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PARITÉ: De Joseph Kasavubu à Felix Tshisekedi, les premières dames et leurs rôles prépondérants

Depuis des temps immémoriaux, les femmes, particulièrement les premières dames ont toujours joué un rôle déterminant dans la transformation du paysage politique de leurs pays, en qualité de conseillère no 1 de leurs maris.

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Depuis des temps immémoriaux, les femmes, particulièrement les premières dames ont toujours joué un rôle déterminant dans la transformation du paysage politique de leurs pays, en qualité de conseillère no 1 de leurs maris.

Tenez, contrairement aux collaborateurs très rapprochés qui prennent souvent le courage de souffler à l’oreille du Patron, même lors de grandes cérémonies, la Première dame prend tout son temps pour échanger « en toute intimité et dans la détente » avec son mari, généralement, après une journée de forte turbulence politique et administrative.

Par cette attitude, il se créé une sorte d’osmose entre les deux personnes, qui en fait, ne doivent représenter qu’une seule vision. A   ce sujet, un proverbe africain illustre bien cette image par cette phrase :’’La femme est la ceinture qui tient le pantalon de l’homme’’.

Pour revenir sur ce rôle important joué par les premières dames, il suffit de se rendre compte de l’opiniâtreté, l’endurance et la force de caractère qui ont marqué quelques-unes d’entre elles. Aux USA, par exemple, Hillary l’épouse de Bill Clinton s’est distinguée à côté de son mari jusqu’au point où, sa maturité politique l’a propulsée aux fonctions de Secrétaire d’Etat, la numéro 2 de son pays avant de tomber de justesse avant d’atteindre la première marche du podium. En Afrique, nombreuses premières dames ont laissé un souvenir de dame de fer et de conseillères principales de leurs maris. Nous avons cité notamment la Sud africaine Winnie Mandela, la Zimbabwéenne Grâce Mugabe et l’Ivoirienne Simone Gbagbo.

 En RDC, ’’les paradis sont sous les pieds des mères’’

A l’image de ce qui se fait ailleurs dans le monde, les premières dames de la RDC ont apporté chacune, à sa manière, leurs touches, respectant le dicton, ‘‘les paradis sont sous les pieds des mères’’. En effet ces ‘’élues’’ ont toujours porté en elles, des germes d’amour du prochain, d’artisan de paix et de réconciliation tant à l’interne qu’à l’externe.

 La première de toutes, Hortense Kasa-Vubu, discrète mais influente sous le régime de Joseph Kasa-Vubu le premier président du Congo-Kinshasa de 1960 à 1965.

La première dame, Madame Hortense Kasa-Vubu, née à Ngoma Masunda, a vécu en toute discrétion tout en exerçant une influence à l’interne. Elle a été de moins en moins visible, même lors de grandes cérémonies officielles. C’est peut-être ses convictions religieuses et ses origines Kongo qui l’ont contrainte à ce modus vivendi. Toutefois, elle a été pour beaucoup dans l’encadrement de son mari, victime des tribulations, des machinations et des coups bas des politiciens de l’époque, assoiffés de pouvoir, à tout prix. C’est plutôt sa fille, Justine Mpoyo Kasa-Vubu qui a été souvent au four et au moulin. Un historien de grand renom s’est même interrogé : Mais qui se rappelle encore de celle qui fut pourtant la toute première dame du Congo ? Qui se souvient encore de sa progéniture ? Mama Hortense Ngoma fut non seulement la conjointe du président, mais aussi la mère de ses enfants. A-t-elle à l’époque aussi porté le titre prestigieux de « maman présidente » ? La question reste en tout cas posée. De leur union naquit quatre filles et cinq garçons. De tous les enfants, Justine Kasa-Vubu Mpoyo est sans nul doute la plus connue.

Marie Antoinette Mobutu, précurseuse de la lutte pour la promotion des droits de la femme et des enfants.

Pour sa part, le général Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga, né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge et mort d’un cancer le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc. Il a gouverné la RDC de 1965 à 1997 dont une partie (1965-1977) avec le concours de son épouse ,la première dame, Antoinette Mobutu née à Gbiatibua Yetene.

Cette dernière figure parmi les femmes précurseuses de la lutte pour la promotion des droits de la femme en RDC ayant soutenu les observateurs qui l’appelaient ‘’ maman sociale’’. A cause de son éducation catholique et ses origines modestes, elle avait gardé une remarquable sobriété de coeur. Pour preuve, c’est elle qui aurait sauvé le cardinal Malula en conflit avec son mari d’une arrestation humiliante. C’est aussi elle qui serait intervenue en douce auprès du «Guide» pour que le musicien Tabuley Rochereau ne connaisse pas des difficultés.

Pour manifester son humanisme et son affection à la fille et à la jeunesse, elle a ouvert, en plein centre de Kinshasa, dans la commune de Limete, le centre féminin Marie-Antoinette Mobutu où les jeunes filles étaient formées en différents domaines. Ajouter à cela, le Centre Maman Mobutu pour aveugles et personnes vivant avec handicap. Les deux structures sont désormais des Établissements publics.

Bobi Ladawa, le pont entre le Guide et les responsables religieux.

 Bobi Ladawa est la seconde et dernière épouse officielle du président Mobutu. Elle a longtemps joué le rôle de pont entre son mari et les responsables religieux notamment le cardinal Malula, le Réverend protestant Bokeleale et son Eminence Diangenda de l’Eglise Kimbanguiste. Pour ces derniers, la Première dame a la lourde responsabilité d’assister son mari surtout dans la prise de grandes décisions. Mobutu épousa Bobi Ladawa le 1er mai 1980 à la veille de l’arrivée au Zaïre du pape JeanPaul II.

C’est à dater de ce jour qu’elle devint ainsi la « première dame » du pays et « la maman présidente » du Zaïre.

 Kosia, la soumise soeur et co-épouse

Le maréchal Mobutu a également partagé le lit conjugal avec Kosia la sœur jumelle de Bobi Ladawa avec qui elle avait une frappante ressemblance. Il paraît que le cœur du Guide balançait entre les deux sœurs. Cette rivale si particulière qui jouait officieusement les seconds rôles s’affichait parfois en public derrière sa sœur dans la tribune d’honneur lors des cérémonies officielles. Une rivalité qui s’apparentait davantage à une contrainte de la coutume qu’à autre chose tant les deux jumelles étaient d’une complicité saisissante. Une vidéo circule encore sur la toile où les deux sœurs sont vues ensemble devant le mausolée du Maréchal Mobutu à Rabbat (Maroc).


Maman Sifa Mahanya, la gardienne du temple

 Contrairement à celles qui l’ont précédé comme Première Dame, Maman Sifa Mahanya épouse de Laurent Désiré Kabila, tombeur de Mobutu en 1997, a vécu loin des combines politiques dans un monde agité. Elle partageait son temps entre l’encadrement de ses enfants Joseph, Jaynet et Zoe Kabila et les travaux champêtres particulièrement au plateau de Bateke, hinterland de Kinshasa avant de poursuivre son œuvre dans la périphérie de Lubumbashi au Katanga, après la mort de son mari.

La journaliste belge Colette Braeckman du journal ‘’Le Soir’’ a tiré d’elle quelques confidences en juin 2006 sur le lignage de sa progéniture : « je dois m’abstenir de descendre à ce niveau-là : tout ce que je peux dire, ce qu’il (Joseph) est bel et bien mon fils. Discrète, elle n’est pas une femme publique mais n’est pas effacée.

 Elle ne reçoit pratiquement pas la presse sauf pour parler de ses activités notamment sociales au sens de la Fondation qui porte le nom de son mari. 

 Pour revenir à l’entretien avec collecte Braeckman, l’on retient que maman Sifa a beaucoup milité au sein du Parti de la Révolution du Peule (PRP) de son mari où elle se chargeait de la formation, particulièrement des femmes.

Elle a rappelé que ce parti politique avait l’ambition de combattre l’injustice et lutter contre Mobutu qui avait confisqué le pouvoir avant de se féliciter du travail réalisé dans le maquis où la famille vivait de la pêche, de l’élevage et de l’agriculture. Elle a également réfuté l’idée de ceux qui faisaient croire que son mari a été un père souvent absent du foyer. 


Marie Olive Lembe, une première dame hors-paire

Jamais dans l’histoire de la RDC, on a eu une première dame aussi simple que Marie Olive Lembe. Epouse du président Joseph Kabila Kabange (2001-2018). Elle fait la différence par rapport aux anciennes épouses des présidents qui, la plupart du temps, restaient dans l’ombre de leurs maris tout au long de la législature.  

Une religieuse a affirmé sous l’anonymat à Heshima que Marie Olive Lembe sort des sentiers battus pour poser des actes qui émulent ceux qui font partie des institutions de la République. Contrairement aux autres, elle ne fait pas de la figuration comme le faisaient les autres femmes de présidents. Et de préciser : ‘’ Elle refuse de rester derrière les rideaux. Elle se met au-devant de la scène de la manière la plus inattendue qui soit, en militant en faveur du développement de la RDC et de l’épanouissement de la femme en particulier’’.

 Les Congolais la voient comme une femme courageuse et estiment qu’elle représente le type de femme et de mère qui dispose d’atouts déterminants pour protéger la vie. Cela se voit à travers des actions caritatives qu’elle ne cesse de mener aux quatre coins du pays en faveur des personnes vulnérables, sans distinction de tribus, ni de classes sociales. Ainsi, on a vu Olive Lembe au chevet des malades prenant en charge tous leurs frais médicaux. Certains de ces malades ont même bénéficié d’interventions médicales spécialisées à l’étranger à ses frais.

Issue d’une famille modeste, elle n’a pas honte d’évoquer ses origines dès que l’occasion s’y prête. Elle parle de ses souvenirs de jeunesse et de la vie qu’elle menait en tant que citoyenne de la classe moyenne. « Il n’y a pas de honte à dire d’où l’on vient. Si chez vous, il n’y a pas des chaises, il faut accepter de s’asseoir sur un escabeau ».

 Marie Olive Lembe n’a pas de préférence. Que ce soit des victimes des catastrophes naturelles, des personnes vivant avec le VIH/ SIDA, les femmes des médias, les sans logis ou toute autre personne frappée par une catastrophe, elle va à leur rencontre comme le ferait une fille ou une mère.


Denise Nyakeru omniprésente aux côtés du président Felix Tshisekedi 

Après avoir travaillé à Bruxelles, la nouvelle première dame a l’intention de jouer un rôle actif. Sa priorité : la défense des droits des femmes. Le père de Denise, Étienne Nyakeru, était un « évolué », qui avait un poste à responsabilité dans l’administration de ce qui était encore la province unifiée du Kivu. Une de ses soeurs, Jeannette, a été diplomate à Londres. Elle n’a que neuf mois quand elle perd son père, sa mère et l’un de ses oncles dans un accident de voiture à Bukavu. En raison du décès prématuré de ses parents, elle n’a pu apprendre le mashi, sa langue maternelle.

Grâce à son oncle, l’abbé Sylvestre Ngami Mudahwa, aumônier catholique des FARDC qui la recueille à Kinshasa, ainsi que la plupart de ses frères et soeurs, elle bénéficie d’une éducation dans la capitale de la RDC. Elle patronne sa fondation « Denise Nyakeru Tshisekedi » et est omniprésente aux cotés de son mari pour mener plusieurs actions caritatives. On la sent très proche de la population avec qui elle partage tous les aléas de la vie. Le chemin est encore long mais elle a un bonus de quelques années devant elle.

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35ans DE L’IGF CE QUI A CHANGÉ EN 2 ANS SOUS JULES ALINGETE

Devenu patron de l’Inspection générale des finances (IGF) à la 33ème année d’existence de ce service d’audit supérieur, Jules Alingete et son équipe ont marqué des points indélébiles en seulement deux ans d’exercice. Retour sur un bilan remarquable.

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Depuis la seconde moitié de l’année 2020, l’Inspection générale des finances (IGF) a influencé positivement la gestion des finances publiques au sein de l’appareil de l’Etat. Après avoir épinglé la mégestion dans plusieurs entreprises publiques, cette institution de contrôle rattachée au Président de la République a permis notamment, grâce à la patrouille financière, d’améliorer la gestion dans nombreux portefeuilles. Si longtemps les entreprises publiques géraient leurs finances comme bon leur semblaient phrase de Kengo , la donne a littéralement changé depuis la dernière vague d’audit initié entre décembre 2020 et janvier 2021 par l’IGF.

Les conclusions de ce contrôle ont été remises, en mai 2021, au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, au Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde ainsi qu’aux mandataires concernés. A la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’IGF avait détecté une « dilapidation des ressources [de l’entreprise] par des paiements des primes et avantages, dont plusieurs illégaux, aux mandataires publics et à leurs collaborateurs immédiats, dont la hauteur est évaluée à 2 800 938 de dollars (2,3 millions d’euros) ».

 Les enquêteurs ont pointé également un déséquilibre entre les dépenses de fonctionnement et celles destinées aux prestations sociales. Pour les équipes d’Alingete, 50 % des ressources de l’entreprise étaient directement affectées à la CNSS, alors que la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale recommande que cette part soit seulement de 15 %. A Congo Airways, l’IGF avait épinglé le détournement de 2 040 868 de dollars résultant du non reversement des recettes des ventes de billets. La mission de contrôle avait également noté le paiement de plus de 8,7 millions de dollars au titre de prestations destinées à l’Autorité de l’aviation civile (AAC) entre 2016 et 2020, « sans que (celles-ci) ne soient réelles ».

 A l’Office congolais de contrôle (OCC), les hommes de Jules Alingete Key ont découvert le détournement présumé des frais de fonctionnement alloués au conseil d’administration par son président de l’époque, Placide Tshisumpa Tshiakatumba. Au Fonds de promotion de l’industrie (FPI), sous la gestion de Patrice Kitebi, les enquêteurs ont rapporté, entre autres, le paiement « d’avantages illégaux au directeur général et au directeur général adjoint en sus de ceux […] évalués à plus de 2,6 milliards de francs congolais (1 millions d’euros) pour l’exercice 2018, 2019 et 2020 ». A la Générale des carrières et des mines (Gécamines) – qui a aussi été audité fin mai 2022 – la situation de gestion n’a pas été reluisante. L’IGF a constaté une série d’irrégularités ayant mené à la perte de plusieurs centaines de millions de dollars ainsi que les conditions de vente ou de cession des actifs miniers au profit des acteurs privés.

Toutes ces missions et enquêtes ont été réalisées en seulement deux ans sous la gestion de Jules Alingete et l’impulsion donnée par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi 

L’impact positif du contrôle… 

Face à ce système de gestion où l’IGF – ou encore la justice  ne vient que constater, les dégâts de détournement, Jules Alingete et son équipe ont décidé de changer le fusil d’épaule. L’Inspection générale des finances exerce désormais un contrôle a priori sur les entreprises et même sur certaines institutions de l’Etat.

 Grâce à une patrouille financière qui a disposé d’un impact considérable, ces derniers temps, sur la gestion de ces entreprises ainsi que les finances de l’Etat. « Le contrôle a priori vise à déceler les irrégularités, à empêcher les détournements, la corruption et toutes les magouilles », a expliqué Jules Alingete. 

Pour preuve, plusieurs établissements publics ont amélioré leur gestion. La trésorerie de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est passée de 108 à 480 millions de dollars grâce à la patrouille financière. Il y a aussi le CEEC qui a également amélioré sa trésorerie. « Dans cette entreprise, il n’y a plus d’arriérés de salaire », avait fait savoir le patron de l’IGF lors d’une émission en direct sur Télé 50. Il en est de même de l’Office congolais de contrôle (OCC) où il n’y a plus d’arriérés de salaire. La Société nationale d’assurances (SONAS) a aussi amélioré sa gestion. Actuellement, l’entreprise ne connait aucun arriéré de salaire au niveau de l’administration centrale. « Le FPI nous réclame pour que les inspecteurs les accompagnent » dans l’encadrement des dépenses, avait révélé l’inspecteur général -chef de service, illustrant le bien-fondé de ce contrôle concomitant.

A la REGIDESO, la gestion s’est aussi nettement améliorée. Il y a soit un retard d’un mois soit de zéro mois, confiait l’IGF Alingete. Ce qui prouve que les trésoreries de ces entreprises se sont améliorées avec ce contrôle permanent. Cet impact ne se fait pas seulement ressentir au niveau des entreprises. C’est pareil dans les provinces auditées par l’IGF. 

Au Lualaba, par exemple, le gouvernement provincial est arrivé au point d’apurer toutes les dettes de la province. La dette liée à la construction des infrastructures aéroportuaires et routières a été aussi payée grâce à l’accompagnement de l’IGF lors de sa patrouille financière.

Impact dans des institutions… 

Le contrôle de l’IGF s’étend jusque dans certaines institutions comme les ministères. Son impact s’est aussi fait ressentir à ce niveau. En date du 23 septembre 2021, l’IGF a affirmé avoir intercepté les sommes de 480 000 d’euros et 350 000 de dollars, soit environ 1 million de dollars américains dans les comptes bancaires de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Ayant poussé les investigations plus loin, les services de l’IGF ont conclu que ces fonds ont été « frauduleusement » logés dans les comptes de la FECOFA par les services du ministère des Sports et Loisirs, manifestement à des fins autres que celles d’intérêt général.

 Au ministère de la Formation professionnelle, l’IGF a aussi déjoué une tentative de détournement d’une somme totale de 1,1 millions de dollars américains en date des 12 et 13 juillet 2021. « Il me revient du contrôle en cours dans vos services que votre ministère a reçu du trésor public pour son fonctionnement en date des 12 et 13 juillet 2021 respectivement 778 735 USD et 750 322 200 CDF (375 161 USD) », avait écrit l’IGF dans une lettre adressée à Antoinette Kipulu, ministre de la Formation professionnelle. Ce contrôle a eu aussi de l’impact au niveau des autres ministères et institutions.

L’IGF dans le secteur de l’environnement…

 L’IGF, dans un autre dossier, n’a pas épargné le secteur forestier. Le rapport de l’IGF sur ce sujet accable l’administration forestière et les ministres qui ont géré le secteur de l’environnement pendant près de 20 ans. Les enquêteurs ont constaté par exemple que les allocations des concessions forestières se sont effectuées dans l’opacité. Selon le rapport, le gré à gré est resté pendant près de 20 ans le seul mode d’acquisition des concessions forestières, au lieu de l’adjudication comme l’exige le code forestier. 

Suite à cette enquête accablante de l’IGF, la Vice-Première ministre, ministre de l’Environnement et Développement Durable, Eve Bazaiba a institué, en avril dernier, une commission chargée de l’examen de ce litige de la revisitation de tous les contrats de concessions forestières d’exploitation et de conservation octroyés jusqu’à ce jour en RDC. Cette commission a notamment pour rôle de proposer des poursuites judiciaires contre les sociétés détentrices de faux contrats de concessions forestières. Sur ce sujet, deux projets de textes ont été soumis au Conseil des ministres, pour examen et approbation. Le premier a concerné le Projet de Loi modifiant et complétant la Loi N°11/009 du 9 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement. Le deuxième projet de texte est relatif à l’Arrêté ministériel portant création, organisation et fonctionnement de la Commission ministérielle chargée de la revisitation de tous les contrats de concessions forestières d’exploitation et de conservation octroyées à ce jour par la République Démocratique du Congo.

Le contrôle a priori vise à déceler les irrégularités, à empêcher les détournements, la corruption et toutes les magouilles

Un œil sur les assurances… L’IGF n’a pas épargné le secteur des assurances au pays. En dehors de la société SONAS, l’Inspection générale des finances s’est jointe à l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) pour mener une mission conjointe en vue d’imposer le respect de la loi sur les assurances. Et cela, particulièrement dans le volet de paiement de la prime d’assurance en République démocratique du Congo (RDC). Cette mission conjointe a pour but non seulement de lutter contre l’évasion des primes d’assurances mais aussi de rappeler l’application stricte de l’article 286 de la Loi n°15/005 du 17 mars 2015 portant code des assurances qui stipule qu’« il est formellement interdit de souscrire une assurance directe à l’étranger pour un risque concernant une personne, un bien ou une responsabilité, situé sur le territoire national, ou auprès d’une entreprise non agréée par l’ARCA pour réaliser des opérations d’assurance en République Démocratique du Congo. »

 Toutes ces missions et enquêtes ont été réalisées en seulement deux ans sous la gestion de Jules Alingete et l’impulsion donnée par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi. Un travail remarquable qui a mis en lumière une institution de contrôle qui, pourtant, existait depuis 35 ans. Un changement de méthode du travail également apprécié par le personnel de l’IGF. Et même le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi est convaincu de poursuivre son soutien à ce service d’audit supérieur de l’Etat congolais. Lors de la soirée organisée à l’occasion de ces 35 ans d’existence, le directeur de cabinet du Président de la République, Guylain Nyembo a réitéré la confiance du chef de l’Etat en l’IGF à travers son inspecteur général-chef de service, Jules Alingete Key.

Dido Nsapu

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Economie

FMI, PARLEMENT EUROPÉEN, SÉNAT FRANÇAIS… LE TRAVAIL DE L’IGF SALUÉ À L’INTERNATIONAL

Après un travail apprécié au niveau local, la lutte que mène le Président de la République à travers l’Inspection générale des finances (IGF) est aussi saluée par des partenaires internationaux. Au FMI, à la Banque mondiale, aux Etats-Unis et bientôt au Parlement européen, l’IGF vend positivement les résultats de la lutte contre la prédation des finances publiques.

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Le travail qu’abat l’IGF dans la lutte contre le détournement des deniers publics en République démocratique du Congo crée un climat de confiance au niveau des institutions financières internationales et même des partenaires extérieurs. L’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete est depuis un temps sollicité à l’étranger pour promouvoir les résul- tats du travail de lutte contre la prédation des finances publiques déclenchée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Une vision que Jules Alingete et ses inspecteurs s’em- ploient à réaliser au quotidien.

Ainsi, le mois de septembre 2022, s’inscrit désormais en lettres d’or dans les annales de l’IGF : elle marque une étape majeure de la consécration des efforts de lutte contre la mauvaise gouvernance menée sous le Président Tshisekedi. Le pa tron de l’IGF est en effet invi- té aux États-Unis d’Amérique

Elle est appelée à renforcer ses capacités de contrôle dans tous les volets prévus dans cet appui, notamment combattre les exonérations fantaisistes, contribuer à la réduction des dépenses d’urgence, maitriser la masse salariale dans le secteur public .

pour recevoir un prix qui en est le témoignage. En escale sur le vieux continent, ça sera au tour du Parlement européen de lui en décerner un autre dans la même optique. Déjà à Kinshasa, une délégation de la Ligue universelle du bien public avait, en avril dernier, nominé Jules Alingete pour la médaille d’or de lutte contre la corrup- tion en République démocratique du Congo. La remise de cette récompense est prévue au Sénat français en octobre 2022. Lors de l’annonce de ce mérite, le gendarme financier de l’Etat avait immédiatement renvoyé l’ascenseur à « l’artisan principal » de cette lutte contre l’impunité, le Président de la République, Félix-An toine Tshisekedi.

« Au nom de son Excellence Monsieur le Président de la Ré- publique, Chef de l’Etat, l’artisan principal, le planificateur et le stratège de la lutte contre l’impunité déclenchée en RD Congo, nous leur disons merci. », avait dit Jules Alingete à cette délégation. Pour cette struc- ture, le travail de l’IGF avait changé l’image extérieure de la RDC. « Ce choix, c’est le travail et l’image extérieure du pays qui nous a séduit dans cette démarche et le courage qui a été fait par le Congo d’impliquer et de mettre en place cette politique anti-corruption et pour donner une image de l’Afrique à l’extérieur, une vraie image autre que celle qu’on entend chez nous en France », a avoué Stéphane Meterfi, président de la délégation française de cette ligue.

L’IGF et le projet des 145 territoires

Une délégation du FMI a été reçue le 7 septembre 2022 par l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete Key. Au menu des échanges, cette délégation tenait à s’informer sur le point de vue de ce service quant à la qualité des investissements en République démocratique du Congo.

Face au sérieux démontré par l’IGF dans le contrôle des finances publiques, le FMI souhaitait vivement voir cette institution s’impliquer également dans le contrôle de l’exécution des travaux du projet de développement à la base des 145 territoires.

D’après M. Jean Luc Helis du Département des finances publiques au FMI, il était question de voir de quelle manière organiser davantage le processus de gestion de ce projet. « De notre côté, nous essayons d’aider le gouvernement à bâ tir des outils qui permettraient d’avoir les informations plus exhaustives et fiables », a-t-il fait savoir.

Un appui du FMI à l’IGF

Pour permettre à l’IGF de mieux accomplir son travail de contrôle, le FMI avait apporté en août 2021 un appui financier de l’ordre de 1,5 million de dollars américains, étalé sur une période de trois ans. Globale- ment, l’objectif recherché est d’améliorer la qualité de la dé- pense publique en République démocratique du Congo. Or le projet de développement à la base des 145 territoires va bénéficier de centaines de millions de dollars pour sa réalisation. Ce qui requiert un contrôle de l’IGF pour mener à bien ce projet. En quête de résultats palpables, le FMI avait insisté sur les points cruciaux ayant conduit à cet appui financier. Ses objectifs ont trait à la mobilisation des recettes, à l’amélioration de la qualité de la dépense et de reconstitution de la marge de manœuvre pour les dépenses les plus essentielles. Pour les atteindre, l’IGF semble être un passage obligé : « Il s’agit des objectifs majeurs auxquels l’IGF ne peut qu’être associée ».

Pour parvenir à un meilleur contrôle, l’IGF devra peser de tout son poids. « Elle est appelée à renforcer ses capacités

de contrôle dans tous les volets prévus dans cet appui, notamment combattre les exonérations fantaisistes, contribuer à la réduction des dépenses d’urgence, maitriser la masse salariale dans le secteur public », avait  déclaré Jules Alingete.

La Banque mondiale jette des fleurs…

La Banque mondiale a aussi jeté des fleurs à l’IGF pour son travail dans le contrôle des finances publiques. Le directeur régional du Département des programmes croissances équitables, finances et institution de la région de l’Afrique du sud et de l’Est, Assad Alam était reçu le 10 juin dernier à l’IGF. Cette délégation de la Banque mondiale a bien voulu comprendre le plan d’engagement de l’IGF dans l’implémentation de la bonne gouvernance prônée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Le chef de la délégation, Assad Alam, a loué par la suite l’initiative de l’échange citoyen au- quel se livre l’IGF avec toutes les couches sociales de la RDC tout en promettant de renforcer la collaboration entre les deux institutions. « Le travail que vous faites s’avère très important, même pour l’efficacité et l’efficience des projets que nous sommes en train d’ap- puyer, ce qui nous permettrait d’atteindre les résultats que nous voulons tous obtenir à travers nos projets. Nous avons vraiment hâte de continuer à travailler avec vous, de continuer à renforcer notre collaboration pour le bien-être de la population congolaise », a reconnu ce responsable de la Banque mondiale.

Il s’agit des objectifs majeurs auxquels l’IGF ne peut qu’être associée .

Patrouille financière réconfortée

En visite en RDC, Cédric Halin, bourgmestre de la commune d’Olne, à Bruxelles, en Belgique, a rencontré Jules Alingete pour saluer le travail de l’IGF et appuyer la patrouille financière. Ce bourgmestre qui est aussi inspecteur des finances, a apprécié la pratique du contrôle a priori exercé par l’IGF sur les finances publiques. « L’Inspection des finances souhaiterait intervenir avant la dépense parce que si on intervient après la dépense, c’est trop tard ! L’argent est parti, et c’est très compliqué de le récupérer. Et nous, en Belgique, l’Inspection des finances intervient avant la dépense. C’est-à-dire que nous avons la capacité de bloquer un processus de dépense même vis-à-vis d’un ministre ou d’un gouvernement (…) », a soutenu Cédric Halin.

Le Japon, à travers son ambassadeur en RDC, Hiro Minami, avait aussi félicité en octobre 2021 le travail de l’IGF. « Vous savez, c’est très important avec les partenaires internationaux, ils sont très intéressés sur tout ce qui se fait en termes de bonne gouvernance. Personne ne peut accepter de vous accompagner en matière de conseil et de moyens si vous-même vous ne voulez pas implémenter la bonne gouvernance », avait reconnu Jules Alingete au sortir de l’entretien avec cet ambassadeur.

Le diplomate nippon avait promis tout le soutien de son pays : « Le Japon restera aux côtés de l’Inspection générale des finances pour lutter contre le détournement des deniers publics et la corruption », avait indiqué Hiro Minami.

Dido Nsapu

 

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Nation

Primé par Forbes Africa : Jules ALINGETE KEY, le remède de TSHISEKEDI contre le détournement des fonds et biens publics

Au cœur du dispositif anti-détournement de Félix Tshisekedi, le patron de l’Inspection générale des finances (IGF), 59 ans, ramène des Etats-Unis un prix et non des moindres. L’homme de la patrouille financière s’est fait honorer par le prestigieux Forbes Africa pour la lutte qu’il mène contre la mauvaise gestion des finances publiques. Portrait !

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Depuis le 30 juin 2020, date de sa nomination, Jules Alingete Key, Inspecteur général des finances, chef de service, a redynamisé ce service d’audit supérieur de l’Etat. Ses traits devisage traduisent même la rigueur qu’il met dans son combat contre le détournement des deniers publics en République démocratique du Congo. 

Cet originaire du Maï-Ndombe, né à Kinshasa, est un économiste et expert-comptable agréé, spécialiste en fiscalité et expert en matière du climat des affaires. Son élévation en qualité d’Inspecteur général chef de service de l’Inspection générale des finances a fait bouger les lignes dans le domaine de lutte contre la prédation des finances publiques.   

Dans sa volonté de matérialiser la vision du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, Jules Alingete a multiplié des stratégies pour barrer la route aux coulages des recettes ainsi qu’audétournement des fonds publics. L’homme avait constaté que le contrôle a posteriori exercé par son service ne permettait pas à l’Etat de récupérer les fonds détournés. Pour lui, les inspecteurs ne venaient que constater les dégâts. Il a, depuis, changé son fusil d’épaule en optant pour le redoutable « contrôle a priori ». Ceci revient à dire qu’avant que des mandataires et autres manipulateurs des deniers publics n’engagent des dépenses, l’IGF vérifie en amont la procédure et la légalité de ces dépenses.  Les inspecteurs des finances sont affectés à la Banque Centrale du Congo où ils contrôlent toute sortie de fonds et peuvent ainsi suivre celles qui leur paraissent suspectes, renseigne le Chef de Service de l’IGF.      

Depuis l’instauration de ce contrôle appelé autrement « patrouille financière », l’IGF est non seulement respectée mais aussi redoutée par les gestionnaires des fonds et bienspublics. Son patron est devenu l’ennemi de nombreux gestionnaires d’entreprises et d’institutions qu’il contrôle. Aussi longtemps qu’il est couvert de la bénédiction du chef de l’Etat qui apprécie sa rigueur, l’homme reste droit dans ses bottes.  

Depuis 2021, ses inspecteurs, chargés de mener le contrôle concomitant dans les entreprises et les établissements publics ainsi que dans les provinces, approuvent chaque semaine les plans de trésorerie et les plans de dépenses des mandataires publics. Une surveillance qui n’est pas du goût de ceux qui cherchent une brèche pour faire saigner les caisses de l’Etat.

Aujourd’hui, ce travail de gendarme financier, voulu par le Président Félix Tshisekedi, a été encore une fois récompensé au niveau international. Forbes Africa a récompensé à New-York, le 20 septembre 2022, Jules Alingete. « Nous, en tant que service qu’il a choisi pour faire ce travail, nous devions l’accompagner en allant à l’extérieur pour communiquer aux organismes et à d’autres pays le travail qui est en train d’être fait dans notre pays, la République démocratique du Congo, dans le cadre de la lutte contre la corruption», a déclaré le chef de service de l’IGF à Heshima Magazine, peu avant de s’envoler pour les Etats-Unis afin de recevoir ce prix Forbes Africa.  

Le patron de l’IGF s’est déjà rendu plusieurs fois à l’extérieur du pays pour communiquer et rassurer les partenaires afin qu’ils se rendent compte du « travail important que le chef de l’Etat est en train de faire dans notre pays » dans le cadre de la lutte contre la corruption afin de réhabiliter le prestige international de la RDC qui était entamé. A l’occasion de cette soirée de récompense, plusieurs personnes qui font bouger positivement l’Afrique ont été primées dont Jules Alingete de la RDC. Forbes Africa récompense le meilleur de l’Afrique en mouvement. Ce prix reçu par la RDC met en lumière les efforts du pays dans la lutte contre la mauvaise gouvernance.  

En plein cœur de la célébration des 35 ans d’existence de l’IGF, Jules Alingete Key devient le visage le plus marquant de ce corps de contrôle et d’audit. Son visage est associé à un combat : celui de la lutte contre la prédation des finances de l’Etat décrétée par le Président Félix Tshisekedi au lendemain de sa prise de pouvoir. Une lutte qui a permis au pays de redresser ses finances en termes des recettes publiques. Cela, au point que le gouvernement a proposé un budget 2023 de près de 15 milliards de dollars en examen au parlement. Une première en République démocratique du Congo !      

Heshima

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