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C’est avec ces mots forts que Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi prend officiellement ses fonctions de Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. A cet instant, une lumière étincelante pouvait être perçue dans les yeux éblouis des uns alors que d’autres personnes plus sceptiques s’adonnaient à des invectives et paroles limitatives. D’un bord à un autre, une question unique revenait : que fera-t-elle ?
Plus d’un an après son élection historique, Heshima Mgazine revient sur le bilan de la Présidente de la Chambre basse du Parlement congolais.

Un bilan à mi-parcours plus qu’élogieux !
Une Administration efficace
Aussitôt élue, Jeanine Mabunda s’est investie à connaître ses collaborateurs, ceux de l’Administration surtout. A cet effet, elle a effectué le mardi 30 avril 2019, une descente dans les locaux du Secrétariat Général de l’Assemblée nationale, cette Administration qui compte pas moins de 600 agents.

Des services administratifs proprement dits (Direction des Services généraux, Direction du matériel, Direction des relations publiques, protocole, presse et information et Direction médico-sociale) en passant par les services techniques (Bureau d’Etudes, Direction des séances, Direction des commissions et Direction de la Documentation), la speaker de l’Assemblée nationale a touché du doigt le quotidien de travail de ses équipes.

Après sa visite, la Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale avait promis de déployer des efforts pour l’amélioration de la situation de ces agents, notamment ceux communément appelés « nouvelles unités » dans le strict respect des dispositions du Statut des agents de carrière des services publics de l’Etat.

Une année après sa prise des fonctions, l’Honorable Mabunda Lioko a profité d’une cérémonie d’échanges de voeux avec les 600 agents de son Administration pour dresser le bilan de son action :
✔ L’amélioration du cadre de travail avec la réhabilitation de l’enclos du Palais du Peuple ainsi que la rénovation des toilettes et d’autres infrastructures ;
✔ Mise en place d’un nouveau logiciel “Sage” pour une meilleure gestion de la paie et du personnel ;
✔ Une prise en charge conséquente des soins médicaux des agents ;
✔ Différentes missions organisées en faveur des agents dans le cadre du renforcement des capacités de ces derniers ;
✔ La réévaluation de l’assistance sociale (décès) des agents ou leurs proches ;
✔ Un soutien à la préparation de la scolarité des enfants des agents et cadres.
Avant la propagation de la pandémie à Covid- 19, la Présidente de l’Assemblée nationale, s’était engagée à continuer ces efforts en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel dans la mesure des moyens reçus par l’exécutif.

Des réalisations législatives à foison !
L’adoption du premier budget de la République depuis l’alternance politique en RDC, estimé à près de 10 milliards de dollars américains. Une première pour ce pays immensément riche mais dont les conflits armés et guerres n’ont pas facilité le décollage économique. Une occasion pour Jeanine Mabunda de rappeler tout l’intérêt de ce budget pour l’amélioration de la situation des congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.
La législature de Jeanine Mabunda est aussi celle qui sera marquée par le vote de la loi portant protection des peuples autochtones, le 07 juin 2020 à l’issue d’un vote massif des Députés nationaux, décidés à protéger des peuples jusqu’ici stigmatisés. Un succès notable et une loi historique qui va, assurément changer le cours de la vie de ces peuples qui souffrent des regards condescendants du reste de la société et qui continuent à vivre en retrait, à l’exemple des pygmées vivants à l’écart dans la grande forêt équatoriale. Soixante années après l’Indépendance, la République Démocratique du Congo n’avait jamais légiféré en la matière. La législature Mabunda est donc venue en salvatrice pour redonner du sourire aux plus marginalisés de la société congolaise.

L’Histoire retiendra également que sous la législature Mabunda que fut examinée et adoptée la proposition de loi portant sur la protection et les promotions des droits des personnes vivant avec handicap. Il faut signaler que la RDC compte environ 10 Millions de Personnes vivants avec handicap et cette proposition de loi vise à offrir à ces congolais le minimum de conditions de survie et à les sortir de la marginalisation dont ils sont très souvent victimes.

« De mes tournées ou rencontre avec le congolais ordinaire, celui-ci attend, des Institutions de la République, un effort incarné et réel en matière de la lutte contre la corruption : ce sera une des priorités de la présente Législature » disait Jeanine Mabunda lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars 2020. A la fin de la session, on peut compter deux propositions de lois examinées et votées contre la corruption : l’agence nationale de lutte contre la corruption avec statut d’institution d’appui à la démocratie et une modification du code pénal qui renforce les sanctions contre les actes de corruption.

Une tournée inter-provinces afin de palper du doigt la situation des populations congolaises vivant dans l’arrière-pays. De Lisala dans la Province de la Mongala à Bukavu dans le Sud-Kivu, Jeanine Mabunda, accueillie dignement, a promis de poursuivre le combat en faveur de la situation des populations des provinces.

Gestion de la Covid-19
La République Démocratique du Congo frappée de plein fouet par la crise sanitaire de Covid-19, la Présidente de l’Assemblée nationale s’est levée afin de soutenir des provinces touchées. C’est le cas de la Province du Kongo central, deuxième terrain le plus touché après Kinshasa. L’Honorable Mabunda a remis à une délégation de cette province un chèque symbolique de 20 000 dollars américains ; posant dans la foulée le même geste en faveur de la province de l’Equateur encore touchée par la maladie à virus Ebola. Avant cela et soucieuse du bien être des agents de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda a tenu à octroyer des kits Covid à tous les agents dont une partie des équipements était destinée à leur domicile.

Accompagnement de la jeunesse
La Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a procédé, le vendredi 24 juillet, dans la salle des banquets du Palais du Peuple, à l’installation officielle du nouveau comité directeur du réseau des jeunes parlementaires de la Chambre basse du Parlement. Ce comité est présidé par le député national Auguy Kalonji, élu de la Tshangu à Kinshasa pour le compte du Front Commun pour le Congo.

« Nous n’allons pas accepter que l’immunité parlementaire soit remise en cause. Il s’agit de l’immunité des parlementaires, mais aussi des sénateurs et des ministres. »

« C’est ce réseau qui doit concourir à l’élaboration des lois qui favorisent les activités des jeunes notamment l’éducation. Ce réseau doit être un cadre qui facilite les échanges d’expériences entre les jeunes congolais et ceux d’autres pays », a souhaité Jeanine Mabunda.

Encouragement de l’entrepreneuriat des jeunes
30 000 dollars américains, telle est l’enveloppe que l’Honorable Jeanine Mabunda a débloquée pour soutenir des projets d’entrepreneuriat des jeunes congolais. Il s’agit des projets :
1. Le Bulbe qui est une jeune entreprise agricole, spécialisée dans la production des légumes, elle est située dans la zone agricole de la commune de Maluku sur une superficie de 20 hectares, avec une capacité de production de 40 tonnes des légumes l’an. Porteur de projet Nathan Kamba
2. Recoplast qui compte recycler les déchets plastiques pour en faire des granulés et de l’éco bois, une alternative au bois ordinaire permettant de faire des chaises et tables écologiques et durables. Il faut noter que la ville de Kinshasa produit plus de 3000 tonnes de déchets plastiques par an. Porteur du Projet : Éric Casinga3. Luka Pharma, application mobile qui est un moteur de recherche qui permet en 3min d’avoir l’itinéraire vers les pharmacies les plus proches où les médicaments que vous cherchez sont disponibles en temps réel. L’application permet de payer via mobile money et d’être livré à domicile. Porteur du Projet : Ulrich Kouesso
4. Le projet Farine de Fruit à Pain Pridi : consiste à la transformation des fruits à pain en farine pour boulangerie et pâtisserie, une farine adaptée aux diabétiques, aux affections du coeur pour l’amélioration de leur état sanitaire et la prévention des non-diabétiques. Porteuse du Projet : Didi Private.

Ancienne Directrice Générale du Fonds de Promotion de l’Industrie, la Présidente de l’Assemblée nationale connaît l’importance de l’entrepreneuriat dans le développement d’industries et la création d’emplois. Une motivation suffisante pour elle dans l’optique de soutenir des projets allant dans ce sens.

Dure à cuire et intraitable pour le bien des élus !
Plus d’une fois, l’Honorable Mabunda a été en première ligne pour émettre son avis sur l’actualité en RDC et surtout pour jouer le bouclier protecteur lorsque l’Assemblée nationale est directement visée par des attaques politiciennes ou autres techniques propres à la sphère politique congolaise.

Quand des personnes non autrement identifiées désacralisent le Palais du Peuple, siège de l’Assemblée nationale ou encore constituent une menace pour les élus du peuple, Jeanine Mabunda n’hésite à monter au créneau pour dénoncer avec la dernière énergie.

Le 12 juin 2020, face à la dépréciation de la monnaie locale, le franc congolais et le retard connu dans l’allocation de certains droits reconnus aux élus, la Présidente de la Chambre basse, en mère et leader, a été le porte-voix de ses collègues auprès du Président Tshisekedi afin que les représentants de la population travaillent dans des conditions sociales optimales en vue d’un rendement efficient pour l’intérêt général.

Un autre dossier sur lequel la Présidente de l’Assemblée nationale s’est montrée intraitable, est celui qui touche à l’immunité des Députés nationaux. Pour cause, l’arrestation en procédure de « flagrance » de Jean-Jacques Mamba, élu du MLC (Mouvement de Libération du Congo), accusé de faux et usage de faux.

L’élu de la Lukunga était à l’origine d’une pétition visant la destitution de Jean-Marc Kabund, Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale et Président ad intérim de l’Udps, (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), parti présidentiel. Suite, au déni d’un Député national, Simon Mpiana qui ne reconnaît pas avoir signé ladite pétition, la Cour de Cassation s’est chargée d’arrêter manu militari, le Député national, trouvé en famille dans une tenue peu commode.

Saisie de l’affaire, l’Honorable Mabunda s’est exprimée sur un ton de révolte à peine caché : «Nous n’allons pas accepter que l’immunité parlementaire soit remise en cause. Il s’agit de l’immunité des parlementaires, mais aussi des sénateurs et des ministres».

La force de caractère de Jeanine Mabunda s’est encore illustrée lors l’ignoble bagarre qui a précédé le vote pour la destitution de l’honorable Kabund-a-Kabund.

Alors que leurs différentes motions de procédure ont été jugées non fondées, des députés pro-Kabund se sont lancés dans une bagarre dans l’enceinte de l’hémicycle. Imperturbable, la speaker de l’Assemblée nationale a poursuivi son speech affirmant même avoir été informée, au préalable des possibles troubles au cours de la plénière.

De par ses convictions, son combat, son abnégation pour la construction d’une image de marque de l’Assemblée nationale et surtout sa volonté à marquer réellement l’histoire politique et sociale de la République Démocratique du Congo, Jeanine Mabunda Lioko se présente inéluctablement comme une figure de proue du renouveau du pays de Lumumba.
Son bilan à mi-parcours en est une preuve éloquente, et en ce mois de septembre marqué par la rentrée parlementaire intervenue le 15 de ce même mois, les espoirs de voir la Présidente de l’Assemblée nationale imprimer un nouveau rythme aux travaux de la Chambre basse, en fonction des besoins des bases électorales, que les différents députés nationaux ont certainement rencontrées au cours de leurs vacances, sont grands.

A en croire des sources des vestibules de la Chambre basse, l’audience que le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi a accordée à l’Honorable Mabunda, la même journée du 15 septembre, quelques heures avant l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, était pleine de sens.

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Politique

POST-LÉGISLATIVES NATIONALES KAMERHE, SAMA BEMBA, BAHATI…LA BATAILLE POUR LES POSTES LANCÉE

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est arrivée en tête des législatives nationales avec 69 sièges sur les 477 attribués. Elle est suivie de l’UNC et alliés de Vital Kamerhe qui rafle la deuxième place, lequel devance l’AFDC-A de Modeste Bahati, talonnée par le MLC de Jean-Pierre Bemba, tandis que la formation de Katumbi pourrait devenir la principale force d’opposition. Une bataille pour les postes se dessine déjà…

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A pres un retard de 11 jours par rapport à la date de publica – tion des ré s u l t a t s prévue au 03 janvier 2024, conformément au calendrier électoral de la CENI, le suspense a enfin été levé sur les noms des députés qui vont siéger à l’Assemblée nationale pour les 5 prochaines années. Sous réserve éventuelle de l’issue des recours. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est acquittée de cette étape dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 janvier 2024 en rendant public les résultats provisoires des élections législatives du 20 décembre 2023. Finalement, après deux semaines d’attente, 23 000 candidats ont enfin connu leur sort.

Sans surprise, le parti présidentiel, l’UDPS, est arrivé en tête avec 69 des 477 sièges attribués sur les 500 que compte l’Assemblée nationale. Les 23 restants correspondent aux circonscriptions où le vote n’a pas pu avoir lieu à cause de l’insécurité, notamment dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Kwamouth. A ce lot, s’ajoutent les résultats de certains autres territoires où des suffrages ont été soit annulés, soit suspendus pour des raisons d’enquête.

Il s’agit par exemple de Masi-Manimba dans le Kwilu et de Yakoma, dans la province du Nord-Ubangi où des élections ont été invalidées. Quant à Bomongo et à Budjala, le décompte des scrutins a été stoppé pour cause d’investigation. A souligner que le Front commun pour le Congo (FCC), la coalition de l’ancien président Joseph Kabila, avait boycotté l’ensemble de ces scrutins. Martin Fayulu, classé troisième à la présidentielle, avait pour sa part boycotté les législatives. 

L’UDPS devra composer…

Le parti de Félix Tshisekedi, fraîchement réélu avec plus de 73 % des voix pour un second mandat, ne réunit pas à lui seul la majorité absolue. « même si on ajoute tous les autres partis satellites de l’UDPS », fait remarquer Ithiel Batumike, chercheur à Ebuteli, un institut congolais de recherche sur la politique et la sécurité.

Ce qui nécessite que l’UDPS compose avec d’autres alliés pour dégager la majorité au parlement. L’UNC et alliés de Vital Kamerhe a créé la sensation en raflant 39 sièges devant l’AFDC-A de Modeste Bahati (35 sièges) et le MLC de JeanPierre Bemba se pointe en quatrième position avec une faible moisson de 19 sièges. Ces forces pourraient faire la différence dans cette quête de majorité parlementaire en faveur de Félix Tshisekedi. 

Pour l’heure, seul Ensemble pour la République pourrait devenir la principale force d’opposition du pays, pour la première fois dans l’histoire de ce jeune parti créé en 2019. Le mouvement de Moïse Katumbi, arrivé second à l’élection présidentielle avec 18 % des voix, obtient une vingtaine de sièges et se classe neuvième sur 71 formations candidates aux législatives.

Un peu moins de la moitié d’entre elles n’ont pas atteint le seuil de voix nécessaire (1 %) et ne disposeront pas de mandataires. Parmi elles, l’Alliance des Congolais pour la refondation de la nation (ACRN), du Prix Nobel de la paix Denis Mukwege. Dans ces conditions, avec combien de partis Félix Tshisekedi devra-t-il faire alliance pour atteindre la majorité et ainsi nommer son futur gouvernement ? Les tractations avec les 44 formations politiques désormais représentées à l’Assemblée nationale ont commencé bien avant l’annonce des résultats. 

Kamerhe à la manœuvre… 

La période post-électorale suscite déjà des appétits au sein de l’Union sacrée de la Nation. L’heure est désormais au partage du butin après avoir permis à Félix Tshisekedi d’obtenir un second mandat à la magistrature suprême. C’est Vital Kamerhe, le félin, qui a lancé les hostilités en premier. Le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a d’ores et déjà réussi à rassembler plus de 100 députés autour de lui, notamment des leaders d’autres formations et regroupements tels que Julien Paluku, Tony Kanku Shiku et Jean-Lucien Bussa pour la mise en place d’une nouvelle plateforme politique dénommée « Pacte pour un Congo Retrouvé (PCR) ». L’enjeu ? C’est autour des postes clés de la République, à savoir la primature, la présidence de l’Assemblée nationale ainsi que celle du Sénat que l’empoignade aura lieu. 

D’autres protagonistes dans la course… 

Après la sortie officielle de PCR de Vital Kamerhe, l’actuel Premier ministre refuse aussi de se tenir à carreau face aux appétits politiques de Vital Kamerhe et d’autres poids lourds de l’Union sacrée de la Nation. Ainsi, Jean-Michel Sama Lukonde est à la manœuvre pour le positionnement d’une plateforme in  titulée « Dynamique agissons et bâtissons (DAB) ». DAB réunirait 72 députés nationaux, plus de 100 députés provinciaux et conseillers communaux.

Plusieurs personnalités de l’actuelle majorité de l’Union sacrée en seraient membres, entre autres, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka avec le regroupement A24, A25, AN ; les ministres Guy Loando et Muhindo Nzangi avec leurs formations politiques AREP et AVRP ; Godefroid Mayobo du Palu, Modeste Mutinga, John Tibasima, Jonathan Bialosuka, Dany Banza d’ACO, ainsi que l’ancien conseiller de Félix Tshisekedi, Jean-Claude Kabongo.

Parallèlement à cette démarche de Kamerhe et Sama Lukonde, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a rencontré l’actuel président du Sénat, Modeste Bahati, JeanPierre Bemba, vice-Premier ministre, ministre de la Défense ainsi que le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso. Une troisième méga plateforme pourraient naitre de ces trois membres du présidium de l’Union sacrée de la Nation.

 Heshima

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Nation

INVESTI LORS D’UNE CÉRÉMONIE HISTORIQUE TSHISEKEDI DÉVOILE LES PRIORITÉS DE SON NOUVEAU QUINQUENNAT

Le président réélu de la République démocratique du Congo a prêté serment le 20 janvier 2024 à Kinshasa pour un second mandat. Le chef de l’Etat congolais a, dans son speech, égrainé 6 objectifs prioritaires de ce nouveau quinquennat s’engageant à veiller à ce que les erreurs du passé ne se reproduisent plus.

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F élix Tshisekedi, brillamment réélu avec 73,47% des suffrages, a vu grand pour sa prestation de serment. L’homme a choisi le stade des Martyrs de la Pentecôte rempli au maximum de sa capacité de 80 000 places. Dixsept chefs d’Etat africains en fonction, quatre honoraires et des délégations de plusieurs dizaines d’autres pays y étaient présents, pour une cérémonie sous haute sécurité et très protocolaire, avec au rendez-vous fanfare, cavalerie et prières, le tout sous une très grande ovation.

Il s’agit des présidents du Burundi, du Kenya, de la République centrafricaine, du Gabon, de la République du Congo, de la Guinée Bissau, de la République d’Afrique du Sud, de l’Angola, du Tchad, de Sao Tomé et Principe, de Djibouti, du Malawi, du Zimbabwe, de la Zambie, du Sénégal, de la Gambie et du Ghana. 

Les présidents honoraires sont ceux du Kenya, de Madagascar, de la Tanzanie et du Nigéria. Pour des millions de Congolais qui ont suivi la cérémonie à distance, la chaine nationale (RTNC) a innové en filmant en direct le départ du président de la République depuis le Palais du Mont-Ngaliema, dans les hauteurs du camp Lieutenant-colonel Tshatshi, jusqu’au Palais du peuple où le chef de l’Etat a changé de véhicule, optant pour une Toyota décapotée escortée par la cavalerie.

 C’est avec une telle escorte sécurisée dans l’air notamment par des hélicoptères des forces spéciales que Félix Tshisekedi a fait son entrée solennelle au stade des Martyrs de la Pentecôte. « Je jure solennellement (…) de défendre la Constitution et les lois de la République, (…), de maintenir son indépendance et l’intégrité de son territoire », a déclaré devant les juges de la Cour constitutionnelle le président réélu, avant de recevoir les salutations des chefs coutumiers des 26 provinces du pays. « J’ai conscience de vos attentes », a-t-il enchaîné dans son discours d’investiture, faisant allusion notamment au chômage, au pouvoir d’achat, à la situation des jeunes, à la promotion des femmes tout comme des personnes vivant avec handicap et à la cohésion nationale.

6 objectifs prioritaires

Dans son allocution d’investiture, Félix Tshisekedi a esquissé les objectifs prioritaires de son nouveau mandat. Il est question de six axes, à savoir : créer plus d’emplois ; protéger le pouvoir d’achat des ménages en stabilisant le taux de change ; assurer avec efficacité la sécurité des populations et de leurs biens ; poursuivre la diversification de l’économie ; garantir plus d’accès aux services sociaux de base et renforcer l’efficacité des services publics. 

Par rapport à son expérience de cinq dernières années au pouvoir, Félix Tshisekedi semble avoir tiré les leçons qui peuvent l’aider à améliorer sa gouvernance actuelle. « Tirant les leçons de l’expérience passée et tenant en compte vos aspirations, je m’engage pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus », a-t-il promis.

Il a par ailleurs rendu hommage à ses alliés de l’Union sacrée de la Nation au sein de laquelle se trouve l’UDPS, son parti, et il a également adressé un clin d’œil aux candidats de l’opposition, promettant de veiller à ce que le rôle de cette dernière soit effectif lors de ce quinquennat, notamment avec la désignation de son Porte-parole telle que reconnue par la Constitution.

Le chef de l’Etat congolais a aussi épinglé les efforts fournis dans la sécurisation des populations et la défense de l’intégrité territoriale du pays mises à mal, selon lui, par les velléités obscures de certains États voisins, d’acteurs extérieurs ou internationaux avec une complicité « lâche » de certains Congolais.

« En effet, nonobstant votre vigilance, le sacrifice et la bravoure de nos vaillantes forces de sécurité et de défense, les menaces se veulent résilientes. Et pour beaucoup, alimentées par la trahison de certains Congolais qui, sans scrupule, sans la moindre considération humaine et patriotique, s’allient à l’ennemi pour faire couler le sang de leurs propres frères et sœurs Congolais », a-t-il fustigé. 

Félix Tshisekedi a aussi évoqué la préservation de la cohabitation sereine entre les peuples qui, selon lui, constituent un défi à relever pour sauvegarder la cohésion nationale qui ne peut se réaliser qu’au moyen du renouvellement et de la consolidation du « vouloir vivre collectif. Un vouloir vivre collectif où seront bannis les fléaux de la haine, du tribalisme, du clanisme et de toutes les antivaleurs qui aujourd’hui, minent le développement » du pays. 

Comparativement à sa première prestation de serment qui avait officiellement eu lieu le 24 janvier 2019 dans les jardins du Palais de la Nation, lorsqu’il succédait à Joseph Kabila (2001-2018), premier président réélu de la Troisième République, le cérémonial impressionnant du deuxième président réélu n’a pas manqué de s’inscrire dans la symbolique du chiffre 20 qui l’a accompagné tout au long du processus électoral, par celui porté pour sa candidature, la date du vote et enfin celui de son investiture.

Heshima

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Politique

Bataille présidentielle de 2023: CAMP KATUMBI LES QUELQUES PESANTEURS CONSTATÉES…

Le président d’Ensemble pour la République, Moïse Katumbi a fait de son mieux lors de la campagne électorale, malheureusement, les résultats n’ont pas été fameux au finish. Retour sur quelques éléments qui ont handicapé le principal challenger de Félix Tshisekedi.

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En s’organisant en vue de la présidentielle du 20 décembre 2023, l’Union sacrée de la nation n’a pas manqué de plonger l’opposition dans la distraction, Ensemble pour la République avec. Sa candidature ayant été rejetée en 2018, Moïse Katumbi ne se doutait de voir l’histoire se répéter. La loi que Noël Tshiani avait transmise au Parlement était pour lui une épée de Damoclès suspendue sur sa tête.

D’autre part, le manque de financement, mieux le financement des élections qui tombait à compte-gouttes, a fait planer le doute à un moment sur le respect du délai constitutionnel au point que n’importe qui, même lui, pouvait se mettre à spéculer sur l’effectivité de la tenue des élections. S’il faut considérer que le soutien des leaders politiques chevronnés et patrons des formations politiques ayant pignon sur rue représente une donne non négligeable, lui par contre en était dépourvu. Pourtant, c’est ce qui avait propulsé Martin Fayulu en 2018.

Ainsi donc, contrairement aux alliés de Félix Tshisekedi dont JeanPierre Bemba, Modeste Bahati, Vital Kamerhe… qui trainent derrière eux une longue expérience et dont les partis politiques figurent parmi les mieux implantés au Congo, les alliés de Moïse Katumbi se recherchent encore. D’ailleurs, trois d’entre eux sont encore des « blancs-becs » politiques et presque tous sont vierges de toute expérience présidentielle.

L’épouvantail des candidatures des étrangers

Certes aucune candidature n’a été rejetée au niveau de la CENI ou à la Cour constitutionnelle, mais, la campagne électorale a, à un moment, pris l’allure d’attaques personnelles. Non seulement que la polémique sur la nationalité de l’opposant Katumbi a, malheureusement, refait surface, jamais les Congolais ont autant été mis en garde lors d’une campagne électorale face aux candidatures soutenues par les étrangers, lesquels ont pour agenda le démembrement du Congo.

Selon plusieurs déclarations, le président d’Ensemble pour la République détiendrait un passeport zambien et au terrain municipal de Masina, à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba a été plus que direct dans son interpellation sur cette allégation. « J’envoie un message à Moïse Katumbi, qu’il vienne dire au peuple congolais s’il est Zambien ou pas. On ne peutpas servir deux maîtres au sommet de l’Etat. Tu finiras par trahir l’un au profit de l’autre », avait-t-il déclaré. Répondant à une question sur les origines de son père, le président d’Ensemble a affirmé qu’il ne pouvait pas renier son père qui était grec-juif. D’autre part, l’image du Rwanda et de Paul Kagame que l’USN a collée sur certains candidats, dont Katumbi, a certainement causé un impact négatif dans l’opinion.

Surtout quand on sait que, pour la majorité des Congolais, Paul Kagame est le diable en personne. Dans un autre registre, certains analystes n’apprécient pas le fait que Moïse Katumbi ait dépensé beaucoup d’argent notamment dans la presse étrangère, particulièrement française. La majorité de ces médias l’ont beaucoup défendu, qualifiant parfois Tshisekedi d’idéaliste qui voulait transformer la RDC en pays de rêve, et Martin Fayulu d’intransigeant.

Une opposition de chacun pour soi

Le manque de consensus autour d’une candidature unique de l’opposition a desservi les opposants en général et Moïse Katumbi en particulier qui était considéré comme le principal challenger de Félix Tshisekedi, lui qui avait porté la candidature de Martin Fayulu en 2018. Les discussions autour de la candidature commune, entamées à Pretoria en Afrique du Sud, dirigées par l’ONG In Transformation Initiative (ITI) n’étaient qu’un vaste passetemps, les uns et les autres n’ayant pas été sincères. On ne sait évaluer ce que les alliés de Katumbi lui ont apporté en termes de suffrage.

Grand homme d’affaires, dirigeant du Tout-Puissant Mazembe, Katumbi Chapwe s’est réellement investi dans sa campagne, mais, selon les tendances données par la CENI, son influence s’est limitée au niveau de quelques provinces, à savoir le Maniema, le Haut-Katanga, le Haut-Lomami, Tanganyika et le Lualaba, tandis que Martin Fayulu était en tête seulement dans le Kwilu. Partout ailleurs c’était Félix Tshisekedi qui menait.

HESHIMA

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