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Economie

Relance économique : Acacia Bandubola donne des signaux forts

Le 26 août 2019, les congolais de par le monde ont découvert, après plusieurs mois d’attente, le premier Gouvernement issu de l’alternance pacifique et historique de leur pays. D’aucuns estiment que ce Ministère est une patate chaude pour tous ceux qui y sont nommés tant l’économie congolaise est difficile à maîtriser. Et pourtant, cela n’a nullement effrayé la Ministre Bandubola, qui à son arrivée à l’aéroportinternational de Ndjili à Kinshasa au lendemain de sa nomination, a démontré toute sa détermination à gérer le panier de la ménagère congolais en déclarant : « les défis sont énormes mais nous avons des épaules solides en toute humilité, nous allons réussir, nous avons le devoir des résultats pour soulager notre peuple afin que ce dernier entre dans cette ère nouvelle ».
Une déclaration qui donnait le ton d’une gestion différente du Ministère de l’Economie Nationale.

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Une déclaration qui donnait le ton d’une gestion différente du Ministère de l’Economie Nationale.

Une tâche complexe !

Gérer le Ministère de l’Economie Nationale demande mieux que de l’intelligence et de la sagesse, une bonne dose de caractère et d’autorité s’impose en la matière. Dans un pays comme la RDC où jadis des opérateurs économiques ont marché sur des Ministres faisant éjecter certains d’entre eux grâce à leurs relations au sommet de l’Etat, il convient d’avoir des épaules, la tâche étant dure.

En quelques lignes voici les missions et les attributions reconnues à ce Ministère :

  • Politique économique nationale sous ses divers aspects, notamment la politique générale de la production, ainsi que la politique et la réglementation du marché intérieur par le contrôle et le suivi a priori des prix des produits locaux de base et par le contrôle a posteriori pour les produits importés, et des tarifs de prestation des services ;
  • Mise en valeur de l’ensemble de l’espace productif national en collaboration avec les Ministères de l’Industrie et des PME ;
  • Evaluation des besoins de l’Economie nationale ;
  • Identification nationale, confirmation et recensement des agents économiques ;
  • Avis sur les questions de politique économique et financière ayant un impact sur les approvisionnements, la production et les prix ;
  • Politique, législation et réglementation de la concurrence sur toute l’étendue du territoire national ;
  • Elaboration des statistiques économiques courantes (de production, sectorielles et globales, conjoncturelles et structurelles) et en assurer la conservation et la publication périodique ;
  • Réalisation des études techniques et économiques concernant l’orientation économique et le comportement des agents économiques ;
  • Encadrement des activités économiques ;
  • Gestion du stock de sécurité, en collaboration avec le Ministère des Finances

Le paradoxe qui fait mal !

A ce jour, le Ministère de l’Economie Nationale n’avait jamais été aussi animé auparavant, secteur-clé de la vie en République Démocratique du Congo, ce service régulateur de la société avait souvent subi des critiques, les plus virulentes comme les plus alarmantes. La RDC étant un pays béni du ciel avec des potentialités géologiques, hydrologiques, forestières et démographiques scandaleuses, elle est considérée comme un des rares paradis terrestres pouvant ainsi être à l’origine du développement de tout le continent africain voire de toute la planète. C’est en outre grâce au coltan congolais que se fabriquent les téléphones et les ordinateurs, et grâce à son cuivre ou encore son cobalt que bien d’autres produits sont fabriqués et commercialisés.

Sur papier, tous ces éléments sont des indicateurs objectivement vérifiables qui auraient pu faire de la RDC une économie forte pouvant rivaliser avec celles de certains pays africains comme l’Afrique du Sud, le Nigéria ou encore le Maroc dont le développement n’est plus à démontrer. Et pourtant, la réalité est toute autre sur terrain. L’économie de la RDC réputée extravertie et dépendante du seul secteur minier se débat encore pour sortir la tête de l’eau, le premier indicateur de cette affirmation étant le panier de la ménagère. Et c’est au niveau du panier de la ménagère que la Ministre Acacia Bandubola a placé toute sa politique multipliant des actions salvatrices pour soulager le peuple congolais dont le pouvoir d’achat n’est pas impressionnant.

Des signaux forts : résultats d’un combat permanent !

Le 09 octobre 2019, le Gouvernement n’est en place que depuis un mois et pourtant la Ministre Bandubola qui revient d’une mission dans les Provinces du Haut-Katanga et du Lualaba décroche déjà son premier grand succès en maîtrisant les prix de la farine de Maïs, denrée alimentaire de base, qui étaient en train de grimper au détriment de la population. Ce qui lui vaudra des vives félicitations de tous les membres de l’équipe Ilunga Ilunkamba.

Le Premier Ministre congolais ne cachera pas non plus toute sa satisfaction pour féliciter madame Acacia Bandubola Mbongo début janvier 2020 pour avoir magistralement gérer les opérateurs économiques habitués à perturber le marché congolais avec des prix hauts pendant les périodes de fêtes de fin d’année ; ils sont tombés sur du roc en 2019 grâce à la rigueur leur imposée par la Ministre de l’Economie Nationale.

Février 2020, le marché congolais est secoué suite à une hausse des prix de denrées alimentaires et autres biens de consommation, les raisons sont connues et tendent même à se justifier : le taux de change qui connaît des fluctuations, les conditions climatiques, les sanctions contre les opérateurs économiques et la détérioration des infrastructures routières. Ici encore, la Ministre de l’Economie Nationale dont le pouvoir de fixation de prix ne se limite qu’à certains produits tels l’eau, l’électricité, le transport en commun et le carburant, a pris le devant et a levé l’option de redynamiser le Comité de Suivi des prix sur le marché, un service longtemps resté en léthargie, mais aujourd’hui renforcé par l’implication des délégués du Ministère de l’Economie, de la Présidence de la République, de la Primature, du Commerce extérieur, de la Fédération des entreprises du Congo  et du mouvement consumériste congolais.

Une détermination imperturbable !

Au mois d’avril alors que la RDC est frappée par la pandémie Covid-19 comme le reste du monde, le Gouvernement congolais par le biais d’Acacia Bandubola refuse de croiser les bras et décide de supprimer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) afin d’alléger le calvaire de nombreux opérateurs économiques. Ministre de tutelle, madame Acacia Bandubola est consciente que certains opérateurs véreux peuvent en profiter pour berner l’Etat, elle instruit aussitôt tous les opérateurs de communiquer avant le 30 avril, les stocks des différents produits acquis avant la prise de cette mesure de la suspension de la TVA. Un réflexe qui dit tout sur la maîtrise de son Ministère.

Le 11 mai 2020, quelques jours seulement après que la Ministre Acacia BANDUBOLA a réussi du Gouvernement la réduction de prix des produits pétroliers dont le carburant à la pompe, la patronne de l’Economie Nationale est descendue personnellement sur terrain faisant le tour des stations-services afin de vérifier l’application de la décision du Gouvernement. Elle déclarait au sujet de sa visite : « Aujourd’hui, c’est une journée où nous voulions simplement vérifier l’effectivité de l’application de la nouvelle structure des prix des produits pétroliers. Evidemment, nous avons fait le tour de plusieurs stations essence pour voir comment les entreprises commerciales vendent leur carburant. Nous avons constaté qu’il y a une augmentation du volume de vente due à la baisse des prix du carburant. Nous exhortons les opérateurs à accompagner le gouvernement dans ce sens ».

Toujours au mois de mai, cette fois-ci dans un registre qui touche directement au panier de la ménagère et qui fera assurément date dans la mémoire collective, la Ministre Bandubola avait lancé la première expérience de cantines populaires au marché SombaZigida de Kinshasa. En pleine crise liée à la pandémie Covid-19, les populations de Kinshasa ont pu s’approvisionner en vivres et autres produits de première nécessité à des prix défiant toutes concurrences. Une initiative de la Ministre Bandubola qui a mis à contribution des organisations gouvernementales ainsi que d’autres structures dans la matérialisation de cette idée novatrice.

Des produits tels que la farine de maïs et de manioc, la braise ainsi que des légumes et autres biens périssables à l’exemple de la tomate et tant d’autres se négociaient dans ces marchés circonstanciels. Grande était la satisfaction des acheteurs de constater que les prix fixés pour la vente sont très abordables. Un sac de braise est vendu à 27.000 FC alors qu’elle se négocie dans le marché parallèle entre 35.000 francs congolais et 40.000 francs congolais. Le sac de semoule de 25kg, par contre, revient à 28.000 francs congolais alors qu’il était vendu dans les grandes surfaces à 50.000 francs. Le sac de manioc vendu à 70.000 francs voir 80.000 fcs dans plusieurs marchés de Kinshasa, là il se négocie à 46.000 fc. Par ailleurs, une caisse de tomate qui revient entre 35 et 40 000 francs dans le marché parallèle, se vend à 30.000fc.

Selon Acacia Bandubola, cette initiative rentrait dans le cadre de programme d’urgence alimentaire du chef de l’Etat. Ce sont des opérations destinées à éviter la rareté des produits alimentaires dans les grands centres urbains confrontés aux effets de covid-19. « C’est un programme initié par le Président de la République et financé par le Gouvernement, nous avons reçu l’appui de l’Armée dans ce programme. »

Une dizaine de jours plus tard soit le 09 juin 2020, la Ministre de l’Economie Nationale a lancé la même initiative au marché de la Commune de Ngaba situé sur la grande avenue Kianza afin d’approvisionner les habitants des circonscriptions du Mont-Amba, de Lukunga et une partie de Funa en produits de première consommation pendant la période difficile de Covid-19.

Le 09 juillet dernier, la Ministre Bandubola qui ne veut pas dormir sur ses lauriers annonce, depuis le Salon Rouge de l’Hôtel du Gouvernement, le lancement du contrôle économique.

La patronne de l’Economie de la RDC affirme que cette campagne consiste à contrôler les opérateurs économiques et vérifier si toutes les mesures prises par le gouvernement en vue d’assurer la baisse des prix des produits sont respectées, « car les congolais doivent acheter à moindre coût ».

« C’est un contrôle ciblé, du fait qu’il vise, la vérification de la baisse effective des prix des produits assujettis à la TVA, afin de contenir la spéculation sur le marché, à la suite de taux de change, le respect de la structure de prix et l’affichage des prix sur les produits », a-t-elle dit.

En véritable coach, madame Acacia Bandubola Mbongo a donné des consignes claires à ses contrôleurs en qui elle place sa confiance, appelant ces derniers, qui sont les inspecteurs de l’économie, à faire preuve d’abnégation, de professionnalisme et d’indépendance des missionnaires, mais également de recevoir leur méthodologie de travail pour des résultats escomptés.

Déterminée malgré les attaques, la Ministre de l’Economie a instruit la commission de contrôle de la structure des prix de siéger chaque mois, et les équipes de terrain de travailler d’arrache-pied. Les décisions de la Ministre Acacia Bandubola n’ont pas été aisées à prendre, faisant face à une forte adversité dans sa quête du contrôle des prix.

Quelques jours plus tard, Acacia BANDUBOLA reprenait sévèrement le Gouvernement provincial du Sud-Kivu, le rappelant à l’ordre. Ce dernier avait piétiné les prérogatives du Ministère de l’Economie Nationale par un communiqué officiel signé à Bukavu en date du 14 juillet 2020 par le ministre provincial du Sud-Kivu en charge des Hydrocarbures, la FEC/Sud-Kivu ainsi que le Club des pétroliers, fixant le prix de l’essence et du gasoil à 1 800 CDF/le litre venant ainsi remettre en question les prix du carburant en vigueur depuis le mois de mai.

C’est d’ailleurs d’une main de fer que la Ministre Bandubola Mbongo parvient à maîtriser les prix du carburant au mois d’août dernier alors que les opérateurs économiques exerçant dans le secteur du pétrole de Sud-Est de la RDC tentaient par tous les moyens de faire grimper le prix du carburant. Madame Acacia BANDUBOLA a pesé de son poids pour appeler ces partenaires de l’Etat au calme en leur rappelant combien de fois le Gouvernement, tout en favorisant le partenariat gagnant-gagnant, a fourni des efforts dans leur intérêt. Un rappel historique qui a permis à la Ministre de l’Economie de convaincre les pétroliers sur la non révision de la structure de prix du carburant.

Des actions mémorables !

Il y a quelques mois, visiter les bureaux du Secrétariat Général à l’Economie Nationale situés à des étages différents de l’immeuble SCTP ex-Onatra sur le boulevard du 30 juin était un spectacle désolant avec des mobiliers datant de l’époque coloniale. Dès sa prise de fonctions en septembre 2019, madame Bandubola a rassuré, lors d’une visite de courtoisie à ses collaborateurs de l’Administration, qu’elle équiperait les bureaux du Secrétariat Général de son Ministère, de meubles modernes pouvant optimiser la qualité du travail. Une promesse qu’elle tiendra quelques mois plus tard le 22 juin 2020, un jour qui restera gravé dans la mémoire des agents et cadres du Secrétariat Général qui ont bénéficié d’équipements de bureaux pimpants neufs, réceptionnés par le Patron de cette administration, monsieur Célestin Twite.

Une autre action de toute splendeur qui restera attachée au nom de la Ministre Bandubola est sans nul doute son implication dans l’octroi d’une subvention à l’entreprise pétrolière Sonahydroc. Cette entreprise de l’Etat congolais était presque en faillite au sortir de la crise sanitaire liée au coronavirus. C’est dans le but de sauver ce patrimoine national engageant des centaines de congolais, que la Ministre de l’Economie Nationale a obtenu du Gouvernement congolais une subvention très importante devant lui permettre de maintenir le cap et tenir la dragée haute aux multinationales œuvrant dans le secteur du pétrole en RDC. Une intervention salutaire qui a valu à la Ministre Acacia Bandubola la reconnaissance non seulement de toute l’équipe dirigeante de la Sonahydroc mais aussi des femmes de ladite société qui n’ont pas hésité à exprimer leur fierté de voir leur sort scellé positivement par une femme brillante. Ces dernières sont venues le 17 septembre dernier offrir des présents à la patronne de l’Economie congolaise en guise de remerciement.

Une année après sa nomination, Acacia BandubolaMbongo peut être fière de présenter son bilan 6 étoiles à la face du monde, lequel a su maintenir à flot une économie congolaise que la Covid-19 et les fluctuations de la monnaie nationale ont failli détruire comme cela s’annonçait par des analyses socio politiques et économiques le craignaient. Un succès qui peut en engendrer de nombreux autres grâce à la détermination qui caractérise en permanence la Ministre de l’Economie Nationale.

OlynciaMuhong

Diaspora

LUTTE ANTIBLANCHIMENT DES CAPITAUX L’ACCOMPAGNEMENT DE L’UE

David Hotte a fait ressortir toute l’importance contenue dans l’accompagnement de la lutte contre la corruption à travers la lutte anti-blanchiment et le financement du terrorisme, que mène son organisation dans le cadre d’un partenariat RDC-Union européenne.

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Dans son exposé, le directeur de Global Facility s’est, d’entrée de jeu, appesanti sur le rôle que joue l’Union européenne dans son soutien à la RDC dans l’implémentation de la bonne gouvernance. Il a expliqué à l’assistance que sa structure s’inscrit dans l’optique d’un projet mondial de la Commission européenne. La mise en œuvre de sa mission consiste en une assistance technique un peu partout dans le monde sur un thème bien précis pour éradiquer le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme Cette approche se conçoit d’après lui en aval d’un programme de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. 

En République démocratique du Congo, affirme-t-il, son équipe travaille avec les acteurs opérationnels depuis un an dans le cadre de leur projet, précisant qu’ils ne sont pas partis de zéro dans cette entreprise. « La lutte an-ti-blanchiment au Congo n’est pas une récente découverte. Cette situation n’a pas été mise en exergue lorsque le GAFI (Groupe d’action financière, Ndlr) avait listé le Congo. La lutte anti-blanchiment existait bien avant », a-t-il indiqué.

 Sa connaissance du Congo qu’il fréquente depuis la fin des années 90 en est un témoignage comme le confirme ses propos ; « J’ai vu un peu comme cela a évolué. J’ai travaillé au Congo sous la casquette du FMI et puis j’ai travaillé pour les Nations-Unies et récemment à la Commission européenne. Ce qu’il faut savoir et c’est très important, à des degrés divers, la RDC a toujours été active dans ce combat ».

Ce que Global Facility fait en RDC

Expliquant en quoi se rapporte son travail, David Hotte a déclaré : « Le projet que je dirige aujourd’hui, apporte une assistance technique aux pays qui en font la demande. Pour ce faire, le pays doit introduire une requête à la délégation de l’UE territorialement compétente. Cette requête parvient jusqu’à Bruxelles. Une fois la requête validée, elle est transmise à mon projet afin d’initier une intervention ». Selon lui, tout ce qui tourne autour de la bonne gouvernance ou autour de la lutte anti-blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme est pris extrêmement au sérieux par la Commission de l’Union européenne. A ce jour, le projet est localisé dans 34 pays. 

L’information livrée par le directeur de Global Facility renseigne que la demande d’assistance technique formulée par la RDC, bien avant d’être listée par le GAFI, avait abouti chez lui : « Cela a été décidé immédiatement dès que la RDC a émis sa requête d’assistance technique et nous sommes intervenus le plus tôt possible », a-t-il martelé avant de poursuivre : « La RDC représente l’un des pays les plus importants que nous comptons en Afrique centrale et en Afrique de manière générale ».

 Rendant compte de l’évolution de ses interventions, David Hotte a fait état de sa participation à un comité d’assistance technique qui se réunit régulièrement dans la capitale congolaise et soutient que la note est très positive pour Kinshasa. « Dès la mise en place du comité d’assistance technique, nous rassemblions des acteurs publics autour de la table aux côtés de quelques-uns du secteur privé ainsi que ceux de la communauté internationale. Aujourd’hui, nous associons davantage ces différents acteurs en plus grand nombre. Cela veut dire que la communauté internationale est présente à Kinshasa », rappellet-il.

L’appui à la CENAREF 

Spécifiquement, David Hotte a précisé que son organisation a fourni beaucoup d’assistance technique essentiellement à la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) mais aussi à l’autorité qui s’occupe du recouvrement des avoirs. « Là aussi on va continuer à développer notre assistance technique avec le pays et ce sera plus important parce que l’accompagnement se passe bien. Je constate une évolution positive, il faut mettre les bouchées doubles, renforcer les dispositifs… », a-t-il renchéri. Félicitant le gouvernement congolais pour la lutte anti-blanchiment des capitaux, il a affirmé : « Je pense que le pays le fait très bien. 

Nous disposons maintenant au Congo d’une législation et des décrets ainsi que des institutions ad hoc qui luttent contre le blanchiment des capitaux et qui renforcent la bonne gouvernance. Cela est très appréciable. Dans ce domaine, la détermination des dirigeants est à prendre en considération car l’aspect politique est très décisif. Quand on parle de la bonne gouvernance, s’il n’y a pas de volonté politique au sommet, je pense que cela ne peut pas fonctionner aux échelons inférieurs », a-t-il signalé avant d’arguer : « Au Congo nous sommes dans une bonne direction …nous allons continuer à travailler avec la RDC ».

Le problème des transferts des flux 

Par ailleurs, a souligné David Hotte, il est crucial de prendre en compte la dimension privée des flux financiers, car c’est à travers ceux-ci que l’argent est envoyé et reçu au pays. « Dans votre pays, la RDC, vous avez des industries qui fonctionnent parfaitement avec des investissements provenant de l’extérieur et là aussi il ne faut pas que ces flux se tarissent ou se bloquent pour des raisons diverses et variées voire des raisons techniques liées à la lutte contre le blanchiment des capitaux », a-t-il relevé.

Pour le directeur de Global Facility, la fluidité des transferts de fonds s’avère essentiel. Il n’approuve toutefois pas le fait que de gens soient soupçonnés tout simplement parce qu’étant originaires d’un pays listé par le GAFI. « Mon expérience est que certains flux qui viennent de certains pays sont regardés bizarrement.

 Dans ce pays, on a vu des comptes bancaires fermés parce que les gens étaient d’origine africaine ou congolaise, ou encore tout simplement des résidents des pays listés par le GAFI », a-t-il rapporté. En homme au profil multidisciplinaire, David Hotte maitrise la question des flux financiers. Avocat fiscaliste par le passé, officier de gendarmerie, fonctionnaire international au Fonds monétaire international (FMI) et aux Nations Unies, puis banquier, il n’a pas hésité de partager sa riche expérience. « J’étais directeur de la sécurité financière du groupe et des propriétaires de la BCI, deuxième groupe bancaire français, qui n’est pas présent en RDC, mais qui est de l’autre côté du fleuve », a-til expliqué.

Un travail dur et dangereux…

 Pour clore ses propos, David Hotte a reconnu que le travail sur la bonne gouvernance n’est pas aisé : « C’est un travail qui est très dangereux. Les travaux sur la bonne gouvernance ne sont pas des choses faciles parce que ce sont des cas, des décisions qui sont dures pour soi-même, dures pour les gens avec lesquels on travaille, dures pour sa famille, mais il faut encore être très dur avec les gens qui interférent pour son application, sans aucune notion par rapport à sa nécessité ».

 Hubert MWIPATAYI

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Diaspora

REDEVABILITÉ DEVANT LA DIASPORA COMPRENDRE L’ENJEU DE LA CONFÉRENCE

Depuis trois ans, l’Inspection générale des finances (IGF) mène un combat acharné contre le détournement des finances publiques en République démocratique du Congo. Les résultats de cette lutte initiée par le président de la République, Félix Tshisekedi, devaient être vulgarisés auprès des Congolais vivant en dehors du pays. Explications.

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La conférence-débat organisée du 26 au 27 octobre 2023 à l’Université Libre de Bruxelles, en Belgique, a permis à l’IGF d’éclairer les Congolais de la diaspora vivant en Europe sur le travail réalisé par son institution ainsi que ses retombées notamment dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires. 

L’objectif de ces assises, d’après les organisateurs, était de mettre en lumière les efforts déployés par l’IGF dans la lutte contre la corruption, en plus de démontrer le niveau d’implémentation de la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques et les résultats obtenus.

Ayant pour thème « Les avancées de la lutte pour l’instauration de la bonne gouvernance publique en République démocratique du Congo », cette conférence qui a sensibilisé la diaspora sur la détermination à relever le pari de la bonne gouvernance au pays a connu la participation de l’orateur principal, Jules Alingete Key, inspecteur général des finances-chef de service de l’IGF. 

Outre lui-même, d’autres panélistes s’y sont succédés dans leurs différentes interventions pertinentes. Il s’agit de Christian Ndongala, ambassadeur de la République démocratique du Congo en poste au Benelux (Belgique, Nederland et Luxembourg) ; Bertin Mampaka, sénateur belge ; Alex Lumpali, professeur en sciences économiques et gestion à l’Université de Namur (Belgique) ; Al Kitenge, stratège et expert en innovations économiques, David Hotte, chef d’équipe de l’EU Global Facility, Projet AML/CFT ainsi que Junior Mbuyi, expert financier international et CEO du groupe JPG Consulting Partners. 

La République démocratique du Congo a en effet été confrontée à la mauvaise gouvernance, laquelle a eu un impact négatif considérable sur le développement du pays et partant sur le bien-être de la population. Fort heureusement, depuis maintenant plus de deux ans, l’Inspection générale des finances, service spécialisé d’audit supérieur relevant de la Présidence de la République, s’est montrée intraitable dans le combat des antivaleurs liées à la gestion des finances publiques et autres biens de l’Etat. Ce travail est mené de main de maître par l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete, avec l’aide de ses différentes brigades à la tête desquelles sont placés des inspecteurs généraux des finances.

 L’exercice réalisé en 3 ans par cette équipe nécessitait d’être vulgarisé auprès de la majorité des Congolais, singulièrement ceux de la diaspora dont l’éloignement physique avec la mère patrie constitue un facteur de déphasage par rapport à l’évolution de plusieurs réalités. Ainsi, la conférence-débat organisée à Bruxelles était particulièrement indiquée-un exercice de redevabilité qui se marie mieux à la ligne politique du président de la République mise en place dès le début de son mandat visant à échanger avec des Congolais partout où ils se trouvent. Cette conférence a aussi donné l’occasion aux membres de la diaspora congolaise d’Europe de s’exprimer, en donnant leurs avis et considérations au sujet de la gestion des finances publiques de leur pays d’origine.

Intérêts des assises 

Avec l’engouement qui a suivi les exposés des panelistes, la conférence-débat était une grande opportunité de sensibilisation d’un large public sur ce qui a été fait par rapport à  la lutte contre la mauvaise gestion des finances publiques et la corruption en RDC. Cette activité qui a suscité un intérêt particulier, a permis de mettre en exergue les résultats probants acquis par l’Inspection générale des finances dans sa lutte. Une tâche de gendarme financier largement saluée qui a occasionné l’augmentation du budget national, passant de 5 milliards de dollars en 2019 à plus de 16 milliards en 2023. 

Ces assises ont permis aussi de présenter les actions et les stratégies instaurées par l’Inspection générale des finances ; de partager les expériences réussies et les leçons apprises pour servir de référence à d’autres pays et institutions qui cherchent à améliorer la gestion de leurs finances publiques ; d’encourager la collaboration entre les acteurs nationaux et internationaux, y compris les membres de la diaspora. Cette activité, a eu aussi le mérite de permettre au public de la diaspora de poser toutes les questions possibles au patron de l’IGF sur la gestion des finances du pays.

Publics cibles et thématiques

 Cette conférence de deux jours a ciblé plusieurs acteurs, principalement des Congolais de la diaspora ; des officiels congolais avec à leur tête l’ambassadeur de la RDC en poste à Bruxelles, des responsables de la gestion des finances publiques, des investissements  et de l’amélioration du climat des affaires, en ce compris des acteurs de la société civile engagés dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance. Elle visait aussi des experts en finances publiques, des universitaires et des chercheurs travaillant sur les questions liées à la gestion des finances, mais aussi des potentiels investisseurs. 

Quant aux thématiques exploitées, la conférence a eu à débattre des stratégies et des actions instituées par l’Inspection générale des finances pour lutter contre la corruption et promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques, relever les défis spécifiques auxquels fait face la RDC dans la gestion des finances ainsi que les approches pour les surmonter. Il convient également de citer celles se rapportant aux bonnes pratiques en matière de contrôle financier, de détection de la corruption et de prévention des malversations, aux perspectives et aux recommandations pour renforcer l’assainissement des finances publiques en RDC, sans oublier des thèmes comme l’accompagnement de l’Union européenne dans la lutte contre la corruption en RDC ainsi que des sujets qui touchent à l’apport de la diaspora congolaise à son pays d’origine.

Heshima

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Economie

EUSTACHE MUHANZI, CE QUE L’ON SAIT DE SES ACTIONS

Au-delà de ses occupations d’Etat, Eustache Muhanzi Mubembe mène aussi plusieurs actions sociales à travers une fondation qui porte son nom. Portrait d’un homme qui aime agir sans tambour ni trompette en faveur de la population, particulièrement celle du Sud-Kivu.

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Dans la province du Sud-Kivu, précisément dans le territoire de Kabare, les empreintes des œuvres sociales du ministre d’Etat Eustache Muhanzi sont visibles. En septembre 2022, des sacs de ciment et tôles ont été offerts à Kabare Nord pour participer à la construction des écoles, une salle polyvalente et une salle de formation en informatique.

Ceci dans le but de contribuer au développement durable de cette partie de la province du Sud-Kivu. A Lugendo, l’Ep Ishungu a bénéficié d’un lot de tôles, alors que l’institut Nyamukola de Birava a reçu des sacs de ciment pour l’aménagement d’une salle d’informatique afin de faciliter l’éducation des enfants dans cette partie de la province du Sud-Kivu. 

De Lugendo en passant par Ishungu, Birava, jusqu’à Luhihi, la population avait réceptionné des dons des mains propres du président de la Fondation Muhanzi Mubembe Eustache. Au total, sept écoles protestantes et certaines dans le secteur catholique ont bénéficié de l’appui de cette fondation.

En juillet 2023, d’autres actions ont été initiées par le ministre d’État, ministre de la Décentralisation et Réformes institutionnelles, Eustache Muhanzi Mubembe. Ce dernier a posé, le 8 juillet, devant une foule en liesse, la première pierre qui va lancer les travaux d’érection des nouvelles salles de classe de l’E.P. Mugobe. Il s’agit de l’agencement de 14 salles de classe en dur et répondant au standard international pour l’école primaire Bugobe, toujours dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. L’initiative et le financement sont l’œuvre de sa fondation qui répond aux besoins de formation dans sa communauté.

Muhanzi, discret mais efficace… 

Effacé à dessein, croyant plus aux œuvres qu’aux discours, père d’une famille croyante et chrétienne, l’homme se distingue par la cinquantaine révolue – 55 ans exactement. Ancien du petit séminaire de Katudwe Cibimbi à Nyangezi et du très célèbre collège Alfajiri des Pères Jésuites de Bukavu, il y entreprit et y acheva ses études secondaires en chimie-biologie. Friand de connaissances, il fréquentera successivement l’Université de Kinshasa et l’Université Protestante du Congo. Il a ensuite fait des études en pharmacie, en droit et aussi en développement, pour lesquelles il justifie des diplômes universitaires conséquents.

 Discret, peu connu du grand public, Eustache Muhanzi Mubembe est pourtant actif dans les réalisations de développement au profit de sa communauté. Sur le plan politique, son dévouement et son sérieux démontrés aussi bien dans le cadre de son parti Union pour la Nation Congolaise (UNC) qu’au sein du gouvernement lui décerne les mérites d’homme de confiance.

Cette confiance amènera le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à lui accorder la gestion du portefeuille des Ressources Hydrauliques et Électricité dans le premier gouvernement de l’alternance pacifique puis le portefeuille de l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes entreprises dans le gouvernement Sama Lukonde I et ensuite le ministère de la Décentralisation au sein du gouvernement actuel Sama Lukonde II. Avant ce parcours comme ministre d’Etat, Eustache Muhanzi a été tour à tour, chef de département médico-pharmaceutique de la Police nationale congolaise puis directeur général du Fonds de promotion culturelle.

Il a également été conseiller dans quelques cabinets politiques au niveau national. Proche collaborateur de celui que d’aucuns appellent « Mwalimu », Vital Kamerhe, Eustache Muhanzi est l’un des piliers et pionniers de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti qui lui est cher. Il en a été successivement, dès sa création, le secrétaire politique national adjoint chargé de l’organisation, pour devenir, au plus fort des enjeux, coordonnateur de la cellule nationale des élections. Sa touche personnelle s’y est vite fait remarquer. Comment en aurait-il d’ailleurs été autrement quand on connait la méticulosité, le volontarisme et l’amour du travail bien fait qui sont quelques traits dominants de sa personnalité.

Un des ministres les plus actifs… 

Par rapport à ce qu’il a accompli, Eustache Muhanzi demeure depuis quatre ans l’un des membres du gouvernement de la République les plus actifs. Depuis sa prise de fonction à la tête du ministère de la Décentralisation et Réformes institutionnelles, il ne baisse pas les bras. En juin 2023, il a participé à des travaux relatifs à la problématique de la décentralisation organisés par le Centre international pour la promotion de l’Afrique (CIPA) à Saint Gilles, en Belgique. 

Le 17 août 2023, Eustache Muhanzi, conscient de ses tâches liées aux entités décentralisées, a rencontré le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima. Ensemble, les deux personnalités ont travaillé sur la question des échéances électorales qui pointent à l’horizon, très spécifiquement, en ce qui concerne les entités territoriales décentralisées, sur les élections provinciales, urbaines et locales, qui devront sensiblement contribuer à la mise en œuvre effective du processus de décentralisation en RDC, et l’autonomie de gestion des ETD voulue par la Constitution de la République.

Des empreintes aux PME…

 Le 27 avril 2021, lorsqu’il procédait à la remise et reprise au ministère de l’Entreprenariat, Petites et moyennes entreprises (E-PME), il avait indiqué que son action serait axée sur cinq objectifs principaux. Il s’agissait de mettre en œuvre le Programme national de développement de l’Entrepreneuriat au Congo (Pronadec) pour promouvoir l’émergence des classes moyennes congolaises, doter le pays d’un cadre légal et réglementaire sur l’entrepreneuriat, l’artisanat et les startups…

A cette époque, il avait abattu un travail de qualité avec les structures dépendant de ce ministère, parmi lesquelles l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), le Projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises (PADMPME), le Fonds de garantie pour l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), et l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC). Il avait aussi réalisé une kyrielle d’actions notamment le Programme de l’implémentation des incubateurs des PME et des startups lancé dans 17 provinces, l’obtention des financements pour plus d’une centaine de PMEs…

Passage remarquable à l’Energie 

Le ministre d’Etat Eustache Muhanzi n’est pas à sa première expérience. A l’instar de l’EPME, il avait déjà marqué d’une empreinte indélébile son passage au ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, portefeuille qu’il avait occupé au sein du premier gouvernement de l’alternance politique pacifique. En 2020, période pendant laquelle le risque de la pandémie à coronavirus était le plus sévère, il avait veillé sur la stricte application de toutes les mesures ou décisions prises par le chef de l’Etat relative à cette pandémie, consistant à desservir la population en eau potable et en électricité gratuitement pendant deux mois.

Il avait contribué à l’amélioration de la production et de la distribution d’eau potable, dans le cadre du projet d’alimentation d’eau en milieu urbain (PEMU), financé par la Banque mondiale en partenariat avec la société chinoise WTC. Sous son leadership, la construction de deux nouvelles usines de production d’eau potable avait démarré dans le but de résorber le déficit, à savoir l’usine de Lemba Imbu et celle de Binza-Ozone. D’une capacité de production finale de 220 000 m3/jour, l’usine de Lemba Imbu a été inaugurée le 23 août 2022. Quant à celle de Binza-Ozone, qui produira au finish 300 000 m3/jour, les travaux continuent.

Concernant le secteur de l’électricité, il est le premier des ministres à avoir facilité la mise en œuvre de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité et de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER), deux établissements créés dans le cadre de la libéralisation dudit secteur, dont le travail est aujourd’hui remarquable sur le terrain.

En février 2020, le ministre d’Etat Muhanzi avait été parmi les signataires d’un protocole d’accord entre le gouvernement congolais et General Electric, dans lequel la société américaine s’était engagée à investir plus d’un milliard de dollars en RDC, particulièrement dans le barrage d’Inga. 

Aussi avait-il présenté le 08 février 2021, avec le concours de l’Agence Nationale de la Promotion des Investissements (ANAPI), un recueil de textes légaux et réglementaires d’opérationnalisation des activités du secteur de l’électricité… Ce quinquennat aura donc été jalonné par ses résolutions dans les trois portefeuilles dirigés successivement tout au long du mandat du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Avec ses interventions sociales au côté des responsabilités ministérielles exécutées durant cette période, Eustache Muhanzi Mubembe pourrait bien figurer sur la liste des personnalités ayant marqué le premier quinquennat du chef de l’Etat.

Une radio communautaire Conçue comme instrument de promotion des valeurs intrinsèques des habitants, opérateurs économiques et autres acteurs du développement de Kabare et ses environs, la radio communautaire ENYANYA FM _Projet inspiré des attentes légitimes des populations de cette partie du territoire est opérationnelle depuis le 22 août 2023 dernier et est présentement en phase de test sur la FM 98.2 MHz. C’est ici l’occasion de saluer toutes les opportunités de communication efficiente qu’offre la FMD aux forces vives de Kabare en général et de Miti en particulier étant donné la possibilité de partager la ressource matérielle que représente le pylône type commercial érigé à cet effet. 

 Heshima

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