Nous rejoindre

Société

Baisse des prix des surgelés: Des Congolais toujours confus devant les étals

Le Gouvernement fait face aux gros défis qu’il doit relever pour ce dernier virage de l’année 2021. Parmi ces défis figure la baisse des prix des produits de première nécessité sur le marché.

Published

on

Autant les Congolais sont dubitatifs face aux résultats obtenus, jusqu’ici, par l’état de siège décrété, depuis le 3 mai dernier, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, autant ce même peuple reste confus face aux prix toujours à la hausse des denrées alimentaires, principalement des produits surgelés. Les prix de ces aliments importés en quantité industrielle ont gardé une tendance haussière sur les étals à Kinshasa et dans bien d’autres villes du pays où ces surgelés arrivent. Les raisons du non fléchissement des tarifs sont évoquées par les détaillants.

Plus de trois semaines après la publication de la nouvelle structure des prix par le Gouvernement central, via son ministère de l’Economie nationale, les opérateurs économiques du secteur ne baissent toujours pas les prix des produits surgelés. Et rien ne semble changer sur le marché. Les importateurs de chinchards, communément appelés «Mpiodi», cuisses de poulets, poulets, viande de porc et autres, refusent de baisser les prix de ces produits très consommés par des Congolais à Kinshasa.

Le tarif reste inchangé au niveau de différents marchés de Kinshasa. Le cas du marché de Matete où une vendeuse a déboursé 21,5 dollars américains, soit 43.000 FC, pour acheter un carton de poulets auprès d’une entreprise importatrice des vivres frais. Il lui a fallu aussi un parcours de combattant pour arriver à s’approvisionner, a-t-elle soutenu. «Je vends des poulets en détail pour faire vivre ma petite famille. Nos grossistes ne veulent pas appliquer le nouveau tarif. Il faut sortir très tôt le matin avoir la marchandise. Sinon, tu n’auras rien à vendre. Comme hier, j’ai dû quitter la maison vers 5 heures, je suis rentrée après 19 heures. C’est aujourd’hui que je vais vendre. Nous n’avons pas de choix», a-t-elle confié.

Pour l’heure, vendeurs et consommateurs de produits surgelés ont le regard tourné vers le ministère de l’Economie nationale, pour rappeler à l’ordre ces importateurs qui ont pris un engagement qu’ils ne veulent pas respecter. Pour cette vendeuse de poulets, le Gouvernement central doit punir les entreprises qui défient l’Etat. Il faut également rappeler que des vendeuses ont averti dernièrement sur une éventuelle rareté de produits surgelés sur le marché, notamment à Kinshasa. Une rareté créée et voulue par les importateurs qui ne veulent pas baisser les prix sur le marché.

Selon les nouveaux prix revus à la baisse, conformément à l’accord signé entre le Gouvernement central et les opérateurs économiques, un carton de poulets devrait être vendu à 15,5 dollars, et celui de poissons chinchards à 44 dollars. Des prix qui tardent à être appliqués par les importateurs. Ce qui rendent confus des Congolais à chaque fois qu’ils se pointent devant un étal avec l’idée de trouver des prix au rabais. Face à ce défi du social, le Gouvernement est donc très attendu sur ce tableau pour ce dernier trimestre de l’année.

 Dido Nsapu

Société

PSYCHOLOGIE: Apprendre à gérer ses émotions

Les émotions sont une réaction psychologique et comportementale liée à au moins un facteur extérieur ou intérieur à la personne. On peut soit subir les émotions ou bien les contrôler pour ne pas endommager la confiance en soi. Les émotions jouent aussi un rôle essentiel dans la vie sociale et dans l’éthique. Peut-on imaginer sans émotion (sic) une société qui serait constituée d’êtres incapables d’éprouver empathie, compassion, respect, gratitude, indignation ou culpabilité ?

Published

on

Une émotion est avant tout une énergie qui se crée au sein de notre esprit par la conjonction de différentes causes et conditions. Son intensité, sa force et son importance sont en rapport avec le vécu de chacun. Personne, face à des circonstances similaires, ne vivra les mêmes émotions, n’aura le même ressenti. Nous pouvons aussi être parfaitement maîtres de nous-mêmes dans certaines circonstances et complètement démunis dans d’autres.

Le rapport que nous entretenons avec le monde extérieur est inévitablement teinté par toutes les expériences bonnes ou mauvaises que nous avons vécues. C’est à travers notre histoire que nous nous sommes forgés une certaine idée de la vie, de nous-mêmes, des autres. Parfois, ce sont de véritables « nœuds » plus ou moins serrés qui se sont ainsi créés. Ce sont ces nœuds ou zones sensibles qui réveillent des émotions incontrôlables. Ils cachent souvent nos peurs les plus profondes. C’est donc en allant à la racine de la difficulté que l’on pourra se libérer de ses émotions négatives et nous allons voir comment gérer ses émotions sans pour autant les combattre.

Les composantes des émotions

Les émotions ont au moins six composantes évoquées à travers un exemple. En colère contre quelqu’un qui vient de casser la pièce la plus précieuse de sa collection de vases chinois. Cet épisode a une composante cognitive. Aussi longtemps que le propriétaire ne sait pas ou ne croit pas que son vase a été cassé, il n’a aucune raison d’être en colère et aussi longtemps qu’il ne sait pas que quelqu’un est le fautif, il n’a pas de raisons de lui en vouloir.

Cinq composantes de l’émotion : une composante d’évaluation cognitive des stimulations ou des situations, une composante physiologique d’activation, une composante expressive, une composante motrice, c’est-à-dire d’ébauche d’action et de préparation du comportement et enfin. 

L’émotion a également une composante évaluative. L’on réagit à la situation en fonction de ses intérêts, motivations, valeurs, buts et désirs. Si elle ne tenait pas à ses vases chinois, elle n’aurait pas eu pareille réaction. La colère suscite en outre chez Simone des changements physiologiques habituellement régulés par le système nerveux autonome. Son rythme cardiaque s’accélère, sa respiration se fait plus rapide et plus profonde, sa tension musculaire s’accroît, et lorsque l’activation est particulièrement marquée les vaisseaux sanguins périphériques se contractent. On est ainsi rouge de colère, et blanc de rage !

L’épuisement

Une fois la pression retombée, elle est épuisée. Elle se juge, se critique, pense qu’elle a été mauvaise, bref elle se dévalorise. C’est le genre de situation qui peut entraîner une perte d’estime de soi. Situation similaire lors d’un un examen, un entretien d’embauche ou face à un examinateur ou bien encore dans une compétition sportive. Le manque de contrôle des émotions nous limite considérablement dans nos possibilités.

Pourtant, l’émotion pourrait nous être tellement utile parce qu’elle donne de la vie à nos échanges, colore nos discours, élève notre créativité et notre âme.

Une méthode très utile pour gérer ses émotions : la relaxation autoconcentrative. A la différence de la plupart des techniques de relaxation, la relaxation autoconcentrative ne se limite pas à apporter un état de détente, certes bénéfique. Elle apporte, en plus, une clef indispensable à la maîtrise de soi et de ses capacités personnelles ; la concentration intérieure ou « attention focalisée ».

Comment gérer ses émotions

Les orientaux considèrent la concentration intérieure comme étant la clef de voûte de tout l’édifice du psychisme humain. En effet, elle donne un accès direct à nos ressources subconscientes et inconscientes. Un accès que nous n’avons pas en état vigil ordinaire. En effet, notre perception habituelle du monde ne nous donne qu’une vision en surface, au niveau des apparences grossières. Autrement dit, nous ne percevons que la forme et non le fond, la vraie nature de ce que nous voyons.

Question de concentration

Le développement de la concentration va en plus offrir la stabilité et le recul indispensable pour gérer ses émotions. Nous continuerons bien sûr à avoir des émotions, mais nous pourrons acquérir progressivement une saine distance. Une distance salutaire qui nous permettra de nous laisser littéralement traverser par ce flot d’énergie montante sans pour autant en être esclave.

 Au contraire, en devenant capables de rester tranquilles, lorsque l’émotion nous traverse, nous pouvons être en même temps capable de percevoir comment elle se crée au sein de notre esprit. C’est ainsi que, progressivement, nous parvenons à en réduire l’intensité et à canaliser sa force et son énergie. Naturellement, cela nécessite un certain entraînement qui, par sa régularité, va induire en nous de nouveaux réflexes salutaires.

Que faire lorsque les émotions semblent trop fortes ?

Il peut arriver, chez certaines personnes, que l’émotion prenne une telle intensité qu’elles ont alors le sentiment de ne plus rien contrôler. Dans ce cas, pas de panique, il existe quelques « remèdes » utiles.

La respiration pour mieux gérer ses émotions

 Allongez-vous et respirez profondément et calmement tout en vous laissant traverser par l’émotion. N’essayez pas de la chasser ou de la contrôler. Si vous n’intervenez pas, elle va s’arrêter d’elle-même. Quoi qui s’élève à la conscience, laissez-le se manifester et disparaître tout seul. Peu importe que cela soit sombre ou pas. Il convient juste laisser la vague vous traverser. Il est possible, après coup, que vous vous sentiez très fatigué. C’est normal puisque le système nerveux a été très sollicité.

Allez marcher

Vous ne parvenez pas à évacuer ? Faites de l’exercice et surtout de la marche. Pourquoi une préférence pour la marche ? Parce qu’elle ne vous excite ra pas. Vous pouvez marcher, même vite, sans vous laisser emporter par le mouvement, en restant présent à vous-même.

Pratiquez l’autosuggestion

Elle doit être utilisée avec intelligence car il ne s’agit surtout pas de masquer les émotions mais d’établir un dialogue avec soi-même. Imaginez un instant une personne dans la même situation que vous. De quel genre de paroles aurait-elle besoin pour traverser cette émotion, que lui diriez-vous ? Faites la même chose avec vous-même. Parlez-vous à vous-même comme vous parleriez à un ami. C’est ainsi qu’il convient de pratiquer l’autosuggestion.

Anticipez vos émotions

De la même façon que vous vous préparez à une situation à venir, vous pouvez aussi vous préparer à cet « événement mental ». Grâce à la visualisation, vous pouvez voir par avance quelle attitude adopter lorsqu’une émotion se manifestera. C’est bien connu, la meilleure façon de gérer un stress est de l’anticiper ; il en est de même pour gérer ses émotions. Alors, au lieu de redouter vos propres émotions acceptez-les !

Un excellent moyen de prendre du recul

Les stages de méditation : ils vous permettent de prendre de la hauteur et d’acquérir les moyens de mieux gérer votre stress.

Utilisez vos expériences passées pour vous libérer

Lorsque vous avez vécu une émotion forte, voire violente, plutôt que d’essayer d’oublier l’événement en question, regardez ce qui s’est réellement passé. Comment êtes-vous entré si facilement dans cette colère ? Comment la jalousie vous a pris par le bras ? Comment l’angoisse ou l’anxiété vous ont submergé ? Là aussi, utilisez la visualisation et surtout l’imagerie mentale.

Repassez le film de la situation. Si vous avez développé suffisamment votre concentration intérieure, il vous sera plus aisé de regarder cette « scène » avec recul et détachement. Ainsi vous comprendrez mieux ce qui vous est arrivé et donc de vous en libérer.

Développer la confiance en soi

La confiance en soi est le pilier sur lequel repose la réussite d’une vie. Quoi que vous vouliez réaliser, vous avez besoin d’une certaine dose de confiance en vous-même. Le manque de confiance en soi est particulièrement pénalisant. Il est souvent à l’origine des émotions que nous vivons.

En effet, une personne qui en souffre se blessera plus facilement avec une remarque faites à son encontre. Elle éprouvera davantage de difficulté à gérer ses émotions lorsqu’elle se trouvera confrontée à une situation adverse. La confiance  en soi est également nécessaire pour garder son sang-froid lorsque des émotions violentes nous traversent.

Se libérer des émotions en allant à la racine

Ce n’est pas l’émotion qui représente un obstacle mais notre incapacité à la maîtriser. Une émotion n’est en soi ni bonne ni mauvaise. C’est ce qu’elle « transporte » avec elle qui crée la souffrance. Elle ne se réveille pas, en effet, par hasard. Comme nous en avons parlé plus haut, l’émotion trouve sa source dans notre perception plus ou moins consciente de la réalité. Si nous voulons réellement pacifier nos émotions, c’est à la racine de la difficulté que nous devons aller.

Regarder l’émotion avec attention

 Pour cela, nous pouvons au moment même où l’émotion s’élève percevoir le scénario mental auquel elle est rattachée. Mais pour cela, nous avons besoin d’un entraînement préalable qui nous permettra de « rester là » lorsque l’émotion se manifestera à la conscience. La méditation, la concentration intérieure, la vigilance seront les moyens par lesquels nous nous enracinerons solidement dans l’instant. Cette démarche nous permettra déjà de regarder les circonstances sous d’autres angles en nous apportant une vue détachée de toute projection mentale.

Il importe de garder à l’esprit que la gestion des émotions est une tâche de chaque instant. Le pratiquant averti sait qu’un manque de vigilance peut lui faire perdre les bénéfices de mois d’efforts. Nos tendances, même si nous sommes parvenus à les maîtriser, sont comme les fumeroles d’un vieil incendie prêt à s’embraser à nouveau.

Mais quelle joie et quel bonheur lorsque nous sommes enfin parvenus à « chevaucher » nos émotions. Elles peuvent alors nous transporter vers les plus hauts sommets de notre accomplissement personnel.

Apprendre à identifier et à reconnaître ses émotions

La première étape pour contrôler ses émotions, c’est d`apprendre à les identifier et à les reconnaître. Plusieurs recherches menées par des psychologues ont identifié chez les êtres humains les émotions principales suivantes: la joie, la peur, la colère, la tristesse, la surprise, le dégout, la culpabilité. L`idée ici est de repérer les signaux que vous renvoient votre corps et votre mental face aux différentes situations et d’en avoir conscience. C`est à partir de là que vous pourrez mieux contrôler et canaliser vos émotions.

Anticiper les émotions pour mieux les gérer

Dès que vous savez identifier chacune de vos émotions, les anticiper vous permettra d’être mieux préparé.


 À titre d’exemple, si vous êtes en train de visionner une rencontre entre votre club sportif favori et un challenger redoutable, envisager à l’avance que l’équipe que vous supportez peut gagner ou perdre. Si la défaite vous donne souvent la sensation d`avoir la gorge sèche, vous savez donc qu’il faut avoir une bouteille d`eau près de vous. Il s’agit bien ici d’identifier ses émotions et de se préparer à l’avance pour mieux les contrôler et les canaliser.

Adopter une attitude Zen (Zen Attitude)

Avoir une attitude Zen, c’est avoir une posture mentale neutre et équilibrée peu importe ce qui est en train de se passer. Imaginez ceci… Une personne prononce des paroles irrespectueuses à votre encontre. Il y a de fortes chances que cette personne s’attende à une contre-attaque venant de vous. Mais vous restez calme, ne montrant aucune colère, aucune frustration ou toute autre émotion de ce genre. Dans la plupart des cas, cette personne sera prise de panique, parce que rien ne se passe. Cette personne, soit continuera, soit s’arrêtera.

C’est exactement ce que font certains professionnels et personnes qui ont du succès dans l’art de résoudre les malentendus avec les autres. La zen attitude est donc fortement recommandée à ceux et celles qui veulent contrôler leurs émotions et tirer le meilleur en toutes circonstances.

Que vous aillez à gérer du stress au travail, dans vos relations sociales, ou encore par exemple lors d’activités de loisirs tel qu’une partie de poker en ligne, la clé est la maîtrise de soi, et au poker comme dans la vie, il faut se forger un mental d’acier pour atteindre la quiétude et mieux gérer les émotions du quotidien.

Parler à quelqu’un pour gérer vos émotions

Lorsque vous faites face à une situation qui vous ennuie, par exemple la peur parce que vos performances en entreprise ou vos relations dans votre vie sociale se détériorent, parlez-en. Pendant un ou plusieurs échanges vous pourrez certainement trouver des raisons de relativiser, et d’éviter la dépression que ces situations peuvent entraîner. Avoir une oreille compréhensive est essentiel pour comprendre la légitimité de nos émotions, et pour avoir un point de vue plus extérieur aux situations stressantes du quotidien.

Il peut être aussi judicieux de se rapprocher de spécialistes tels que des psychiatres, acuponcteurs, sophrologues, et même pourquoi pas des guérisseurs, qui chacun avec leurs méthodes proposent de nouvelles façons de gérer le stress et de se dépasser soi-même. 

Continue Reading

Société

PSYCHOLOGIE: L’étonnant bienfait du commérage !

Il arrive, par exemple, dans une cour commune, deux voisines colportent sur la fille de l’autre voisine qui a été rendue grosse par un homme inconnu. Une nature de dialogue que d’aucuns placent souvent dans la poubelle des antivaleurs, pourtant… bénéfique !

Published

on


Aux yeux des personnes très réglos, cela pourrait paraitre comme une futilité de bas étage. Mais avouons-le, nous nous apprêtons à colporter dans le dos d’un voisin, d’un ami ou d’un membre de la famille. Curieux que cela paraisse, ce genre de ragots apporte un bienfait à la santé. Profitons-en car, selon des spécialistes, cet art du commérage a bien des avantages.

Plusieurs témoignages, en particulier des femmes, aussi en République démocratique du Congo qu’ailleurs rapportent ressentir un plaisir en commérant une amie ou une voisine. Cela n’est donc pas l’exclusivité des femmes. Il y a des hommes qui, au boulot, cristallisent l’attention de leurs collègues en rapportant comment la femme du patron a su que ce dernier avait une maitresse au sein même de l’entreprise.

« Ma voisine de palier est une commère invétérée. Elle a toujours un potin croustillant à raconter sur l’un des habitants de l’immeuble.  Quand je la croise, je devrais me contenter de la saluer et passer mon chemin. Mais je dois bien reconnaître, même si je n’en suis pas très fan, que j’ai au contraire tendance à la pousser aux ragots. Sa manière de se rengorger et de prendre des airs de conspiratrice pour me confier ses scoops me fait beaucoup rire. Comme elle n’est jamais vraiment méchante – seulement très indiscrète – je passe un bon moment en sa compagnie. Faire quelques commérages, c’est nettement plus réjouissant que d’échanger des banalités sur la météo », avoue Patricia, 55 ans.

Ce fait de se réjouir dans les commérages n’est forcément pas lié au sort méchant ou bon des personnes visées par ce colportage. Encore moins lié à la jalousie. Il y a une explication scientifique à cela. En commérant, les auteurs libèrent de l’ocytocine, hormone du lien social, qui coule à flots. Ce qui leur permet de cimenter, sans le savoir, des relations humaines. Le psychanalyste Samuel Lepastier perçoit ce potin comme un véritable « plaisir oratoire ».

 « À condition qu’il ne soit pas malveillant et ne vise pas à dénigrer une tierce personne », tache de préciser Samuel Lepastier. “Certains commérages, racontés par des experts du domaine, sont d’ailleurs dignes du théâtre de boulevard ! Ils captivent leur auditoire et lui procurent joie et amusement”, ajoute Geneviève Djénati, psychologue.

Partager quelques ragots peut donc se révéler source de bien-être. Les scientifiques s’étant penchés sur ce sujet d’étude l’affirment d’ailleurs. Selon eux, ces échanges dériveraient du toilettage réciproque observé chez les singes, ayant pour fonction de resserrer les liens au sein d’une communauté, de se faire du bien les uns aux autres.

« Commérer permet de créer de la connivence et de la proximité. Pour délivrer notre potin, nous nous penchons physiquement vers notre interlocuteur, nous baissons le ton: nous veillons à installer un espace de communication privilégié. Nous pouvons aussi faire preuve d’empathie, nous creusant la cervelle pour savoir quel type d’indiscrétion pourrait piquer l’autre, éveiller son intérêt et nous permettre ainsi d’entrer en relation avec lui”, décrypte Geneviève Djénati. Dans une société où la solitude fait rage, nous n’allons tout de même pas nous priver d’un moyen de la briser, qui plus est fort plaisant!

Lorsque les commérages concernent des célébrités, ils peuvent même revêtir une vertu thérapeutique. “En dévoilant les travers des grands de ce monde, le potin ramène ces personnalités en vue à la condition humaine ordinaire. En cela, il est très rassurant et renarcissisant. Je ne suis pas le seul à être parfois défaillant, les autres aussi le sont et même ceux qui ont si bien réussi”, insiste Samuel Lepastier. Et puis quand notre quotidien est un peu morne, se repaître des frasques des autres peut aussi l’égayer: nous vivons par procuration et projections, nous existons à travers autrui, a-t-il dit. Et depuis des millénaires, le commérage aurait été le ciment des sociétés humaines. Un sport national que l’on ne doit pas se priver aujourd’hui, à cause de ses délices.

 HESHIMA

Continue Reading

Société

Saint-Eloi Lupopo met les bouchées doubles pour se lancer en compétitions interclubs de la CAF

Le FC Saint-Eloi Lupopo de Lubumbashi nourrit de grandes ambitions en prévision de la prochaine saison sportive. Fixant les objectifs pour la nouvelle saison, le club dirigé par Jacques Kyabula Katwe vient d’étoffer son ossature avec du sang neuf. A Lubumbashi, le club est poussé pour se faire une embellie sans faille dès l’entame des confrontations.

Published

on

Monstre de régularité dans les championnats interclubs de la Ligue-1 durant des années, les Cheminots de Lubumbashi ont sonné l’alerte. Ce, après avoir manqué de monter au podium en finales des compétitions contre les clubs engagés dans la Vodacom Ligue-1. C’est dans ce contexte qu’il faut prendre en compte les nouveaux contrats que vient de conclure le club pour la saison 2021-2022.

L’arrivée du nouvel entraîneur, Christian Bracconi, préalablement annoncée par les officiels, a été aussitôt relayée dans les réseaux sociaux. Après plusieurs jours d’attentes, le FC Saint-Eloi Lupopo a officialisé la signature du sélectionneur français, le dimanche 15 août 2021, en vue de prendre la tête du staff technique du team lushois.

Ambitieux, Lupopo a engagé ce coach de 60 ans pour marquer les esprits cette saison à la Vodacom Ligue-1. L’objectif est d’arracher un ticket pour les Interclubs de la CAF. Youssouf Mulumbu et ses jeunes frères, eux-aussi de nouveaux arrivants, promettent d’atteindre cet objectif. Cependant, le contrat d’objectif intervient près de dix jours après le démarrage des entraînements de l’équipe jaune et bleu de Lubumbashi.

Il revient que le technicien a trouvé un groupe homogène, où l’expérience et la jeunesse se mêlent pour conquérir le titre de la Vodacom League 1 qui leur échappe depuis plusieurs années, et faire une percée décisive en Afrique. Il sera secondé par Bertin Maku, l’homme qui a fait rêver les Lumpas la saison dernière en terminant quatrième de la Linafoot D1.

Arrivée le dimanche 15 août 2021 à Lubumbashi, fief de Lupopo, Christian a indiqué à la presse qu’il suivait de près le championnat national de football, Vodacom Ligue-1 et plus particulièrement les Lumpas. « Quand j’ai eu la possibilité de venir à Lupopo, bien évidemment, j’ai accepté le challenge et en même temps avec beaucoup d’envies et d’ambitions. Donc, je viens avec mon expertise et j’avais aussi envie de découvrir l’Afrique et c’est l’occasion humaine de réaliser ce petit rêve ».

Et de rajouter : « J’avais suivi l’année passée, la 26e édition de la ligue 1 et mon agent en a parlé souvent. C’est le 4eme meilleur championnat et du coup, c’est un championnat qui se relève chaque année. C’est à nous de nous mêler à la course et de travailler afin d’atteindre nos objectifs ».

Avec des joueurs expérimentés dans son groupe à l’instar de Youssouf Mulumbu et Patou Kabangu qui seront là pour booster les jeunes gens de l’équipe, Lupopo envisage déjà de signer son retour aux interclubs de la CAF.

C’est une première expérience africaine pour cet ancien attaquant de SEC Bastia, FC Metz,…en France. En tant qu’entraineur, Christian a un bon parcours, même s’il est considéré comme un vrai voyageur. Il a fait ses débuts dans sa nouvelle casquette en étant entraineur adjoint de son ancien club FC Metz (2009-2010).

Qui est Christian Bracconi ?

En février 2009, il est chargé de diriger le centre de formation du Sporting Club de Bastia (France). L’année suivante, soit en 2010, Christian prend la tête du centre de formation française de l’AC Ajaccio.

En novembre 2013, le président d’Ajaccio Alain Orsoni, le place à la tête de l’équipe première en remplacement de Fabrizio Ravanelli pour un intérim qui doit durer jusqu’à la trêve. Le 1er février 2013, il est confirmé dans ses fonctions jusqu’à la fin de la saison. Au mois d’octobre 2014, il est démis de son poste d’entraineur à la suite des mauvais résultats de l’équipe mais reste néanmoins au club.

Fin avril 2015, Christian rompt finalement à l’amiable son contrat le liant au club corse. En juin, il s’engage une saison au CA Bastia, officiellement repêché en National. Dernier du championnat après 12 journées, il est remercié le 20 novembre 2015 mais le club souhaite tout de même le conserver dans son organigramme.

Tête haute, ce technicien rejoint le FC Sochaux en mai 2016 en tant qu’adjoint d’Albert Cartier, en remplacement d’Omar Daf, nommé à la tête de l’équipe réserve. Au terme de la saison 2016-2017, il quitte Sochaux pour prendre la direction de la Belgique.

Dans ce nouveau pays, il pose ses valises à l’AFC Tubize, club de la 2ème division. A la suite du licenciement de l’entraineur principal Sadio Demba, il est promu nouvel entraîneur principal du club tubizien 3 jours plus tard. Il quitte les Sang et Or en juin 2019 à la suite de la relégation du club en Division 1 amateur (3ème division belge).

À la fin de l’année 2019, Christian prend la direction du staff technique de la formation belge de Royal Excelsior Virton, en remplacement de Dino Toppmöller, démissionnaire. L’ancien coach de Bastia, Metz ou Ajaccio aura la lourde mission de remettre l’une de prestigieux clubs de la ville cuprifères dans les compétitions continentales, où ils sont absents depuis plusieurs années. La dernière participation de l’équipe a une Ligue des champions remonte en 2010 et en Coupe de Confédération en 2016. Le Gouverneur  du Haut-Katanga a indiqué que son équipe s’active à gagner la ligue des champions et le Championnat national de la RDC, Division I.

Raymond Okeseleke

Continue Reading

NOUS SOMMES AUSSI SUR FACEBOOK

Trending

WeCreativez WhatsApp Support
Notre rédaction est là pour répondre à toutes vos préoccupations. N'hésitez pas !
👋Bonjour, comment puis-je vous aider ?
error: Attention: Le contenu est protégé !