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Economie

Acacia Bandubola : L’interview

Une année après sa nomination à la tête du Ministère de l’économie nationale du premier gouvernement de l’alternance, un portefeuille majeur, Acacia Bandubola Mbongo s’est livrée au magazine Heshima.

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Heshima Magazine : Madame Bandubola, une année après votre entrée au gouvernement, quels sont les actes que l’on peut considérer comme marquants, que vous avez posé en faveur de la population ?
Vous savez, le Ministère de l’Economie Nationale de part ces attributions a notamment la mission stratégique de protéger le consommateur final par la surveillance et le contrôle du marché intérieur. Lorsqu’on parle de consommateur final, c’est en fait la population qui est visée. Ainsi pour garantir
le pouvoir d’achat de cette population nous avons :

  • Redynamisé le Comité de suivi des prix des produits de première nécessité, qui est
    une structure importante de concertation permanente entre les différents acteurs qui
    interviennent dans l’approvisionnement du marché intérieur ainsi que des délégués de
    services et institutions publiques publics et privés. A cet effet, nous avons intégré les représentants des associations des consommateurs afin qu’ils participent aux discussions.
  • Veillé à maintenir l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité avant, pendant et après covid-19 pour éviter la surchauffe des prix suite aux velléités de certains opérateurs économiques d’anticiper sur le taux de changes ou de procéder à la rétention des stocks ;
  • Mis sur pied une mission de surveillance du marché ; dans le souci de veiller toujours à sauvegarder le pouvoir d’achat de la population, pendant la période de la pandémie
    de la covid -19.
    Pour ce faire, nous avons effectué plusieurs descentes sur terrain auprès des producteurs
    et importateurs grossistes, pour garantir le niveau des stocks des produits de premières nécessités et ce, toujours au profit de la population, car lorsqu’il y a pénurie des produits essentiels, c’est le consommateur final qui subit la hausse anarchique des prix.

Vous étiez dans le Top 10 du sondage Le Point en juin dernier. En quoi le Ministère de l’Economie a été utile à la Nation, par rapport à l’approvisionnement de marchés congolais, depuis que le coronavirus est entré en RDC ?
Vous savez, moi je ne travaille pas en fonction des sondages mais plutôt avec l’objectif de véritablement contribuer à l’émergence de notre pays, en accompagnant la vision du Chef de l’Etat. Ceci dit, les sondages peuvent constituer une motivation à mieux faire. Le Ministère de l’Economie Nationale, sous le leaderships politique de Son Excellence Monsieur le Président de la République et la supervision de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, a pris plusieurs mesures en vue d’assurer l’approvisionnement du pays à savoir notamment :

  • Le soutien pour la relance des activités économiques au moyen d’un financement du FPI ;
  • L’exonération des impôts, droits, taxes et redevances sur l’importation et la vente des intrants et produits pharmaceutiques ainsi que sur les matériels et équipements médicaux liés à la pandémie de la COVID-19 durant une période de 6 mois ;
  • Le démantèlement des barrières policières et des postes de contrôle à l’intérieur du territoire;
  • La suppression des taxes illégales et de certaines taxes provinciales sur les produits agricoles ;
  • Les visites d’inspection des principaux importateurs des produits de première nécessité qui a donné la certitude de la disponibilité des stocks conséquents capables de couvrir les besoins nationaux jusqu’à fin août 2020 ;
  • Le lancement de la vente des produits agricoles en provenance de l’intérieur du Pays à des prix abordables.

L’allègement de la procédure de traitement des importations aux points d’entrée de KASUMBALESA,
de MATADI et de KASINDI.

Peut-on aujourd’hui dire que les différents départements du Secrétariat général à l’Economie Nationale fonctionnent bien et dans des bonnes conditions ?
Le Secrétariat général est le bras séculier du Ministre, en ce qu’il m’assiste dans l’accomplissement des attributions prévues par l’Ordonnance n° 020/017 du 07 mars 2020 fixant les attributions des Ministères. La collaboration est bonne ; j’apprécie à juste valeur leur travail. J’attache une grande importance à l’amélioration des conditions de travail de mes agents.


On vous a vu à l’oeuvre pour le réajustement de la structure des prix des produits pétroliers au Sud-Est et au four et au moulin en faveur de la levée de la grève. Pourquoi faut-il toujours attendre les revendications des opérateurs économiques pour agir ?
Les modalités pour réajuster les prix des produits pétroliers sont règlementées et bien connues de toutes les parties prenantes membre du Comité de suivi des prix des produits pétroliers. Il ne s’agit donc pas d’attendre les revendications des opérateurs du secteur, mais nous travaillons en concertation dans un cadre bien précis du comité sus évoqué, Etant l’autorité de régulation des prix je dois y veiller.

Vous avez lancé officiellement en juillet le contrôle économique à travers toute la République.
Que visez-vous en déployant des inspecteurs économiques sur le terrain ? Comment reconnaître les vrais inspecteurs ?

⮚ Faire respecter la législation et la règlementation économique et commerciale par la répression des
infractions économiques auprès des opérateurs économiques ;
⮚ Vérifier l’application du décret de 1er ministre sur la suspension de la TVA ;
Informer, sensibiliser les opérateurs économiques sur leurs obligations et droits vis-à-vis du Ministère de l’économie et les réformes encours initiées dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires ce qui constitue un objectif pédagogique d’une mission.


Depuis la dernière spéculation due à la dévaluation du franc congolais, les prix de produits de consommation sont restés chers alors que la monnaie connait une certaine stabilisation. En quoi consiste le travail du Comité de suivi des produits de première nécessité ?
● Quand on observe une certaine stabilisation du Franc Congolais, le prix ne s’ajuste pas à la baisse, économiquement ça se justifie.
Il y a un temps d’adaptation existant entre le moment de la dépréciation du Franc Congolais et le moment de la baisse des prix, une période pendant laquelle le prix reste rigide (comportement habituelle du marché). Le Gouvernement est en train de mettre tout en œuvre pour que les opérateurs
économiques renouvellent effectivement leur confiance en la politique monétaire de la Banque Centrale.
● Le rôle du comité de suivi des produits de première nécessité est de réguler les prix sur le marché et assurer le suivi du niveau de stock des produits de première nécessité.

La mission primordiale est de s’assurer en dépit de la pandémie de Covid-19 qu’il n’ait pas hausse de prix de denrées alimentaires sur le marché, ce qui peut inquiéter la couche de la population qui vit « au taux du jour », d’où la nécessité pour le Gouvernement par le biais du Ministère de l’Economie Nationale à se pencher sur la question pour que ceux qui vendent les produits de première nécessité ne
puissent pas inquiéter les consommateurs en augmentant le prix sans explications convaincantes.


La FEC dénonce des arrestations et détentions d’entrepreneurs pour raison de paiement de droit et taxes à l’importation en RDC. Qu’en pensez-vous étant donné que vous travaillez avec les opérateurs économiques ?
C’est fort comme accusation. Les opérateurs économiques sont nos partenaires, le rôle de notre ministère n’est pas de les harceler ou les inquiéter. Quand l’opérateur économique est en situation d’illégalité, le cas légal et réglementaire est clair là-dessus. A travers l’arsenal des sanctions administratives et financières ainsi que les amendes transactionnelles.

Vous avez proposé un projet d’arrêté ministériel au gouvernement portant
fixation de la nomenclature des activités et modalités de modification du Numéro d’identification nationale. Quel est l’objectif que vous voulez atteindre ?

Cet arrêté très important vient apporter des innovations en ce qu’il prend en
compte la nouvelle configuration du pays qui était passé de 11 à 26 provinces.
Il était donc nécessaire que le nouveau numéro prenne en compte cette réalité. En outre il fallait se conformer aux nouvelles dispositions de l’OHADA en la matière.

Qui sont appelés à posséder un Numéro d’identification nationale ?
Numéro d’Identification Nationale est attribué à toute personne physique ou morale exerçant une activité commerciale, industrielle, agricole, libérale ou de service sur toute l’étendue du territoire national.

Vous avez été atteinte du coronavirus et vous en êtes guérie. Comment avez-vous vécu cela ?
La COVID-19 existe bel et bien. Ayant été moi-même infectée et ayant perdu des êtres chers de ma propre famille, je pense pouvoir à juste titre, témoigner de son existence. Pour autant, ce n’est pas une fatalité. Il faut demeurer dans l’espérance d’un avenir meilleur. Cette période n’a pas été facile pour
moi et en parler même actuellement, n’est pas aisé. Mais au-delà de tout, il faut rester positif, surmonter les épreuves qui nous atteignent pour en sortir plus fort.

Vous êtes la première femme à occuper la tête du Ministère de l’Economie Nationale en RDC, un pays où la femme est éperdument à la recherche d’un modèle de leadership ou d’épanouissement, comment concevez-vous cela ?
Je lance un message fort à la jeune femme. Le Chef de l’Etat est le premier du reste, à avoir compris que la femme était capable de faire aussi bien, sinon mieux que l’homme. (Rire)

La mise en oeuvre de la gratuité de l’enseignement de base est un message fort lancé à la population.
Envoyez les enfants à l’école, et surtout la jeune fille. La jeune femme doit être décomplexée et croire en elle-même, en ses capacités. Si je peux modestement être pour certaines, un exemple de détermination, cela sera pour moi une joie et un honneur.

HESHIMA MAGAZINE

Diaspora

LUTTE ANTIBLANCHIMENT DES CAPITAUX L’ACCOMPAGNEMENT DE L’UE

David Hotte a fait ressortir toute l’importance contenue dans l’accompagnement de la lutte contre la corruption à travers la lutte anti-blanchiment et le financement du terrorisme, que mène son organisation dans le cadre d’un partenariat RDC-Union européenne.

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Dans son exposé, le directeur de Global Facility s’est, d’entrée de jeu, appesanti sur le rôle que joue l’Union européenne dans son soutien à la RDC dans l’implémentation de la bonne gouvernance. Il a expliqué à l’assistance que sa structure s’inscrit dans l’optique d’un projet mondial de la Commission européenne. La mise en œuvre de sa mission consiste en une assistance technique un peu partout dans le monde sur un thème bien précis pour éradiquer le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme Cette approche se conçoit d’après lui en aval d’un programme de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. 

En République démocratique du Congo, affirme-t-il, son équipe travaille avec les acteurs opérationnels depuis un an dans le cadre de leur projet, précisant qu’ils ne sont pas partis de zéro dans cette entreprise. « La lutte an-ti-blanchiment au Congo n’est pas une récente découverte. Cette situation n’a pas été mise en exergue lorsque le GAFI (Groupe d’action financière, Ndlr) avait listé le Congo. La lutte anti-blanchiment existait bien avant », a-t-il indiqué.

 Sa connaissance du Congo qu’il fréquente depuis la fin des années 90 en est un témoignage comme le confirme ses propos ; « J’ai vu un peu comme cela a évolué. J’ai travaillé au Congo sous la casquette du FMI et puis j’ai travaillé pour les Nations-Unies et récemment à la Commission européenne. Ce qu’il faut savoir et c’est très important, à des degrés divers, la RDC a toujours été active dans ce combat ».

Ce que Global Facility fait en RDC

Expliquant en quoi se rapporte son travail, David Hotte a déclaré : « Le projet que je dirige aujourd’hui, apporte une assistance technique aux pays qui en font la demande. Pour ce faire, le pays doit introduire une requête à la délégation de l’UE territorialement compétente. Cette requête parvient jusqu’à Bruxelles. Une fois la requête validée, elle est transmise à mon projet afin d’initier une intervention ». Selon lui, tout ce qui tourne autour de la bonne gouvernance ou autour de la lutte anti-blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme est pris extrêmement au sérieux par la Commission de l’Union européenne. A ce jour, le projet est localisé dans 34 pays. 

L’information livrée par le directeur de Global Facility renseigne que la demande d’assistance technique formulée par la RDC, bien avant d’être listée par le GAFI, avait abouti chez lui : « Cela a été décidé immédiatement dès que la RDC a émis sa requête d’assistance technique et nous sommes intervenus le plus tôt possible », a-t-il martelé avant de poursuivre : « La RDC représente l’un des pays les plus importants que nous comptons en Afrique centrale et en Afrique de manière générale ».

 Rendant compte de l’évolution de ses interventions, David Hotte a fait état de sa participation à un comité d’assistance technique qui se réunit régulièrement dans la capitale congolaise et soutient que la note est très positive pour Kinshasa. « Dès la mise en place du comité d’assistance technique, nous rassemblions des acteurs publics autour de la table aux côtés de quelques-uns du secteur privé ainsi que ceux de la communauté internationale. Aujourd’hui, nous associons davantage ces différents acteurs en plus grand nombre. Cela veut dire que la communauté internationale est présente à Kinshasa », rappellet-il.

L’appui à la CENAREF 

Spécifiquement, David Hotte a précisé que son organisation a fourni beaucoup d’assistance technique essentiellement à la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) mais aussi à l’autorité qui s’occupe du recouvrement des avoirs. « Là aussi on va continuer à développer notre assistance technique avec le pays et ce sera plus important parce que l’accompagnement se passe bien. Je constate une évolution positive, il faut mettre les bouchées doubles, renforcer les dispositifs… », a-t-il renchéri. Félicitant le gouvernement congolais pour la lutte anti-blanchiment des capitaux, il a affirmé : « Je pense que le pays le fait très bien. 

Nous disposons maintenant au Congo d’une législation et des décrets ainsi que des institutions ad hoc qui luttent contre le blanchiment des capitaux et qui renforcent la bonne gouvernance. Cela est très appréciable. Dans ce domaine, la détermination des dirigeants est à prendre en considération car l’aspect politique est très décisif. Quand on parle de la bonne gouvernance, s’il n’y a pas de volonté politique au sommet, je pense que cela ne peut pas fonctionner aux échelons inférieurs », a-t-il signalé avant d’arguer : « Au Congo nous sommes dans une bonne direction …nous allons continuer à travailler avec la RDC ».

Le problème des transferts des flux 

Par ailleurs, a souligné David Hotte, il est crucial de prendre en compte la dimension privée des flux financiers, car c’est à travers ceux-ci que l’argent est envoyé et reçu au pays. « Dans votre pays, la RDC, vous avez des industries qui fonctionnent parfaitement avec des investissements provenant de l’extérieur et là aussi il ne faut pas que ces flux se tarissent ou se bloquent pour des raisons diverses et variées voire des raisons techniques liées à la lutte contre le blanchiment des capitaux », a-t-il relevé.

Pour le directeur de Global Facility, la fluidité des transferts de fonds s’avère essentiel. Il n’approuve toutefois pas le fait que de gens soient soupçonnés tout simplement parce qu’étant originaires d’un pays listé par le GAFI. « Mon expérience est que certains flux qui viennent de certains pays sont regardés bizarrement.

 Dans ce pays, on a vu des comptes bancaires fermés parce que les gens étaient d’origine africaine ou congolaise, ou encore tout simplement des résidents des pays listés par le GAFI », a-t-il rapporté. En homme au profil multidisciplinaire, David Hotte maitrise la question des flux financiers. Avocat fiscaliste par le passé, officier de gendarmerie, fonctionnaire international au Fonds monétaire international (FMI) et aux Nations Unies, puis banquier, il n’a pas hésité de partager sa riche expérience. « J’étais directeur de la sécurité financière du groupe et des propriétaires de la BCI, deuxième groupe bancaire français, qui n’est pas présent en RDC, mais qui est de l’autre côté du fleuve », a-til expliqué.

Un travail dur et dangereux…

 Pour clore ses propos, David Hotte a reconnu que le travail sur la bonne gouvernance n’est pas aisé : « C’est un travail qui est très dangereux. Les travaux sur la bonne gouvernance ne sont pas des choses faciles parce que ce sont des cas, des décisions qui sont dures pour soi-même, dures pour les gens avec lesquels on travaille, dures pour sa famille, mais il faut encore être très dur avec les gens qui interférent pour son application, sans aucune notion par rapport à sa nécessité ».

 Hubert MWIPATAYI

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Diaspora

REDEVABILITÉ DEVANT LA DIASPORA COMPRENDRE L’ENJEU DE LA CONFÉRENCE

Depuis trois ans, l’Inspection générale des finances (IGF) mène un combat acharné contre le détournement des finances publiques en République démocratique du Congo. Les résultats de cette lutte initiée par le président de la République, Félix Tshisekedi, devaient être vulgarisés auprès des Congolais vivant en dehors du pays. Explications.

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La conférence-débat organisée du 26 au 27 octobre 2023 à l’Université Libre de Bruxelles, en Belgique, a permis à l’IGF d’éclairer les Congolais de la diaspora vivant en Europe sur le travail réalisé par son institution ainsi que ses retombées notamment dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires. 

L’objectif de ces assises, d’après les organisateurs, était de mettre en lumière les efforts déployés par l’IGF dans la lutte contre la corruption, en plus de démontrer le niveau d’implémentation de la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques et les résultats obtenus.

Ayant pour thème « Les avancées de la lutte pour l’instauration de la bonne gouvernance publique en République démocratique du Congo », cette conférence qui a sensibilisé la diaspora sur la détermination à relever le pari de la bonne gouvernance au pays a connu la participation de l’orateur principal, Jules Alingete Key, inspecteur général des finances-chef de service de l’IGF. 

Outre lui-même, d’autres panélistes s’y sont succédés dans leurs différentes interventions pertinentes. Il s’agit de Christian Ndongala, ambassadeur de la République démocratique du Congo en poste au Benelux (Belgique, Nederland et Luxembourg) ; Bertin Mampaka, sénateur belge ; Alex Lumpali, professeur en sciences économiques et gestion à l’Université de Namur (Belgique) ; Al Kitenge, stratège et expert en innovations économiques, David Hotte, chef d’équipe de l’EU Global Facility, Projet AML/CFT ainsi que Junior Mbuyi, expert financier international et CEO du groupe JPG Consulting Partners. 

La République démocratique du Congo a en effet été confrontée à la mauvaise gouvernance, laquelle a eu un impact négatif considérable sur le développement du pays et partant sur le bien-être de la population. Fort heureusement, depuis maintenant plus de deux ans, l’Inspection générale des finances, service spécialisé d’audit supérieur relevant de la Présidence de la République, s’est montrée intraitable dans le combat des antivaleurs liées à la gestion des finances publiques et autres biens de l’Etat. Ce travail est mené de main de maître par l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete, avec l’aide de ses différentes brigades à la tête desquelles sont placés des inspecteurs généraux des finances.

 L’exercice réalisé en 3 ans par cette équipe nécessitait d’être vulgarisé auprès de la majorité des Congolais, singulièrement ceux de la diaspora dont l’éloignement physique avec la mère patrie constitue un facteur de déphasage par rapport à l’évolution de plusieurs réalités. Ainsi, la conférence-débat organisée à Bruxelles était particulièrement indiquée-un exercice de redevabilité qui se marie mieux à la ligne politique du président de la République mise en place dès le début de son mandat visant à échanger avec des Congolais partout où ils se trouvent. Cette conférence a aussi donné l’occasion aux membres de la diaspora congolaise d’Europe de s’exprimer, en donnant leurs avis et considérations au sujet de la gestion des finances publiques de leur pays d’origine.

Intérêts des assises 

Avec l’engouement qui a suivi les exposés des panelistes, la conférence-débat était une grande opportunité de sensibilisation d’un large public sur ce qui a été fait par rapport à  la lutte contre la mauvaise gestion des finances publiques et la corruption en RDC. Cette activité qui a suscité un intérêt particulier, a permis de mettre en exergue les résultats probants acquis par l’Inspection générale des finances dans sa lutte. Une tâche de gendarme financier largement saluée qui a occasionné l’augmentation du budget national, passant de 5 milliards de dollars en 2019 à plus de 16 milliards en 2023. 

Ces assises ont permis aussi de présenter les actions et les stratégies instaurées par l’Inspection générale des finances ; de partager les expériences réussies et les leçons apprises pour servir de référence à d’autres pays et institutions qui cherchent à améliorer la gestion de leurs finances publiques ; d’encourager la collaboration entre les acteurs nationaux et internationaux, y compris les membres de la diaspora. Cette activité, a eu aussi le mérite de permettre au public de la diaspora de poser toutes les questions possibles au patron de l’IGF sur la gestion des finances du pays.

Publics cibles et thématiques

 Cette conférence de deux jours a ciblé plusieurs acteurs, principalement des Congolais de la diaspora ; des officiels congolais avec à leur tête l’ambassadeur de la RDC en poste à Bruxelles, des responsables de la gestion des finances publiques, des investissements  et de l’amélioration du climat des affaires, en ce compris des acteurs de la société civile engagés dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance. Elle visait aussi des experts en finances publiques, des universitaires et des chercheurs travaillant sur les questions liées à la gestion des finances, mais aussi des potentiels investisseurs. 

Quant aux thématiques exploitées, la conférence a eu à débattre des stratégies et des actions instituées par l’Inspection générale des finances pour lutter contre la corruption et promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques, relever les défis spécifiques auxquels fait face la RDC dans la gestion des finances ainsi que les approches pour les surmonter. Il convient également de citer celles se rapportant aux bonnes pratiques en matière de contrôle financier, de détection de la corruption et de prévention des malversations, aux perspectives et aux recommandations pour renforcer l’assainissement des finances publiques en RDC, sans oublier des thèmes comme l’accompagnement de l’Union européenne dans la lutte contre la corruption en RDC ainsi que des sujets qui touchent à l’apport de la diaspora congolaise à son pays d’origine.

Heshima

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Economie

EUSTACHE MUHANZI, CE QUE L’ON SAIT DE SES ACTIONS

Au-delà de ses occupations d’Etat, Eustache Muhanzi Mubembe mène aussi plusieurs actions sociales à travers une fondation qui porte son nom. Portrait d’un homme qui aime agir sans tambour ni trompette en faveur de la population, particulièrement celle du Sud-Kivu.

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Dans la province du Sud-Kivu, précisément dans le territoire de Kabare, les empreintes des œuvres sociales du ministre d’Etat Eustache Muhanzi sont visibles. En septembre 2022, des sacs de ciment et tôles ont été offerts à Kabare Nord pour participer à la construction des écoles, une salle polyvalente et une salle de formation en informatique.

Ceci dans le but de contribuer au développement durable de cette partie de la province du Sud-Kivu. A Lugendo, l’Ep Ishungu a bénéficié d’un lot de tôles, alors que l’institut Nyamukola de Birava a reçu des sacs de ciment pour l’aménagement d’une salle d’informatique afin de faciliter l’éducation des enfants dans cette partie de la province du Sud-Kivu. 

De Lugendo en passant par Ishungu, Birava, jusqu’à Luhihi, la population avait réceptionné des dons des mains propres du président de la Fondation Muhanzi Mubembe Eustache. Au total, sept écoles protestantes et certaines dans le secteur catholique ont bénéficié de l’appui de cette fondation.

En juillet 2023, d’autres actions ont été initiées par le ministre d’État, ministre de la Décentralisation et Réformes institutionnelles, Eustache Muhanzi Mubembe. Ce dernier a posé, le 8 juillet, devant une foule en liesse, la première pierre qui va lancer les travaux d’érection des nouvelles salles de classe de l’E.P. Mugobe. Il s’agit de l’agencement de 14 salles de classe en dur et répondant au standard international pour l’école primaire Bugobe, toujours dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. L’initiative et le financement sont l’œuvre de sa fondation qui répond aux besoins de formation dans sa communauté.

Muhanzi, discret mais efficace… 

Effacé à dessein, croyant plus aux œuvres qu’aux discours, père d’une famille croyante et chrétienne, l’homme se distingue par la cinquantaine révolue – 55 ans exactement. Ancien du petit séminaire de Katudwe Cibimbi à Nyangezi et du très célèbre collège Alfajiri des Pères Jésuites de Bukavu, il y entreprit et y acheva ses études secondaires en chimie-biologie. Friand de connaissances, il fréquentera successivement l’Université de Kinshasa et l’Université Protestante du Congo. Il a ensuite fait des études en pharmacie, en droit et aussi en développement, pour lesquelles il justifie des diplômes universitaires conséquents.

 Discret, peu connu du grand public, Eustache Muhanzi Mubembe est pourtant actif dans les réalisations de développement au profit de sa communauté. Sur le plan politique, son dévouement et son sérieux démontrés aussi bien dans le cadre de son parti Union pour la Nation Congolaise (UNC) qu’au sein du gouvernement lui décerne les mérites d’homme de confiance.

Cette confiance amènera le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à lui accorder la gestion du portefeuille des Ressources Hydrauliques et Électricité dans le premier gouvernement de l’alternance pacifique puis le portefeuille de l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes entreprises dans le gouvernement Sama Lukonde I et ensuite le ministère de la Décentralisation au sein du gouvernement actuel Sama Lukonde II. Avant ce parcours comme ministre d’Etat, Eustache Muhanzi a été tour à tour, chef de département médico-pharmaceutique de la Police nationale congolaise puis directeur général du Fonds de promotion culturelle.

Il a également été conseiller dans quelques cabinets politiques au niveau national. Proche collaborateur de celui que d’aucuns appellent « Mwalimu », Vital Kamerhe, Eustache Muhanzi est l’un des piliers et pionniers de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti qui lui est cher. Il en a été successivement, dès sa création, le secrétaire politique national adjoint chargé de l’organisation, pour devenir, au plus fort des enjeux, coordonnateur de la cellule nationale des élections. Sa touche personnelle s’y est vite fait remarquer. Comment en aurait-il d’ailleurs été autrement quand on connait la méticulosité, le volontarisme et l’amour du travail bien fait qui sont quelques traits dominants de sa personnalité.

Un des ministres les plus actifs… 

Par rapport à ce qu’il a accompli, Eustache Muhanzi demeure depuis quatre ans l’un des membres du gouvernement de la République les plus actifs. Depuis sa prise de fonction à la tête du ministère de la Décentralisation et Réformes institutionnelles, il ne baisse pas les bras. En juin 2023, il a participé à des travaux relatifs à la problématique de la décentralisation organisés par le Centre international pour la promotion de l’Afrique (CIPA) à Saint Gilles, en Belgique. 

Le 17 août 2023, Eustache Muhanzi, conscient de ses tâches liées aux entités décentralisées, a rencontré le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima. Ensemble, les deux personnalités ont travaillé sur la question des échéances électorales qui pointent à l’horizon, très spécifiquement, en ce qui concerne les entités territoriales décentralisées, sur les élections provinciales, urbaines et locales, qui devront sensiblement contribuer à la mise en œuvre effective du processus de décentralisation en RDC, et l’autonomie de gestion des ETD voulue par la Constitution de la République.

Des empreintes aux PME…

 Le 27 avril 2021, lorsqu’il procédait à la remise et reprise au ministère de l’Entreprenariat, Petites et moyennes entreprises (E-PME), il avait indiqué que son action serait axée sur cinq objectifs principaux. Il s’agissait de mettre en œuvre le Programme national de développement de l’Entrepreneuriat au Congo (Pronadec) pour promouvoir l’émergence des classes moyennes congolaises, doter le pays d’un cadre légal et réglementaire sur l’entrepreneuriat, l’artisanat et les startups…

A cette époque, il avait abattu un travail de qualité avec les structures dépendant de ce ministère, parmi lesquelles l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), le Projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises (PADMPME), le Fonds de garantie pour l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), et l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC). Il avait aussi réalisé une kyrielle d’actions notamment le Programme de l’implémentation des incubateurs des PME et des startups lancé dans 17 provinces, l’obtention des financements pour plus d’une centaine de PMEs…

Passage remarquable à l’Energie 

Le ministre d’Etat Eustache Muhanzi n’est pas à sa première expérience. A l’instar de l’EPME, il avait déjà marqué d’une empreinte indélébile son passage au ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, portefeuille qu’il avait occupé au sein du premier gouvernement de l’alternance politique pacifique. En 2020, période pendant laquelle le risque de la pandémie à coronavirus était le plus sévère, il avait veillé sur la stricte application de toutes les mesures ou décisions prises par le chef de l’Etat relative à cette pandémie, consistant à desservir la population en eau potable et en électricité gratuitement pendant deux mois.

Il avait contribué à l’amélioration de la production et de la distribution d’eau potable, dans le cadre du projet d’alimentation d’eau en milieu urbain (PEMU), financé par la Banque mondiale en partenariat avec la société chinoise WTC. Sous son leadership, la construction de deux nouvelles usines de production d’eau potable avait démarré dans le but de résorber le déficit, à savoir l’usine de Lemba Imbu et celle de Binza-Ozone. D’une capacité de production finale de 220 000 m3/jour, l’usine de Lemba Imbu a été inaugurée le 23 août 2022. Quant à celle de Binza-Ozone, qui produira au finish 300 000 m3/jour, les travaux continuent.

Concernant le secteur de l’électricité, il est le premier des ministres à avoir facilité la mise en œuvre de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité et de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER), deux établissements créés dans le cadre de la libéralisation dudit secteur, dont le travail est aujourd’hui remarquable sur le terrain.

En février 2020, le ministre d’Etat Muhanzi avait été parmi les signataires d’un protocole d’accord entre le gouvernement congolais et General Electric, dans lequel la société américaine s’était engagée à investir plus d’un milliard de dollars en RDC, particulièrement dans le barrage d’Inga. 

Aussi avait-il présenté le 08 février 2021, avec le concours de l’Agence Nationale de la Promotion des Investissements (ANAPI), un recueil de textes légaux et réglementaires d’opérationnalisation des activités du secteur de l’électricité… Ce quinquennat aura donc été jalonné par ses résolutions dans les trois portefeuilles dirigés successivement tout au long du mandat du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Avec ses interventions sociales au côté des responsabilités ministérielles exécutées durant cette période, Eustache Muhanzi Mubembe pourrait bien figurer sur la liste des personnalités ayant marqué le premier quinquennat du chef de l’Etat.

Une radio communautaire Conçue comme instrument de promotion des valeurs intrinsèques des habitants, opérateurs économiques et autres acteurs du développement de Kabare et ses environs, la radio communautaire ENYANYA FM _Projet inspiré des attentes légitimes des populations de cette partie du territoire est opérationnelle depuis le 22 août 2023 dernier et est présentement en phase de test sur la FM 98.2 MHz. C’est ici l’occasion de saluer toutes les opportunités de communication efficiente qu’offre la FMD aux forces vives de Kabare en général et de Miti en particulier étant donné la possibilité de partager la ressource matérielle que représente le pylône type commercial érigé à cet effet. 

 Heshima

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