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Economie

Rubens Mikindo: déterminé à laisser une empreinte indélébile de son passage à la tête du Ministère des Hydrocarbures.

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Dans le but de lutter efficacement contre la commercialisation des produits frauduleux, Rubens Mikindo Muhima envisage la création d’une commission multisectorielle permanente de lutte contre la fraude et la contrebande. Cependant, en sa qualité de Patron des Hydrocarbures, le Ministre d’Etat Mikindo a relancé les opérations de contrôle de la brigade de contrôle du marquage moléculaire. Par ailleurs, grâce au partenariat entre la République Démocratique du Congo et la société Hydrac, tous les produits pétroliers entrant en RDC sont désormais marqués des molécules permettant de distinguer ceux qui sont destinés au commerce de ceux qui sont exonérés. De même, ce marquage offre la possibilité de distinguer les produits jugés conformes répondant aux spécifications requises en RDC de ceux jugés non-conformes ou frauduleux. Ainsi, la vérification de la présence de ces molécules dans les produits permet de dénicher les produits frauduleux puisqu’ils ne sont pas marqués, preuve qu’ils appartiennent à la contrebande, ou même des produits frelatés, et comprendre par cela ceux dont la teneur du marqueur est inférieure à 80%. Cela veut dire autrement que ces produits ont fait l’objet d’un mélange entre les produits entrés régulièrement et d’autres issus de la contrebande. Les différentes missions de la Brigade de contrôle ont permis de démasquer les opérateurs ainsi que les sociétés de la place qui s’adonnaient à cœur joie à la commercialisation des produits de la fraude. Une action qui a fait grimper le volume ayant atteint la barre de 56 000 m3 rien que pour la partie Ouest de la RDC contre un volume structure qui est à 48 000. Toutefois, il y a lieu de signaler que les efforts de cette Brigade seront anéantis tant qu’il n’y aura pas de sanctions sévères contre les contrebandiers. C’est d’ailleurs à ce sujet que le Ministre d’Etat, Ministre des Hydrocarbures a déposé sur la table du Premier Ministre, un projet d’arrêté interministériel du Ministère des Hydrocarbures et Ministère des Finances prévoyant notamment des sanctions en cas de commercialisation, transport et stockage des produits pétroliers frauduleux et de la contrebande, lequel est dans l’attente de l’approbation du Gouvernement avant sa signature par les Ministres concernés.

Dans l’optique de renforcer l’indépendance et la sécurité énergétique, le Ministre d’Etat Rubens Mikindo Muhima s’est fixé l’objectif de doter la RDC d’une nouvelle raffinerie dans un avenir proche. Il est également au four et au moulin en vue de la rénovation de la SOCIR (Société congolaise des industries et de raffinage) à Muanda. A ce sujet, les discussions avec les différents partenaires sont très avancées et les études de faisabilité sont en cours d’élaboration. En dehors de cela, le Ministre des Hydrocarbures tient mordicus à la modernisation des voies de transport, notamment la modernisation du pipeline Matadi-Kinshasa dont le contrat de gestion confié à SEP Congo tend à son expiration. 

La construction des nouveaux pipelines Kasumbalesa-Lubumbashi a déjà été approuvée. Rubens Mikindo est déterminé à laisser une empreinte indélébile de son passage à la tête du Ministère des Hydrocarbures. Dans le souci de réduire le prix des produits pétroliers à la pompe, il se déploie pour l’augmentation de la capacité de stockage dans le pays et encourage la construction de nouveaux terminaux à travers la RDC. Une démarche salvatrice qui permet également au pays d’avoir un stock stratégique physique des produits pétroliers.

Brin d’espoir !

 Une année et quatre mois après sa nomination à la tête du Ministère des Hydrocarbures, Rubens Mikindo Muhima affiche un bilan largement positif grâce à son dynamisme, sa diplomatie et surtout son abnégation. 

Il travaille avec toute son énergie pour voir la RDC comptée parmi les plus grands producteurs pétroliers et gaziers. L’expression scandale géologique, ou mieux richissime bénédiction géologique, doit trouver la plénitude de son sens par l’entremise d’une exploitation accrue des hydrocarbures et une commercialisation optimale des produits pétroliers et gaziers de la RDC. Le Ministre d’Etat Mikindo incarne donc cet espoir de voir la RDC se réveiller et jouir du bonheur de ses hydrocarbures comme cela est le cas à ce jour, dans d’autres pays sur le continent. 

HESHIMA

Economie

Go-pass : escroquerie aéroportuaire ?

Créée en 2009 dans le but de permettre à la Régie de voies aériennes (RVA) de disposer des fonds pour le développement des infrastructures aéroportuaires, la redevance qu’est le Go-pass a été gérée dans la plus grande opacité. Environ 225 millions de dollars détournés des objectifs initiaux.

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Depuis son instauration, la taxe Go-pass a été un moyen de détournement de deniers publics mis en place, malgré les multiples dénonciations et appels à sa suppression.

C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, le Groupe d’étude pour le Congo (GEC) dans son rapport rendu public le 5 mai 2021. D’après cette structure, sur les 225 millions de dollars générés, 37 millions ont été affectés à la construction du pavillon présidentiel à l’aéroport international de N’Djili et 6 millions investis dans la société Congo Airways à titre de participation au capital. En outre, une partie de la somme a été utilisée pour le paiement du personnel de la RVA. Cependant, la réalité de l’argent alloué aux infrastructures aéroportuaires est toute autre.

Une taxe dénoncée dès le départ mais…

Sans le Go-pass, pas d’embarquement ; 10 dollars pour toute personne prenant un vol national, 50 dollars pour tout vol international. Telle est l’exigence que tout voyageur doit remplir, observée depuis 12 ans. Pourtant, pendant toutes ces années, de personnalités et associations ont dénoncé la mauvaise gestion et le détournement de cet argent perçu, mais sans succès. D’après Clément Kanku, député national honoraire, une mission parlementaire avait été initiée au début de la législature 2011, malheureusement celle-ci n’avait jamais amené un rapport.

Le rapporteur de la chambre basse de l’époque, Ezadri Eguma, avait reconnu l’existence de ladite commission, laquelle aurait produit son rapport d’enquête, mais que lui n’avait jamais vu. La même année, le ministre congolais de la Justice et droits humains, Luzolo Bambi avait instruit le procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete d’ouvrir une information judiciaire sur la gestion de l’argent perçu.

Pour sa part, l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) avait en 2014 dénoncé l’opacité avec laquelle les fonds générés étaient gérés, mais rien n’avait changé. Une année après, soit en 2015, le Journal Le Potentiel titrera : « Gestion de la taxe IDEF : escroquerie institutionnalisée ». À son tour, le député national Claudel Lubaya qualifiera ladite taxe d’escroquerie à grande échelle. « La taxe de fonds de développement pour les infrastructures aéroportuaires appelé « Go-pass » est une escroquerie à grande échelle », avait-il indiqué en demandant sa suppression, en plus d’un audit de la RVA.

Financement de la BAD

Alors que la taxe Go-pass était régulièrement perçue, les travaux de l’aérogare de l’aéroport de N’Djili avaient été financés grâce à un prêt de la Banque africaine de développement (BAD). Selon Ernest Mpararo, Secrétaire exécutif de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) et point focal en RDC de l’ONG Transparency international, même là les travaux de construction du pavillon avaient été surfacturés. Albert Malukisa, professeur à l’Université catholique du Congo et chercheur au Groupe d’étude sur le Congo (GEC), estime que le DG n’est pas seul dans ce détournements, c’est toute une chaine de personnalités…

Or, une enquête réalisée en 2015 révèle que la cause de plusieurs crashs d’avions enregistrés en ce moment-là, était l’état des pistes d’atterrissage. Aucun aéroport de la RDC ne disposait de radar pour la surveillance du trafic, seuls quelques émetteurs permettant d’établir le contact entre les pilotes et les tours de contrôle au sol.

 En outre, les camions antiincendie de la RVA n’étaient visibles qu’à N’djili et à Lubumbashi, les quelques extincteurs qu’on trouve dans des aérogares étant inadaptés pour maitriser le feu des accidents d’avions.

Abdallah Bilenge derrière les barreaux

 La mauvaise gouvernance à la RVA ne concerne pas que le Go-pass. Abdallah Bilenge, son directeur général croupit depuis le 10 novembre 2020 à la prison centrale de Makala. Il est accusé de détournement de plus de 15 millions de dollars, fonds destinés à la paie des retraités de la RVA (Cotisations sociales des agents) .

 Hubert MWIPATAYI

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Economie

Les richesses de la RDC ne profitent pas aux congolais. Interview Albert YUMA Milimbi PCA GECAMINES sur FRANCE24.

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Dans une interview accordée à Alain Foka, journaliste de RFI, le Président de la Fédération des Entreprises du Congo explique le paradoxe de la RD Congo , pays au sol et sous-sol riche, mais ayant une population la plus pauvre de la planète qui vit en deçà de 1$ le jour.

A en croire , le Président du Conseil d’Administration de la Générale des Mines et Carrières ( Gécamines), les richesses minières de la RDC appartiennent majoritairement aux firmes étrangères.

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Economie

Budget 2021 : moins ambitieux, plus réaliste

La loi de finances 2021 de la RDC est évaluée à 6,9 milliards de dollars à cause du réalisme conseillé au gouvernement congolais par le Fonds monétaire international (FMI). Si ce pragmatisme ne l’avait emporté sur l’ambition, ce serait encore de la routine.

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P our l’exercice 2021, le budget voté au p a r l e m e n t et promulgué le 31 décembre par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, est de 6,9 milliards de dollars, équilibré en recettes et en dépenses à plus de 14 000 milliards de francs congolais. Connaissant une régression de 23,2 %, par rapport au budget rectificatif voté pour 2020 s’élevant à 5,7 milliards, la loi de finances de l’exercice 2021 est en hausse de 20 %. L’Assemblée nationale l’avait revu à la hausse à 7,1 milliards de dollars, mais au finish ce sont les 6,9 milliards de dollars proposés par le gouvernement qui ont été retenus.

Un budget aux caractéristiques particulières

La particularité du budget de l’exercice en cours réside dans le fait qu’il a été élaboré dans un contexte international dominé par la pandémie à Covid-19, avec la collaboration du Fonds monétaire international (FMI), qui a exigé un budget permettant à la RDC d’être en programme avec lui. Ce réalisme, voulu par cette institution de Bretton-Woods, est dû à la situation de fragilité économique causé par le coronavirus et à la mobilisation des recettes internes qui doit être boostée.

« Pour l’exercice 2021, le gouvernement entend accélérer la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics tout en promouvant la culture fiscale en vue de renflouer les caisses de l’Etat et financer les politiques publiques » 

D’ailleurs, l’autre spécificité du budget 2021 est qu’il est placé sous le signe de la lutte contre la corruption. « Pour l’exercice 2021, le gouvernement entend accélérer la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics tout en promouvant la culture fiscale en vue de renflouer les caisses de l’Etat et financer les politiques publiques », avait déclaré le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba au sujet de ladite loi de finances.

Des appuis budgétaires extérieurs

Dans le cadre du même budget, le gouvernement attend de ses partenaires extérieurs des financements de l’ordre de 1,9 milliard de dollars dont 615, 238 millions de dollars d’appuis budgétaires et 1,285 milliard de dollars de financement, ce qui fait 27 % du budget national chiffré à 6,9 milliards de dollars. Concernant les appuis budgétaires attendus, ceux-ci viennent particulièrement de la Banque mondiale (157,5 millions de dollars) au titre d’emprunt programme, ainsi que 357, 6 millions de dollars de dons budgétaires. Quant à la Banque africaine de développement, elle y contribue à hauteur de 100 millions de dollars, comme dons budgétaires.

Parmi les secteurs sur lesquels l’accent est mis cette fois-ci dans l’application du budget, figurent le social, les investissements et la sécurité. Pour la société civile congolaise, il s’agit d’un budget essentiellement de consommation au regard de l’importante part allouée à la rémunération qui est de 42 % du budget général. Toutefois, on y retrouve une rubrique de 45 millions de dollars réservés à l’organisation des élections de 2023.

 HM

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