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RELATIONS INTERNATIONALES LES FORCES ET FAIBLESSES DE LA RDC

Depuis l’investiture en janvier 2019 du président Félix Tshisekedi, la République démocratique du Congo tente, tant bien que mal, à retrouver la scène politique internationale. Pour y arriver, le pays possède quelques atouts mais pas seulement…

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Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2019, Félix Tshisekedi s’est rendu dans une vingtaine de pays, en Afrique, aux Etats-Unis, au Japon et puis en Europe. La pandémie de covid-19 est venue tempérer ses élans. Au pays, ces multiples déplacements ne sont pas toujours appréciés. Le mouvement citoyen Lutte pour le changement interpelle «le président  itinérant» pour lui demander de consacrer plus de temps à la politique intérieure.

Mais Félix Tshisekedi avait bien besoin de ces voyages. Ayant hérité le pouvoir des mains d’un Joseph Kabila recroquevillé au pays depuis 2015, la politique étrangère congolaise était mise à mal. La RDC n’était quasiment plus présente dans le concert des nations, manquant ainsi plusieurs grands rendez-vous internationaux. Fallait-il laisser le pays dans cette forme d’isolement diplomatique où des chancelleries occidentales bien que présentes au pays faisaient montre d’un désengagement réel après des élections controversées ? Il fallait bien inscrire à nouveau le pays dans le concert des nations. Mais cela, avec quels atouts en relations internationales ?

La RDC et ses forces…

 Avec un pays aux dimensions continentales et à vocation de puissance régionale, la République démocratique du Congo pouvait bien capitaliser ses éléments de force dans la notion de puissance. Bien qu’obsolètes dans le contexte actuel, certains éléments traditionnels de la puissance d’un Etat en relations internationales peuvent toujours jouer en faveur de la RDC aujourd’hui. Il y a, entre autres, l’élément démographique. Avec environ 85 millions d’habitants, le Congo-Kinshasa peut naturellement avoir de l’ascendant su d’autres pays de par sa démographie.

Mais il y a aussi le plan géostratégique. La situation du pays par rapport à ses voisins dans le continent ou dans la sous-région devait constituer une force pour le pays. L’ancien président, le maréchal Mobutu, avait suffisamment exploité ces éléments pour se constituer en puissance régionale. Au plan militaire et culturel, la RDC a aussi des forces à faire valoir, notamment son armée, classée 8ème en Afrique, par la structure américaine, Global Power. Et cela, en laissant très loin les armées rwandaise, burundaise, ougandaise, zambienne, brazzavilloise, tanzanienne et sud-soudanaise.

 Le talon d’Achille

A côté de ces éléments de force, la République démocratique du Congo a aussi son talon d’Achille. Le pays n’arrive toujours pas à imprimer une ligne de défense cohérente de ses intérêts à l’extérieur du pays. En relations internationales, une  maxime est de notoriété publique : « Les Etats sont des monstres froids qui n’ont pas d’amis, rien que des intérêts. »

Au nom des intérêts, un pays des droits de l’homme comme la France peut fermer les yeux face à la répression des manifestants en République du Congo, pourvu que les intérêts de la firme Total soient garantis.

 Et toujours chez les doctrinaires de cette science, il se dit que dans le domaine des relations internationales, on peut considérer comme acteurs les entités dont l’action dépasse le cadre des frontières d’un État et qui donc participent activement aux relations et communications traversant les frontières. Une aura que la RDC n’a toujours pas. Et pourtant, le Rwanda voisin, a su concevoir une rhétorique sur le génocide rwandais au point de l’imposer au-delà de ses frontières, jusqu’à faire fléchir la position de la France sur ce génocide.

La RDC en manque cruellement pour défendre ses 6 millions de morts depuis la décennie 1990 à ces jours. Le président rwandais, Paul Kagame, conscient de cela, pouvait nier sans crainte : « il n’y a pas eu de crimes en RDC. Non, absolument pas ! » Suscitant colère et indignation au pays de Lumumba. Et cela, avec un Félix Tshisekedi partagé entre la realpolitik et le sentiment populaire.

 Dido Nsapu 

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PARITÉ: De Joseph Kasavubu à Felix Tshisekedi, les premières dames et leurs rôles prépondérants

Depuis des temps immémoriaux, les femmes, particulièrement les premières dames ont toujours joué un rôle déterminant dans la transformation du paysage politique de leurs pays, en qualité de conseillère no 1 de leurs maris.

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Depuis des temps immémoriaux, les femmes, particulièrement les premières dames ont toujours joué un rôle déterminant dans la transformation du paysage politique de leurs pays, en qualité de conseillère no 1 de leurs maris.

Tenez, contrairement aux collaborateurs très rapprochés qui prennent souvent le courage de souffler à l’oreille du Patron, même lors de grandes cérémonies, la Première dame prend tout son temps pour échanger « en toute intimité et dans la détente » avec son mari, généralement, après une journée de forte turbulence politique et administrative.

Par cette attitude, il se créé une sorte d’osmose entre les deux personnes, qui en fait, ne doivent représenter qu’une seule vision. A   ce sujet, un proverbe africain illustre bien cette image par cette phrase :’’La femme est la ceinture qui tient le pantalon de l’homme’’.

Pour revenir sur ce rôle important joué par les premières dames, il suffit de se rendre compte de l’opiniâtreté, l’endurance et la force de caractère qui ont marqué quelques-unes d’entre elles. Aux USA, par exemple, Hillary l’épouse de Bill Clinton s’est distinguée à côté de son mari jusqu’au point où, sa maturité politique l’a propulsée aux fonctions de Secrétaire d’Etat, la numéro 2 de son pays avant de tomber de justesse avant d’atteindre la première marche du podium. En Afrique, nombreuses premières dames ont laissé un souvenir de dame de fer et de conseillères principales de leurs maris. Nous avons cité notamment la Sud africaine Winnie Mandela, la Zimbabwéenne Grâce Mugabe et l’Ivoirienne Simone Gbagbo.

 En RDC, ’’les paradis sont sous les pieds des mères’’

A l’image de ce qui se fait ailleurs dans le monde, les premières dames de la RDC ont apporté chacune, à sa manière, leurs touches, respectant le dicton, ‘‘les paradis sont sous les pieds des mères’’. En effet ces ‘’élues’’ ont toujours porté en elles, des germes d’amour du prochain, d’artisan de paix et de réconciliation tant à l’interne qu’à l’externe.

 La première de toutes, Hortense Kasa-Vubu, discrète mais influente sous le régime de Joseph Kasa-Vubu le premier président du Congo-Kinshasa de 1960 à 1965.

La première dame, Madame Hortense Kasa-Vubu, née à Ngoma Masunda, a vécu en toute discrétion tout en exerçant une influence à l’interne. Elle a été de moins en moins visible, même lors de grandes cérémonies officielles. C’est peut-être ses convictions religieuses et ses origines Kongo qui l’ont contrainte à ce modus vivendi. Toutefois, elle a été pour beaucoup dans l’encadrement de son mari, victime des tribulations, des machinations et des coups bas des politiciens de l’époque, assoiffés de pouvoir, à tout prix. C’est plutôt sa fille, Justine Mpoyo Kasa-Vubu qui a été souvent au four et au moulin. Un historien de grand renom s’est même interrogé : Mais qui se rappelle encore de celle qui fut pourtant la toute première dame du Congo ? Qui se souvient encore de sa progéniture ? Mama Hortense Ngoma fut non seulement la conjointe du président, mais aussi la mère de ses enfants. A-t-elle à l’époque aussi porté le titre prestigieux de « maman présidente » ? La question reste en tout cas posée. De leur union naquit quatre filles et cinq garçons. De tous les enfants, Justine Kasa-Vubu Mpoyo est sans nul doute la plus connue.

Marie Antoinette Mobutu, précurseuse de la lutte pour la promotion des droits de la femme et des enfants.

Pour sa part, le général Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga, né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge et mort d’un cancer le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc. Il a gouverné la RDC de 1965 à 1997 dont une partie (1965-1977) avec le concours de son épouse ,la première dame, Antoinette Mobutu née à Gbiatibua Yetene.

Cette dernière figure parmi les femmes précurseuses de la lutte pour la promotion des droits de la femme en RDC ayant soutenu les observateurs qui l’appelaient ‘’ maman sociale’’. A cause de son éducation catholique et ses origines modestes, elle avait gardé une remarquable sobriété de coeur. Pour preuve, c’est elle qui aurait sauvé le cardinal Malula en conflit avec son mari d’une arrestation humiliante. C’est aussi elle qui serait intervenue en douce auprès du «Guide» pour que le musicien Tabuley Rochereau ne connaisse pas des difficultés.

Pour manifester son humanisme et son affection à la fille et à la jeunesse, elle a ouvert, en plein centre de Kinshasa, dans la commune de Limete, le centre féminin Marie-Antoinette Mobutu où les jeunes filles étaient formées en différents domaines. Ajouter à cela, le Centre Maman Mobutu pour aveugles et personnes vivant avec handicap. Les deux structures sont désormais des Établissements publics.

Bobi Ladawa, le pont entre le Guide et les responsables religieux.

 Bobi Ladawa est la seconde et dernière épouse officielle du président Mobutu. Elle a longtemps joué le rôle de pont entre son mari et les responsables religieux notamment le cardinal Malula, le Réverend protestant Bokeleale et son Eminence Diangenda de l’Eglise Kimbanguiste. Pour ces derniers, la Première dame a la lourde responsabilité d’assister son mari surtout dans la prise de grandes décisions. Mobutu épousa Bobi Ladawa le 1er mai 1980 à la veille de l’arrivée au Zaïre du pape JeanPaul II.

C’est à dater de ce jour qu’elle devint ainsi la « première dame » du pays et « la maman présidente » du Zaïre.

 Kosia, la soumise soeur et co-épouse

Le maréchal Mobutu a également partagé le lit conjugal avec Kosia la sœur jumelle de Bobi Ladawa avec qui elle avait une frappante ressemblance. Il paraît que le cœur du Guide balançait entre les deux sœurs. Cette rivale si particulière qui jouait officieusement les seconds rôles s’affichait parfois en public derrière sa sœur dans la tribune d’honneur lors des cérémonies officielles. Une rivalité qui s’apparentait davantage à une contrainte de la coutume qu’à autre chose tant les deux jumelles étaient d’une complicité saisissante. Une vidéo circule encore sur la toile où les deux sœurs sont vues ensemble devant le mausolée du Maréchal Mobutu à Rabbat (Maroc).


Maman Sifa Mahanya, la gardienne du temple

 Contrairement à celles qui l’ont précédé comme Première Dame, Maman Sifa Mahanya épouse de Laurent Désiré Kabila, tombeur de Mobutu en 1997, a vécu loin des combines politiques dans un monde agité. Elle partageait son temps entre l’encadrement de ses enfants Joseph, Jaynet et Zoe Kabila et les travaux champêtres particulièrement au plateau de Bateke, hinterland de Kinshasa avant de poursuivre son œuvre dans la périphérie de Lubumbashi au Katanga, après la mort de son mari.

La journaliste belge Colette Braeckman du journal ‘’Le Soir’’ a tiré d’elle quelques confidences en juin 2006 sur le lignage de sa progéniture : « je dois m’abstenir de descendre à ce niveau-là : tout ce que je peux dire, ce qu’il (Joseph) est bel et bien mon fils. Discrète, elle n’est pas une femme publique mais n’est pas effacée.

 Elle ne reçoit pratiquement pas la presse sauf pour parler de ses activités notamment sociales au sens de la Fondation qui porte le nom de son mari. 

 Pour revenir à l’entretien avec collecte Braeckman, l’on retient que maman Sifa a beaucoup milité au sein du Parti de la Révolution du Peule (PRP) de son mari où elle se chargeait de la formation, particulièrement des femmes.

Elle a rappelé que ce parti politique avait l’ambition de combattre l’injustice et lutter contre Mobutu qui avait confisqué le pouvoir avant de se féliciter du travail réalisé dans le maquis où la famille vivait de la pêche, de l’élevage et de l’agriculture. Elle a également réfuté l’idée de ceux qui faisaient croire que son mari a été un père souvent absent du foyer. 


Marie Olive Lembe, une première dame hors-paire

Jamais dans l’histoire de la RDC, on a eu une première dame aussi simple que Marie Olive Lembe. Epouse du président Joseph Kabila Kabange (2001-2018). Elle fait la différence par rapport aux anciennes épouses des présidents qui, la plupart du temps, restaient dans l’ombre de leurs maris tout au long de la législature.  

Une religieuse a affirmé sous l’anonymat à Heshima que Marie Olive Lembe sort des sentiers battus pour poser des actes qui émulent ceux qui font partie des institutions de la République. Contrairement aux autres, elle ne fait pas de la figuration comme le faisaient les autres femmes de présidents. Et de préciser : ‘’ Elle refuse de rester derrière les rideaux. Elle se met au-devant de la scène de la manière la plus inattendue qui soit, en militant en faveur du développement de la RDC et de l’épanouissement de la femme en particulier’’.

 Les Congolais la voient comme une femme courageuse et estiment qu’elle représente le type de femme et de mère qui dispose d’atouts déterminants pour protéger la vie. Cela se voit à travers des actions caritatives qu’elle ne cesse de mener aux quatre coins du pays en faveur des personnes vulnérables, sans distinction de tribus, ni de classes sociales. Ainsi, on a vu Olive Lembe au chevet des malades prenant en charge tous leurs frais médicaux. Certains de ces malades ont même bénéficié d’interventions médicales spécialisées à l’étranger à ses frais.

Issue d’une famille modeste, elle n’a pas honte d’évoquer ses origines dès que l’occasion s’y prête. Elle parle de ses souvenirs de jeunesse et de la vie qu’elle menait en tant que citoyenne de la classe moyenne. « Il n’y a pas de honte à dire d’où l’on vient. Si chez vous, il n’y a pas des chaises, il faut accepter de s’asseoir sur un escabeau ».

 Marie Olive Lembe n’a pas de préférence. Que ce soit des victimes des catastrophes naturelles, des personnes vivant avec le VIH/ SIDA, les femmes des médias, les sans logis ou toute autre personne frappée par une catastrophe, elle va à leur rencontre comme le ferait une fille ou une mère.


Denise Nyakeru omniprésente aux côtés du président Felix Tshisekedi 

Après avoir travaillé à Bruxelles, la nouvelle première dame a l’intention de jouer un rôle actif. Sa priorité : la défense des droits des femmes. Le père de Denise, Étienne Nyakeru, était un « évolué », qui avait un poste à responsabilité dans l’administration de ce qui était encore la province unifiée du Kivu. Une de ses soeurs, Jeannette, a été diplomate à Londres. Elle n’a que neuf mois quand elle perd son père, sa mère et l’un de ses oncles dans un accident de voiture à Bukavu. En raison du décès prématuré de ses parents, elle n’a pu apprendre le mashi, sa langue maternelle.

Grâce à son oncle, l’abbé Sylvestre Ngami Mudahwa, aumônier catholique des FARDC qui la recueille à Kinshasa, ainsi que la plupart de ses frères et soeurs, elle bénéficie d’une éducation dans la capitale de la RDC. Elle patronne sa fondation « Denise Nyakeru Tshisekedi » et est omniprésente aux cotés de son mari pour mener plusieurs actions caritatives. On la sent très proche de la population avec qui elle partage tous les aléas de la vie. Le chemin est encore long mais elle a un bonus de quelques années devant elle.

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KATUMBI : En attendant 2023

Deux ans après son retour d’exil, le dernier gouverneur de l’exKatanga n’affiche pas toujours clairement ses ambitions pour la prochaine présidentielle. L’homme semble renoncer à la stratégie d’une candidature précoce, sans toutefois abandonner ce projet.

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L’expérience de son bras de fer avec l’ancien président Joseph Kabila pourrait l’avoir beaucoup enseigné. Après avoir affiché ses ambitions politiques dès 2015, Moïse Katumbi a été assailli par une avalanche des dossiers, notamment judiciaires qui l’ont contraint à ne pas postuler lors de la présidentielle de 2018.

Actuellement, ses calculs politiques sont désormais tout autres. C’est dans la peau d’un « opposant constructif mais exigeant », selon ses propres termes, que Moïse Katumbi était rentré en RDC. Mais sans changer d’idéal qui reste le Palais de la Nation, murmurent certains de ses proches. D’abord, Katumbi , comme Jean-Pierre Bemba d’ailleurs, ont pris la posture de l’opposition « républicaine », contrairement aux deux autres leaders de Lamuka, à savoir Martin Fayulu et Adolphe Muzito qui constituent, eux, une aile « radicale » au sein de cette plateforme d’opposition.

2023 dans le viseur ?

Moïse Katumbi avait affirmé ne pas vouloir se projeter en 2023. « L’opposition doit mettre à profit les années qui nous séparent de la présidentielle pour travailler et bâtir un projet d’alternance, solide et crédible », avait-il déclaré à un média panafricain. Mais bien des signes démontrent que 2023 est bien dans la ligne de mire du « chairman ». Tenez ! L’homme s’est donc appliqué à structurer sa base militante au-delà de son Katanga natal. Pour cela, en décembre 2019, il a créé son parti « Ensemble pour la République ». Une formation politique qui est née de la fusion des six partis membres de la plateforme Ensemble pour le Changement.

La structuration de ce parti a été perçu par d’aucuns comme une déclaration de candidature pour 2023. Mais l’ancien gouverneur tempère, sans nier. « Nous n’en sommes pas encore là », clamait-il avant la formalisation de son parti.

Equilibriste

Bien que Katumbi conserve toujours les ambitions de se porter candidat à la magistrature suprême, l’expérience douloureuse vécue sous Joseph Kabila l’incite à la prudence. Sous le régime de l’ex-Raïs, l’affaire de spoliation d’immeuble du sujet grec, Alexander Stoupis ainsi que celle des présumés 400 mercenaires ou encore sa présumée nationalité italienne, auront été des véritables crocs en jambe qui l’ont empêché de déposer sa candidature à la présidentielle de décembre 2018.

En dépit de cela, l’ex-candidat à la dernière présidentielle, Noël Tshiani Mwadiamvita veut rééditer les stratégies du régime passé. Il a, en effet, déposé au bureau de l’Assemblée nationale un projet de loi pour réserver la présidence de la RDC aux compatriotes nés des mères et pères congolais. Un projet de loi qui risque de ramener la discrimination, particulièrement pour un certain nombre de candidats dont Moïse Katumbi.

Et, visiblement, pour refuser de revivre ces scenarii, Katumbi joue à l’équilibriste. Il adhère à l’Union sacrée de la Nation initiée par le président, Félix Tshisekedi, tout en gardant un pied dans Lamuka. Et là, il exerce « automatiquement » les fonctions de coordonnateur pendant que Martin Fayulu avait passé le flambeau à l’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito. La plateforme d’opposition dispose, depuis le 10 avril, de ces deux « coordonnateurs ». Une confusion qui fragilise cette coalition, mais permet à Bemba et Katumbi de garder dans leurs sillages cette plateforme d’opposition. Et cela, en attendant 2023…

Dido Nsapu

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Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda un médecin expérimenté pour relever les défis sanitaires de la RDC !

Le Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda est un médecin congolais bien connu du monde médical bruxellois et congolais. Diplômé de l’Université Libre de Bruxelles, l’actuel Ministre RD.Congolais de la Santé Publique, Hygiène et Prévention possède un cursus professionnel d’une trentaine d’année d’expérience dans le monde médical.

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L e Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda est un médecin congolais bien connu du monde médical bruxellois et congolais. Diplômé de l’Université Libre de Bruxelles, l’actuel Ministre RD.Congolais de la Santé Publique, Hygiène et Prévention possède un cursus professionnel d’une trentaine d’année d’expérience dans le monde médical.

De 1999 à ce jour, il excelle dans le domaine de santé publique qui est le couronnement de sa formation académique à L’Université Notre Dame de la Paix à Namur et à L’ULB en Belgique.

Né en 1967 dans le territoire de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi (ex-Equateur), Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda est marié et père de 5 enfants. Professionnel et expert en santé publique, il est l’un des premiers médecins congolais à ouvrir un cabinet médical privé à Ixelles, dans le quartier Matonge à Bruxelles.

 Son expérience, son respect au serment d’Hippocrate et surtout la qualité des soins de santé proposés aux malades ont fait que son cabinet médical devienne une référence pour la communauté africaine, mais aussi européenne.

 Evidemment, la majorité des familles africaines viennent y prendre soins grâce à une politique sociale adaptée aux patients.

Dans son pays, la République Démocratique du Congo, ses compétences et son expertise irréfutables en matière de santé n’ont pas laissé indifférent le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. 

Vu sa vision verticale sur le Congo, le Président de la République a trouvé que le Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda est non seulement ministrable, mais surtout l’homme idéal qu’il faut pour matérialiser avec perspicacité son projet de société qui se résume dans : « Le Peuple d’abord ». 

Raison pour laquelle, sur proposition de son parti politique le Mouvement de Libération du Congo (MLC), le parti de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba Gombo, Fatshi a porté son choix sur la personne de ce technicien de santé pour conduire principalement le projet de « Couverture Santé Universelle » au sein du gouvernement de l’Union sacrée de la nation. 

Ainsi, il a été nommé à la tête du ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention dans la deuxième équipe gouvernementale de l’ère Tshisekedi Tshilombo. 

«Je présente toute ma gratitude et reconnaissance à son Excellence monsieur le Président de la République et au Premier Ministre Jean-Michel SAMA LUKONDE pour cette marque de confiance qu’ils ont manifestée à mon endroit, en confiant la responsabilité de conduire ce méga ministère », a-t-il réagi, à travers un message posté sur sa page Facebook.

Si les autres ont jubilé pour avoir été nommés aux postes ministériels du pays, il faut dire que ce n’est pas le cas pour le Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda, qui est très conscient de cette lourde mission lui confiée par le Chef de l’Etat. Face aux déficits que la RDC a connus depuis plusieurs décennies en matière de sa politique sanitaire, le nouveau patron de la Santé envisage d’engager plusieurs réformes afin de renforcer le système de santé à tous les niveaux. Offrir un plateau technique adapté avec des infrastructures et équipements médico-sanitaires modernes, garantir des soins de santé primaires de qualité à la population, assurer la protection des groupes vulnérables, renforcer les capacités techniques et opérationnelles de formations sanitaires et approvisionner régulièrement en médicaments, vaccins constituent le crédo du Ministre MBUNGANI. 

Médecin et intellectuel engagé avant tout, Jean-Jacques Mbungani Mbanda est un homme d’Etat voué d’un amour particulier pour sa patrie la RDC.

 Sur le plan politique, il est haut cadre et militant de première heure du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), parti cher à Jean-Pierre BEMBA GOMBO. En 2003, il a été nommé au poste de représentant du MLC pour la zone du BENELUX, puis secrétaire national adjoint MLC Extérieur, avant d’en devenir le titulaire en 2013 jusqu’à ce jour.

 Ce fidèle lieutenant de JP Bemba a exercé entre 2005-2007 les fonctions de Consul général de la RDC en région Flamande à l’époque de la transition 1+4. De décembre 2018 à juin 2019 il a été coordonnateur des relations extérieures de la coalition LAMUKA en Europe.

 Par ailleurs, plusieurs partenaires nationaux et internationaux du ministère de la santé ont salué sa nomination comme Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention.

« Nous sommes très heureux d’avoir un interlocuteur professionnel, sympas et réceptif. Le nouveau ministre de la santé est un partenaire qui maitrise bien son domaine. C’est un ami de la Chine. Il est très ouvert en matière de coopération internationale », avait témoigné Zhu JING, Ambassadeur de Chine en RDC, au sortir d’une audience avec le Dr MBUNGANI. 

Il faut noter que depuis sa prise de fonction à la tête de ce ministère, Dr Jean-Jacques Mbungani fait déjà preuve d’un leadership avéré, maîtrisant bien son secteur d’activités et les différents problèmes. Aussitôt arrivé, il a déclaré la fin de l’épidémie d’Ebola dans le Nord – Kivu.  

À la tête d’une mission gouvernementale dans le Nord -Kivu suite à l’éruption volcanique de Nyiragongo, Jean-Jacques Mbungani Mbanda est d’autant préoccupé de marquer son passage au ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention. L’homme qui passe régulièrement plus de 12 heures dans sont cabinet en train de traiter les dossiers et d’écouter les différents partenaires et prestataires de santé, envisage une série d’activités sur le terrain en vue de palper du doigt les réalités des infrastructures sanitaires et des conditions de travail afin d’y apporter des solutions adéquates , sous la conduite du Premier ministre et conformément à la vision du président de la République.

 Service de communication/ Ministère de la Santé 

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