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Kabila, enferré !

Depuis 1960, année de son indépendance, la République Démocratique du Congo a connu cinq Chefs d’Etat, chacun d’eux présentant une particularité. Joseph Kasavubu, un excellent gestionnaire ; Joseph Mobutu, l’unificateur du Congo, Laurent-Désiré Kabila, l’homme qui a insufflé le vent de nationalisme, Joseph Kabila, considéré comme celui qui a permis la première alternance politique et pacifique et Félix Tshisekedi actuellement au pouvoir avec des réformes majeures comme l’état de droit et la gratuité de l’enseignement primaire. Quatrième président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila restera sans nul doute dans les annales de l’histoire politique du Congo non seulement du fait de sa longévité au sommet de l’Etat après Mobutu, mais aussi et surtout à cause de sa manière de gérer, de procéder, de faire.

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C’est à l’âge de 29 ans que Joseph Kabila, arrivé quatre ans plus tôt à Kinshasa avec les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL) tombeurs de Mobutu, accède au pouvoir comme Président de la République, succédant à son père Laurent-Désiré Kabila assassiné dans son bureau du Palais de Marbre. Imprévisible et fin stratège, Kabila a passé près de dix-huit ans à la tête de la Rdc. Un bail caractérisé par une étonnante fragilisation des adversaires politiques même les plus intraitables autrefois.

Sur le terrain des élections démocratiques qu’il a organisées à trois reprises (2006, 2011, 2018) comme par des stratégies dont il est le seul à en maîtriser les secrets, Joseph Kabila a réussi, tour à tour, à neutraliser l’opposition et diriger seul toutes les institutions du pays. Et même lorsqu’en 2016 son deuxième et dernier mandat expire, il a su trouver des ressources pour glisser et jouir encore quelques instants du pouvoir. A ce jour où, au terme d’une coalition qui n’a pas marché avec Félix Tshisekedi, son successeur, Joseph Kabila dont la majorité dans les différentes

institutions du pays n’a finalement pas su barrer la route à la politique de Tshisekedi, connaît un tournant de sa vie avec un avenir jusqu’ici trouble. Heshima Magazine entre dans les méandres de l’histoire pour retracer le parcours politique de Joseph Kabila en mettant un accent particulier sur sa force de frappe.

D’abord, les anciens rebelles

Il débauche au sein du MLC, RCD et autres. Il se rapproche de plusieurs bras droits de ses anciens ennemis. Olivier Kamitatu, Lambert  Mende, Alexis Thambwe Mwamba, Kin Nkiey Mulumba… qui étaient dans les rébellions, sont devenus très vite les alliés de Joseph Kabila. Ce qui affaiblit davantage ses adversaires.

Etant Commandant Suprême des forces armées de la RDC, Joseph s’offre stratégiquement l’allégeance de tous les anciens Officiers des anciens Mouvements rebelles. Si avec le RCD, Kabila avale tous ses animateurs congolais, avec les autres partis et mouvements politiques, il a réussi à démonétiser leurs leaders. Sa stratégie, les présenter à l’opinion, comme des gens tournés vers les intérêts immédiats. Comme toute personne qui a vécu dans les pays orientaux de l’Afrique, Joseph Kabila sait comment séduire et se servir d’un ex-Zaïrois. Il semble aussi connaitre les faiblesses de l’exZaïrois : la bière, la femme et l’ambiance. Ce sont ces astuces dont il s’est servi pour abattre tous ses adversaires. Il semble savoir qu’avec un peu d’honneurs : jeep, hautes fonctions, gardes du corps, l’homme politique zaïrois est capable de vendre son pays, voire ses reins. Sur ce plan, Joseph Kabila a travaillé pour fragiliser l’opposition politique. De grands mouvements et partis politiques ont été étouffés et n’existent plus aujourd’hui que de noms. De grandes idoles ou de grands mythes de la poliitiques, il a réussi à démonétiser leurs leaders. Sa stratégie, les présenter à l’opinion, comme des gens tournés vers les intérêts immédiats. Comme toute personne qui a vécu dans les pays orientaux de l’Afrique, Joseph Kabila sait comment séduire et se servir d’un ex-Zaïrois. Il semble aussi connaitre les faiblesses de l’exZaïrois : la bière, la femme et l’ambiance. Ce sont ces astuces dont il s’est servi pour abattre tous ses adversaires. Il semble savoir qu’avec un peu d’honneurs : jeep, hautes fonctions, gardes du corps, l’homme politique zaïrois est capable de vendre son pays, voire ses reins. Sur ce plan, Joseph Kabila a travaillé pour fragiliser l’opposition politique. De grands mouvements et partis politiques ont été étouffés et n’existent plus aujourd’hui que de noms. De grandes idoles ou de grands mythes de la politique congolaise ont été réduits en cendres. En grand félin, Joseph Kabila n’attaque pas en face. Il court doucement derrière ses adversaires, les embrasse par la suite, avant de les étrangler et les laisser à terre.

Jean Pierre Bemba Gombo 

Sentant que Jean-Pierre Bemba était son farouche adversaire durant la transition, le stratège Joseph Kabila s’est consacré à le détruire de l’intérieur. Joseph Kabila s’est consacré à faire du MLC son lit toutes les fois que son pouvoir ballotait. Il a débauché tous les grands de cet ancien mouvement armé. D’abord, il vide le MLC de toutes les têtes grises et les cerveaux qui ont beaucoup travaillé à consolider cet ancien mouvement rebelle. Tous deviennent ses alliés : Olivier Kamitatu, François Muamba, José Edundo, Thomas Luhaka, Yves Kisombe, Adam Bombole, Germain Kambinga … sont tous devenus les alliés de Kabila. Avant cela, le triangle Kinshasa – Bangui – Haye est établi. Joseph Kabila réussit à s’éloigner d’un ennemi très redoutable. JeanPierre Bemba est arrêté et détenu par la Cour Pénale Internationale. Et ce, durant tous les deux mandats de Joseph Kabila. Il n’est libéré et acquitté qu’après épuisement de ses deux mandats constitutionnels avec une écharde qui ne peut lui permettre de postuler à n’importe quel niveau suite à sa condamnation pour subornation des témoins.

Jean pierre Bemba Gombo président du MLC

PALU et Antoine Gizenga

Après la Transition, Joseph Kabila a constaté que deux espaces linguistiques lui sont hostiles, outre les deux Kasaï pour des raisons évidentes. Il s’agit des Bangala et des Bakongo. Deux leaders représentent ces espaces : Antoine Gizenga et Nzanga Mobutu. Après le premier tour du scrutin présidentiel de 2006, Joseph Kabila se rapproche de ses deux opposants. Ils forment ensemble l’Alliance pour la Majorité Présidentielle. Antoine Gizenga est nommé Premier Ministre ; tandis que Nzanga Mobutu est Vice-premier ministre d’abord chargé de l’agriculture, puis du Travail, emploi et prévoyance sociale. Kabila réussit ainsi à déboulonner deux b a o b a b s . Nzanga est terrassé ; tandis que Gizenga est démystifié. Le « dieu » de Gungu est poussé à la honte nationale lorsqu’il lui est demandé de démissionner suite au poids de l’âge qui le faisait endormir au Bureau. Il est remplacé par Adolphe Muzito présenté comme son neveu. Le PALU devient automatiquement un parti clanique. Les hautes charges revenant à ce parti sont confiées essentiellement aux proches parents biologiques d’Antoine Gizenga. Kabila fait ainsi un grand coup.

Antoine Gizenga Fundji leader du Palu de 1964 à 2019

Surtout lorsque nommé au Ministère du Budget, puis Premier Ministre, le neveu d’Antoine Gizenga, Adolphe Muzito s’offre une course à l’enrichissement rapide et vertigineux. A sa sortie du gouvernement, c’est un autre Kabiliste, en la personne de GECOCO MULUMBA, alors Député provincial PPRD qui est chargé d’étaler cette richesse de l’ancien Premier Ministre sur la place publique. Kabila emprisonne ainsi le PALU qui ne fera plus opposition contre lui.

Nzanga Mobutu

La famille de l’ancien dictateur est aussi réduite en cendres par Joseph Kabila avec la nomination de Nzanga Mobutu au poste de Vice-premier Ministre. Il est Vice-premier Ministre sans portefeuille précis. Cela rappelle l’époque où il a été nommé Ministre d’État en charge des Besoins Sociaux de base. Creux ou sans contenu. Peu à peu, Nzanga a été pressé tel un citron vidé de sa substance jusqu’à être éjecté du Gouvernement par révocation. Et l’histoire de l’UDEMO, Union des Démocrates Mobutistes s’arrêta net là. 

Nzanga Mobutu

 Les autres Vital Kamerhe, Joseph Olenga Nkoy, Delly Sesanga, José Makila, Steve Mbikayi, Emery Okundji, Jean-Lucien Bussa, Basile Olongo, Clément Kanku, Ingele Ifoto, Justin Bitakwira,… ont été engloutis par Joseph Kabila. Tous ont été balayés. D’abord, avec les concertations nationales, puis avec le Dialogue de la Cité de l’OUA et enfin avec le Dialogue du Centre Interdiocésain. Kabila a réussi à tout arranger pour lui et rien contre lui. Et l’UDPS Après avoir mis tout à son compte et pour son compte, il ne restait que l’UDPS avec le Sphinx de Limete. Kabila envisage comment détruire le mythe. Toutes les tentatives échouent. Il a failli réussir en infiltrant la famille du Sphinx par les pourparlers de Venise et d’Ibiza. Interrompus, ces pourparlers seront poursuivis dans le cadre des préparatifs du dialogue de la Cité de l’Union Africaine. L’UDPS boycotte ce dialogue.

 Vital Kamerhe le sanctifie en y participant avec Samy Badibanga comme Chef de la délégation de l’opposition. Alors qu’il attendait être remercié comme Premier Ministre, Vital Kamerhe est surpris par la nomination de Samy Badibanga. Il refuse de participer dans ce Gouvernement et y laisse ses poulains. C’était une manière de démonétiser l’UDPS Samy Badibanga. Après lui, c’est le dialogue du Centre Interdiocésain. 

Celui-ci aussi vise toujours la fragilisation de l’UDPS. Raison du recrutement de l’ancien détenu Bruno Tshibala Nzenzhe. C’est avec lui que les élections ont étéorganisées en décembre 2018. Coalition FCC-CACH, un nouveau départ qui n’est jamais parti ! De toutes les alliances qu’a conclues Joseph Kabila, l’histoire retiendra assurément celle issue des élections Présidentielle et législatives de décembre 2018. Son Front Commun pour le Congo (FCC) remporte haut la main les législatives avec près de 338 sièges alors le Cap pour le Changement (CACH) que conduit le tandem Félix-Antoine Tshisekedi et Vital Kamerhe, gagne à la Présidentielle, faisant du fils d’Etienne Tshisekedi, le cinquième président de la RDC. Une situation que n’avait jamais vécue le Congo auparavant et qui poussera les deux camps à lever l’option d’une gestion collégiale de la RDC. Une première. Hélas, ce qui paraissait comme un bel exemple de démocratie en Afrique va vite tourner au vinaigre. Les amours entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila seront un véritable capernaüm. On note parmi les faits qui ont exacerbé la crise : la destitution de Jean-Marc Kabund, président a.i. de l’UDPS au poste de Premier Vice-président de l’Assemblée nationale par le FCC avec le soutien de certains députés Lamuka, la démission du Vice-Premier Ministre de la Justice, membre du FCC, Célestin Tunda ya Kasende, l’affaire du contreseing concernant les nominations du Président Félix Tshisekedi dans l’armée et la justice. La goutte d’eau qui aura débordé le vase est relative au boycott des caciques du FCC parmi lesquels Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, alors respectivement Présidente de l’Assemblée et Président du Sénat, à l’invitation du Président Tshisekedi de prendre part à la cérémonie de prestation de serment de trois juges de la Cour Constitutionnelle.

 Le 06 décembre 2020, alors qu’il publie les conclusions des consultations qu’il avait initiées, le Président congolais annonce avec pompe la fin de sa coalition avec le FCC de Joseph Kabila. Une décision ayant fait l’effet d’une bombe avec toutes les implications éventuelles dont la nomination d’un informateur qui doit définir une nouvelle majorité au sein de l’Assemblée nationale, car celle existante, s’est effritée. Même si les poulains de Joseph Kabila considèrent cette annonce de Tshisekedi comme un non-événement, ils ne tarderont pas à faire face à la réalité lorsque le jeudi 10 décembre, suite à une pétition des députés nationaux, le Bureau de l’Assemblée nationale que dirige Jeanine Mabunda tombe à la faveur d’un vote majoritaire des élus du peuple pour une destitution des dirigeants de leur chambre. Pour de nombreux analystes politiques, la messe a été ainsi dite, la majorité pour laquelle le camp Kabila se bombait le torse, s’est avérée inexistante, enterrant dans la foulée la coalition FCC-CACH. Deux ans après sa mise en place, cette coalition n’a pas donné satisfaction au peuple, aucune retombée à se mettre réellement sous la dent. C’est ce qui justifie d’ailleurs la liesse qui a sanctionné la déchéance de Jeanine Mabunda et la consécration de la fin de la coalition.

Bienvenue dans l’opposition !

 Le samedi 05 décembre, Joseph Kabila est annoncé du côté de la Province du Haut-Katanga, des rumeurs fusent alors de partout faisant allusion à un meeting que le leader du FCC doit tenir tandis que d’autres, beaucoup plus alarmistes, pensent déjà à la mise en branle d’une rébellion dans le fief de Kabila. Dans cet imbroglio informationnel, le voyage de Joseph Kabila sera ajourné, d’aucuns estiment que ce déplacement aurait fait de l’ombre au discours du Chef de l’Etat sur les conclusions de ses consultations. Ce n’est qu’après la déchéance de Jeanine Mabunda et l’annonce de la fin effective de la alition FCC-CACH que le premier sénateur ad vitam aeternam, Joseph Kabila sera autorisé de s’envoler le vendredi 11 décembre pour la ville de Kolwezi, chef-lieu de la richissime province du Lualaba. A son arrivée dans la capitale du cobalt, Joseph Kabila porté en triomphe par une foule immense visiblement acquise à sa cause a pris la parole pendant une poussière de minutes en déclarant dans un swahili baignant dans son rare sourire pourtant convivial : « aujourd’hui, je ne suis pas venu parler. Je suis là pour vous saluer et vous dire tout mon amour… ». Des mots forts et profonds qui ont laissé entrevoir le début d’une série des contacts avec le peuple dont il est resté quelque peu éloigné. Un autre son de cloche fait comprendre que Kabila est rassuré du fait qu’il soit le seul membre du Front Commun pour le Congo à réellement travailler pour lui. En 2008, il se plaignait de manquer 15 personnes pour matérialiser sa vision, année après année, il perd ses plus fidèles lieutenants pressés de le remplacer au pouvoir. En 2018, son dauphin à la Présidentielle ne parvient pas à se faire élire Président alors qu’une grosse machine politique, le FCC regroupe d’immenses poids lourds politiques tels que Bahati Lukwebo, José Makila, Jean-Luc ien Busa, Jean-Claude Baende, Aubin Minaku, Evariste Boshab, André Kimbuta, etc. Et surtout quand Kabila pense à ces nombreux millions de dollars mobilisés pour la campagne de son dauphin Shadary dont certaines sources affirment avoir été sérieusement détournés, il a des raisons de ne plus avoir totalement confiance en ses poulains. L’échec lors du vote pour la déchéance de Mabunda au bureau de l’Assemblée nationale a confirmé tous les doutes de Joseph Kabila. Mille et une raisons pour ce nouvel opposant politique congolais de commencer à ratisser large. De la rébellion au pouvoir, Joseph Kabila n’a jamais œuvré dans l’opposition politique, il a toujours été de l’autre côté de la baie, il devra y faire ses premiers pas dans les échéances à venir. Comment ? Fin stratège aimant s’adonner aux surprises et coups de dernières minutes, Joseph Kabila a certainement quelques tours dans ses manches. De l’argent, de l’influence et encore quelques fidèles-caciques dont sa femme Olive Lembe, l’homme n’est pas totalement fini. Il a certes perdu une bataille majeure, cependant, qu’en est-il du reste ? Vivra, verra ! 

HESHIMA

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Culture : De Wendo Kolosoy à Fally Ipupa, l’histoire de l’Ordre national du Léopard

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Depuis l’époque du Zaïre, les distinctions honorifiques constituent l’un des plus hauts symboles de reconnaissance de l’État congolais envers ses citoyens les plus méritants. Parmi elles, l’Ordre national du Léopard occupe une place particulière dans l’histoire institutionnelle du pays. Longtemps réservé aux personnalités ayant rendu des services exceptionnels à la Nation, cet ordre connaît aujourd’hui un regain d’intérêt avec la récente décoration du chanteur Fally Ipupa. Retour sur l’histoire de cette distinction, ses implications civiques et les figures de la musique congolaise qui ont été honorées par l’État.

L’histoire récente de l’Ordre national du Léopard s’est enrichie d’un nouveau chapitre avec la décoration de Fally Ipupa. Par ordonnance présidentielle annoncée le 3 juin 2026, l’artiste a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Léopard et a également reçu la Médaille d’or du Mérite des Arts, Sciences et Lettres. Cette distinction intervient après les deux concerts historiques donnés par l’artiste au Stade de France, les 2 et 3 mai 2026, un exploit salué par les autorités congolaises comme une contribution majeure au rayonnement international de la culture congolaise.

Lors de la cérémonie officielle organisée à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le 6 juin 2026, le président Félix Tshisekedi a souligné que cette reconnaissance ne récompensait pas seulement un artiste, mais également « un parcours, une discipline, une constance et une capacité à faire voyager l’âme congolaise au-delà des frontières ». En devenant Chevalier de l’Ordre national du Léopard, Fally Ipupa rejoint ainsi le cercle des personnalités distinguées pour leur contribution exceptionnelle au prestige de la République.

Les origines de la politique des distinctions honorifiques

La politique des distinctions honorifiques en République démocratique du Congo trouve ses fondements dans les premières années de l’indépendance. Sous le régime du président Mobutu Sese Seko, plusieurs ordres nationaux sont institués afin de récompenser les citoyens ayant contribué à la grandeur du pays.

Créé par l’ordonnance-loi n° 66-330 du 24 mai 1966, l’Ordre national du Léopard devient rapidement la plus prestigieuse distinction honorifique du Zaïre. L’ordre comprend alors cinq grades : Chevalier, Officier, Commandeur, Grand Officier et Grand Cordon. Le président de la République en est le Grand Chancelier.

Le léopard, symbole de puissance et d’autorité, mais aussi animal emblématique du pays, est choisi pour incarner l’excellence, le patriotisme et le service rendu à la Nation. Au fil des décennies, cette distinction est attribuée à des personnalités politiques, diplomatiques, militaires, scientifiques, sportives et culturelles ayant marqué l’histoire nationale.

De l’Ordre du Léopard à l’Ordre des Héros nationaux

Après la chute du régime de Mobutu en 1997, l’Ordre national du Léopard cesse progressivement d’être attribué. Le président Laurent-Désiré Kabila n’y accorde que peu d’attention. En 2002, sous la présidence de Joseph Kabila, est institué l’Ordre national des Héros nationaux Kabila-Lumumba par la loi n° 009/2002 du 5 août 2002. Cette nouvelle distinction devient la principale référence honorifique de la République, mettant à l’honneur les figures fondatrices de la nation congolaise. Durant cette période, plusieurs artistes, écrivains et opérateurs culturels seront décorés pour leur contribution à la promotion du patrimoine culturel national.

Les grandes décorations du monde culturel

L’une des plus importantes campagnes de distinction du secteur culturel intervient en décembre 2015. À cette occasion, 90 artistes, écrivains et opérateurs culturels sont honorés par l’État congolais. La cérémonie, présidée par Aubin Minaku, alors président de l’Assemblée nationale, récompense des personnalités issues de différents domaines : musique, littérature, théâtre, photographie, critique culturelle et arts plastiques. Parmi les bénéficiaires figurent notamment Simaro Lutumba, Papa Wemba, Werrason, Reddy Amisi, Tshala Muana, Bozi Boziana, JB Mpiana, Jean Goubald Kalala, Jossart Nyoka Longo, Didier Mumengi, Yoka Lye Mudaba, Nseka N’Sele dit Nseman-o-Lutu ou encore Tantu Meyi.

Des chroniqueurs de renom tels que Zacharie Bababaswe, Manda Tchebwa et Bolemba wa Bolemba figurent également parmi les récipiendaires. Cette cérémonie demeure l’une des plus importantes opérations de reconnaissance des acteurs culturels jamais organisées en RDC.

Le retour de l’Ordre national du Léopard

Avec l’adoption de la Constitution de 2006, plusieurs symboles historiques de l’État congolais font progressivement leur retour. Ainsi, les équipes nationales retrouvent en 2007 l’appellation de « Léopards », abandonnant celle de « Simba » adoptée à la fin des années 1990. Toutefois, l’Ordre national des Héros nationaux Kabila-Lumumba demeure la principale distinction officielle pendant les présidences de Joseph Kabila.

En décembre 2025, le Parlement adopte une réforme réhabilitant l’Ordre national du Léopard. Cette décision marque un retour à l’une des plus anciennes traditions honorifiques de la République. Quelques mois plus tard, Fally Ipupa figure parmi les premiers bénéficiaires de cette renaissance dans le secteur culturel.

Les avantages des mérites civiques

Au-delà de leur caractère protocolaire, les distinctions nationales poursuivent plusieurs objectifs. Elles permettent de reconnaître officiellement les citoyens dont les réalisations contribuent au développement ou au rayonnement du pays. Pour les récipiendaires, ces décorations représentent une consécration morale et symbolique. Elles témoignent de la confiance de la République et renforcent la légitimité de leur action auprès de l’opinion publique. Les mérites civiques participent également à la promotion des valeurs de citoyenneté, de patriotisme, d’excellence et d’engagement. En distinguant des parcours exemplaires, l’État encourage la jeunesse à s’investir davantage dans la construction nationale.

Une reconnaissance qui implique des responsabilités

Toutefois, l’honneur accordé par la République s’accompagne d’obligations morales. Les personnalités décorées deviennent des références publiques dont les actes et les prises de position sont observés avec attention. Elles sont appelées à préserver une conduite conforme aux valeurs républicaines, à promouvoir l’image du pays et à poursuivre leur contribution au développement national.

Dans son allocution, Fally Ipupa a lui-même reconnu cette responsabilité : « Aujourd’hui, je reçois cette distinction avec humilité. Je la reçois avec reconnaissance. Je la reçois surtout comme une responsabilité supplémentaire : celle de continuer à servir la culture congolaise, à promouvoir l’excellence et à contribuer au rayonnement de notre beau pays. » Cette dimension de responsabilité explique pourquoi les textes officiels évoquent systématiquement les « services éminemment rendus à la Nation » comme fondement de l’attribution des distinctions honorifiques.

Wendo Kolosoy, une reconnaissance tardive mais historique

Considéré comme l’un des pères de la rumba congolaise moderne, Wendo Kolosoy reçoit en 2004 les insignes de Grand officier de l’Ordre national des Héros nationaux Kabila-Lumumba. Cette distinction lui est décernée sous la présidence de Joseph Kabila en reconnaissance de son immense contribution à la musique et à la culture congolaises. Déjà octogénaire au moment de cette décoration, l’artiste voit enfin l’État reconnaître officiellement son rôle fondateur dans l’histoire de la musique congolaise moderne. Auteur du mythique « Marie-Louise » en 1948, Wendo Kolosoy a influencé plusieurs générations de musiciens, de Franco Luambo à Papa Wemba, jusqu’aux artistes contemporains. Décédé le 28 juillet 2008 à Kinshasa, il demeure l’une des figures les plus emblématiques du patrimoine culturel national.

Contrairement à Wendo Kolosoy, décoré en 2004 par l’État congolais, aucune source officielle consultée ne permet d’affirmer avec certitude que Joseph Kabasele alias Grand Kallé, pourtant considéré comme le père de la musique congolaise moderne, ait bénéficié d’une décoration nationale de son vivant. Cette absence de reconnaissance officielle est souvent citée parmi les paradoxes de l’histoire culturelle congolaise, au regard de l’immense contribution de l’auteur d’“Indépendance Cha-Cha” au rayonnement du Congo. 

Une distinction réservée à des personnalités d’exception

Le prestige de cette distinction se mesure également à travers les personnalités qui l’ont reçue au cours de l’histoire. Parmi elles figurent notamment Jean Bolikango, l’ancien président égyptien Hosni Moubarak ou encore le légendaire footballeur Ndaye Mulamba. En octobre 1969, le président Mobutu décerne également l’Ordre national du Léopard aux astronautes de la mission Apollo 11 : Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin, premiers hommes à avoir accompli la conquête lunaire. C’est dans cette prestigieuse tradition que s’inscrit désormais Fally Ipupa N’simba, nouvelle figure culturelle honorée par la République démocratique du Congo.

À travers l’Ordre national du Léopard et les autres distinctions honorifiques, la République démocratique du Congo perpétue une tradition de reconnaissance des citoyens qui participent à son prestige et à son développement. Plus qu’un simple insigne, le mérite civique demeure un pacte moral entre la Nation et ceux qu’elle choisit d’honorer. Dans un pays où la culture constitue l’un des principaux instruments de rayonnement international, la décoration d’artistes tels que Fally Ipupa rappelle que la musique, au même titre que la science, le sport ou le service public, peut devenir un véritable acte de citoyenneté et de promotion nationale.

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Changement de constitution : l’Église protestante se démarque des catholiques en prônant un cadre national et apaisé

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Alors que le débat sur une éventuelle réforme de la Constitution continue de diviser la classe politique et l’opinion publique en République démocratique du Congo (RDC), l’Église du Christ au Congo (ECC) a adopté une position qui se distingue sensiblement de celle de l’Église catholique. Réunie à Kinshasa dans le cadre de sa 66ᵉ session extraordinaire, l’Église protestante appelle à l’ouverture d’un cadre national inclusif et apaisé pour examiner toute initiative de réforme constitutionnelle. Une position qui ne fait pas l’unanimité, notamment au sein de l’opposition politique.

Dans une déclaration rendue publique le dimanche 7 juin, l’ECC estime qu’une éventuelle réforme de la loi fondamentale doit impérativement respecter les dispositions constitutionnelles en vigueur et s’inscrire dans une démarche consensuelle. L’institution protestante souligne notamment la nécessité d’un « cadre national inclusif et apaisé », conformément aux articles 5, 218, 219 et 220 de la Constitution congolaise.

L’organisation dirigée par le révérend André-Gédéon Bokundoa Bo-Likabe invite les acteurs politiques à privilégier le dialogue démocratique et la recherche du consensus. Selon l’ECC, les tensions qui entourent actuellement la question constitutionnelle exigent davantage de concertation que de confrontation. Elle appelle ainsi les différentes parties prenantes à « construire des ponts » à travers un dialogue national susceptible de déboucher sur des solutions durables pour le pays.

L’ECC s’écarte-t-elle de la CENCO ?

Habituée à agir de concert avec l’Église catholique sur les grandes questions politiques nationales, l’Église protestante a, sur ce dossier, adopté une position distincte de celle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Cette posture contraste avec celle exprimée depuis plusieurs mois par les évêques catholiques, qui ont multiplié les mises en garde contre l’opportunité d’ouvrir un chantier constitutionnel dans le contexte actuel, marqué par les défis sécuritaires et politiques. En mars dernier, la CENCO jugeait « hasardeux » le débat sur la révision de la Constitution, estimant que les priorités nationales se situent ailleurs, notamment dans la recherche de la paix et la stabilisation de l’Est du pays.

Seth Kikuni accuse l’ECC de « neutralité complaisante »

Dans une lettre ouverte adressée aux responsables de l’ECC, notamment aux révérends André-Gédéon Bokundoa et Éric Senga, l’opposant Seth Kikuni critique vivement la déclaration issue de la 66ᵉ session extraordinaire de cette institution religieuse concernant le débat sur la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle reproche à l’ECC d’avoir considéré comme « pertinentes et constructives » les différentes réflexions sur une éventuelle révision de la Constitution. Selon lui, une telle position revient à placer sur un même pied d’égalité la défense de l’ordre constitutionnel et les initiatives visant à le modifier.

Pour Seth Kikuni, le contexte actuel, marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et les difficultés socio-économiques, ne justifie pas l’ouverture d’un débat sur la Constitution. Il soutient que les préoccupations prioritaires des Congolais demeurent la paix, la sécurité, l’éducation, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie.

L’opposant appelle ainsi l’ECC à adopter une position plus ferme en faveur du respect strict des articles 218, 219 et 220 de la Constitution. Il exhorte également l’Église à abandonner ce qu’il qualifie de « neutralité complaisante » et à assumer pleinement son rôle prophétique en s’opposant clairement à toute initiative susceptible de remettre en cause les acquis démocratiques.

Des partisans de l’Union sacrée saluent l’ECC

À l’inverse, certains partisans du pouvoir saluent la position de l’ECC qui tranche, selon eux, avec celle de l’Église catholique. Steve Mbikayi, président du Parti travailliste (PT), pense que cette position de l’ECC est à encourager. Cet homme politique défend depuis quelques mois un remplacement de la Constitution de 2006 taxée de « transitoire ». Dans une tribune publiée sous le numéro 228 de sa série de cartes blanches, Steve Mbikayi défend une thèse qui s’écarte de l’interprétation dominante des juristes : la Constitution de 2006 serait, dans son essence, un texte transitoire et non l’expression définitive de la souveraineté populaire congolaise. Une manière, selon ses détracteurs, de plaider en faveur de son remplacement par une nouvelle loi fondamentale.

L’argument central de Steve Mbikayi repose sur les conditions d’élaboration du texte fondamental. Rédigée par d’anciens belligérants à l’issue d’un processus de paix, la Constitution de 2006 a été promulguée par le président Joseph Kabila, qui ne disposait pas, à l’époque, d’un mandat issu d’élections démocratiques ordinaires. Ses rédacteurs n’avaient pas non plus reçu de mandat direct du peuple. Pour l’auteur, ces conditions rapprochent davantage ce texte des constitutions issues de périodes de transition ou de rupture institutionnelle que d’une constitution élaborée selon les standards classiques de la démocratie représentative.

ECC, une approche plus prudente sur un sujet sensible

Dès 2024, alors que les discussions sur un éventuel changement ou une révision de la Constitution commençaient à prendre de l’ampleur, l’ECC avait déjà adopté une approche plus prudente que celle de l’Église catholique. L’institution protestante plaidait alors pour un « cadre consensuel et apaisé » afin de traiter les questions touchant à l’intérêt supérieur de la Nation, tout en annonçant une réflexion interne destinée à formuler des propositions consensuelles.

Cette différence d’approche ne signifie toutefois pas une rupture entre les deux principales confessions chrétiennes du pays. L’ECC et la CENCO continuent de collaborer sur plusieurs dossiers nationaux, notamment à travers leur initiative commune du « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble », lancée au début de l’année 2025 afin de promouvoir le dialogue et la cohésion nationale.

Alors que le débat constitutionnel demeure l’un des sujets les plus sensibles de la scène politique congolaise, la prise de position de l’ECC pourrait contribuer à relancer les appels à une concertation nationale. Reste à savoir si cette voie du dialogue inclusif trouvera un écho auprès des acteurs politiques dans un contexte où les positions demeurent fortement polarisées.

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RDC-Danemark (0-0) : un premier test rassurant, mais des réglages offensifs à trouver avant le Mondial

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Pour son premier match de préparation à la Coupe du monde 2026, la République démocratique du Congo a tenu en échec le Danemark (0-0), mercredi 3 juin à Liège, en Belgique. Face à une sélection européenne réputée pour sa discipline tactique, les Léopards ont affiché de la solidité et de l’organisation, tout en révélant quelques limites dans l’animation offensive. Un deuxième rendez-vous est prévu le 9 juin en Espagne contre le Chili avant leur entrée en lice au Mondial.

Le résultat brut ne raconte pas tout de ce premier match de préparation. Certes, les Léopards n’ont pas trouvé le chemin des filets face au Danemark, mais ce match nul vierge constitue un premier enseignement encourageant dans la préparation de la RDC à sa première Coupe du monde depuis 1974. Face à une équipe danoise classée parmi les nations les plus compétitives d’Europe, les hommes de Sébastien Desabre ont démontré leur capacité à rivaliser dans l’intensité et l’organisation collective. Sur le plan défensif, les Congolais ont livré une prestation sérieuse. Le bloc est resté compact, limitant les espaces et contenant efficacement les offensives danoises. Si les Scandinaves se sont procuré quelques occasions dangereuses, notamment sur des frappes ayant trouvé les montants, la RDC a su faire preuve de solidité pour préserver sa cage inviolée.

L’autre motif de satisfaction réside dans la discipline tactique affichée durant les 90 minutes. Les Léopards n’ont jamais semblé dépassés malgré la qualité technique de leur adversaire. Cette capacité à rester organisés sera précieuse lors du Mondial, où ils devront affronter des sélections du calibre du Portugal et de la Colombie.

Le secteur offensif, seul véritable chantier

En revanche, l’animation offensive demeure un chantier ouvert. Cédric Bakambu s’est procuré l’une des meilleures occasions congolaises, mais l’efficacité dans le dernier geste a fait défaut. Tout au long de la rencontre, les transitions ont parfois manqué de vitesse et de précision, tandis que les derniers choix offensifs n’ont pas toujours été les plus judicieux. Plusieurs observateurs ont relevé un manque de percussion dans les trente derniers mètres, un aspect que le staff technique devra corriger rapidement afin de gagner en efficacité avant le début de la compétition.

Ce premier test avait justement pour objectif d’évaluer le niveau réel des Léopards face à une opposition européenne exigeante. De ce point de vue, la mission est accomplie. La RDC a démontré qu’elle possédait les ressources collectives nécessaires pour tenir tête à un adversaire mieux classé sur l’échiquier mondial, tout en identifiant les secteurs nécessitant encore des ajustements avant le grand rendez-vous américain.

Desabre satisfait et promet une montée en puissance

Après un début de rencontre marqué par une certaine prudence, les Léopards ont progressivement pris confiance et sont parvenus à mieux se projeter vers l’avant. Cette montée en puissance leur a permis de se créer plusieurs opportunités, dont la plus nette est venue de Cédric Bakambu. Bien servi dans la surface, l’attaquant du Betis Séville s’est retrouvé en excellente position, mais a buté sur le gardien danois, auteur d’une intervention décisive.

Pour le sélectionneur Sébastien Desabre, cette prestation reste néanmoins encourageante. Le technicien français estime que son équipe dispose encore d’une marge de progression avant l’échéance du 17 juin à Houston face au Portugal. « C’est un match qui s’est joué sur des détails. Nous aurions pu remporter la rencontre et nous avons également concédé quelques frappes lointaines qui auraient pu nous mettre en difficulté. Dans l’ensemble, il y a des choses à améliorer, bien évidemment. Nous avions choisi cette équipe du Danemark parce qu’elle est très athlétique, très dynamique et composée de joueurs évoluant dans des championnats de haut niveau. Au regard de l’intensité mise par les deux équipes, c’était un match de très bon niveau pour une rencontre amicale », a déclaré Sébastien Desabre en conférence de presse d’après-match.

Face au Chili, un test grandeur nature avant le Portugal

Après plusieurs incertitudes liées à des préoccupations sanitaires autour du virus Ebola, le match amical entre la RDC et le Chili, initialement prévu à Marbella, a finalement été délocalisé à Malaga, toujours en Espagne. Selon plusieurs sources, la rencontre devrait se disputer à huis clos afin de limiter les risques liés à l’affluence du public. Quelques jours auparavant, l’organisation du match avait été compromise par l’intervention des autorités locales espagnoles.

Dans un décret officiel, Juan Franco, maire de La Línea de la Concepción, commune andalouse située à proximité de Gibraltar, avait interdit la tenue de la rencontre dans sa municipalité. « Je viens de signer le décret par lequel n’est pas autorisée la tenue du match prévu le 9 juin prochain au stade municipal entre les sélections de la République démocratique du Congo et du Chili », avait-il déclaré dans un message audio diffusé par sa mairie.

Finalement maintenu dans une autre ville, ce duel face au Chili représentera un test particulièrement intéressant pour les Léopards. Il constituera notamment un point de comparaison indirect avec le Portugal, premier adversaire de la RDC au Mondial. En effet, la sélection chilienne doit affronter le Portugal le 6 juin dans le cadre de sa préparation. Cette confrontation permettra au staff congolais de disposer d’éléments de référence supplémentaires avant l’entrée en lice des Léopards, tout en évaluant leur niveau face à un adversaire qui aura lui-même croisé le fer avec les Portugais quelques jours auparavant.

Heshima Magazine

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