, un moyen pour Messi de négocier à la hausse ses contrats avec le FC Barcelone.

Au tout début de l’histoire, lors de la première conférence de presse qui officialise la prise de pouvoir de QSI en 2011, Robin Leproux, alors président du PSG, répond «Lionel Messi» à la question de savoir quel joueur le PSG rêve de recruter.

Les noms de Kaka et Samuel Eto’o circulent. Pour Messi, c’est encore beaucoup trop tôt. Le Qatar n’est qu’au début de l’histoire et l’Argentin est déjà le meilleur joueur du monde. Il devient un objectif à très long terme. Dans l’immédiat, avant de le séduire, Paris part à la conquête du «nouveau Messi».

Du « nouveau Messi » au soft power du Dream bigger

Et la première star du mercato QSI est un Argentin de 21 ans, meneur de jeu. Javier Pastore ne sera pas le nouveau Messi mais il enclenche une dynamique. Avec lui, Paris s’affirme sur le marché des transferts. Mais la vraie bascule s’opère en 2013. Sérieux outsider sur le marché des transferts, le PSG n’atteint pas encore le standing de ses voisins européens. Il n’est pas pris au sérieux jusqu’à la double arrivée de Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva en 2012, rejoint  très vite par David Beckham. Paris bascule alors dans une autre dimension économique et sportive. Dès lors, tout peut arriver. Paris avait les moyens financiers de convaincre l’Argentin, il a désormais un challenge sportif et une équipe ambitieuse à lui proposer.

Dès 2013, dans certains cercles proches de Doha, on travaille sur l’hypothèse Messi. Ses ennuis avec le fisc espagnol (ndlr : il est alors accusé de fraude fiscale) ouvrent une première brèche mais sa clause à 250 millions d’euros, sans tenir compte des envies de l’Argentin, est dissuasive. «Si nous n’avions pas de limite, nous ferions venir Messi», se justifie Nasser Al-Khelaifi dans les colonnes de l’Equipe en 2014. «Si vous avez l’argent pour le faire venir, amenez-le nous.» En vérité, la vraie difficulté du dossier reste de convaincre l’Argentin. Paris est à l’affût. Messi et Cristiano Ronaldo sont désormais des objectifs à court et moyen terme.

Paris n’a pas de limites, le FPF s’en occupe

Le PSG construit une fusée à plusieurs étages mais Messi reste le fantasme ultime. Ce qu’il faut comprendre, au-delà des évidents bénéfices sportifs, c’est que l’arrivée de l’Argentin est avant tout un moyen d’associer l’image du meilleur joueur du monde (et de l’histoire ?) à celle du Qatar. Une stratégie de soft power, résumée dans un slogan répété depuis dix ans : «Dream bigger». Or, qui de plus grand que Messi ? Personne. Avec lui, Paris et le Qatar seraient au centre du monde. Voilà pourquoi Messi est resté la quête ultime d’un club et d’un Etat qui ne se sont jamais mis de limites.

L’UEFA va s’en charger pour eux avec le fair-play financier. A partir 2015, il frappe durement et l’ogreparisien se sait menacé. Voilà pourquoi, en 2015 justement, Paris, qui a, jusque-là, simplement tâter le terrain avant de se heurter à la complexité de la situation, dégaine une première fois pour tenter de convaincre le Barça et Messi. Le départ programmé de Zlatan Ibrahimovic à l’été 2016 doit être comblé. Il faut une nouvelle tête d’affiche. Mais c’est le FPF, autant que les envies de Messi toujours tournées vers le Barça, qui rendent l’affaire impossible.

Paris n’oublie pas Messi pour autant mais va devoir se montrer patient. Barcelone ne subira pas deux fois le même affront sur le marché des transferts et le PSG sait qu’il lui faudra attendre la fin du contrat de l’Argentin en 2021. A l’été 2020, pour la première fois de sa carrière, la Pulga a des envies d’ailleurs. Paris dégaine une seconde fois, pas question de laisser passer l’occasion. Les échanges entre le clan Messi et Paris sont, cette fois, très concrets. Le Ballon d’Or préfère City mais le Barça met les barbelés.

2021 : contexte idéal

Il aura donc fallu attendre les dix ans du projet parisien pour que l’impensable se produise. Au terme d’une quête frénétique tour à-tour illusoire, désespérée, interminable et finalement fructueuse. La gestion calamiteuse du FC Barcelone, l’effacement du fairplay financier, la crise du Covid qui a affaibli la concurrence (et le Barça) : il a fallu le contexte parfait pour signer le transfert du siècle. En 2011, Paris et QSI rêvaient de Ligue des champions et de Lionel Messi. Dix ans plus tard, le 10 août 2021, la moitié du chemin est parcouru. Et celui vers la C1 n’a jamais semblé aussi dégagé.

Messi dans de sales draps

C’était irrespectueux. Lionel Messi était dans de sales draps après son geste derrière le mur du PSG. La Pulga était bien décidé de mettre les bouchées doubles pour son équipe. Le Paris-Saint Germain a réussi haut la main son pari contre Manchester City (2-0). Lors de ce choc de Ligue des champions, Leo Messi a afin marqué un goal. Mais un autre geste de la star est venu gâcher l’ambiance.

On jouait donc les trois dernières minutes du temps réglementaire quand un coup franc est sifflé à l’entrée de la surface de Donnarumma. Le PSG mène alors 2-0 et est en passe de prendre sa revanche sur la demi-finale perdue la saison dernière. Après plusieurs secondes d’atermoiement, Neymar et Wijnaldum indiquant notamment de se placer ailleurs (et debout), le buteur du soir reçoit finalement pour consigne du capitaine Marquinhos de s’allonger sous le mur pour éviter une frappe au sol. Le sextuple Ballon d’Or s’exécute, le tout sous le regard un brin interloqué de Neymar et Ander Herrera.

Si, visiblement, aucun joueur n’a vécu cette scène comme affront, il n’en reste que chacun doit donner de sa personne. Quelques secondes plus tard, c’est Kylian Mbappé qui s’est mis à l’horizontale sur un coup franc adverse… à la demande de Neymar, qui semble avoir voulu épargner Messi. Reste une question : le Brésilien sera-t-il le Brésilien le prochain à se « sacrifier » lors d’une situation similaire.

 Raymond Befonda

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