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Economie

DGI : des directeurs à l’école de la performance

Après la signature du contrat de performance, en juillet 2021, avec le ministère des Finances, l’actuelle équipe dirigeante de la Direction Générale des Impôts (DGI) avait initié un séminaire pour permettre aux cadres de cette régie financière de réaliser des exploits au niveau des recettes.

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L e bon comportement de la Direction générale des impôts (DGI) au début de l’année 2021 s’est poursuivi sur le terrain de la mobilisation. Après avoir signé un contrat de performance avec le Ministère des Finances, le 22 juillet dernier, la DGI avait amené ses directeurs à peaufiner des stratégies et actions pour mieux mettre en œuvre ce contrat lié à l’atteinte, voire, au dépassement des assignations de cette régie financière pour l’année 2021.

  Pour ce faire, un séminaire avait été organisé, le 1er septembre dernier, pour mieux outiller les directeurs des impôts. Ce séminaire a eu pour thème : « Définition des stratégies et actions en vue de la mise en œuvre du contrat de performance signé entre le ministère des Finances et la Direction Générale des Impôts pour l’exercice budgétaire 2021 ». Ces assises avaient été lancées par le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, pour permettre aux directeurs d’affuter leurs armes pour davantage mieux collecter les recettes d’impôts. « En dépit du fait que la situation globale des recettes de l’Etat, notamment celles mobilisées par la Direction Générale des Impôts, particulièrement depuis la formation du gouvernement mis en place sous l’impulsion du président de la République, Félix Tshisekedi, s’est améliorée, cette performance reste encore mitigée et mérite d’être améliorée davantage en vue du dépassement des prévisions budgétaires de la même période », avait déclaré Nicolas Kazadi lors du lancement de ce séminaire.

De son côté, Barnabé Muakadi Mwamba s’est montré plus que déterminé à étendre cette formation au niveau de tous les agents commis à la  collecte des impôts tant au niveau de grandes que de petites entreprises en vue d’atteindre les objectifs. Cela, au-delà de l’appropriation de la vision du ministre des Finances par les Directeurs séminaristes en ce qui concerne le contrat de performance. C’est ainsi  que le Directeur général des impôts envisage la tenue d’autres séminaires dans les tout prochains jours pour ratisser large. Ces contrats de performance s’appliquent pour l’exercice budgétaire 2021. Ils s’articulent essentiellement, d’une part, sur l’augmentation volontaire de la cible des recettes en listant également ses actions d’accompagnement, et d’autre part, sur l’introduction des indicateurs de performance pour évaluer distinctement l’effort de chaque service opérationnel des régies financières dans la mobilisation des recettes, quel que soit le lieu d’implantation à travers le territoire national.

Hormis celui de la DGI, ces contrats de performance ont été signés avec d’autres directeurs généraux des régies financières. Il s’agit de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) et la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD). L’objectif reste celui d’accroître la mobilisation des recettes.

 Cette mesure visait à soutenir la tendance haussière déjà remarquée au début de cette année. Pour rappel, du 1er au 30 juin dernier, les recettes mobilisées par les régies financières ont été de l’ordre de 938,5 milliards de francs congolais, soit 129 % par rapport aux prévisions évaluées à 795,3 milliards de francs congolais. De cette enveloppe, la Direction Générale des Impôts a mobilisé 474,5 milliards de francs congolais avec un taux de réalisation de 150% ; la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) a collecté 266,2 milliards de francs congolais avec un taux de réalisation de 126% ; et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires et de participations (DGRAD) a, quant à elle, généré 197,7 milliards de francs congolais avec un taux de réalisation de 100%.

 Heshima

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Economie

Conjoncture, lorsque les prix deviennent vertigineux dans nos marchés

La surchauffe des prix des biens et services, il y en a eu en République démocratique du Congo. Mais la hausse constatée actuellement sur le marché a atteint de degrés inimaginables. Avec une économie tournée vers l’extérieur, tous les ingrédients d’exacerbation de la crise se sont comme donnés rendez-vous pour asphyxier les consommateurs : covid-19, guerre en Ukraine…

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 Pays à économie extravertie, la République démocratique du Congo est triplement frappée par l’inflation et les effets de la crise se font sentir significativement dans des ménages. Pour Jean-Claude Masangu Mulongo, ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), la situation du pays est plus que préoccupante, étant donné que son économie dépend des importations. Du coup, l’Etat et les consommateurs sont sous-pression face à la non maitrisable hausse généralisée des biens et services constatée sur le marché.

Après la crise créée par le Covid-19, la guerre en Ukraine est venue mettre en mal les chaines d’approvisionnement mondiales avec la pénurie du carburant à la pompe. Conséquence, alors que la surchauffe des prix des biens de première nécessité était déjà un cassetête pour la majorité de la population congolaise, sa tendance devient haussière. Sans qu’il n’y ait de dévaluation de la monnaie nationale, les prix des denrées de grande consommation (surgelés, vivres secs, produits manufacturés et autres) ont tous pris de l’ascenseur. 

Une augmentation exagérée

 Dans tous les marchés de Kinshasa (Rond-point Ngaba, Gambela, Somba Zikida, Liberté, Matete…), les prix ont considérablement augmenté. Un sac de farine de froment est passé de 68 000 à 93 000 FC et celui du ciment gris de 50 kilos de 8,3 à 10 dollars. L’augmentation est surtout observée en ce qui concerne les vivres frais : poissons chinchards, poulets, cuisses de poulets… Un carton de chinchards 16+ qui se vendait à 73 000 FC, se vend maintenant à 120 000 FC. Celui de 20+ est passé de 120 000 à 170 000 FC. Vendu naguère à 45 000 FC, le carton de poulets se vend présentement à 85 000 FC. Pour ce qui est de vivres secs, le constat est le même. Un bidon d’huile de palme de 25 litres se négocie actuellement à 52 000 francs, alors qu’il se vendait dans un passé récent à 45 000 FC. 

Les autres produits ne font pas exception. Au marché de Rondpoint Ngaba, un sac de braise se vend entre 40 000 et 45 000 FC. De même, les feuilles de manioc, les gombos, les amarantes…subissent la même loi : une botte d’épinards passe de 2000 à 3000 FC. Toutefois, l’inflation concerne aussi bien la capitale que l’arrière-pays. A Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental), par exemple, un casier de bière (Dopel Munich, Skol, Simba, Tembo…) coûte 60 voire 70 000 FC, alors qu’il se vendait à 42 000 francs. Du coup, une bière est passée de 4500 à 8 000, voire 9 000 FC.

Diverses causes à la base…

Depuis l’époque du gouvernement Ilunkamba, les prix des denrées alimentaires connaissaient déjà une augmentation persistante. La hausse est devenue davantage vertigineuse sous Jean-Michel Sama Lukonde, avec comme ministre de l’Economie nationale, Jean-Marie Kalumba, déchu de ses fonctions le 30 mars 2022 à l’Assemblée nationale. N’ayant rien fait pour stopper l’envolée des prix, Jean-Marie Kalumba était visé par une motion de défiance pour plusieurs griefs ; notamment la hausse de prix des produits de première nécessité et la mauvaise gestion des 20 millions de dollars débloqués par le gouvernement pour l’achat des chinchards. 

Nonobstant cela, certains vendeurs de Kinshasa justifient la hausse des prix par la multiplication des taxes qui ne leur permettent plus de réaliser des bénéfices. D’après Jean-Paul Nemoyato, ministre congolais honoraire de l’Economie, la hausse des prix des biens et services en RDC se justifie par trois faits, notamment le cumul des marges bénéficiaires par certains opérateurs économiques. « Il y a des opérateurs économiques qui sont à la fois importateurs, négociants en douane, transitaires, transporteurs, grossistes et détaillants, alors que la loi prohibe ce type de comportement », explique t-il. Les deux autres raisons qui justifient l’augmentation, indique-t-il, sont « le commerce triangulaire et la manipulation à souhait des prix Fob et Cif ». 

Une crise mondiale ! 

Début mars, au terme d’un travail de trois jours, une mission du Fonds monétaire international (FMI) avait alerté sur une probable baisse d’activité en raison de l’envolée des prix de l’énergie. Parmi les risques évoqués par le FMI, il y a la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires en raison de la crise russo-ukrainienne. Certaines sources économiques renseignent que les prix de la majorité des produits alimentaires de base s’envolent sur le continent entier. D’après Ollo Sib, analyste de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM/WFP) pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest, cette région (Afrique centrale) était déjà en alerte au dernier trimestre de 2021, avec une hausse de 39% des prix alimentaires par rapport à la moyenne sur la même période des cinq dernières années.

 Hubert MWIPATAYI

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Economie

Conséquences de la délinquance financière: l’IGF sensibilise les professionnels des médias

L’Inspecteur général des finances, Chef de service, Jules Alingete Key, s’est entretenu, le 12 avril 2022, avec les professionnels des médias. Depuis plusieurs jours, l’Inspection générale des finances (IGF) conscientise les différentes couches socioprofessionnelles sur la lutte contre la prédation financière en RDC.

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 Dans le cadre de sa 5ème journée d’échange citoyen, les responsables de l’Inspection Générale des Finances (IGF) ont échangé, mardi 12 avril, avec les professionnels des médias. Organisés dans le nouvel amphithéâtre Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ces échanges ont porté sur la thématique : «Lutte contre la prédation financière enclenchée par le chef de l’Etat à travers l’IGF : quel rôle pour les femmes et hommes des médias». 

Cette rencontre s’est inscrite dans le cadre de la stratégie mise en place par l’IGF pour sensibiliser les différentes couches socioprofessionnelles contre la corruption et le détournement de deniers publics. « L’IGF a pris la résolution de sensibiliser nos compatriotes sur les conséquences de la délinquance financière dont font preuve plusieurs gestionnaires publics recrutés en majorité dans la classe politique. Cette sensibilisation n’a pas de prix au regard de la déroute infligée à la prédation », a écrit sur Twitter, Jules Alingete Key, à l’issue de cette cinquième journée de sensibilisation. 

Après avoir été nommé par le président de la République, en juillet 2020, l’actuel Inspecteur général des finances, Chef de service, a révolutionné la lutte contre la prédation et les détournements des deniers publics. Dans une année, l’Inspection générale des finances se dit fière d’avoir mis fin à la prédation dans plusieurs entreprises mixtes et celles du portefeuille de l’Etat. « A ce jour, grâce à la combinaison des sanctions administratives et judiciaires, certains mandataires se retrouvent en prison pendant que d’autres ont été suspendus. », affirme Jules Alingete Key. 

Le patron de l’IGF note que sa structure de contrôle compte 30 mandataires ‘’neutralisés’’ et 20 entreprises publiques ‘’sauvées’’ en l’espace d’une année. «C’est bien une première dans l’histoire de l’Inspection générale des finances que les gestionnaires mis en cause soient traduits en justice. De l’histoire de notre service, on ne mettait en cause que les comptables ou les directeurs financiers. C’est pour la première fois qu’on a mis le curseur plus haut, et nous avons commencé petit à petit à avoir des résultats», s’est-il félicité. 

Mais celui que certains Congolais surnomment « Clé boa » entend étendre la sensibilisation contre le détournement et la corruption à tous les échelons de la société congolaise. «Vous êtes une force, et vous devez communiquer de la meilleure façon afin que le message soit compris de tous », a-t-il lancé aux professionnels des médias. Alingete pense également que l’implication des journalistes permettrait d’accroître la campagne de sensibilisation des Congolais sur le vrai rôle que l’IGF joue pour le développement de la République démocratique du Congo. 

« Le détournement des deniers publics crée l’enrichissement d’une minorité de gens. Il ne faut pas que les gestionnaires publics viennent pour s’enrichir. Ils doivent servir le pays. Le détournement des deniers publics aggrave le sous-développement avec ses corollaires, la misère et la pauvreté. Les pays les plus corrompus sont sous-développés. 

Et les pays les moins corrompus sont développés. », a-t-il expliqué, estimant que même le chômage dont on se plaint aujourd’hui est une conséquence de la corruption qui règne au pays.

Résultats probants

Le Chef de service adjoint de l’IGF, Victor Batubenga Pandamadi a évoqué au cours de cette cinquième journée les actions fortes posées par l’IGF depuis la mise en place des nouvelles réformes au sein de cette structure de contrôle rattachée à la Présidence de la République. 

En ce qui concerne les recettes, l’IGF, au travers du déploiement de ses inspecteurs, a pu supprimer des procédures illicites qui couvraient le détournement. L’IGF a aussi détecté des exonérations illégales de certains partenariats qui, contre toute attente, sont allés jusqu’à près de 5,4 milliards de dollars américains comme manque à gagner. En plus d’empêcher le détournement des deniers publics et de stopper la mégestion, grâce au travail de l’IFG, plusieurs millions de dollars américains ont été repris dont la somme de 1,5 millions de dollars américains de fonds détournés au ministère de l’Agriculture, 712.988 dollars de la prime des agents de la riposte contre Covid-19. Mais également plus d’un million de dollars à la Fédération congolaise de football association (FECOFA).

 Victor Batubenga a aussi épinglé l’amélioration de la trésorerie de certaines entreprises et établissements publics tel qu’à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Mais, également, une nette amélioration des finances du Trésor public.

 Heshima

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