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RUBENS MIKINDO MUHIMA, une identité rassurante

Pour la plupart des congolais, celui-ci passe pour un inconnu, et pourtant, l’homme qui n’a certes pas œuvré dans la gestion de la chose publique avant 2019,est un politique reconnu de la RD Congo aussi bien à l’échelle provinciale, dans le Nord-Kivu que nationale. Et autant qu’il n’est une sinécure de qualifier une personne par des simples mots, détermination, bravoure, compétence et loyauté sont cependant, caractéristiques de la personne de Rubens Mikindo Muhima. Le 26 août 2019 alors que toute la République Démocratique du Congo découvre la configuration du Gouvernement de la première alternance pacifique de son histoire, le secteur stratégique des Hydrocarbures fait également la découverte de Rubens Mikindo Muhima, son nouveau patron.

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Un management politique révolutionnaire !


Depuis sa nomination et sa révélation au grand public, l’homme d’Etat de 60 ans se déploie sans relâche dans l’amélioration de l’image du secteur des hydrocarbures de la RDC dont il est devenu un redoutable ambassadeur, n’hésitant pas une seconde de traverser les multiples frontières congolaises pour planter l’étendard des richesses du sous-sol congolais en général et celles des hydrocarbures en particulier.
Il assainit le secteur tout en développant un climat de paix avec les pétroliers, opérateurs économiques du secteur, qu’il écoute et à qui il parle avec beaucoup de considération. Il sort ce secteur des sentiers battus par la signature des contrats pour une meilleure exploitation des hydrocarbures, il a remis sur le rail l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu pour sa valorisation en électricité, d’un côté et de l’autre le dégazage du Golf de Kabuno pour éviter aux communautés environnantes, un danger mortel.

Rubens Mikindo détient le secret de Grands qui savent se servir de ressources à leur disposition pour atteindre des hauteurs sublimes : il a su s’attirer l’admiration de l’Administration des Hydrocarbures qui n’hésite pas en tant qu’organe technique à lui offrir tous les services requis. Véritable Chef des Troupes, il assure un bon dispatching des tâches au point que son cabinet, l’administration des hydrocarbures et la Société Nationale des Hydrocarbures du Congo évoluent dans une harmonie lui permettant de solutionner les dossiers à un grand rythme.

Une loyauté qui ne faiblit pas!

Au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social(UDPS), premier-né de l’Opposition congolaise, la nomination de Rubens Mikindo comme Ministre d’Etat en charge des Hydrocarbures n’a étonné personne. L’homme, combattant dévoué de première heure, avec un dynamisme et une ténacité qui imposent l’admiration, était Secrétaire général adjoint au sein du parti, fidèle à son poste au jour de la lecture de l’Ordonnance présidentielle nommant le Gouvernement Ilunga lunkamba. C’est une valeur sûre, un lieutenant du parti, qui est fidèle compagnon du cinquième Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo comme il l’a été à l’endroit de son défunt père biologique et père idéologique Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. C’était d’ailleurs à lui, Rubens Mikindo qu’il était revenu la charge avec une voix tremblante, preuve du choc reçu, de confirmer la mort de ce dernier, le01er février 2017 sur les ondes de la chaîne anglaise BBC et de manière laconique, il parla du grand héritage que le sphinx de Limete lui léguait : « Savoir mener une lutte politique, continuer une lutte pour laquelle Etienne Tshisekedi a balisé le chemin afin d’asseoir un Etat de droit et de démocratie ». Il renchérit en déclarant, «Quelle que soit la démarche à suivre, nous allons suivre ses pas et nous allons suivre cette voie fidèlement ».

C’est d’ailleurs fort de ses liens humainement inexplicables avec son parti que début septembre2019, alors qu’il vient de prendre ses fonctions de Ministre, une vive polémique surgit au sein de l’Udps qui craint que ses représentants au sein de l’équipe Ilunga, négligent les cerveaux du Parti. Quoique revêtant sa nouvelle tunique d’homme d’Etat, Rubens Mikindo remit aussitôt les pendules à l’heure au sujet de l’organisation au sein de son cabinet. Il déclara à ce sujet : «je ne peux pas couper le cordon ombilical entre moi et mon parti». Par ces mots, il recadre toutes les personnes non issues du parti qui convoitaient des places réservées prioritairement aux intelligences du parti. Le Président congolais Félix Tshisekedi, en quête d’une union sacrée autour de lui afin de réaliser sa vision «Le Peuple d’abord » pour le décollage de la RDC, peut trouver en Rubens Mikindo, ce ressortissant du territoire de Walikale (Nord-Kivu),considéré à juste titre comme un vaillant combattant au sein de ce parti, un lieutenant prêt à aller au front, au charbon pour le succès du quinquennat de l’Udps à la tête du pays.


OLYNCIA MUHONG

Economie

Go-pass : escroquerie aéroportuaire ?

Créée en 2009 dans le but de permettre à la Régie de voies aériennes (RVA) de disposer des fonds pour le développement des infrastructures aéroportuaires, la redevance qu’est le Go-pass a été gérée dans la plus grande opacité. Environ 225 millions de dollars détournés des objectifs initiaux.

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Depuis son instauration, la taxe Go-pass a été un moyen de détournement de deniers publics mis en place, malgré les multiples dénonciations et appels à sa suppression.

C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, le Groupe d’étude pour le Congo (GEC) dans son rapport rendu public le 5 mai 2021. D’après cette structure, sur les 225 millions de dollars générés, 37 millions ont été affectés à la construction du pavillon présidentiel à l’aéroport international de N’Djili et 6 millions investis dans la société Congo Airways à titre de participation au capital. En outre, une partie de la somme a été utilisée pour le paiement du personnel de la RVA. Cependant, la réalité de l’argent alloué aux infrastructures aéroportuaires est toute autre.

Une taxe dénoncée dès le départ mais…

Sans le Go-pass, pas d’embarquement ; 10 dollars pour toute personne prenant un vol national, 50 dollars pour tout vol international. Telle est l’exigence que tout voyageur doit remplir, observée depuis 12 ans. Pourtant, pendant toutes ces années, de personnalités et associations ont dénoncé la mauvaise gestion et le détournement de cet argent perçu, mais sans succès. D’après Clément Kanku, député national honoraire, une mission parlementaire avait été initiée au début de la législature 2011, malheureusement celle-ci n’avait jamais amené un rapport.

Le rapporteur de la chambre basse de l’époque, Ezadri Eguma, avait reconnu l’existence de ladite commission, laquelle aurait produit son rapport d’enquête, mais que lui n’avait jamais vu. La même année, le ministre congolais de la Justice et droits humains, Luzolo Bambi avait instruit le procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete d’ouvrir une information judiciaire sur la gestion de l’argent perçu.

Pour sa part, l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) avait en 2014 dénoncé l’opacité avec laquelle les fonds générés étaient gérés, mais rien n’avait changé. Une année après, soit en 2015, le Journal Le Potentiel titrera : « Gestion de la taxe IDEF : escroquerie institutionnalisée ». À son tour, le député national Claudel Lubaya qualifiera ladite taxe d’escroquerie à grande échelle. « La taxe de fonds de développement pour les infrastructures aéroportuaires appelé « Go-pass » est une escroquerie à grande échelle », avait-il indiqué en demandant sa suppression, en plus d’un audit de la RVA.

Financement de la BAD

Alors que la taxe Go-pass était régulièrement perçue, les travaux de l’aérogare de l’aéroport de N’Djili avaient été financés grâce à un prêt de la Banque africaine de développement (BAD). Selon Ernest Mpararo, Secrétaire exécutif de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) et point focal en RDC de l’ONG Transparency international, même là les travaux de construction du pavillon avaient été surfacturés. Albert Malukisa, professeur à l’Université catholique du Congo et chercheur au Groupe d’étude sur le Congo (GEC), estime que le DG n’est pas seul dans ce détournements, c’est toute une chaine de personnalités…

Or, une enquête réalisée en 2015 révèle que la cause de plusieurs crashs d’avions enregistrés en ce moment-là, était l’état des pistes d’atterrissage. Aucun aéroport de la RDC ne disposait de radar pour la surveillance du trafic, seuls quelques émetteurs permettant d’établir le contact entre les pilotes et les tours de contrôle au sol.

 En outre, les camions antiincendie de la RVA n’étaient visibles qu’à N’djili et à Lubumbashi, les quelques extincteurs qu’on trouve dans des aérogares étant inadaptés pour maitriser le feu des accidents d’avions.

Abdallah Bilenge derrière les barreaux

 La mauvaise gouvernance à la RVA ne concerne pas que le Go-pass. Abdallah Bilenge, son directeur général croupit depuis le 10 novembre 2020 à la prison centrale de Makala. Il est accusé de détournement de plus de 15 millions de dollars, fonds destinés à la paie des retraités de la RVA (Cotisations sociales des agents) .

 Hubert MWIPATAYI

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Economie

Les richesses de la RDC ne profitent pas aux congolais. Interview Albert YUMA Milimbi PCA GECAMINES sur FRANCE24.

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Dans une interview accordée à Alain Foka, journaliste de RFI, le Président de la Fédération des Entreprises du Congo explique le paradoxe de la RD Congo , pays au sol et sous-sol riche, mais ayant une population la plus pauvre de la planète qui vit en deçà de 1$ le jour.

A en croire , le Président du Conseil d’Administration de la Générale des Mines et Carrières ( Gécamines), les richesses minières de la RDC appartiennent majoritairement aux firmes étrangères.

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Economie

Budget 2021 : moins ambitieux, plus réaliste

La loi de finances 2021 de la RDC est évaluée à 6,9 milliards de dollars à cause du réalisme conseillé au gouvernement congolais par le Fonds monétaire international (FMI). Si ce pragmatisme ne l’avait emporté sur l’ambition, ce serait encore de la routine.

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P our l’exercice 2021, le budget voté au p a r l e m e n t et promulgué le 31 décembre par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, est de 6,9 milliards de dollars, équilibré en recettes et en dépenses à plus de 14 000 milliards de francs congolais. Connaissant une régression de 23,2 %, par rapport au budget rectificatif voté pour 2020 s’élevant à 5,7 milliards, la loi de finances de l’exercice 2021 est en hausse de 20 %. L’Assemblée nationale l’avait revu à la hausse à 7,1 milliards de dollars, mais au finish ce sont les 6,9 milliards de dollars proposés par le gouvernement qui ont été retenus.

Un budget aux caractéristiques particulières

La particularité du budget de l’exercice en cours réside dans le fait qu’il a été élaboré dans un contexte international dominé par la pandémie à Covid-19, avec la collaboration du Fonds monétaire international (FMI), qui a exigé un budget permettant à la RDC d’être en programme avec lui. Ce réalisme, voulu par cette institution de Bretton-Woods, est dû à la situation de fragilité économique causé par le coronavirus et à la mobilisation des recettes internes qui doit être boostée.

« Pour l’exercice 2021, le gouvernement entend accélérer la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics tout en promouvant la culture fiscale en vue de renflouer les caisses de l’Etat et financer les politiques publiques » 

D’ailleurs, l’autre spécificité du budget 2021 est qu’il est placé sous le signe de la lutte contre la corruption. « Pour l’exercice 2021, le gouvernement entend accélérer la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics tout en promouvant la culture fiscale en vue de renflouer les caisses de l’Etat et financer les politiques publiques », avait déclaré le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba au sujet de ladite loi de finances.

Des appuis budgétaires extérieurs

Dans le cadre du même budget, le gouvernement attend de ses partenaires extérieurs des financements de l’ordre de 1,9 milliard de dollars dont 615, 238 millions de dollars d’appuis budgétaires et 1,285 milliard de dollars de financement, ce qui fait 27 % du budget national chiffré à 6,9 milliards de dollars. Concernant les appuis budgétaires attendus, ceux-ci viennent particulièrement de la Banque mondiale (157,5 millions de dollars) au titre d’emprunt programme, ainsi que 357, 6 millions de dollars de dons budgétaires. Quant à la Banque africaine de développement, elle y contribue à hauteur de 100 millions de dollars, comme dons budgétaires.

Parmi les secteurs sur lesquels l’accent est mis cette fois-ci dans l’application du budget, figurent le social, les investissements et la sécurité. Pour la société civile congolaise, il s’agit d’un budget essentiellement de consommation au regard de l’importante part allouée à la rémunération qui est de 42 % du budget général. Toutefois, on y retrouve une rubrique de 45 millions de dollars réservés à l’organisation des élections de 2023.

 HM

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