L’équipe dirigée par Barnabé Muakadi continue d’affoler les compteurs à la Direction générale des impôts (DGI). Malgré le contexte de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), cette régie a mobilisé 3 270 milliards de francs congolais, soit 97 % de ses assignations mensuelles fixées à 3 500 milliards de francs. Cette administration fiscale a battu son propre record d’avril 2024, où elle avait collecté 3 182,4 milliards de francs sur des assignations initiales de 2 709,6 milliards. Une performance saluée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba.
Chaque année, au mois d’avril, la DGI mobilise ses équipes. L’échéance fiscale de ce mois est cruciale pour le directeur général des impôts, Barnabé Muakadi Muamba. Cette échéance est déterminante pour la suite de l’année budgétaire en matière de recettes pour la DGI. Amputée des recettes d’une bonne partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, la DGI ne cesse d’opérer des miracles en matière de mobilisation des fonds pour le budget de l’État congolais.
Après la clôture de l’échéance fiscale du 30 avril, une obligation fiscale majeure à laquelle sont soumises toutes les catégories de contribuables gérées par la DGI, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a salué la performance de cette administration fiscale. Pour marquer sa satisfaction, l’argentier national s’est déplacé personnellement, le 1er mai, vers la DGI qui clôturait l’échéance fiscale de l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP) à Kinshasa, capitale de la RDC. Doudou Fwamba a tiré son chapeau aux agents et cadres de la DGI, les encourageant à maintenir le cap tout en respectant les lois fiscales du pays. Cette régie a déjà mobilisé plus de 2 milliards 700 millions de francs congolais sur les 3 milliards attendus pour le mois d’avril dernier. Ce montant collecté représente 97 % des assignations fixées pour la DGI.
Le ministre des Finances a aussi rappelé le contexte de la guerre imposée à la RDC, mais qui n’a pas empêché les régies financières de faire leur travail. « En dépit de l’agression subie par notre pays, les administrations financières n’ont pas abdiqué. Elles ont travaillé d’arrache-pied depuis le début de l’année pour mobiliser les recettes et doter notre gouvernement des moyens nécessaires à son action », a-t-il indiqué.
La DGI bat son record de 2024
Visiblement inarrêtable, le comité Muakadi poursuit ses performances à la tête de la DGI. En avril 2024, cette régie fiscale avait collecté 3 182,4 milliards de francs sur des assignations initiales de 2 709,6 milliards de francs, soit un dépassement de plus de 472 milliards de francs. Mais avril 2024 n’est pas le seul mois où la collecte des recettes a été performante.
Devant un parterre d’investisseurs américains, le 22 avril dernier à l’université de Washington, dans la ville de Seattle, aux États-Unis, le directeur général des impôts, Barnabé Muakadi, a rappelé l’évolution des performances de sa régie fiscale. Depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Félix Tshisekedi, la DGI a réalisé des performances inégalées.
En six ans de gestion du pays par Félix Tshisekedi, les recettes ont été multipliées par cinq, voire par six. Jamais une telle performance n’avait été réalisée sous les présidents Kasa-Vubu, Mobutu et les deux Kabila (père et fils), a rappelé M. Muakadi. « Regardez bien la courbe en bleu, ce sont les prévisions budgétaires, et celles en orange, les réalisations de la DGI. De 2002 à 2018, voire jusqu’en 2019, les deux courbes se confondaient. Il n’y a pas eu pendant cette période de mobilisation accrue. Cependant, dès l’année 2020, il y a une montée spectaculaire des recettes de l’État. En 2020, par exemple, la DGI a réalisé à elle seule des recettes de l’ordre de 1 milliard 800 millions de dollars. En 2021, 3 milliards 200 millions de dollars. En 2023, 5 030 000 000 USD et en 2024, 6 000 000 000 USD », a vanté Barnabé Muakadi.
D’après lui, ces performances sont à mettre dans l’actif du chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour sa bonne gouvernance. Il a aussi salué « le sens aigu » du management de l’équipe qu’il dirige depuis juin 2020.
Muakadi, une expérience qui paie
Chef de bureau jusqu’au moment de sa nomination au poste de directeur général de cette régie, Barnabé Muakadi est un fils de la maison qui connaissait déjà les rouages de cet établissement public. Il a une longue et riche expérience au sein de cette régie. Réputé discret, compétent, loyal et doté d’une probité morale sans reproche, ce travailleur acharné a motivé les agents et cadres de la DGI pour arriver à ces résultats. « De 2020 à 2024, les recettes de l’État ont presque triplé », a-t-il reconnu récemment depuis le pays de l’oncle Sam, avant de rendre hommage au président de la République pour sa vision de bonne gouvernance.
Cette année, après les premiers chiffres de l’échéance fiscale d’avril, le ministre des Finances pense aussi que la DGI est sur la bonne voie. « La tendance est positive : nous avons déjà mobilisé plus de 2 milliards 700 millions de FC, sur les 3 milliards attendus », a-t-il déclaré, exhortant ses collaborateurs à poursuivre leurs efforts pour consolider un environnement fiscal stable et équitable.
Pour l’échéance fiscale du 30 avril 2025, la DGI a innové avec l’obligation de certification des états financiers qui doit être déposée en annexe de la déclaration de l’impôt sur les bénéfices et profits le 30 avril dernier. Une innovation particulière pour les contribuables relevant du droit commun en RDC.
Heshima