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Economie

Entrepreneuriat et PME :Eustache Muhanzi préoccupé par la création des PME modernes

En six mois d’existence du gouvernement Sama Lukonde, il est l’un des ministres qui mènent des actions tentaculaires à impact remarquable. Maître Eustache Muhanzi Mubembe, ministre d’Etat, ministre de l’Entrepreneuriat et des Petites et moyennes entreprises (PME), est plus que préoccupé par la création des PME modernes et compétitives.

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« Les PME représentent 90 % des activités économiques de la RDC », avait affirmé M. Eustache Muhanzi, le 15 juin 2021, à l’ouverture d’un atelier de validation des avant-projets de loi sur l’Entrepreneuriat, à soumettre au Conseil des ministres pour approbation. Conscient de l’importance que revêt son secteur pour l’ensemble du pays, cet homme d’Etat n’a jamais cessé de travailler avec envie et entrain – c’est d’ailleurs comme lorsqu’il était ministre d’Etat chargé des Ressources hydrauliques et Energie. Lancement des projets, remise des équipements et du matériel…il emploie tous les moyens normaux en vue de parvenir à un résultat positif.

Des échanges importants

Mi-août, Me Eustache Muhanzi a échangé avec une délégation kenyane dirigée par le ministre kenyan du Commerce extérieur, Industrie et Développement des entreprises, Lawrence Karanja. Dans la suite de la délégation, il y a eu la vice-ministre kenyane chargée de l’Agriculture, Anne Nyaga et plusieurs autres responsables de quelques PME kenyanes. En ligne de mire de leurs échanges, il était question de consolider les relations bilatérales entre le Kenya et la RDC, mais aussi du partage d’expériences dans le secteur de l’entrepreneuriat. Aussi avait-t-il conféré un peu plus tôt avec les représentants de l’Unité de coordination du Projet d’Appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises (PADMPME). A cette occasion, le ministre de l’Entrepreneuriat et des PME avait indiqué que son attention était focalisée sur la promulgation de la loi sur l’entrepreneuriat. En effet, jusqu’à son arrivée aux affaires, ce secteur n’était pas accompagné juridiquement.

Le souci de booster les PME

 Le 24 août 2021, le ministre d’Etat Eustache Muhanzi a lancé les matinées d’information et de sensibilisation pour lutter contre le chômage en RDC, question d’aider les PME congolaises à devenir compétitives en termes de qualité, de prix et d’innovations. Aussi, dans le souci de favoriser la création des PME modernes et compétitives, capables de contribuer à l’essor économique de la RDC, il procédera en septembre à la remise des équipements à l’incubateur cuir de l’OPEC. En cette circonstance, un protocole d’accord entre l’Office congolais des petites et moyennes entreprises congolaises (OPEC) et la Chambre de commerce Suisse en RDC sera signé sous l’œil admiratif du DG de l’OPEC, Ezéchiel Biduaya qui, ne s’est pas retenu de manifester sa gratitude.

Dans l’arrière-pays, précisément à Bukavu, le ministre de l’Entrepreneuriat et des PME a lancé, le 27 septembre 2021, le Projet « L’or dans nos poubelles », un projet visant à transformer les déchets plastiques en pavés, ce qui constitue une opportunité d’emplois pour la jeunesse. Financé par le PNUD à hauteur de dix-neuf mille cent dollars, il dure quatre mois. KivuTech, entreprise initiatrice du projet, a implanté son industrie de transformation à Kabanda, dans le groupement de Mumosho, dans le territoire de Kabare.

Le 14 octobre 2021, le patron du secteur de l’entrepreneuriat congolais a procédé au lancement de « ISHANGO startups center », un espace créé pour l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, possédant en plus d’un laboratoire de fabrication (FabLab) de prototypage, des bureaux hi-Tech pour permettre aux incubateurs à accélérer leurs projets de création d’entreprises.

Visite de l’administration

En vue de s’enquérir du fonctionnement de son administration, le ministre d’Etat Muhanzi a visité, le 13 octobre 2021, le Secrétariat Général aux PME et l’Agence nationale pour le développement des entreprises du Congo (ANADEC), anciennement appelé OPEC. Au terme de cette visite qui lui a permis de palper du « doigt » les réalités professionnelles de son secteur, le Secrétaire général, M. Joseph Lunanga Busanya, a eu du mal à cacher sa satisfaction. Il a avoué que depuis l’arrivée de Maitre Muhanzi aux commandes, il y a des avancées significatives. Par rapport aux difficultés que connait le personnel, entre autres problèmes d’exiguïté de locaux et des primes, le ministre a promis des solutions idoines.

 Il accomplit ce qu’il avait promis

Alors qu’il procédait le 27 avril 2021 à la remise et reprise avec son prédécesseur, Justin Kalumba, Me Muhanzi Mubembe s’était engagé à entreprendre des grandes réformes. Il avait indiqué que son action sera axée sur cinq objectifs principaux. – mettre en œuvre le Programme national de développement de l’Entrepreneuriat au Congo pour promouvoir l’émergence des classes moyennes congolaises et la création massive d’emplois et des richesses. – doter le pays d’un cadre légal et réglementaire sur l’entrepreneuriat, l’artisanat et les startups. En outre, il avait promis d’assurer : la formation à l’entrepreneuriat et à l’orthodoxie de gestion ; la conversion de l’informel vers le formel ; l’opérationnalisation du Fonds de garantie pour l’entreprenariat au Congo (FOGEC) ; la transformation de l’OPEC en Agence nationale pour le développement de l’entrepreneuriat au Congo (ANADEC) et l’Agence de promotion des classes moyennes congolaises (APROCEM) ; l’accès des PME/ PMI aux financements ; et enfin favoriser la résilience des PME/ PMI, véritables créneaux de développement de l’immense potentiel entrepreneurial que possède la RDC, pays qui plus de 1 000 substances minérales dont 20 minerais stratégiques, une faune et une flore abondante, 45 % de la forêt africaine et la plus grande réserve des bois tropicaux. En effet, par rapport à cette énumération, le ministre d’Etat Muhanzi a déjà réalisé beaucoup de choses en peu de temps et il continue de poser d’autres actions comme il l’avait promis.

 Hubert Mwipatayi

Economie

DGI : des directeurs à l’école de la performance

Après la signature du contrat de performance, en juillet 2021, avec le ministère des Finances, l’actuelle équipe dirigeante de la Direction Générale des Impôts (DGI) avait initié un séminaire pour permettre aux cadres de cette régie financière de réaliser des exploits au niveau des recettes.

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L e bon comportement de la Direction générale des impôts (DGI) au début de l’année 2021 s’est poursuivi sur le terrain de la mobilisation. Après avoir signé un contrat de performance avec le Ministère des Finances, le 22 juillet dernier, la DGI avait amené ses directeurs à peaufiner des stratégies et actions pour mieux mettre en œuvre ce contrat lié à l’atteinte, voire, au dépassement des assignations de cette régie financière pour l’année 2021.

  Pour ce faire, un séminaire avait été organisé, le 1er septembre dernier, pour mieux outiller les directeurs des impôts. Ce séminaire a eu pour thème : « Définition des stratégies et actions en vue de la mise en œuvre du contrat de performance signé entre le ministère des Finances et la Direction Générale des Impôts pour l’exercice budgétaire 2021 ». Ces assises avaient été lancées par le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, pour permettre aux directeurs d’affuter leurs armes pour davantage mieux collecter les recettes d’impôts. « En dépit du fait que la situation globale des recettes de l’Etat, notamment celles mobilisées par la Direction Générale des Impôts, particulièrement depuis la formation du gouvernement mis en place sous l’impulsion du président de la République, Félix Tshisekedi, s’est améliorée, cette performance reste encore mitigée et mérite d’être améliorée davantage en vue du dépassement des prévisions budgétaires de la même période », avait déclaré Nicolas Kazadi lors du lancement de ce séminaire.

De son côté, Barnabé Muakadi Mwamba s’est montré plus que déterminé à étendre cette formation au niveau de tous les agents commis à la  collecte des impôts tant au niveau de grandes que de petites entreprises en vue d’atteindre les objectifs. Cela, au-delà de l’appropriation de la vision du ministre des Finances par les Directeurs séminaristes en ce qui concerne le contrat de performance. C’est ainsi  que le Directeur général des impôts envisage la tenue d’autres séminaires dans les tout prochains jours pour ratisser large. Ces contrats de performance s’appliquent pour l’exercice budgétaire 2021. Ils s’articulent essentiellement, d’une part, sur l’augmentation volontaire de la cible des recettes en listant également ses actions d’accompagnement, et d’autre part, sur l’introduction des indicateurs de performance pour évaluer distinctement l’effort de chaque service opérationnel des régies financières dans la mobilisation des recettes, quel que soit le lieu d’implantation à travers le territoire national.

Hormis celui de la DGI, ces contrats de performance ont été signés avec d’autres directeurs généraux des régies financières. Il s’agit de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) et la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD). L’objectif reste celui d’accroître la mobilisation des recettes.

 Cette mesure visait à soutenir la tendance haussière déjà remarquée au début de cette année. Pour rappel, du 1er au 30 juin dernier, les recettes mobilisées par les régies financières ont été de l’ordre de 938,5 milliards de francs congolais, soit 129 % par rapport aux prévisions évaluées à 795,3 milliards de francs congolais. De cette enveloppe, la Direction Générale des Impôts a mobilisé 474,5 milliards de francs congolais avec un taux de réalisation de 150% ; la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) a collecté 266,2 milliards de francs congolais avec un taux de réalisation de 126% ; et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires et de participations (DGRAD) a, quant à elle, généré 197,7 milliards de francs congolais avec un taux de réalisation de 100%.

 Heshima

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Tshisekedi : un bilan de 3 ans terne, mais une croissance en envol

Le 24 janvier 2022 marque l’an 3 de l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir. S’il est difficile de dresser à ce jour un bilan dans le secteur économique congolais, les réformes profondes réalisées par le chef de l’Etat sont l’une de grandes illustrations de son premier quinquennat..

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Depuis l’accession de Félix Tshisekedi  au pouvoir, la République démocratique du Congo s’est mise en ordre de bataille pour la relance de son économie. Pour atteindre ses objectifs, le chef de l’Etat mise dès lors sur les réformes ambitieuses et courageuses qu’il a entreprises, quand bien même que le succès n’est pas au rendez-vous. Toutefois, on note quelques excuses légitimes sur le blocage et le dysfonctionnement des institutions pendant deux ans, lesquels se sont traduits par des mésententes entre le FCC et son allié le CACH. S’il y a bilan à prendre en compte, celui-ci doit en principe être considéré à partir de la dissolution de la coalition FCC-CACH.

Aussi, on ne peut parler de l’économie de la RDC sans tenir compte des aléas et autres imprévus tels que la pandémie à Covid-19 et la fièvre Ebola qui n’ont pas rendu faciles les actions du chef de l’Etat. La situation sécuritaire pour laquelle l’état de siège a été décrété dans deux provinces de l’Est du pays dont l’Ituri et le Nord-Kivu, a aussi constitué une sérieuse difficulté.

Reprise de la croissance économique

Ce qui est sûr, la croissance économique de la RDC est remise sur les rails. Lors de sa visite à Kinshasa fin 2021, Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a salué les performances de l’économie congolaise dont la croissance devant atteindre 5,4 % fin 2021, doit atteindre 6,4% en 2022.

Quelques mois plus tôt, le président Tshisekedi avait annoncé dans son discours du 30 juin 2021 que le pays allait enregistrer une croissance économique positive de 4,9 % contre 1,7 en 2020. Ladite croissance, c’est le cas de le souligner, est portée par le secteur minier, secteur dans lequel il y a encore beaucoup de désordres… Quoi qu’il en soit, le Congo profite des prix élevés des matières premières dont ceux du cuivre, du cobalt…

Seulement, pour Félix Tshisekedi, ces résultats encourageants doivent permettre de soutenir différentes politiques sociales mises en place par le gouvernement, notamment la gratuité de l’enseignement de base et la couverture santé universelle.

Les réformes 

Le chef de l’Etat a initié de manière tentaculaire des réformes importantes, lesquelles vont à la longue induire des effets positifs sur le plan économique. Certaines, recommandées par les institutions de Bretton Woods,  portent déjà des fruits. Dans le cadre de celles-ci, Madame Marie-France Kabedi Malangu a été nommée gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC). D’autre part, le fait que le président Tshisekedi ait remis la RDC en programme avec le FMI, a donné un avantage au Congo. La validation en faveur de Kinshasa, le 15 juillet 2021, par le Conseil d’administration du FMI, du programme d’aide triennal permettant le décaissement d’un crédit de 1,5 milliard de dollars, dont un décaissement immédiat de 217 millions de dollars, a permis au pays de reprendre significativement du souffle.  

D’autre part, certaines réformes sont menées en vue de l’amélioration de l’attractivité du pays et de la diversification de l’économie. Pour cela, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde déroule une feuille de route ambitieuse en vue d’affermir le Doing Business. Outre la création des conditions de croissance économique inclusive, le gouvernement s’emploie dans la libéralisation de plusieurs secteurs économiques, à savoir le secteur des assurances, de l’énergie (eau et électricité)…

Ce qui a été ou s’est fait

En vue d’avoir une situation économique reluisante, le président Tshisekedi recoure à plusieurs leviers entre autres, la lutte contre la corruption, la mobilisation des recettes, etc. La corruption constitue un freinage au vrai envol économique du pays et fait perdre annuellement au Congo, depuis des années, une faramineuse somme variant entre 15 et 20 milliards de dollars.    

En ce qui concerne la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, Fatshi  utilise l’Inspection générale des finances (IGF) comme un cheval de bataille. L’IGF, avec à sa tête Jules Alingete, abat un travail de titan depuis mi-2020. Elle lutte efficacement et à ce jour les détournements ont diminué, implémentant par ricochet une bonne gouvernance – le trésor public est préservé et les mandataires fossoyeurs mis hors d’état de nuire.

Grâce à ce service dépendant de la présidence de la République, de l’ordre est remis également dans le domaine des exonérations où les choses sont désormais rationalisées. Par exemple, de 2017 à août 2020, la RDC a perdu, à cause des exonérations, un montant de 5,7 milliards. Avec ses patrouilles financières, l’IGF s’est imposée et les résultats sont plus que bons. La mobilisation des recettes est aussi devenue accrue depuis la nomination de Barnabé Muakadi à la tête de la Direction générale des impôts (DGI), mais aussi depuis que Nicolas Kazadi impulse une autre politique à la tête du ministère des finances. La DGI a réalisé une grande performance en mobilisant plusieurs milliers milliards de francs congolais, surtout en 2021, en dépassant largement ses assignations.

Les données de la Banque centrale du Congo renseignent que durant les trois premiers mois de l’année 2021, la DGI a collecté en cumul 941, 2 milliards de francs soit 455, 345 millions de dollars sur des prévisions de 901,3 milliards de francs, ce qui représente un taux de réalisation de 105,3 %.

D’autres régies financières telles que la Direction générales des douanes et accises (DGDA) et la Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation (DGRAD) ont réalisé de grandes prouesses en termes de mobilisation des recettes. 

Pour ce qui est de la BCC, elle enregistre depuis quelques mois, avec l’appui du FMI, des records inédits concernant les réserves de change, en atteignant plus de 3,3 milliards de dollars. Du coup, le marché de change devient stable. L’inflation a été maitrisée de 2020 à 2021, même si actuellement elle s’est envolée. Cette stabilité due à la bonne coordination des politiques budgétaires et monétaire, toutefois, doit être maintenue pour consolider la stabilité macroéconomique et la croissance économique.

La population croupit dans la misère

Entretemps, le vécu quotidien des Congolais demeure misérable et la lutte contre la pauvreté aléatoire. La population résiste grâce à une résilience développée depuis des années de conjoncture difficile. Le président Tshisekedi, dans son discours sur l’état de la nation du 13 décembre 2021, a reconnu que la population souffre. « Je suis conscient que la situation sociale de nos compatriotes n’est pas reluisante. Beaucoup de ménages peinent à nouer les deux bouts du mois et n’ont pas accès aux services sociaux de base tels que l’eau, l’électricité, les soins de santé, les transports », a-t-il reconnu.

Hubert MWIPATAYI

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Economie

Pic des recettes à la DGI en 2021, Barnabé Muakadi, un pari gagné

La Direction générale des impôts (DGI) a, du début à la fin de l’année passée, réalisé des recettes inédites. Son patron, Barnabé Muakadi Muamba, a quadrillé 2021 dont plusieurs mois ont connu une hausse de recettes.

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Il y a quelques mois, le Directeur Général des impôts, Barnabé Muakadi Muamba, évoquait une « satisfaction mesurée » au sujet des prouesses de sa régie financière. En cette année finissante, beaucoup d’autres réalisations ont été faites. On ne le dira jamais assez. Installé depuis plus d’une année à la tête de ce service public, Barnabé Muakadi Muamba, la cinquantaine révolue, a fait plus d’un quart de siècle à la DGI.

Il y travaille depuis l’époque où la régie financière s’appelait Direction générale des contributions. Ce qui signifie, selon certaines sources qui lui sont proches, il connait bien cette maison qu’il dirige depuis plus d’un an. Nommé par ordonnance présidentielle le 10 juin 2020, Barnabé Muakadi jouit d’un bon témoignage auprès de plusieurs de ses collaborateurs. Ceux qui connaissent l’homme et qui ont eu à travailler avec lui reconnaissent en sa personne la probité morale « irréprochable ». Certaines de ses autres qualités sont la loyauté, la compétence et la discrétion. Ce pasteur évangélique a mis à contribution son côté « pieux » pour assainir le circuit des recettes à la DGI. A côté de cet aspect, l’homme, selon son plan pour la relance de la DGI, qui a filtré dans ses premiers contacts après sa nomination à la tête de cette régie, promet au-delà des actions en faveur de l’entreprise, notamment la restitution de la plus-value à tous les agents de cette régie financière à travers toute la République.

En réponse aux questions du Magazine Heshima en juin 2021, Barnabé Muakadi Muamba fait état des performances que son service public réalisait à mi-parcours de l’année 2021. « Nous ne sommes qu’au début de notre travail à la tête de la DGI et nous pensons qu’au regard des résultats obtenus, notre satisfaction reste mesurée car, nous devons travailler davantage pour élargir l’assiette fiscale et espérer réaliser des recettes fiscales à la hauteur de toutes les ressources dont regorge notre pays », avait-il déclaré en toute modestie.

Dans cet entretien, l’homme étalait sa vision pour la DGI pendant son mandat mais aussi ce que pouvait être 2021 par rapport aux recettes que pouvait collecter cette régie financière.

« Cette vision que je porte pour la DGI, s’articule autour de trois axes stratégiques majeures à savoir, primo, l’amélioration , le renforcement et la consolidation des capacités humaines et institutionnelles ; secundo, l’orientation de toutes les actions fiscales vers la matérialisation de la vision de Monsieur le Président de la République en matière de mobilisation des recettes, à savoir la promotion du civisme fiscal, l’élargissement de l’assiette fiscale et la lutte contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale et tertio, la systématisation des indicateurs de rendement dont l’assainissement des répertoires, le renforcement du contrôle fiscal et le recouvrement des arriérés fiscaux et la collaboration avec la Banque Centrale du Congo dans le cadre de la sécurisation des procédures d’assiette et de recouvrement », avait-t-il énuméré. Sur le terrain en 2021, son service public a été celui qui a le mieux réalisé des performances en termes de mobilisation des recettes. « L’exploit réalisé au mois d’avril 2021 par la DGI n’est pas le seul indicateur des performances de notre gestion à la tête de cette administration fiscale. Certes, les performances enregistrées au mois d’avril 2021 restent historiques et n’ont laissé indifférent plus d’un observateur, mais elles n’ont pas commencé qu’au mois d’avril 2021 », avait précisé Barnabé Muakadi.

Nous ne sommes qu’au début de notre travail à la tête de la DGI et nous pensons qu’au regard des résultats obtenus, notre satisfaction reste mesurée car, nous devons encore travailler davantage pour élargir l’assiette fiscale et espérer réaliser des recettes fiscales à la hauteur de toutes les ressources dont regorge notre pays

Pour lui, bien avant mais aussi après le mois d’avril 2021, il s’était observé une évolution significative de recettes à la DGI. « Il n’y a pas de hasard en matière de réalisation des recettes, c’est le résultat de la stratégie mise en place pour matérialiser la vision du président de la République en matière de mobilisation des recettes », avait-il assuré.

Le déroulé de sa politique en témoigne. Il y a eu la poursuite de certaines actions qui ont été d’un apport significatif aux recettes enregistrées à ce jour par la DGI, notamment le plan de modernisation du système informatique, le plan de communication de l’impôt à la population, comprenant entre autres, la vulgarisation de l’IPR à charge des employés du secteur public.

Lors de l’exercice passé, les recettes des impôts fixées à 4.752,4 milliards de francs congolais (2.299 milliards de dollars) ont été maintenues dans la loi de finances 2020  pour un budget national 2021 chiffré à 14.235,2 milliards de francs congolais (6,9 milliards de dollars). Donc, la DGI devrait apporter, à elle seule, le tiers du budget national. Un effort qui a été consenti avec la mobilisation accrue des recettes tout au long de l’année 2021.

Autre fait, selon les données de la trésorerie commentées par le ministre des Finances lors de la 18ème réunion du conseil des ministres tenue le 3 septembre 2021, Nicolas Kazadi avait présenté un chiffre de 891,6 milliards de Francs congolais en termes de recettes collectées pour le mois d’août, soit 445 millions de dollars.

En cette fin d’année, la politique menée par la direction de cette régie financière a été une réussite. Un travail en synergie qui a vu l’ensemble du personnel mettre la main à la patte afin de donner au gouvernement les moyens de sa politique pour faire face aux besoins de la République. Barnabé Muakadi ne compte pas en rester là. Il pourrait quadriller aussi 2022 ! 

 Heshima 

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