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PSYCHOLOGIE: L’étonnant bienfait du commérage !

Il arrive, par exemple, dans une cour commune, deux voisines colportent sur la fille de l’autre voisine qui a été rendue grosse par un homme inconnu. Une nature de dialogue que d’aucuns placent souvent dans la poubelle des antivaleurs, pourtant… bénéfique !

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Aux yeux des personnes très réglos, cela pourrait paraitre comme une futilité de bas étage. Mais avouons-le, nous nous apprêtons à colporter dans le dos d’un voisin, d’un ami ou d’un membre de la famille. Curieux que cela paraisse, ce genre de ragots apporte un bienfait à la santé. Profitons-en car, selon des spécialistes, cet art du commérage a bien des avantages.

Plusieurs témoignages, en particulier des femmes, aussi en République démocratique du Congo qu’ailleurs rapportent ressentir un plaisir en commérant une amie ou une voisine. Cela n’est donc pas l’exclusivité des femmes. Il y a des hommes qui, au boulot, cristallisent l’attention de leurs collègues en rapportant comment la femme du patron a su que ce dernier avait une maitresse au sein même de l’entreprise.

« Ma voisine de palier est une commère invétérée. Elle a toujours un potin croustillant à raconter sur l’un des habitants de l’immeuble.  Quand je la croise, je devrais me contenter de la saluer et passer mon chemin. Mais je dois bien reconnaître, même si je n’en suis pas très fan, que j’ai au contraire tendance à la pousser aux ragots. Sa manière de se rengorger et de prendre des airs de conspiratrice pour me confier ses scoops me fait beaucoup rire. Comme elle n’est jamais vraiment méchante – seulement très indiscrète – je passe un bon moment en sa compagnie. Faire quelques commérages, c’est nettement plus réjouissant que d’échanger des banalités sur la météo », avoue Patricia, 55 ans.

Ce fait de se réjouir dans les commérages n’est forcément pas lié au sort méchant ou bon des personnes visées par ce colportage. Encore moins lié à la jalousie. Il y a une explication scientifique à cela. En commérant, les auteurs libèrent de l’ocytocine, hormone du lien social, qui coule à flots. Ce qui leur permet de cimenter, sans le savoir, des relations humaines. Le psychanalyste Samuel Lepastier perçoit ce potin comme un véritable « plaisir oratoire ».

 « À condition qu’il ne soit pas malveillant et ne vise pas à dénigrer une tierce personne », tache de préciser Samuel Lepastier. “Certains commérages, racontés par des experts du domaine, sont d’ailleurs dignes du théâtre de boulevard ! Ils captivent leur auditoire et lui procurent joie et amusement”, ajoute Geneviève Djénati, psychologue.

Partager quelques ragots peut donc se révéler source de bien-être. Les scientifiques s’étant penchés sur ce sujet d’étude l’affirment d’ailleurs. Selon eux, ces échanges dériveraient du toilettage réciproque observé chez les singes, ayant pour fonction de resserrer les liens au sein d’une communauté, de se faire du bien les uns aux autres.

« Commérer permet de créer de la connivence et de la proximité. Pour délivrer notre potin, nous nous penchons physiquement vers notre interlocuteur, nous baissons le ton: nous veillons à installer un espace de communication privilégié. Nous pouvons aussi faire preuve d’empathie, nous creusant la cervelle pour savoir quel type d’indiscrétion pourrait piquer l’autre, éveiller son intérêt et nous permettre ainsi d’entrer en relation avec lui”, décrypte Geneviève Djénati. Dans une société où la solitude fait rage, nous n’allons tout de même pas nous priver d’un moyen de la briser, qui plus est fort plaisant!

Lorsque les commérages concernent des célébrités, ils peuvent même revêtir une vertu thérapeutique. “En dévoilant les travers des grands de ce monde, le potin ramène ces personnalités en vue à la condition humaine ordinaire. En cela, il est très rassurant et renarcissisant. Je ne suis pas le seul à être parfois défaillant, les autres aussi le sont et même ceux qui ont si bien réussi”, insiste Samuel Lepastier. Et puis quand notre quotidien est un peu morne, se repaître des frasques des autres peut aussi l’égayer: nous vivons par procuration et projections, nous existons à travers autrui, a-t-il dit. Et depuis des millénaires, le commérage aurait été le ciment des sociétés humaines. Un sport national que l’on ne doit pas se priver aujourd’hui, à cause de ses délices.

 HESHIMA

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Saint-Eloi Lupopo met les bouchées doubles pour se lancer en compétitions interclubs de la CAF

Le FC Saint-Eloi Lupopo de Lubumbashi nourrit de grandes ambitions en prévision de la prochaine saison sportive. Fixant les objectifs pour la nouvelle saison, le club dirigé par Jacques Kyabula Katwe vient d’étoffer son ossature avec du sang neuf. A Lubumbashi, le club est poussé pour se faire une embellie sans faille dès l’entame des confrontations.

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Monstre de régularité dans les championnats interclubs de la Ligue-1 durant des années, les Cheminots de Lubumbashi ont sonné l’alerte. Ce, après avoir manqué de monter au podium en finales des compétitions contre les clubs engagés dans la Vodacom Ligue-1. C’est dans ce contexte qu’il faut prendre en compte les nouveaux contrats que vient de conclure le club pour la saison 2021-2022.

L’arrivée du nouvel entraîneur, Christian Bracconi, préalablement annoncée par les officiels, a été aussitôt relayée dans les réseaux sociaux. Après plusieurs jours d’attentes, le FC Saint-Eloi Lupopo a officialisé la signature du sélectionneur français, le dimanche 15 août 2021, en vue de prendre la tête du staff technique du team lushois.

Ambitieux, Lupopo a engagé ce coach de 60 ans pour marquer les esprits cette saison à la Vodacom Ligue-1. L’objectif est d’arracher un ticket pour les Interclubs de la CAF. Youssouf Mulumbu et ses jeunes frères, eux-aussi de nouveaux arrivants, promettent d’atteindre cet objectif. Cependant, le contrat d’objectif intervient près de dix jours après le démarrage des entraînements de l’équipe jaune et bleu de Lubumbashi.

Il revient que le technicien a trouvé un groupe homogène, où l’expérience et la jeunesse se mêlent pour conquérir le titre de la Vodacom League 1 qui leur échappe depuis plusieurs années, et faire une percée décisive en Afrique. Il sera secondé par Bertin Maku, l’homme qui a fait rêver les Lumpas la saison dernière en terminant quatrième de la Linafoot D1.

Arrivée le dimanche 15 août 2021 à Lubumbashi, fief de Lupopo, Christian a indiqué à la presse qu’il suivait de près le championnat national de football, Vodacom Ligue-1 et plus particulièrement les Lumpas. « Quand j’ai eu la possibilité de venir à Lupopo, bien évidemment, j’ai accepté le challenge et en même temps avec beaucoup d’envies et d’ambitions. Donc, je viens avec mon expertise et j’avais aussi envie de découvrir l’Afrique et c’est l’occasion humaine de réaliser ce petit rêve ».

Et de rajouter : « J’avais suivi l’année passée, la 26e édition de la ligue 1 et mon agent en a parlé souvent. C’est le 4eme meilleur championnat et du coup, c’est un championnat qui se relève chaque année. C’est à nous de nous mêler à la course et de travailler afin d’atteindre nos objectifs ».

Avec des joueurs expérimentés dans son groupe à l’instar de Youssouf Mulumbu et Patou Kabangu qui seront là pour booster les jeunes gens de l’équipe, Lupopo envisage déjà de signer son retour aux interclubs de la CAF.

C’est une première expérience africaine pour cet ancien attaquant de SEC Bastia, FC Metz,…en France. En tant qu’entraineur, Christian a un bon parcours, même s’il est considéré comme un vrai voyageur. Il a fait ses débuts dans sa nouvelle casquette en étant entraineur adjoint de son ancien club FC Metz (2009-2010).

Qui est Christian Bracconi ?

En février 2009, il est chargé de diriger le centre de formation du Sporting Club de Bastia (France). L’année suivante, soit en 2010, Christian prend la tête du centre de formation française de l’AC Ajaccio.

En novembre 2013, le président d’Ajaccio Alain Orsoni, le place à la tête de l’équipe première en remplacement de Fabrizio Ravanelli pour un intérim qui doit durer jusqu’à la trêve. Le 1er février 2013, il est confirmé dans ses fonctions jusqu’à la fin de la saison. Au mois d’octobre 2014, il est démis de son poste d’entraineur à la suite des mauvais résultats de l’équipe mais reste néanmoins au club.

Fin avril 2015, Christian rompt finalement à l’amiable son contrat le liant au club corse. En juin, il s’engage une saison au CA Bastia, officiellement repêché en National. Dernier du championnat après 12 journées, il est remercié le 20 novembre 2015 mais le club souhaite tout de même le conserver dans son organigramme.

Tête haute, ce technicien rejoint le FC Sochaux en mai 2016 en tant qu’adjoint d’Albert Cartier, en remplacement d’Omar Daf, nommé à la tête de l’équipe réserve. Au terme de la saison 2016-2017, il quitte Sochaux pour prendre la direction de la Belgique.

Dans ce nouveau pays, il pose ses valises à l’AFC Tubize, club de la 2ème division. A la suite du licenciement de l’entraineur principal Sadio Demba, il est promu nouvel entraîneur principal du club tubizien 3 jours plus tard. Il quitte les Sang et Or en juin 2019 à la suite de la relégation du club en Division 1 amateur (3ème division belge).

À la fin de l’année 2019, Christian prend la direction du staff technique de la formation belge de Royal Excelsior Virton, en remplacement de Dino Toppmöller, démissionnaire. L’ancien coach de Bastia, Metz ou Ajaccio aura la lourde mission de remettre l’une de prestigieux clubs de la ville cuprifères dans les compétitions continentales, où ils sont absents depuis plusieurs années. La dernière participation de l’équipe a une Ligue des champions remonte en 2010 et en Coupe de Confédération en 2016. Le Gouverneur  du Haut-Katanga a indiqué que son équipe s’active à gagner la ligue des champions et le Championnat national de la RDC, Division I.

Raymond Okeseleke

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PSYCHOLOGIE: Fémicide, quand l’amour rime avec danger

A la grande passion du cœur, succède parfois le désamour dont l’envolée peut dans son paroxysme conduire à un crime passionnel dont serait victime la femme.

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Les rapports humains ont malheureusement comme contrecoup la mise à mort entre individus dont la diversité a, au suffixe cide (du latin frapper, tuer, massacrer), donné lieu à des préfixes aussi variés pour indiquer l’ampleur de ces drames : homicide pour le meurtre commis sur un être humain, infanticide pour celui perpétré sur un enfant, parricide sur l’assassinat d’un père ou tout autre ascendant à l’instar du matricide porté contre la mère, le fratricide vis-à-vis du frère ou de la sœur, le régicide contre un roi , le génocide au détriment de tout un peuple, quitte à se donner la mort par le suicide.

A toutes ces nuances de « cide », s’est ajouté le néologisme fémicide (ou féminicide, ou encore de gynecée, le gynécide ou gynocide) depuis quelques trois bonnes décennies pour faire la distinction du meurtre perpétré par l’homme ou la femme contre une femme ou une fille, et lorsque le mobile est basé sur le genre. Dans cet ordre d’idées, le meurtre qui consisterait par exemple pour un voleur de tuer une femme pour s’accaparer de ses biens ne rentre pas dans la catégorie du fémicide. Il en va de même de la mort d’une femme dans un accident de la route sans que son sexe n’y soit lié. De la sorte, tous les meurtres de femmes ne sont donc pas automatiquement des fémicides. Et ceux-ci peuvent être perpétrés aussi bien par un homme que par une femme.

Les causes du fémicide

Au-delà des considérations  juridiques et autres sur ce drame, on imagine que ses causes sont multiples. Le mobile le plus important est d’ordre sentimental, à la base de tensions qui peuvent surgir dans une relation entre un homme ou une femme, que ce soit pour des motivations internes au couple ou des faits qui lui sont extérieurs.

Cet agissement trouve son fondement dans la conception traditionnelle dans les relations entre l’homme et la femme généralement empreintes de passion amoureuse, laquelle pousse chacun des membres du couple à vouloir s’approprier l’exclusivité de l’autre, bien sûr l’homme vis-à-vis de sa femme, mais également la femme vis-à-vis de son homme contre sa rivale. Dans cette interaction, le premier s’est octroyé le droit de domination sur la seconde. Au sein du couple, l’homme cherche par-là à affirmer sa virilité.

 C’est ainsi que lorsque le couple qui, après avoir vécu dans l’extase du meilleur, se trouve confronté à traverser les turbulences du pire et ne parvient pas à le gérer, il peut être amené à rompre.

Le mobile du fémicide est donc essentiellement sentimental, dont la non-maîtrise développe la colère, la jalousie et lorsque ces sentiments deviennent insurmontables, ils finissent par conduire à la séparation. Le traumatisme qui s’ensuit explique, sans les justifier, les comportements brutaux à la source du fémicide. Et cette violence si elle est machiste, peut provenir aussi de la femme, bien que celle-ci en subit les conséquences.

 Sur un autre registre, le fémicide trouve son fondement non pas cette fois-ci pour des raisons de cœur, mais plutôt pour la raison même, bien que celle-ci soit difficile à comprendre, mais c’est bien connu, le cœur a des raisons que la raison ignore ! Ici, une autre cause de fémicide est celle relative à des considérations psychosociologiques car ayant pour motivation le poids de la culture.

Dans le cas d’espèce, la raison du poids de la culture peut en effet prédisposer une personne psychologiquement à procéder au meurtre d’une femme dont la famille n’a, par exemple, pas su honorer la dot. 

Dans un pays comme l’Inde où c’est la famille de la femme qui apporte la dot, le défaut de son règlement aligne pour ce motif des statistiques des décès d’Indiennes toutes les heures ! Et donc, au lieu de voir un amour s’épanouir, c’est dans un bain de sang qu’il flétri.

 La passion amoureuse peut aussi conduire une femme à attraper une grossesse hors mariage, chose absolument interdite dans certaines sociétés traditionnellement rigoureuses qui pour laver l’infamie peut aboutir à un fémicide.

Un autre mobile de fémicide porte sur le fruit de l’amour. Dans les communautés, où la naissance d’un garçon est préférable à celle d’une fille, combien de crimes de ce genre n’ont pas lieu ? Tel a été le cas de la Chine à une époque de contrôle de natalité.

Arme contre arme

D’emblée, il va de soi qu’aucun crime n’est admissible, quelle que soit la raison avancée. On peut toutefois s’interroger sur les mécanismes de sa commission, volontairement ou non.

Quand il ne se limite pas à des menaces à des moments d’exaspération, le geste est en soi difficile à commettre et lourd de conséquence. C’est dire que s’il intervient, c’est généralement dans un état second, soit sous les effets de l’alcool ou des drogues.

A ce stade, la sensibilité de l’interprétation des faits et gestes peut s’accroître de manière incontrôlée avec leurs conséquences néfastes. Un homme suspicieux sur le comportement de sa conjointe peut, sous l’emprise de certaines substances, attiser sa jalousie au détour d’un sourire ou d’une salutation que celle-ci adresserait même innocemment à un autre homme. Si la réaction n’est pas immédiate, elle peut se reporter ultérieurement en s’accumulant jusqu’à l’éclatement.

Depuis l’affaire 0scar Pistorius, cet athlète sud-africain handicapé accusé du meurtre de sa compagne, un splendide mannequin, Didier, un passionné des histoires de couples, ne manque jamais de donner sa version des faits. Pour lui, « c’est sûr que sa compagne devait certainement se moquer de son handicap en le comparant sûrement à d’autres hommes, peut-être pour sa prestance où pour ses performances masculines. Il n’a  pas su résister et le drame s’en est suivi.» Et d’évoquer pour convaincre, l’art des Congolaises de descendre un homme avec une phrase dédaigneuse bien connue : « parmi les hommes, faut-il te compter avec eux ? ». Ou encore lorsque les Ivoiriennes demandent à un homme de prouver « s’il est garçon ! »

Car dans le raisonnement de Didier, on peut condamner l’homme d’utiliser la force physique contre la femme pour commettre son forfait, mais on oublie que la femme dispose d’une arme toute aussi terrifiante à laquelle elle recourt, à savoir la langue. La Bible ne dit-elle pas qu’il s’agit d’un petit organe qui peut embraser une situation ? Dans Job, ne dit-on pas que les anciens attribuent le venin de la vipère à sa langue ? Or c’est de cette arme dont fait usage la femme sans ne pas toujours se rendre compte des risques qu’elle peut occasionner. Didier conseille d’ailleurs son épouse de toujours se réserver lors d’une dispute, surtout lorsqu’il a pris un verre de trop…

Mais même en état de sobriété, l’attitude d’un homme peut se montrer violente et le cas le plus représentatif est l’adultère, insulte souvent suprême pour la gent masculine. Ici les protagonistes luttent à arme inégale, car à l’une il sera exigée la tolérance et à l’autre il sera accordé la liberté d’agir à sa guise.

 Il n’en reste pas moins qu’en dehors de la flagrance des fémicides, d’autres sont plus sournois, par exemple à la suite des coups répétés régulièrement avec des répercussions dans le corps. La mort survient alors à petit feu pendant que la victime n’a pas la force de se défendre, en gardant le silence par amour.

Selon les statistiques effroyables présentées par les associations féministes, il ressort donc que la violence machiste est la première cause de mortalité des femmes de 16 à 44 ans dans le monde. Le fémicide serait alors un drame pour drôles de dames qui ne parviendraient pas à maîtriser leur homme trop passionné par elles ?

Dans tous les cas, on peut affirmer que romance et maltraitance ne font pas bon ménage…. dans un couple. Et donc quand le pire prend le pas sur le meilleur, l’amour devient un danger permanent autour duquel peut rôder le fémicide . Sauf de faire preuve en toute circonstance d’une capacité à se montrer placide.

 HESHIMA  

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Psychologie: Féminicide, quand l’amour rime avec danger

A la grande passion du cœur, succède parfois le désamour dont l’envolée peut dans son paroxysme conduire à un crime passionnel dont serait victime la femme.

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Les rapports humains ont malheureusement comme contrecoup la mise à mort entre individus dont la diversité au suffixe cide (du latin frapper, tuer, massacrer), donne lieu à des préfixes aussi variés pour indiquer l’ampleur de ces drames : homicide pour le meurtre commis sur un être humain, infanticide pour celui perpétré sur un enfant, parricide sur l’assassinat d’un père ou tout autre ascendant à l’instar du matricide porté contre la mère, le fratricide vis-à-vis du frère ou de la sœur, le régicide contre un roi , le génocide au détriment de tout un peuple, quitte à se donner la mort par le suicide.

A toute ses nuances de « cide », s’est ajouté le néologisme fémicide (ou féminicide, ou encore de gynecée, le gynécide ou gynocide) depuis quelques trois bonnes décennies pour faire la distinction du meurtre perpétré par l’homme ou la femme contre une femme ou une fille, et lorsque le mobile est basé sur le genre. Dans cet ordre d’idées, le meurtre qui consisterait par exemple pour un voleur de tuer une femme pour s’accaparer de ses biens ne rentre pas dans la catégorie du fémicide. Il en va de même de la mort d’une femme dans un accident de la route sans que son sexe n’y soit lié. De la sorte, tous les meurtres de femmes ne sont donc pas automatiquement des fémicides. Et ceux-ci peuvent être perpétrés aussi bien par un homme que par une femme. 

Les causes du fémicide

Au-delà des considérations juridiques et autres sur ce drame, on imagine que ses causes sont multiples. Le mobile le plus important est d’ordre sentimental, à la base de tensions qui peuvent surgir dans une relation entre un homme ou une femme, que ce soit pour des motivations internes au couple ou des faits qui lui sont extérieurs.

Cet agissement trouve son fondement dans la conception traditionnelle dans les relations entre l’homme et la femme généralement empreintes de passion amoureuse, laquelle pousse chacun des membres du couple à vouloir s’approprier l’exclusivité de l’autre, bien sûr l’homme vis-à-vis de sa femme, mais également la femme vis-à-vis de son homme contre sa rivale. Dans cette interaction, le premier s’est octroyé le droit de domination sur la seconde. Au sein du couple, l’homme cherche par-là à affirmer sa virilité. C’est ainsi que lorsque le couple qui après avoir vécu dans l’extase du meilleur se trouve confronté à traverser les turbulences du pire et ne parvient pas à le gérer, il peut être amené à rompre.

Le mobile du fémicide est donc essentiellement sentimental, dont la non-maîtrise développe la colère, la jalousie et lorsque ces sentiments deviennent insurmontables, ils finissent par conduire à la séparation. Le traumatisme qui s’ensuit explique, sans les justifier, les comportements brutaux à la source du fémicide. Et cette violence si elle est machiste, peut provenir aussi de la femme, bien que celle-ci en subit les conséquences.

 Sur un autre registre, le fémicide trouve son fondement non pas cette fois-ci pour des raisons de cœur, mais plutôt pour la raison même, bien que celle-ci soit difficile à comprendre, mais c’est bien connu, le cœur a des raisons que la raison ignore ! Ici, une autre cause de fémicide est celle relative à des considérations psychosociologiques car ayant pour motivation le poids de la culture.

Dans le cas d’espèce, la raison du poids de la culture peut en effet prédisposer une personne psychologiquement à procéder au meurtre d’une femme dont la famille n’a, par exemple, pas su honorer la dot. Dans un pays comme l’Inde où c’est la famille de la femme qui apporte la dot, le défaut de son règlement aligne pour ce motif des statistiques des décès d’Indiennes toutes les heures ! Et donc, au lieu de voir un amour s’épanouir, c’est dans un bain de sang qu’il flétri.

Dans le cas d’espèce, la raison du poids de la culture peut en effet prédisposer une personne psychologiquement à procéder au meurtre d’une femme dont la famille n’a, par exemple, pas su honorer la dot. Dans un pays comme l’Inde où c’est la famille de la femme qui apporte la dot, le défaut de son règlement aligne pour ce motif des statistiques des décès d’Indiennes toutes les heures ! Et donc, au lieu de voir un amour s’épanouir, c’est dans un bain de sang qu’il flétri.

La passion amoureuse peut aussi conduire une femme à attraper une grossesse hors mariage, chose absolument interdite dans certaines sociétés traditionnellement rigoureuses qui pour laver l’infamie peut aboutir à un fémicide.

 Un autre mobile de fémicide porte sur le fruit de l’amour. Dans les communautés, où la naissance d’un garçon est préférable à celle d’une fille, combien de crimes de ce genre n’ont pas lieu ? Tel a été le cas de la Chine à une époque de contrôle de natalité.

Arme contre arme

D’emblée, il va de soi qu’aucun crime n’est admissible, quelle que soit la raison avancée. On peut toutefois s’interroger sur les mécanismes de sa commission, volontairement ou non. Quand il ne se limite pas à des menaces à des moments d’exaspération, le geste est en soi difficile à commettre et lourd de conséquence. C’est dire que s’il intervient, c’est généralement dans un état second, soit sous les effets de l’alcool ou de drogues.

A ce stade, la sensibilité de l’interprétation des faits et gestes peut s’accroître de manière incontrôlée avec leurs conséquences néfastes. Un homme suspicieux sur le comportement de sa conjointe peut, sous l’emprise de certaines substances, attiser sa jalousie au détour d’un sourire ou d’une salutation que celle-ci adresserait même innocemment à un autre homme. Si la réaction n’est pas immédiate, elle peut se reporter ultérieurement en s’accumulant jusqu’à l’éclatement.

Depuis l’affaire 0scar Pistorius, cet athlète sud-africain handicapé accusé du meurtre de sa compagne, un splendide mannequin, Didier, un passionné des histoires de couples, ne manque jamais de donner sa version des faits. Pour lui, « c’est sûr que sa compagne devait certainement se moquer de son handicap en le comparant sûrement à d’autres hommes, peut-être pour sa prestance où pour ses performances masculines. Il n’a pas su résister et le drame s’en est suivi.» Et d’évoquer pour convaincre, l’art des Congolaises de descendre un homme avec une phrase dédaigneuse bien connue : « parmi les hommes, faut-il te compter avec eux ? ». Ou encore lorsque les Ivoiriennes demandent à un homme de prouver « s’il est garçon ! »

 Car dans le raisonnement de Didier, on peut condamner l’homme d’utiliser la force physique contre la femme pour commettre son forfait, mais on oublie que la femme dispose d’une arme toute aussi terrifiante à laquelle elle recourt, à savoir la langue. La Bible ne dit-elle pas qu’il s’agit d’un petit organe qui peut embraser une situation ? Dans Job, ne dit-on pas que les anciens attribuent le venin de la vipère à sa langue ? Or c’est de cette arme dont fait usage la femme sans se rendre compte des risques qu’elle peut occasionner. Didier conseille d’ailleurs son épouse de toujours se réserver lors d’une dispute, surtout lorsqu’il a pris un verre de trop… Mais même en état de sobriété, l’attitude d’un homme peut se montrer violente et le cas le plus représentatif est l’adultère, insulte souvent suprême pour la gent masculine. Ici les protagonistes luttent à arme inégale, car à l’une il sera exigée la tolérance et à l’autre il sera accordé la liberté d’agir à sa guise.

Il n’en reste pas moins qu’en dehors de la flagrance des fémicides, d’autres sont plus sournois, par exemple à la suite des coups répétés régulièrement avec des répercussions dans le corps. La mort survient alors à petit feu pendant que la victime n’a pas la force de se défendre, en gardant le silence par amour.

Selon les statistiques effroyables présentées par les associations féministes, il ressort donc que la violence machiste est la première cause de mortalité des femmes de 16 à 44 ans dans le monde. Le fémicide serait alors un drame pour drôles de dames qui ne parviendraient pas à maîtriser leur homme trop passionné par elles ? Dans tous les cas, on peut affirmer que romance et maltraitance ne font pas bon ménage…. dans un couple. Et donc quand le pire prend le pas sur le meilleur, l’amour devient un danger permanent autour duquel peut rôder le fémicide . Sauf de faire preuve en toute circonstance d’une capacité à se montrer placide.

 HESHIMA

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