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Claudine Ndusi N’kembe plus que déterminée à promouvoir le travail décent

Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi M’kembe est plus que déterminée à matérialiser les actions prioritaires de son secteur, telles que présentées par le Premier ministre Sama Lukonde, le 26 avril 2021 devant les députés nationaux. Soucieuse de promouvoir le travail décent en République démocratique du Congo, elle s’est mise, sans atermoyer, à bosser.

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Le 27 avril 2021 après la remise et reprise faite avec la ministre d’Etat sortante Néné Ilunga Nkulu, la nouvelle patronne de l’Emploi, du Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi s’est mise directement au travail, promettant de poursuivre les activités menées par son prédécesseur. 

Désormais, c’est elle qui contrôle l’application des dispositions légales et réglementaires relatives aux conditions de travail et à la protection des travailleurs dans l’exercice de leurs fonctions. « Les défis à relever sont certes énormes, mais il est temps de travailler », a-t-elle indiqué. 

Sécurité et santé au travail 

Le 28 avril, soit le lendemain de sa prise des fonctions, Claudine Ndusi a présidé la cérémonie commémorative de la Journée Mondiale dédiée à la sécurité et la santé au travail, organisée à l’Hôtel B éatrice à Kinshasa, dont le thème retenu a été « Anticiper, se préparer et répondre aux crises : investir maintenant dans des systèmes de sécurité et santé au travail (SST) résilients ».

 Au cours de cette célébration, elle a relevé le constat selon lequel les structures devant assurer la protection optimale des travailleurs en RD C ne sont pas toutes opérationnelles. À l’en croire, le gouvernement de l’Union Sacrée de la nation a retenu parmi ses priorités la redynamisation du Conseil National du Travail (CNT), cadre par excellence permettant l’identification des causes de cette anormalité. « Le monde du travail congolais comme dans tous les autres pays est confronté aux multiples risques socioprofessionnels susceptibles d’entrainer des conséquences néfastes dans le chef aussi bien des employeurs que des travailleurs en termes d’accidents du travail, des maladies professionnelles, des arrêts de travail, de la baisse de la productivité, du chômage et des pertes en vies humaines », a-t-elle fait remarquer.

La ministre de l’ETPS a saisi cette opportunité pour inviter les partenaires sociaux en général et la population en particulier à la stricte observance des dispositions du code du travail, spécifiquement celles de la loi fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale ainsi que leurs mesures d’application. Cela, en vue de permettre la protection optimale des travailleurs, la rentabilité des entreprises et le développement de la RDC. « Par ailleurs, concernant l’impact de la Covid-19, il y a lieu de relever que sur le plan socioéconomique, les entreprises ont subi des pertes énormes en termes de productivité.  Certaines ont été fermées, des travailleurs se sont retrouvés au chômage. Sur le plan de la santé, le monde de travail congolais a également connu des cas des employeurs et travailleurs affectés à qui nous rendons hommage pour leur bravoure », a-t-elle déploré. Membre de l’organisation internationale du travail (OIT), la RDC a célébré la journée de la sécurité et la santé au travail 2021 sous le thème national : « Renforcer le système de sécurité et santé au travail en RDC en cette période de la covid-19 ».

Journée internationale du travail

À l’occasion de la Journée internationale du travail, célébrée samedi 1er mai 2021 au Chapiteau du Pullman Hôtel, sous le haut patronage du Président Félix-Antoine Tshisekedi, Claudine Ndusi N’ kembe a pris l’engagement de promouvoir le travail décent en faveur de la masse laborieuse, une importante condition de l’amélioration des conditions sociales de la population. Aussi, compte-t-elle prendre des mesures urgentes afin de sauver les emplois et relancer la production.

D’après la ministre Ndusi, dans le cadre de la construction d’un Etat solidaire, le gouvernement de la République par le biais de son programme d’action 2021-2023, place les questions d’emploi au cœur de la politique nationale pour l’amélioration des conditions sociales de la population. « Ceci passe par la promotion d’un travail décent qui exige le respect des différents textes légaux et réglementaires en la matière », a-t-elle affirmé.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour que dans un délai raisonnable la stratégie  de mise en place du socle de protection sociale soit actualisée afin d’être présentée pour validation au gouvernement à travers le programme national d’appui à la protection sociale (PNPS) », a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, Claudine Ndusi a appelé les partenaires sociaux, bi et multinationaux, à accompagner le gouvernement dans la mobilisation des ressources devant servir à la mise en œuvre de la politique professionnelle approuvée par la loi portant approbation de la politique de l’emploi et de la formation professionnelle. 

Les revendications et feuille de route de l’Intersyndicale du Congo lui ont été remises au cours de cette circonstance. Se saisissant de l’opportunité, le président de cette structure, Guy Kuku Gedila, a invité le gouvernement à dépolitiser les entreprises publiques et à nommer des gestionnaires compétents et expérimentés par un concours. D’après lui, le vol et le détournement constatés des deniers publics dans les entreprises publiques, fruits des efforts des travailleurs, mérite une attention particulière du gouvernement.

Si pour 2021 le 1er mai a été célébré sur le plan mondiale sous le thème « COVID-19: une opportunité, non une fatalité », au niveau national le thème retenu a été « promotion de l’emploi et le travail décent dans un monde en mutation ».

Une chevronnée à la tête de l’ETPS

Claudine Ndusi n’est pas le genre de personnes qui viennent de nulle part. Elle a un parcours professionnel élogieux. Licenciée en sciences  économiques de l’Université de Kinshasa, elle a presté jusqu’avant son entrée au gouvernement comme Directeur général adjoint de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Elle a eu aussi à assumer d’autres importantes responsabilités.


De 2012 à 2014, elle fut Conseillère chargée de l’Inspection du Travail au cabinet du ministère sous Modeste BAHATI LUKWEB O, actuel président du Sénat. Et de 2006 à 2012, elle a eu à travailler en tant que Chargé des banques au Département des Finances de la Direction générale de la Société nationale d’électricité (SNEL).

En prenant les rênes de son ministère fin avril, elle n’a pas manqué de mots justes pour remercier le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour sa vision de l’Union Sacrée, une opportunité de booster le secteur du travail, et aussi le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde pour le fait de l’avoir choisi en tant que membre du gouvernement des « Warriors ».

Sur le plan politique, Claudine Ndusi est présidente de la Ligue des femmes du regroupement Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFD C-A). Elle est d’autre part fondatrice de l’ONG « Tamtam du progrès ».

Le défi dans son secteur étant, certes, immense, cette « Dame de fer » s’est dite prête à mouiller le maillot, en synergie avec la tripartite Gouvernement – Banc travailleurs – Banc Employeurs pour matérialiser le programme du gouvernement sous le coaching de SAMA LUKONDE, commandant de l’équipe des guerriers, conformément à la vision du Chef de l’Etat, visant l’amélioration des conditions de travail des congolais.

Claudine Ndusi, enfant maison qui maîtrise parfaitement tous les paramètres du monde du travail, est connue pour son savoir-faire, son sens d’organisation et sa rigueur dans le travail avec une gestion axée sur les résultats.

 Hubert MWIPATAYI

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Amélioration du climat des affaires :Indéniable bulle financière pour remonter l’économie

Nicolas Kazadi est l’un des ministres du gouvernement Sama Lukonde qui militent pour l’amélioration du climat des affaires en vue de sortir le Congo des derniers rangs du classement annuel du rapport Doing Business de la Banque mondiale ou de l’indice de perception de la corruption que publie Transparency International.

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L ors du Forum DRC-Africa, tenu en novembre 2021 à Kinshasa, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a affirmé que le Congo est sur la trajectoire de la transformation structurelle et de la transformation énergétique en vue de créer un Etat fort, comme le souhaite le président de la République. « L’amélioration du climat des affaires est un impératif…. Le gouvernement sous la conduite du Premier ministre est en train de dérouler une feuille de route ambitieuse en vue d’améliorer ce qu’on appelle Doing Business. En plus, le pays est fermement engagé dans l’adhésion à Compact with Africa du G20 et du Millenium challenge Corporation (MCC) des Etat Unis d’Amérique », a-t-il déclaré.

Contribution à l’amélioration de l’environnement des affaires

Outre les stratégies qu’il a mises en place pour la mobilisation accrue des recettes, le travail qu’abat Nicolas Kazadi à travers le renforcement des mécanismes de contrôle à tous les niveaux, notamment la lutte contre la fraude douanière, la corruption et les tracasseries fiscales, contribue largement à l’amélioration du climat des affaires.

 En effet, depuis qu’il est à la tête du ministère des Finances, il a posé des actes ou agi dans ce sens. Par exemple, il a annoncé, lors du lancement de la campagne sur le civisme fiscal et la gestion responsable des recettes publiques, le 11 septembre 2021, la création d’un nouveau service dénommé « FinAlerte », pour permettre aux personnes morales et physiques de dénoncer tous les abus dans la gestion des recettes publiques. «…FinAlefrte » est un service permettant aux personnes morales et physiques de soumettre de manière anonyme ou non, à l’attention du ministre des Finances, des plaintes et dénonciations se rapportant entre autres à des cas de : fraudes fiscales, fraudes douanières ; tracasseries administratives ; concussion ; corruption ; ou d’autres actes illégaux dont elles sont ou auraient été victimes ou témoins afin que des décisions idoines soient prises », a-t-il déclaré. Et lui d’ajouter : En prime de ce portail, un numéro vert ainsi qu’une application mobile seront disponibles dans les tout prochains jours… ».

En séjour en octobre 2021 à Lubumbashi, toujours dans le cadre de la lutte contre la corruption, le ministre des Finances a, aux côtés de l’Inspecteur général des Finances, Jules Alingete, enjoint le directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) de suspendre tous les responsables douaniers du Haut-Katanga dans l’immédiat. Ce à cause de leur implication dans la fraude et   Aussi a-t-il pris l’engagement avec le Trésor américain, en octobre 2021, de lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Les deux parties promettent de mettre en place des réformes pour soutenir le développement économique en RDC.

La lutte contre la fraude et les tracasseries fiscales, dans laquelle il est engagé, est un moyen d’amélioration du climat des affaires. A la clôture de la conférence sur l’amélioration du climat des affaires organisée en 2017 à Kinshasa, Bruno Tshibala, alors Premier ministre, avait affirmé sa détermination à lutter contre la fraude douanière, la corruption et les tracasseries fiscales de toute nature.

Le gouvernement et l’amélioration du climat des affaires

Le climat des affaires occupe une place importante dans le programme gouvernemental. Intervenant le 7 décembre 2021 au Forum Makutano 7, à Kinshasa, le Premier ministre Sama Lukonde a parlé des actions concrètes envisagées par le gouvernement face à la problématique du climat des affaires. Il a notamment évoqué la question du guichet unique de création d’entreprises, soulignant la possibilité de création d’entreprises en ligne. « Au niveau du gouvernement, nous avons une feuille de route dont la mise en œuvre mobilise 16 ministères sectoriels qui contribuent chacun à l’amélioration du climat des affaires. Il y a donc nécessité de rationalisation fiscale, les questions juridiques et judiciaires ou encore le besoin d’accompagnement du gouvernement », a-t-il indiqué. Dans le cadre du Forum DRC-Africa, le ministre des Finances a assuré que des réformes ambitieuses sont menées en vue d’améliorer l’attractivité du pays et diversifier l’économie. L’objectif de ces réformes est de créer des conditions de croissance économique inclusive et parmi celles-ci figure notamment la libéralisation de plusieurs secteurs économiques.

Le 13 décembre 2021, lors de son discours sur l’Etat de la Nation, le président Tshisekedi a pour sa part invité le Parlement à parachever le cadre légal sur l’organisation et le fonctionnement des tribunaux de commerce et dispositions nationales complémentaires aux droits de l’OHADA. Il a annoncé la mise en place d’un outil qui va permettre aux institutions de suivre en temps réel la mise en œuvre des réformes et assignations relatives au climat des affaires. « Au cours de cette année, j’ai réitéré au gouvernement ma volonté de prendre en charge avec efficacité la problématique du climat des affaires par une nouvelle approche de suivi, évaluation jamais expérimentée dans notre système de gouvernance afin de rassurer les investisseurs. A cet effet, j’ai le plaisir d’annoncer la mise sur pied d’un outil qui va désormais permettre en temps réel à moi-même, au Premier ministre ainsi qu’à chacun des membres du gouvernement concerné de suivre méticuleusement le rythme de mise en œuvre des réformes et assignations relatives aux climats des affaires. Il s’agit en fait d’un tableau de bord numérique sur mesure à partir du programme du gouvernement… », a-t-il déclaré.

En effet, depuis l’époque du Premier ministre Matata Ponyo, la question de l’amélioration de l’environnement des affaires est au centre des préoccupations gouvernementales. La RDC court toujours derrière l’amélioration du climat des affaires, mais celui-ci est toujours peu attractif. « Malgré tous les efforts fournis par tous les gouvernements, le climat des affaires continue à se détériorer. Les investisseurs se sentent menacés et cherchent à aller investir ailleurs. L’objectif est de mettre fin à la multitude de taxes, d’aller vers un impôt unique. Il  faut mettre fin à la fraude parce qu’elle prive l’Etat de beaucoup de ressources.», avait déclaré Modeste Bahati, alors ministre du Plan au sein du gouvernement Tshibala.

En août 2020, une délégation de la Fédération des entreprises du Congo a soumis au président de la République les problèmes que les opérateurs économiques rencontrent dans le cadre des affaires en RDC. Les opérateurs économiques, avait indiqué Albert Yuma, rencontrent des problèmes dans le domaine juridique et judiciaire, dans le domaine de la fiscalité, bancaire…

Toutefois, peu avant, en 2017, l’Agence nationale pour la promotion de l’industrie (ANAPI), avait proposé, entre autres réformes, la réduction du coût de création d’entreprise. Le montant à payer pour la création d’une entreprise en RDC devrait passer de cent vingt à quatre-vingts dollars. En outre, d’autres réformes proposées par l’ANAPI étaient relatives au paiement des taxes et impôts, au raccordement à l’électricité et au règlement d’insolvabilité.

 Hubert MWIPATAYI

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De la chronique musicale au journalisme politique MARIUS MUHUNGA, une métamorphose réussie !

De ses débuts à Kikwit au sein de la radio communautaire des Jésuites, en passant par la chronique musicale dans plusieurs chaines de télévision à Kinshasa, le concepteur du célèbre « Jeudi Marius » a changé son fusil d’épaule. Aux Etats-Unis où il est installé depuis un temps, ce professionnel des médias incarne un autre journalisme. Portrait.

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 Disparu des petits écrans congolais depuis quelques années, Marius Muhunga, la quarantaine révolue, réapparaîtra depuis les Etats-Unis, notamment en marge des élections présidentielles et législatives de 2018. Celui qui a fait un nom dans la chronique musicale en République démocratique du Congo s’était affiché sur un autre créneau : le journalisme politique.

Avec un nom de l’émission proche de ses inspirations de chronique musicale, l’ancienne voix de Radio Télé Kin Malebo (RTKM) et de Raga FM a conçu, depuis les Etats-Unis, « Marius chez vous ». Cette émission politique a eu des audiences considérables sur les réseaux sociaux en RDC et dans sa diaspora, comptant plus de 100 mille abonnés sur YouTube et beaucoup plus sur son compte Facebook. « Marius chez vous », c’est comment ramener le vrai sens du journalisme. Le journalisme qui ne donne pas son avis, qui donne l’information de façon objective. Ce qui n’est pas le cas dans la plupart des médias [au sein de la diaspora, Ndlr]. », explique Marius Muhunga à Heshima Magazine.

 Cette façon de faire la presse autrement a été appréciée au sein de la diaspora. « Du coup, ce qui s’est passé c’est que je retrouve des gens, qui ne se retrouvaient pas dans l’autre façon de faire le média, qui viennent vers moi. Ceci coïncide avec le début des élections en République démocratique du Congo. Je me pointe au milieu de deux camps : celui de Félix Tshisekedi et de Martin Fayulu où les partisans sont complètement divisés. Et mon émission vient donner de l’espace à ces deux camps, quelle que soit votre tendance, à venir vous exprimer. Les gens voient et [apprécient] que je donne la parole à tout le monde avec le même respect… », ajoute-t-il.

Ses difficiles débuts

Jeune et balloté entre Kinshasa et Kikwit, dans le souci d’étudier, Marius Muhunga ne rêvait pas encore les médias il y a plus d’une vingtaine d’années en arrière. Son destin a été, en quelque sorte, stimulé par deux hommes : Anderson Manza et le père Zabala. Le premier, son camarade à l’université, fut celui qui l’avait tiré pour aller chercher une place dans la radio communautaire Tomisa des pères Jésuites, à Kikwit, dans l’actuelle province du Kwilu, à l’Ouest de la RDC. Le deuxième, c’est ce responsable de la radio qui a déniché son excellent timbre vocal.

« (…) Etant à Kikwit, il y avait une radio qui a ouvert. C’était une première radio à Kikwit, la radio Tomisa. Une radio du diocèse de Kikwit. Au fait, c’était une initiative des prêtres Jésuites. Et quand cette radio a ouvert, ils avaient besoin des gens qui pouvaient amener des projets pour présenter des émissions. Un ami à moi qui s’appelle Anderson Manza, avec qui j’étudiais à l’université, est venu me chercher un jour pour me dire : écoute Marius, il y a une radio qui vient d’ouvrir. Je pense que nous pouvons proposer un projet là-bas pour travailler. Pour moi, je n’avais jamais imaginé faire la radio, même si j’étais un grand fan, quand j’étais enfant, des animateurs radio comme Ilunga Mwana Bute qui est resté, par ailleurs, mon modèle depuis ce temps là. Donc, mon ami vient me chercher à la maison. Je me souviens que ce jour là, je n’avais même pas envie d’y aller. Il m’a forcé, presque forcé, pour aller à la radio et parler aux responsables afin de nous donner un espace. », relate Marius Muhunga.

Et de poursuivre : « On rencontre le responsable de la radio, c’était le père Zabala, un prêtre Jésuite d’origine espagnole. Après il dit oui, si vous avez une idée, vous l’apportez. Anderson a proposé une émission de dédicace chanson. Pour moi, ce n’était vraiment pas faire une émission dédicace chanson, parce que je voulais une émission plutôt scientifique. Anderson prend le micro en premier et quand je prends le micro en deuxième, le père Zabala arrête tout ! Il dit : « est-ce que tu as déjà fait la radio quelque part ? » Moi je dis non, je n’ai jamais fait la radio, c’est la première fois que j’entre dans un studio radio. Après il me dit : « tu as une très belle voix pour la radio ». Donc, pour moi, c’est un grand compliment. Et finalement, on enregistre cette émission, on enregistre le générique. Après l’émission passe le soir. Et le lendemain, je viens à l’université, tout le monde parlait de moi. Tout le monde parlait de ma voix, combien je parle bien à la radio. Du coup, c’était un grand leitmotiv, c’était une grosse motivation ! Je me suis donné à fond. Le fait que le père Zabala avait dit ça, cela a réveillé en moi le mec de la radio qui sommeillait en moi. Pendant je crois deux ans, à Kikwit, l’émission « Une chanson pour toi » était devenue l’émission vedette de la radio, j’étais devenu célèbre à Kikwit. Et après, j’ai créé une autre émission « Savoir plus » parce que j’étais attaché à la culture générale. »

Métamorphose réussie !

Plusieurs années après, Marius Muhunga deviendra une des voix de référence dans l a chron i q u e musicale à Kinshasa, voire à travers le p a y s . 

le succès de son émission « Jeudi Marius », il va, plus tard, affronter la chronique musicale à la télévision jusqu’à changer son fusil d’épaule pour embrasser un autre créneau aujourd’hui. Une métamorphose qui a bien réussi. Puisqu’actuellement, grâce à son émission politique « Marius chez vous », il a arraché un contrat à la Voix de l’Amérique (VOA). Et en marge de la dernière Assemblée générale des Nations-Unies, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, lui a accordé une interview exclusive. Un entretien qui a été très suivi et relayé par des médias locaux. « Avoir une interview avec le président de la République, c’est aussi une responsabilité de savoir comment le pays vous regarde. », commente en toute modestie l’intéressé, évoquant une « consécration des efforts » qu’il a fournis. Et cela, non sans renvoyer l’ascenseur au chef de l’Etat qui l’avait aussi félicité à la fin de l’interview, visiblement à cause de cette mutation réussie. « Je remercie en passant le président de la République d’avoir accepté de me donner cette interview (…) », lance le désormais sociétaire de la Voix de l’Amérique. Mais avant d’opérer cette métamorphose, dans son fort intérieur, le Marius d’hier était déjà révolté par une chose : le manque d’estime dont sont parfois victimes des chroniqueurs de musique face à leurs confrères de la chronique politique. « Je n’ai jamais rêvé d’être chroniqueur de musique. C’est une étiquette qui me faisait très mal.

Le média, c’est mon monde. Je me considère comme un poisson dans l’eau. Mettez-moi où vous voulez, je me sentirai à l’aise, sauf les sports […] Le fait que des chroniqueurs politiques interviewaient les politiques et que nous, les artistes, nous diminuait. Et ça me rongeait ! (…) », avoue-t-il. D’ailleurs, pour lui, au regard de son amour pour la culture générale, il était chroniqueur musical malgré lui. Et, aux Etats-Unis, il laisse simplement éclater l’autre pan de son talent. Et après avoir franchi un tel palier, « MM » court toujours derrière son « plus grand rêve ». Celui d’avoir un « grand média » qui peut contribuer à l’évolution de la démocratie en RDC.

Notoriété au service des démunis

Toujours habité par l’idée d’aider les plus démunis, Marius Muhunga va mettre sa notoriété à contribution. Après avoir engrangé un nouveau succès dans la présentation de Vodacom Super star en 2011 tout en prenant aussi son indépendance vis-à-vis des chaines de télévision en créant sa propre société de production audiovisuelle « Pro-Image », il va concevoir une autre émission au contenu philanthropique dénommée : « Tout est possible ». « J’ai été inspiré du fait que je connaissais des gens qui avaient les moyens et de l’autre [côté] des gens qui n’avaient rien. Donc, j’ai créé cette idée d’amener à la télé ces deux extrémités pour profiter de mon carnet d’adresse afin d’aider ceux qui étaient dans le besoin. D’où, la création de cette émission Tout est possible (…). Cette émission restera vraiment mon émission de cœur », assure-t-il.

Généreux de nature, Marius Muhungu trouve toujours une brèche pour pouvoir aider des gens qui se trouvent dans des situations de manque. A défaut d’avoir une fortune qui pourrait satisfaire un plus grand nombre de nécessiteux, cet homme des médias met son carnet d’adresse à contribution pour atteindre ceux qui peuvent aider les autres. « Le mauvais souvenir dans cette émission était qu’un jour il y a une famille qui est venue me voir dont un enfant qui était très malade. Je pense que l’enfant était né avec une malformation physique. Je suis allé voir la famille. Et le lendemain, j’ai trouvé quelqu’un qui pouvait aider et qui a mis les moyens. Je suis allé à l’hôpital, aux Cliniques universitaires, j’ai eu une ambulance pour venir chercher cet enfant. Et, arrivé à la maison, on me dira que cet enfant est décédé la nuit. Ça c’était vraiment la mauvaise expérience que j’ai eue dans cette émission », se souvient Marius. Mais une mauvaise expérience qui l’avait motivé à réagir plus vite quand des gens étaient en situation de besoin.

Dido Nsapu

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CNSS : Dr Jean-Simon Mfuti, le dirigeant qui remet les pendules à l’heure

L’un des trois établissements publics sous tutelle du ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale n’avait jamais été bien managée comme c’est le cas actuellement avec le Docteur Jean Simon Mfuti.

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 Si « Le leadership est la capacité de faire d’une vision une réalité », le travail de qualité qu’abat le docteur Jean Simon Mfuti Kiaku comme Directeur général ad intérim de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) en est une parfaite illustration. Indubitablement, c’est depuis le 20 juillet 2021 que tout le monde constate un nouveau mode de gouvernance qu’il a implémenté à la CNSS. Du coup, on parle dans la presse tabloïd, audiovisuelle et un peu partout de la performance de la CNSS : recettes en hausse, amélioration des conditions de travail… Ensemble avec Charles Mudiayi (DG adjoint) et Mme Joséphine Shimbi Umba, présidente du Conseil d’administration ad intérim, ils impulsent une nouvelle dynamique.

Porté à la tête de la CNSS après le passage des inspecteurs de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Mfuti Kiaku a imposé sa discipline et les résultats sont très encourageants. En un mois, la CNSS a réalisé des recettes évaluées à plus de 7 milliards de francs congolais, soit près de 4 millions de dollars. Tenez ! Outre le fait qu’il a su remettre de l’ordre dans la gestion de l’entreprise, dans un laps de temps, il a motivé les travailleurs, activé les locataires qui doivent depuis longtemps beaucoup à la CNSS… Vite, l’ensemble du personnel de la CNSS lui voue une grande admiration.

Quelqu’un qui a forgé ses armes au sein de la CNSS

Jean Simon Mfuti Kiaku n’est pas quelqu’un de nulle part. Fils-maison, il a gravi tous les échelons au sein de l’Etablissement, ce qui lui donne comme avantage une longue expérience. Avec efficacité, il a dirigé pendant de nombreuses années la Direction d’action sanitaire et sociale (DASS) et a exercé pendant 5 ans comme directeur provincial de la CNSS dans la ville portuaire de Matadi, au Kongo Central.

Fils du terroir, docteur Mfuti est l’une des figures emblématiques du Kongo Central dont l’élévation aux fonctions de DG ai a plu à plus d’un notable Né Kongo, qui  n’ont pas hésité de remercier le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. A juste titre, le président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, Jean Claude Vuemba, qui a applaudi sa nomination, dit voir en lui une lumière, l’expertise et l’énergie qui feront de la CNSS une entreprise d’excellence. 

 A l’œuvre, on connait l’ouvrier

Manettes de commande en mains, le DG ai de l’ex-INSS ne s’est pas fait prier pour commencer le travail. Soucieux de maximiser les recettes, il a entamé la visite des immeubles de la CNSS, mettant en garde les insolvables. Aussi, a-t-il interpellé les employeurs au strict respect des textes légaux concernant le versement des cotisations sociales de leurs travailleurs. Dans son souci de mettre l’homme au centre de l’action, Jean Simon Mfuti a augmenté significativement les frais de transport journaliers des contrôleurs qui doivent assurer le recouvrement. Il a aussi augmenté la pension de vieillesse. Ses actions étant tentaculaires, il a par ailleurs initié des actions de construction et d’assainissement dont la construction d’un mur mitoyen séparant la CNSS du bâtiment du ministère du Travail.

En ce qui concerne les structures continentales ou sous régionales de sécurité sociale dans lesquelles la RDC est membre par le biais de la CNSS, le docteur Jean Simon Mfuti assure bien ses prérogatives. Actuellement, c’est lui qui est à la tête du Bureau de liaison de l’association internationale de sécurité sociale pour l’Afrique centrale (BLAISAC) dont le siège a été transmis en 2020 en RDC, dans le cadre du Triennium 2020. C’est dire que l’homme a toutes les chances de voir son mandat confirmé par le Chef de l’Etat, Félix A. Tshisekedi.

 Hubert Mwipatayi

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