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De la CEI à la CENI Un parcours, des acquis, mais aussi des revers

Après l’Accord global et inclusif de Sun City, l’histoire des élections en République démocratique du Congo commence avec Monsieur l’abbé Apollinaire Malumalu, considéré comme précurseur et concepteur de l’architecture électorale de la RDC. C’est ce dernier qui a dirigé la Commission électorale indépendante (CEI) de 2003 à 2011, avec comme mission l’organisation des toutes premières élections libres et démocratiques de la RDC.

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La Commission électorale indépendante (CEI) était mise en place par la Constitution de la Transition et une loi organique. Composée d’un bureau et d’une assemblée plénière de 21 membres, la CEI organisera les élections en 2006 (présidentielle, législatives nationales et provinciales), après avoir organisé en prélude le référendum constitutionnel les 18 et 19 décembre 2005.

 Au terme des élections de 2006, les faiblesses relevées lors des élections poussèrent les acteurs politiques à exiger la réforme de la loi organique de la CEI. Cette réforme aura lieu en 2010 et la CEI deviendra la CENI, avec un bureau composé de 7 membres, sans assemblée plénière, celle-ci étant supprimée.

En 2011, la CENI réformée organisera les élections. Seulement, la controverse qui accompagna les scrutins, particulièrement autour de l’annonce des résultats, poussa à une autre réforme en 2013. Du coup, le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda devint président, à la tête d’une équipe et l’assemblée plénière qui était rejetée lors de la réforme de 2010 fut rétablie. Aujourd’hui, deux ans après l’organisation des élections du 30 décembre 2018, la question des réformes de la CENI refait encore surface.

 Les indéniables acquis de la CENI

Environ 20 ans après sa création, la CENI dispose des   acquis certains : un cadre légal électoral susceptible de subir des améliorations, une cartographie administrative stabilisée avec un atlas électoral, une base des données géospatiales utiles à toutes les institutions de la République et un fichier électoral à même de prendre en charge tous les scrutins prévus par le cadre légal congolais.

De plus, la CENI a joué un rôle catalyseur dans la mise en œuvre de l’article 2 de la Constitution, en permettant d’anticiper avec la nomination des secrétaires exécutifs provinciaux dans les 26 aires opérationnelles correspondant aux 26 provinces à venir et l’organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des 26 provinces.

Elle a également facilité la formation et le déploiement des hauts magistrats des 26 cours d’appel nouvellement nommés.

La machine à voter, comme outil, permet la réduction des coûts, la simplification, l’uniformisation et la sécurisation du bulletin de vote ainsi que la fiabilité et la rapidité dans la transmission des résultats. La CENI dispose aussi d’une expertise nationale électorale avérée dont le rayonnement est reconnu au-delà des frontières congolaises.

Les revers de l’exaltante et historique passation civilisée du pouvoir

  De l’enrôlement aux votes, le président de la CENI Corneille Nangaa a perdu 27 du personnel de la CENI dont le comptable, 11 policiers et 3 autres tués par décapitation à Dekese (province du Kasaï). Proches de ses collaborateurs, Nangaa se dit triste de voir ces malheureux victimes oubliées alors que ce sont eux les vrais héros de l’alternance. Il s’étonne même de ne plus recevoir les paiements et divers avantages du personnel de la CENI à ce jour, alors que ces derniers ont consacré leur vie à la CENI afin que la Rdc connaisse sa première élection générale.

Institution permanente d’appui à la démocratie, dans ses attributions la CENI est appelée, à la fin de chaque cycle électoral, à amorcer immédiatement les préparatifs du cycle suivant. Son fonctionnement ne peut connaître une interruption. Seulement, le constant fait par Corneille Nangaa est qu’à l’issue de chaque cycle électoral, l’intérêt de prendre en charge ses besoins tel que prévu par la loi est limité. « Cette situation est d’autant plus préjudiciable qu’elle impacte négativement sur les activités relevant de la période préélectorale telle que déclinée précédemment. Les frais de fonctionnement ne sont plus versés. Cette situation a pour conséquence, entre autres, l’impaiement de plusieurs mois d’arriérés des loyers d’une centaine d’entrepôts dans les 145 territoires et 32 villes du pays, l’incapacité de renouveler le loyer du segment spatial des V-SAT, interrompant ainsi la délivrance des duplicatas des cartes d’électeur sur l’étendue du territoire national, l’impaiement des factures d’eau  et d’électricité, l’instabilité des sources d’énergie, mettant en péril la gestion efficiente de son système d’information (réseaux, serveurs des bases des données électorales)», déplore le président de la CENI.

Concernant la rémunération, le personnel permanent de la CENI accuse à ce jour plus de huit mois d’arriérés de salaires et un rabattement arbitraire de plus de la moitié des salaires est appliqué à la CENI.

D’après Corneille Nangaa, la CENI n’a pas de siège et des entrepôts propres, car le siège actuel de la CENI fait l’objet d’un gros contentieux, alors que le site qui abritait ses entrepôts centraux a été cédé par le gouvernement à l’ambassade américaine.

 « Actuellement, tout le matériel et les équipements électoraux de la CENI à Kinshasa, se trouvent entreposés en plein air à l’aéroport international de N’djili. Et à travers toutes les provinces, les menaces de déguerpissement se multiplient, faute de paiement de plusieurs mois de loyer », conclu le président de la CENI.

HESHIMA

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Société

Nyiragongo : 19 ans après, les laves ont de nouveau coulé !

Nyiragongo, considéré par plusieurs spécialistes comme le volcan le plus dangereux d’Afrique est entré en éruption samedi 23 mai, la veille de la pentecôte, journée censée commémorer le Saint -Esprit. Une fois de plus, ce sont des larmes des populations du Nord-Kivu, traumatisées et en débandades, ne sachant dans quel sens s’orienter. C’est presque le monde entier qui témoigne sa solidarité à la province du Nord-Kivu, située à l’Est de la RD C, dans laquelle a été déclarée depuis un mois l’état de siège par le président Félix Tshisekedi, une province connue pour son instabilité entretenue par des rebelles. Bilan provisoire, 15 morts.

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Sauve qui peut !

Goma! Plus de 600 000 habitants, 900km². Il doit son nom au volcan éteint, le Mont Goma, qui lui-même doit son nom au mot swahili « ngoma » qui signifie « tambour ».

Samedi 22 mai, il est 18 heures lorsque le Nyiragongo vomit sa première lave. C’est au moment où celle-ci descend du haut des 3 470 mètres d’altitude du Mont, parcourant les dix kilomètres qui le séparent de Goma, que des milliers de Congolais se mettent à fuir en direction de la ville rwandaise de Rubavu. L’affolement est visible partout, l’odeur du soufre ayant envahi la ville. La lave approche et l’électricité est tout de suite coupée dans une grande partie de la ville. Atteignant presque l’aéroport, la lave s’est arrêtée dans la banlieue, à 1,2 Km de Goma. Si c’est à Buhene que les dégâts sont importants, cependant, la ville est privée d’eau à boire et la route Goma-Rutshuru est coupée. La lave qui coulait vers le Rwanda, envahi ladite route sur une distance de 1200 mètres à la hauteur de Kibati, dans le territoire de Nyiragongo. Des véhicules se retrouvent ainsi bloqués tant du côté de Rutshuru que de Nyiragongo. 

 Nyiragongo, une « bombe » dangereuse.

Les spécialistes disent que le Nyiragongo est le volcan le plus actif d’Afrique et aussi le plus dangereux, car constituant une menace pour au moins 1,5 million d’habitants.

 Ce volcan couve le plus grand lac de lave pratiquement permanent au monde et son niveau monte et redescend fréquemment. Le volcanologue Benoît Smets affirme pour sa part que le cratère du volcan Nyiragongo contient assez de lave pour remplir 2 500 piscines olympiques. Le fait que ses coulées de lave peuvent descendre d’une pente à une vitesse de 100 km/h fait de lui davantage un volcan plus dangereux.

Les dégâts des éruptions précédentes

En janvier 2002, le Nyiragongo était encore entré en éruption, crachant un nuage de cendres de 3 kilomètres de haut et larguant entre 15 et 25 millions de mètres cubes de lave sur la ville de Goma. Cette fois-là plus de 100 personnes avaient été tuées et la lave avait détruit environ 14 000 habitations, laissant 130 000 personnes dans la rue, et entre 300 000 et 500 000 personnes déplacées au Rwanda.

On affirme que, de toutes les éruptions, celle de janvier 1977 demeure la plus destructrice. Comme lors des deux dernières éruptions, la lave avait envahi la ville de Goma, faisant entre 600 et 2 000 victimes. Cette coulée de lave, indique-t-on, était la plus meurtrière connue, et aussi d’un plus gros débit, avec environ 20 millions de mètres cubes en une demi-heure. Les spécialistes comparent l’éruption du 22 mai à celle de 1977.

Félix Tshisekedi retourne à Kinshasa

Au lendemain de l’éruption , Félix-Antoine Tshisekedi décide d’écourter son séjour en Europe. Vite, le président de la République est rentré au Congo dimanche afin de superviser la coordination de secours aux populations sinistrées. Face à l’urgence et les défis humanitaires, le gouvernement s’est réuni à deux reprises, avant de dépêcher immédiatement une délégation gouvernementale afin d’apporter un appui aux autorités provinciales. Huit ministres, parmi lesquels celui de la Recherche scientifique, José Mpanda, sont arrivés à Goma, notamment pour évaluer la situation sanitaire et humanitaire, mais aussi pour évaluer les dégâts matériels. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement a, au nom de ce dernier, rassuré la population de Goma, en affirmant que tout sera fait pour leur apporter l’appui nécessaire afin de faire face à la catastrophe naturelle qu’est l’éruption volcanique. Le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Chérubin Okende, en ce qui le concerne, a ordonné la fermeture des aéroports de Goma et de Kavumu/Bukavu.

De son côté, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Lieutenant général Constant Ndima a sur place présidé une réunion de crise le dimanche. À l’issue de celle-ci, plusieurs résolutions ont été prises. Entre autres, l’évaluation de la situation humanitaire dans les hôpitaux et autres structures de santé, l’évaluation des mouvements de la population, la poursuite de la surveillance tectonique du volcan… Pendant ce temps, le gouvernement provincial a suspendu les cours jusqu’à nouvel ordre. Contre toute attente, l’éruption du Nyiragongo est venue ajouter d’autres priorités, à côté des objectifs de neutralisation des groupes armés qui, depuis des années, tuent dans cette partie du pays, poursuivis dans le cadre de l’état de siège décrété par le chef de l’Etat.

Faute de financement et manque de précautions

Si toutes les précautions étaient prises, les 15 morts que l’on déplore auraient certainement survécus, certes les 17 villages seraient touchés par la lave. La réalité est que le volcan n’était plus surveillé depuis sept mois, faute de financement pour soutenir l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) : pas d’appui du gouvernement ni celui des bailleurs. Selon l’OVG, l’éruption a été soudaine parce que le projet de la Banque mondiale s’est arrêté en juin 2020. D’octobre à avril 2021, il n’a plus eu accès à Internet. Pendant six mois, l’évolution des activités volcaniques n’étaient plus suivies, soit six mois pendant lesquels l’OVG était privé d’Internet. C’est seulement, grâce à l’intervention d’un partenaire américain qu’en mai, l’internet a pu être rétabli. Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), fustige cette « négligence » en ces mots : « Tout laisse croire que l’organe créé pour la surveillance des activités volcaniques, OVG, n’a pas été doté des moyens financiers et matériels adéquats pour la prévention de ce genre de catastrophe. Ceci doit changer pour minimiser, dans l’avenir, les dégâts », a-t-il indiqué. Vital Kamerhe propose en outre la création d’un fonds de solidarité pour secourir les sinistrés.

HESHIMA

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Société

Psychologie: Infidélité et mariage durable

Chacun de nous semble avoir sa propre interprétation de la fidélité. Il y a ceux qui s’arrangent avec leur conscience, ceux qui ne tolèrent aucun écart, et les autres qui font évoluer la définition au fil de leurs expériences… Qui sont ceux qui trompent tout en assurant être heureux dans leur mariage ? Quel est l’intérêt inconscient de faire durer ces amours clandestines ? Où commence l’infidélité ?

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Avoir des relations sexuelles, embrasser, ou tout simplement penser à quelqu’un d’autre ? Ou est-ce de l’infidélité physique ? En effet, pour la plupart des gens, tromper rime avec rapport physique. Pour Lilianne, 27 ans, « On est infidèle à partir du moment où l’on partage avec quelqu’un d’autre que son conjoint un moment intime ».

Infidélité morale

Pour d’autres, l’infidélité commence au moment même où l’on pense à quelqu’un d’autre que son partenaire. Pour Jonas, 31 ans: « la fidélité c’est :ne même pas se poser la question de l’existence d’une autre femme ». Entretenir une relation épistolaire ou orale régulière avec une autre personne (via email, téléphone…) dans laquelle on parle de choses intimes peut également être considéré comme de l’infidélité déclare Marlène.

Témoignage. Julien, 42 ans, agent commercial. « J’ai deux amours: ma femme et ma maîtresse. J’aime ma maîtresse, Christelle, 27ans, mais ne quitterai jamais ma femme… ». La femme idéale. Cette femme que tout homme recherche… La partenaire de vie, amie, amante, épouse, mère, une femme tout en un. On croit l’avoir trouvé et le destin nous a encore leurré ! Une autre femme, différente et complémentaire de celle avec qui l’on vit, apparaît. Et là, on ne peut résister ni à l’attraction physique, ni à l’intellect de cette nouvelle partenaire, souvent plus jeune.

« Comment un petit bout de femme peut mettre toute ma vie en danger ? Je l’aime plus que tout » déclare Julien. « Je ne savais pas qu’on pouvait aimer à ce point…Je croyais que je n’étais pas programmé pour aimer de cette façon. Les déclarations, les insomnies, les ravages de la passion, c’était bon pour les autres, ça ! D’ailleurs le seul mot, passion, me faisait ricaner. C’était presque un gros mot dans ma bouche. ».

Autre vie, double vie….

« Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre… J’aime le son de sa voix, son esprit, son rire, son regard, son ambition, sa discrétion, ses silences, sa douceur et… tout le reste. Je priais pour qu’elle ne puisse plus vivre sans moi et ne voulait pas la partager avec d’autres. Quel égoïste ! Je ne pensais pas aux conséquences de notre histoire. Je venais juste de découvrir que la vie était beaucoup plus gaie quand on était à deux. J’oublie avec elle, totalement ma femme…».

« Elle m’a aidé à tenir mon couple, à rendre heureuse ma femme; elle était ma stabilité. Mon infidélité, ma double vie sont les éléments qui me font supporter le quotidien vide de mon mariage. Ma maîtresse a sauvé mon mariage. Je suis fidèle à ma femme, à ma promesse de l’aimer toute ma vie jusqu’à ce que la mort nous sépare; ma relation extra-conjugale m’aidera à tenir cette ferme promesse ».

Pour le psychologue Christian Le fils, nous devons apprendre à vivre avec des incertitudes, des attirances, des rêveries. « Les couples qui se sentent libres de parler en toute franchise de leurs dé- sirs, même lorsque ces derniers portent sur une autre personne extérieure, de- viennent paradoxalement plus proches », analyse-t-il. S’accorder mutuellement une certaine liberté au sein de la relation rendrait peut être un peu moins enclin à aller la chercher ailleurs. Ne pas ignorer l’attrait de l’interdit mais au contraire l’inviter en son sein, tel pourrait être le défi des couples au long cours pour durer…encore longtemps.

 Heshima

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Société

Que reste-t-il de la gratuité de l’enseignement ?

Bien qu’inscrite dans la Constitution, la gratuité de l’enseignement n’a jamais connu son effectivité jusqu’à l’arrivée du président Tshisekedi qui a mis un point d’honneur à sa matérialisation en dépit des difficultés rencontrées. Qu’en est-il aujourd’hui de son évolution ?

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Comme promis lors de son investiture le 24 janvier 2019, le président Félix-Antoine Tshisekedi a décrété la gratuité de l’enseignement de base à partir de l’année scolaire 2019- 2020. Une décision courageuse inscrite dans la Constitution, mais jamais concrétisée par son prédécesseur, Joseph Kabila, faute de moyens. 

 Effectivement, selon les projections des acteurs du secteur réunis dans une Table ronde fin août 2019, quelques jours avant la rentrée scolaire, il faut un budget annuel autour de 2 milliards de dollars pour réussir la réforme de la gratuité de l’enseignement de base qui implique plusieurs facteurs induits. Parmi lesquels, le paiement de salaires des enseignants N.U (nouvelles unités) et N.P (non-payés), des frais de fonctionnement des écoles ou encore la construction de nouvelles infrastructures scolaires pour contenir un flux supplémentaire de plus de 2 millions d’élèves chaque année.

Sauf que, entre-temps, le budget national qui devait soutenir cette charge ne s’est pas amélioré. Alors que le gouvernement projetait 11 milliards de dollars en 2020, le pays n’a même pas été en mesure de mobiliser, la moitié de ce montant. Le Trésor public n’a réussi à mobiliser en ressources propres qu’entre 3 et 4 milliards de dollars, tous engloutis ou presque dans les dépenses courantes (salaires et fonctionnement des institutions).

La justice a frappé

La crise économique consécutive à la Covid-19 n’a pas non plus arrangé les choses. Les soutiens internationaux à la gratuité tardent à se concrétiser. La Banque mondiale qui a promis jusqu’à 1 milliard de dollars, a suspendu, début 2021, le processus suite aux enquêtes ouvertes sur les écoles fictives et détournements systématiques des fonds.

Le 25 mars 2021, le directeur du service de paie des enseignants (SECOPE) et l’inspecteur général du ministère ont été condamnés à 20 ans de prison pour détournement de fonds de la gratuité.

Le ministre d’État chargé de l’EPST, Willy Bakonga, serait aussi sur le coup des poursuites, dès la sortie du nouveau gouvernement. Le 21 avril, alors qu’il voulait prendre un avion pour Paris à partir de Brazzaville, il sera appréhendé par les services migratoires avec une importante somme d’argent, selon l’Association congolaise d’accès à la justice (ACAJ). Son procès devrait aussi s’ouvrir incessamment et servir de pédagogie, question aussi de convaincre la Banque mondiale de renouer avec le financement de la gratuité. Déjà, des milliers d’écoles fictives et celles fonctionnant sur base de faux arrêtés ont été désactivées du système, avant que le secrétariat général à l’EPST parle d’un traitement des dossiers de ces  écoles « au cas par cas ».

Infrastructures jamais construites

Face à tous ces problèmes, la mise en œuvre de la gratuité bat de l’aile au pays. Des infrastructures supplémentaires n’ont jamais été construites malgré le nombre croissant d’élèves chaque année. Aussi, les enseignants N.U et N.P attendent désespérément d’entrer sur le listing de paie, les frais scolaires de parents qui le permettaient de toucher des primes n’existant plus.

 En plus, les frais de fonctionnement des écoles arrivent à compte-gouttes. Le 12 avril, c’est in extremis que la délégation syndicale a suspendu la grève dans les écoles primaires qui réclamaient deux mois des frais de fonctionnement impayés suite à un début d’apurement par le gouvernement.

Des enseignants démotivés, c’est les enfants qui en pâtissent. Certaines écoles ont fini par trouver des arrangements avec les parents en payant officieusement une partie des frais. A ce rythme, cette réforme pourtant salutaire n’a plus un avenir certain.

Socrate NSIMBA 

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