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Santé

OMS : Une machine à contreverses

Dix mois, des millions de morts et une nocivité toujours grandissante à travers le monde,
tel est le bilan intrépide de la Covid-19, ce virus apparu en décembre 2019 dans la ville
de Wuhan, en Chine. A ce jour, ce qui tend à devenir le virus le plus mortel de tous les
temps continue de frapper et ce, sans la moindre éclaircie du secteur scientifique sur la
découverte d’un vaccin ou d’une potion anti Covid-19.

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Photo: Shutterstock

D’où le soulèvement d’un chapelet des questions sur le fonctionnement, le rôle et la gestion de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui apparaît toujours en première position pour l’annonce des recherches expresses pour découvrir une panacée censée éradiquer une maladie de la surface de la terre. Devant le danger Covid-19, l’OMS qui reçoit des milliards de dollars américains de dotation grâce aux cotisations des pays membres des Nations Unies, est soudain restée silencieuse. Les meilleurs laboratoires, des infrastructures médicales dotées de la technologie de pointe, une main-d’œuvre qualifiée et surtout des moyens conséquents pour ne rien donner en dehors de la très controversée hydroxy chloroquine.

L’auteur français Jean de la Fontaine a révélé dans sa fable ‘’Les animaux malades de la peste’’ que Dieu a inventé cette maladie pour ‘’punir le mal de la terre’’.
En effet, tous les animaux qui étaient contaminés en mouraient. Pour sa part, l’artiste comédien béninois Amani Traoré s’exclamait récemment :’’Le Corona virus est une punition de Dieu pour sanctionner le monde devenu arrogant, en avant-plan les grandes puissances occidentales et orientables’’.

A la lumière de la situation qui se vit sur terrain, on a tendance à croire que ce message a tout son sens car scientifiquement, il est difficile d’expliquer le nombre croissant toujours en progression notamment en Amérique et en Europe qui disposent pourtant des structures sanitaires solidement équipées et dont les populations sont effectivement protégées par rapport à l’Afrique.

Du coup, nombreuses questions se posent telles : Comment l’OMS s’y prend-elle pour mener la riposte ? Quelle stratégie appliquent des nations, la maladie existe-t-elle réellement ? pourquoi les peaux blanches sont plus contaminées que les noirs ?

En réponse à ces interrogations, les observateurs estiment que l’OMS qui a la mission de trouver des solutions rapides et idoines à tous les problèmes liés à la santé humaine à travers le monde est essoufflée. A ce sujet, les USA, par la voix de son Président Donald Trump a condamné, en des termes non voilés l’OMS pour avoir mal géré le dossier sur la Covid-19. Raison pour laquelle, le pays de l’oncle Sam s’est retiré de cette agence de l’ONU. Comment comprendre que l’OMS qui a toujours réagi efficacement et promptement pour couper la chaîne de transmission ou éradiquer des malades comme notamment Ebola,la fièvre jaune… titube pour la Covid-19 ?

Pour l’heure, la stratégie de l’OMS se concentre sur la communication et la sensibilisation au respect des mesures barrières et parle à voix basse de la recherche. Elle insiste sur la prévention des personnes en contact permanent avec les malades.

« la maladie existe-t-elle réellement ? pourquoi les peaux blanches sont plus contaminées que les noirs ? »

A ce titre, le Directeur Général de l’OMS Tedros Adhanon Ghebeyesus l’a reconnu dans son récent message : ‘’Nous ne pouvons pas vaincre la Covid-19 sans assurer la protection des agents de santé’’. Justifiant les difficultés qu’éprouve l’OMS dans la riposte, il a évoqué les questions liées aux besoins considérables en équipements qui font défaut et de l’insuffisance en ressources humaines qualifiées :’’Reste que partout, de graves pénuries de matériels médicaux et de protection se font ressentir.

Une situation alarmante qui est la conséquence de fortes perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et d’une gestion hasardeuse des ressources par certains pays.

Il a encore conseillé : ‘’Les fabricants et les gouvernements doivent agir d’urgence pour augmenter la production, atténuer la restriction des exportations, mettre en place des mesures propres à empêcher la spéculation et la constitution des stocks abusifs‘’.

Veiller à la libre circulation des produits de santé essentiels est indispensable pour sauver des vies humaines’’. Ce plaidoyer, mieux cette interpellation de Tedros Adhanon Ghebeyesus, n’est-elle pas un signe d’essoufflement ou encore un aveu d’échec de l’OMS ?

Des actions phares menées par l’OMS !
Au 29 juillet dernier, on peut noter les principales étapes et les évènements suivants :
Le Directeur Général et le Directeur exécutif du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire ont tenu 83 points de presse et 23 séances d’information ont été organisées à l’intention des États Membres.

Il faut préciser à ce sujet que l’OMS convoque des réseaux internationaux d’expertise sur des thèmes comme la prise en charge, la prévention et la lutte contre les infections, la modélisation mathématique, la séro- épidémiologie ainsi que la recherche-développement des produits de diagnostic, des traitements et des vaccins.

Tous ces réseaux qui englobent des milliers de scientifiques, des médecins et des professionnels de santé publique du monde entier ont tenu des téléconférences fréquentes dès le début du mois de janvier 2020.

Dans le tableau des vaccins candidats contre la Covid-19 établi par l’OMS, 25 produits sont au stade de l’évaluation clinique et 139, à celui de l’évaluation préclinique.
Par ailleurs, le Groupe consultatif stratégique et technique de l’OMS sur les risques infectieux (STAG-IH) s’est réuni 38 fois.

Il offre au Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, des avis et des analyses indépendants sur les risques infectieux susceptibles de menacer la sécurité sanitaire mondiale.

Une gestion faite des critiques cinglantes !
Le 29 mai 2020 alors que le coronavirus frappe la planète de plein fouet depuis près d’un semestre, les Etats-Unis d’Amérique, plus grand contributeur pour la plupart des structures des Nations Unies, annoncent par l’entremise de son Président, Donald Trump, la rupture du partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé. Cette décision est une conséquence logique de la déception des Etats-Unis, peu convaincus de la gestion de Covid-19 par l’OMS, levant ainsi l’option de réduire de 53% le budget qu’il alloue à cette organisation avant de penser à la suppression de toute l’aide américaine.

Même si la position de Donald Trump n’a pas été suivie par le reste des pays membres des Nations Unies, elle donne tout de même matière à réflexion sur la gestion globale de l’OMS.

L’histoire fait savoir que les critiques que l’OMS essuie depuis le début de la crise sanitaire due au coronavirus ne sont qu’un maillon de la longue chaîne d’attaques, non moins fondées, que cette organisation reçoit presque systématiquement à l’apparition d’un événement d’ordre sanitaire.

Covid-19
Tedros Adhanom, le Directeur Général de l’OMS est réputé proche de la Chine, qui aurait pesé pour l’élection de ce dernier. Une relation douteuse qui a été davantage pointée du doigt lorsque l’OMS effectue sa descente à Pékin et dans d’autres villes pour inspecter de près la gestion du coronavirus sur le premier site où est apparue la pandémie. L’OMS aurait été complaisante en ne poussant pas loin ses investigations, se contentant de corroborer les résultats des rapports de la Chine. Des analystes plus virulents ont même affirmé que la Chine aurait mis des mots dans la bouche de Tedros Adhanom.

A cette gestion complaisante, il y a la polémique suite à l’absence de vaccin, près d’une année après le début de la crise. Non seulement le monde ne sait pas éradiquer cette pandémie via un vaccin, l’Organisation Mondiale de la Santé ne sait pas communiquer un traitement efficace contre la covid-19. Entre le rejet de la solution à l’Hydroxy chloroquine et l’acharnement sur les médecins traditionnels africains qui ont vanté le mérite des Covid organics, une tisane faite à base de la plante Artémisia, l’OMS se retrouve comme perdue dans une forêt noire ne sachant quelle voie emprunter. Le guide s’est perdu, emmenant avec lui tout espoir de salut de l’univers abandonné à son triste sort.

Grippe H1N1
A ce stade, l’Organisation Mondiale de la Santé est critiquée à cause d’un prétendu conflit d’intérêts avec les industries pharmaceutiques. Celles-ci auraient influencé les processus décisionnels de l’OMS dans la quête d’une solution pour éradiquer la pandémie. Un rapport accablant de l’Assemblée parlementaire du Conseil Européen a relevé des lacunes sérieuses dans la démarche de l’organisation.

Ebola
Entre 2014 et 2016, la maladie à virus Ebola a sévi dans une grande partie de l’Afrique et spécialement en Afrique de l’Ouest. Une fois de plus l’OMS n’a pas seulement été en première ligne dans la recherche des solutions mais surtout à celle des critiques. Un manque de réactivité, un déficit communicationnel et une coordination défaillante ont plombé le travail de cette organisation. Des investigations démontrent même que quelques innovations dont la création d’un fonds de réserve en cas d’urgence sanitaire ont vu le jour à cette époque.

Une autre critique qui se colle indéfiniment à l’Organisation Mondiale de la Santé concerne l’origine de son financement. Une grande partie du budget de l’OMS provient des fonds de financement privés parmi lesquels figurent en bonne position la Fondation Bill et Mélinda Gates dont certains investissements sont réputés douteux.

D’où le soulèvement d’un chapelet des questions sur le fonctionnement, le rôle et la gestion de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui apparaît toujours en première position pour l’annonce des recherches expresses pour découvrir une panacée censée éradiquer une maladie de la surface de la terre. Devant le danger Covid-19, l’OMS qui reçoit des milliards de dollars américains de dotation grâce aux cotisations des pays membres des Nations Unies, est soudain restée silencieuse. Les meilleurs laboratoires, des infrastructures médicales dotées de la technologie de pointe, une main-d’œuvre qualifiée et surtout des moyens conséquents pour ne rien donner en dehors de la très controversée hydroxy chloroquine.

L’auteur français Jean de la Fontaine a révélé dans sa fable ‘’Les animaux malades de la peste’’ que Dieu a inventé cette maladie pour ‘’punir le mal de la terre’’.
En effet, tous les animaux qui étaient contaminés en mouraient. Pour sa part, l’artiste comédien béninois Amani Traoré s’exclamait récemment :’’Le Corona virus est une punition de Dieu pour sanctionner le monde devenu arrogant, en avant-plan les grandes puissances occidentales et orientables’’.

 

 

D’où le soulèvement d’un chapelet des questions sur le fonctionnement, le rôle et la gestion de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui apparaît toujours en première position pour l’annonce des recherches expresses pour découvrir une panacée censée éradiquer une maladie de la surface de la terre. Devant le danger Covid-19, l’OMS qui reçoit des milliards de dollars américains de dotation grâce aux cotisations des pays membres des Nations Unies, est soudain restée silencieuse. Les meilleurs laboratoires, des infrastructures médicales dotées de la technologie de pointe, une main-d’œuvre qualifiée et surtout des moyens conséquents pour ne rien donner en dehors de la très controversée hydroxy chloroquine.

L’auteur français Jean de la Fontaine a révélé dans sa fable ‘’Les animaux malades de la peste’’ que Dieu a inventé cette maladie pour ‘’punir le mal de la terre’’.
En effet, tous les animaux qui étaient contaminés en mouraient. Pour sa part, l’artiste comédien béninois Amani Traoré s’exclamait récemment :’’Le Corona virus est une punition de Dieu pour sanctionner le monde devenu arrogant, en avant-plan les grandes puissances occidentales et orientables’’.

 

 

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Santé

CANCER DU SEIN COMMENT SE PRÉMUNIR DES RISQUES

Le manque de politique, des stratégies, des programmes efficaces de dépistage et de traitement explique en grande partie la prévalence et le taux de mortalité élevé liés au cancer du sein dans le pays. Ce cancer n’est diagnostiqué qu’à un stade avancé, alors que les traitements font presque totalement défaut ou sont onéreux et inaccessibles à un grand nombre de femmes.

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Menace hautement dangereuse contre la santé, le cancer du sein, une tumeur maligne développée aux dépends des différents tissus de la glande mammaire, est le premier cancer féminin en termes de fréquence avec plus de 50 000 nouveaux cas estimés depuis 2008 en République démocratique du Congo.

 Tout comme le cancer du col de l’utérus, le cancer du sein constitue la cause principale de morbidité et de mortalité par cancer chez les femmes en RDC. Faute de prévention et d’équipements pour le détecter, de nombreuses femmes découvrent trop tard qu’elles sont atteintes du cancer du sein et n’en guérissent pas.

 Dépisté précocement, il peut pourtant être traité. Selon l’OMS, les cancers font de plus en plus de victimes en RDC. Pour d’autres sources concordantes, un malade sur trois meurt de cancer au centre Nganda à Kinshasa. A l’hôpital général de Kinshasa (ex-Maman Yemo), la plus importante formation médicale du pays, qui dispose de moyens pour détecter les cancers, cinq cas y sont enregistrés chaque jour. Le bureau de l’OMS à Kinshasa indique que les centres de santé de la RDC ne tiennent pas de registres des cancers. C’est ce qui explique l’absence de statistiques nationales. Dans la quasi-totalité des villes du pays, les populations et les prestataires de soins manquent d’information sur les méthodes de prévention et de prise en charge des cancers du sein. 

Les professionnels de santé adoptent parfois des protocoles thérapeutiques inappropriés utilisant de manière inefficace les ressources déjà limitées. De plus, les femmes ne connaissent pas les services de lutte contre les cancers disponibles quand ils existent. Dans certaines communautés, l’ignorance et le manque d’information concernant la maladie sont également des obstacles à la prévention.

Facteurs de risque

 Il existe, d’abord, des facteurs hormonaux, qui consistent à une exposition prolongée aux œstrogènes endogènes (puberté précoce, ménopause tardive) ou exogène (prescription prolongée des œstrogènes dans le traitement hormonal substitutif chez la femme ménopausée). Ensuite, les facteurs liés à la reproduction : absence de mener la grossesse à terme prédispose à faire le cancer du sein. Maternité tardive (l’âge de la femme à la 1ère grossesse supérieur à 35 ans), le non allaitement maternel prédispose au cancer : plus la durée de l’allaitement est longue, plus la femme est protégée contre le cancer du sein.

Soins palliatifs Les soins palliatifs sont des soins actifs et continus administrés dans une approche globale et individualisée aux personnes atteintes de maladie grave évolutive ou mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée et terminale ainsi qu’à leur famille et à leurs proches.

Les soins palliatifs

 Les soins palliatifs ont pour but de prévenir ou de soulager les symptômes physiques dont la douleur, mais aussi les autres symptômes, d’anticiper les risques de complications et de prendre en compte les besoins psychologiques, sociaux et spirituels, dans le respect de la dignité de la personne soignée. Ces soins palliatifs sont administrés par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile peuvent réduire de manière significative leur morbidité et mortalité. Les axes principaux des soins palliatifs recommandés dans cette stratégie passent par la Prévention et prise en charge des symptômes, le Soulagement de la douleur, le Soutien psychologique, social et spirituel.

Raymond OKESELEKE

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Santé

DIETETIQUE: Pomme de terre un trésor nutritionnel, sa célébration méconnue en RDC

Produit frais, légume et féculent à la fois, la pomme de terre renferme des atouts nutritionnels complémentaires et variés, précieux pour l’organisme humain. En République démocratique du Congo, l’Institut National d’Etude et Recherche Agronomique (INERA) est au parfum de ces indications. L’antenne de l’INERA à Mvuazi, située dans la Province du Kongo Central, à l’Ouest du pays, a été chargée de mener des études autour de cet aliment. L’antenne de l’INERA à Mvuazi, située dans la Province du Kongo Central, à l’Ouest du pays, a été chargée de mener des études autour de cet aliment.

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L’Arrageois Clusius, découvreur de la pomme de terre, a toujours été à l’honneur durant tout le mois de mai. C’est à lui que l’on doit la culture de la pomme de terre. Pourtant, il reste méconnu. Il faut remonter un peu en arrière. Direction le XVIe siècle. Jules Charles de L’Écluse (alias Clusius en latin) est né à Arras en 1526. Il y a tout juste 490 ans. Ce fut un des plus célèbres botanistes d’Europe. On lui doit, en 1588, la découverte de la culture et de la consommation de la pomme de terre…

A Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, des agriculteurs ont souvent exclu la culture de la pomme de terre parce que les semences sont encore importées d’Europe. Il ressort également des experts en agronomie que les semences de pomme de terre provenant de l’Est du pays sont difficilement cultivables à l’Ouest.

 Suite à cette difficulté, bien des membres de la coopérative ont perdu des containers de semences de pomme de terre. Or, les semences prennent plus ou moins 40% du budget d’investissement.

La pomme de terre « Solanum tubersosum » est l’une des cultures les plus importantes au niveau mondial. Elle constitue avec le blé, le riz et le maïs, les 4 cultures qui nourrissent le plus grand nombre d’habitants sur terre. Pendant, ces dernières années, la quantité de pomme de terre a doublé sur le marché des pays en voies de développement.

Pratiqué sous la monoculture sur billon, toute pomme terre s’adapte mieux dans les grandes collines de l’Est de la RD Congo. Mais malheureusement exploité par les paysans en majeure partie. D’où les grands défis que court la filière dans la zone ; étant donné que des grands entrepreneurs ne s’intéressent pas vraiment à la filière.

«Autrefois, les années internationales avaient un sens. Mais que penser de l’Année internationale de la pomme de terre?» Tel était le ton caustique d’un éditorial publié dans un quotidien canadien en ligne, qui rapportait que l’Année internationale aboutirait à une «Déclaration des droits des tubulaires comestibles». L’éditorialiste a révélé non seulement un manque de connaissances générales en botanique (la pomme de terre n’est pas un «tubulaire», mais un tubercule!) mais, surtout, qu’il n’avait aucune idée de sa place dans l’agriculture, l’économie et la sécurité alimentaire mondiale.

La pomme de terre joue un rôle clé dans le système alimentaire mondial. C’est la principale denrée alimentaire non céréalière du monde et la production mondiale a atteint le chiffre record de 325 millions de tonnes en 2007.

 Dans les pays développés, la consommation de pommes de terre augmente considérablement et représente plus de la moitié de la récolte mondiale. Comme elle est facile à cultiver et que sa teneur énergétique est élevée, c’est une culture commerciale précieuse pour des millions d’agriculteurs.

Par ailleurs, la pomme de terre, contrairement aux principales céréales, n’est pas commercialisée sur le marché mondial. Seule une part infime de la production fait partie du commerce extérieur, et le prix de la pomme de terre dépend en général des coûts de production locaux et n’est pas soumis aux fluctuations des marchés internationaux.

C’est pourquoi c’est une culture vivement recommandée pour atteindre la sécurité alimentaire et elle peut aider les agriculteurs à faibles revenus et les consommateurs vulnérables à surmonter la crise actuelle des disponibilités alimentaires et de la demande mondiales.

Au Pérou, par exemple, le gouvernement a décidé de réduire les importations onéreuses de blé en encourageant la population à manger du pain contenant de la farine de pomme de terre. En Chine, qui est le premier producteur mondial de pommes de terre, des spécialistes proposent que la pomme de terre devienne la principale culture vivrière sur la majeure partie de la surface agricole du pays. Quant à l’Inde, elle envisage de doubler sa production de pommes de terre.

Aliment du futur. L’Année internationale de la pomme de terre a attiré l’attention sur le rôle fondamental de la pomme de terre en tant qu’aliment de base pour la planète. Mais elle avait aussi un but très concret: promouvoir le développement de systèmes durables fondés sur la pomme de terre qui permettent d’accroître le bien-être des producteurs et des consommateurs et de réaliser pleinement le potentiel de la pomme de terre en tant qu’«aliment du futur».

Au cours des vingt prochaines années, la population mondiale devrait croître de plus de 100 millions d’habitants par an, dont plus de 95 pour cent dans les pays en développement où la pression sur la terre et l’eau est déjà très forte. Un défi principal que doit relever la communauté internationale consiste, par conséquent, à garantir la sécurité alimentaire des générations présentes et futures, tout en protégeant la base de ressources naturelles dont nous dépendons tous. La pomme de terre sera un élément important des efforts déployés pour relever ces défis, et cela pour quatre raisons:


Cultivée partout dans le monde

La pomme de terre est consommée dans les Andes depuis 8 000 ans environ. Arrivée en Europe grâce aux Espagnols au XVIème siècle, elle a rapidement gagné le reste du globe: aujourd’hui, les pommes de terre sont cultivées sur quelque 195 000 km2 de terres, du plateau du Yunnan en Chine aux plaines subtropicales de l’Inde, aux hauts plateaux équatoriaux de Java et aux steppes de l’Ukraine.

Un aliment pour les pauvres

La pomme de terre devrait faire partie intégrante des stratégies visant à fournir une alimentation nutritive aux populations pauvres et affamées. Elle est parfaitement adaptée aux sites où les terres sont limitées mais où la main d’œuvre abonde, conditions qui caractérisent une grande partie du monde en développement. La pomme de terre produit davantage de nourriture nutritive sur moins de terres et dans des climats plus rudes que toute autre grande culture – 85 pour cent de la plante est comestible pour ’homme, contre environ 50% pour les céréales.

La pomme de terre, bonne pour la santé

Les pommes de terre sont riches en glucides, ce qui en fait une bonne source d’énergie. Elles ont la plus haute teneur en protéines (environ 2,1 pour cent en poids frais) de toute la famille des racines et tubercules, et de surcroît, de qualité relativement élevée, avec une combinaison d’acides aminés parfaitement adaptée aux besoins de l’homme. Elles sont également très riches en vitamine C -une pomme de terre de taille moyenne contient environ la moitié des apports quotidiens recommandés- et un cinquième des apports quotidiens recommandés de potassium.

Demande de pommes de terre en hausse

La production mondiale de pommes de terre augmente en moyenne à un rythme annuel de 4,5 pour cent depuis 10 ans; elle a dépassé la croissance de la production de nombreuses autres denrées alimentaires dans les pays en développement, en particulier en Asie. Si la consommation de pommes de terre a reculé en Europe, elle a augmenté dans le monde en développement, passant de moins de 10 kg par habitant en 1961-63 à 21.53 kg en 2003. Elle reste encore nettement inférieure à celle de l’Europe (93 kg/an), mais tout semble indiquer qu’elle enregistrera une forte hausse à l’avenir.

Origines

La pomme de terre est originaire des Andes où elle a été domestiquée et cultivée depuis l’époque néolithique dans la zone côtière de l’actuel Pérou, à la fin de la dernière période glaciaire alors que l’Altiplano était encore en partie recouvert par les glaces.

Dans les grottes de Tres Ventanas situées à 2 800 mètres d’altitude dans le canyon Chilca à 65 km au sud-est de Lima, ont été mis au jour les plus anciens restes de tubercules de pommes de terre cultivées datant de environ 8000 av. J.-C.. On y a aussi découvert des spécimens de haricot, haricot de Lima, piment, oca et ulluque5.

Des découvertes similaires ont été faites sur des sites archéologiques situés le long de la côte péruvienne, depuis Huaynuma dans la vallée de Casma6 (région d’Ancash, à 360 km au nord de Lima), jusqu’à La Centinela dans la vallée de Chincha située à 200 km au sud de Lima.

 Raymond Befonda

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Santé

DIETETIQUE: Cube Maggi, la réalité paradoxale d’une épice controversée

Viande, poissons (frais, salés, boucanés ou fumés), légumes, haricots, sauce tomate, céréales…, le cube Maggi, s’il reste souvent dilué, est omniprésent dans tous les mets. Il est devenu, de nos jours, un ingrédient essentiel dans de nombreux plats quotidiens. C’est ainsi qu’en Afrique centrale, comme d’ailleurs partout au monde, plus particulièrement en République Démocratique du Congo, ce produit a eu un taux de pénétration de plus de 70% dans les ménages.

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Maggi est l’un des cubes les plus présents dans cette grande agglomération avec plus de cent millions de cubes vendus chaque jour, si l’on en croit certaines estimations (Conférence de presse du groupe NESTLE). Les cubes sont de différentes couleurs. Malgré une publicité très importante, ils sont de plus en plus critiqués pour leur composition et les effets que peuvent avoir les nombreux additifs alimentaires qu’ils contiennent sur la santé.

Le produit de quatre grammes mesure près de trois centimètres. Le cube Maggi est devenu tellement incontournable dans les marmites kinoises qu’il est considéré comme un ingrédient faisant partie des recettes, au même titre que les cuillerées d’huile ou les pincées de sel. «On en met par habitude», reconnaissent des cuisinières. «C’est devenu un réflexe de l’ajouter dans les plats». Un drôle de paradoxe quand on sait que n’importe quel marché du quartier propose des dizaines d’épices.

Tous les cordons bleus (cuisiniers très habiles, ou très doués) disent aujourd’hui qu’elles ont vu leur mère et leur grand-mère assaisonner leurs sauces avec le fameux bouillon Cube. Cela fait en réalité plus d’un demi-siècle qu’il a débarqué en RDC. Inventé en 1886 par le Suisse Julius Michael Johannes Maggi, l’arôme était destiné à relever les bouillons trop fades et les soupes insipides, mais aussi à faire gagner du temps derrière les fourneaux.

Tous les cordons bleus (cuisiniers très habiles, ou très doués) disent aujourd’hui qu’elles ont vu leur mère et leur grand-mère assaisonner leurs sauces avec le fameux bouillon Cube. Cela fait en réalité plus d’un demi-siècle qu’il a débarqué en RDC. Inventé en 1886 par le Suisse Julius Michael Johannes Maggi, l’arôme était destiné à relever les bouillons trop fades et les soupes insipides, mais aussi à faire gagner du temps derrière les fourneaux.

Epiceries de brousse

La marque s’appuie sur une force commerciale et un réseau de distribution qui va des grands marchés, au centre de la capitale, jusqu’aux petites épiceries de brousse. Son développement exponentiel a été soutenu par un véritable matraquage publicitaire qui remonte à ses origines. « Si l’affaire devient florissante, elle le doit à l’intense travail de publicité, on pourrait même dire de propagande, mené par Julius Maggi lui-même, tant pour vanter la qualité de ses produits que pour barrer la concurrence », écrit Monique Pivot dans son ouvrage Maggi et la magie du bouillon Kub (Ed. Hoëbeke), qui relate l’ascension de la marque.

Spots télévisés, partenariats, forums, panneaux d’affichage au slogan ravageur (« Avec Maggi, chaque femme est une étoile », peut-on lire), la marque ne renonce devant rien. Au Sénégal ou au Nigeria, on peut même voir des bâtiments peints en rouge et jaune, selon une stratégie d’occupation de l’espace pour le moins agressive également développée par Coca-Cola.

« La force d’une marque, c’est d’abord son produit, explique Jean Watin-Augouard, rédacteur en chef de la Revue des marques. Celui-ci est peu encombrant, facile à utiliser et tellement ancré dans les mentalités qu’il ne peut pas décevoir, puisqu’il est devenu “africain” et fait partie de la famille. Avec son packaging simple aux couleurs chaudes, on est rassuré. C’est ce qui explique pourquoi on utilise aujourd’hui le cube pour cuisiner, tel un réflexe pavlovien. »

La grande force du « Maggi » – qui est au cœur d’une guerre commerciale depuis la fin des années 1970 avec l’espagnol Jumbo – c’est aussi de s’être adapté aux goûts locaux. Car la composition des cubes varie selon les latitudes. Celui qui est vendu au Ghana, par exemple, aura un goût de crevettes que l’on ne retrouvera pas en Côte d’Ivoire, où l’on a remplacé l’amidon de maïs par du manioc. Au Nigeria en revanche, on mettra en avant le gout de graines de soja grillées… En RDC notamment, le goût du produit est collé à celui du pondu, de la viande. « En 2011, les cubes ont été fortifiés en fer pour lutter contre l’anémie liée à une carence de fer, sans que leur goût ne soit modifié, indique Henri-Pierre Lenoble, chargé de la stratégie nutritionnelle de la marque. Aujourd’hui, ils le sont tous à hauteur de 80 %. On sait que pour préparer un repas de six personnes, les consommateurs font mijoter cinq cubes dans leur plat, ce qui correspond à un apport de 15 % en fer de la valeur quotidienne recommandée. » Il n’empêche que l’ingrédient majoritaire est le sel. « Il est important de ne pas saler les plats qui sont préparés avec les cubes aromatiques puisqu’ils en contiennent déjà beaucoup, entre 40 et 50 %, explique Florence Foucaut, membre de l’Agence française des diététiciens nutritionnistes (AFDN). L’abus de sel peut entraîner le développement de maladies cardiovasculaires, de l’hypertension et des insuffisances rénales. »

Il tient dans la poche

A la fin du XIXe siècle, l’Europe est alors en pleine révolution industrielle et, de plus en plus souvent, les femmes travaillent dans les usines. « Cette industrialisation de la cuisine permet à l’ouvrier d’obtenir de suite, par simple chauffage, une nourriture substantielle et à bon marché », expliquait Julius Maggi qui, un an après avoir découvert l’arôme Maggi, a décliné son produit en tablettes. Très vite, celui-ci est devenu le produit phare de la gamme.

Son arrivée sur le marché coïncide quasiment avec la signature du traité de Berlin de 1885, qui régit les règles du commerce entre les puissances coloniales et ouvre la libre circulation des produits sur le continent. Au fond de pirogues, brinquebalés à dos d’hommes ou de chameaux, des milliers de cubes voyagent ainsi à travers les anciennes colonies. Ils séduisent les populations locales qui apprécient cet ingrédient bon marché : il tient dans la poche, ne périme pas, n’a besoin d’aucune réfrigération et résiste aux températures élevées.

La deuxième raison qui peut expliquer ce formidable essor est plus subtile : en intégrant quelques cubes dans les plats, on leur ajoute un goût de viande ou de poisson. Un argument efficace et intéressant quand ces aliments souvent chers viennent à manquer dans les foyers.

Jusqu’en 1979, tous les cubes Maggi ont été importés. Afin notamment de limiter les coûts de transport et mieux satisfaire la demande, ils sont aujourd’hui fabriqués aux quatre coins du continent. Aujourd’hui, pas moins de onze usines – de Dakar à Douala, en passant par Kinshasa, Brazzaville ou Abidjan – tournent à plein régime pour fabriquer les cubes. La demande est vertigineuse : il s’en écoule plus de 100 millions par jour…

Les bouillons cubes sont fabriqués avec des produits déshydratés formés en petits cubes. Ils contiennent tous du sel, de la maltodextrine, des exhausteurs de goût, de l’huile et des arômes. Certains cubes peuvent contenir des extraits de viande ou de légumes, ainsi que du sucre. Ils sont utilisés pour donner plus de goût aux plats. Ils sont très pratiques mais les bouillons cubes industrielles contiennent des ingrédients dont certains sont « peu recommandables » selon des associations de consommateurs.

Les additifs alimentaires

Un additif alimentaire est une substance qui n’est pas habituellement consommée comme un aliment ou utilisée comme un ingrédient dans l’alimentation. Ces composés sont ajoutés aux denrées dans un but technologique. Ils ont différentes fonctions : garantir la qualité sanitaire des aliments (conservateurs, antioxydants), améliorer l’aspect et le goût d’une denrée (colorants, édulcorants, exhausteurs de goût), conférer une texture particulière (épaississants, gélifiants), garantir la stabilité du produit (émulsifiants, antiagglomérants, stabilisants). Les additifs peuvent être naturels – c’est-à-dire obtenus à partir de micro-organismes, d’algues, d’extraits végétaux ou minéraux – ou de synthèse (chimique).

Tout le monde connait les quatre gouts que la langue peut distinguer : le salé, le sucré, l’amer et l’acide. Dans le monde occidental, il est maintenant question d’un cinquième gout (ou gout japonais car il a été découvert par un chercheur japonais) dénommé umami qui peut se traduire par gout délicieux. Donc cela serait l’inosinate de sodium, l’additif artisan de ce gout délicieux. Ces trois additifs sont fréquemment combinés pour en accroître l’efficacité. Ils sont systématiquement présents dans les cubes bouillons.

Les aromes sont des substances chimiques que l’on introduit dans les aliments pour leur donner un goût ou une odeur particulière. Les aromes ne sont pas considérés comme des additifs par la règlementation européenne. On peut trouver des produits sans additifs alimentaires mais qui contiennent des arômes. On distingue les aromes « sucrés » rassemblant les arômes de fruits et divers autres produits dont le miel, la vanille, le café, le caramel et les aromes « salés » qui proviennent soit des végétaux (bulbes, fruits, épices) ou animaux (viande, poissons, lait).

Les Protéines végétales hydrolysées (HVP) sont des substances obtenues par une réaction chimique à partir de maïs, de soja ou encore de blé. On obtient des protéines avec un léger gout de viande.

 Elles jouent le rôle d’un  exhausteur de gout dans les aliments transformés.

Les extraits de levures sont obtenus à partir de la levure, c’est-à-dire de microorganismes (champignons) capables de provoquer une fermentation de matières organiques végétales ou animales. Ces levures permettent aussi d’obtenir du glutamate de sodium. Les fabricants de produits alimentaires utilisent de l’extrait de levure pour éviter indiquer « glutamate monosodique » dans la liste des ingrédients.

 Les épices des substances végétales utilisées pour donner du « goût » aux aliments. Parmi les épices, on trouve le gingembre, l’ail, le piment, la cannelle, le curcuma et de nombreuses graines : aneth, anis, poivre, badiane (ou anis étoilé), clou de girofle, etc.

Paradoxe

Un tel produit de masse draine forcément derrière lui plusieurs histoires, plusieurs légendes. Au début des années 2000 et comme l’avait montré un feuilleton nigérian, on racontait, par exemple à Brazzaville, que le cube dissous dans la bière donnait un breuvage capable de donner la mort. La rumeur s’est tellement propagée qu’elle a fait fléchir les ventes au Congo. Au Mali, le « Maggi » est accusé de provoquer une baisse de la libido au point d’être banni dans certains foyers. En République démocratique du Congo enfin, de jeunes filles utiliseraient le cube en suppositoire… afin d’arrondir leur postérieur. Ce qui est sûr et même fréquent, c’est d’utiliser le cube (vendu à l’unité) en guise de monnaie puisque son prix n’excède jamais quelques dizaines de centimes.

Mais le scandale n’en serait peut-être pas un si les choses s’arrêtaient là. Evidemment, ces bouillons carrés de légumes ou d’animaux sont issus d’un processus industriel recherché et contiennent de nombreux ingrédients, parfois aberrants, comme une énorme quantité de sel ou du glutamate monosodique (additif alimentaire exhausteur de goût composé de féculent et de sucre, favorisant l’obésité). D’ailleurs, la plupart de ces petits cubes c o n t i e n n e n t plus de 15 ingrédients différents, et pas des plus sains : aromes artificiels, produits synthétiques, additifs alimentaires etc. !

De quoi faire sourciller, d’autant plus dans une ère où les scandales alimentaires poussent à faire davantage attention à ce qu’est destiné à l’organisme humain au quotidien. Pourtant, aucune étude détaillée n’a été publiée dans ce domaine, aucun contrôle réel n’est effectué… d’aucuns l’expliquent par la pression des industries ou par la complicité de certains Etats… Quoi qu’il en soit, ces cubes sont des « bombes industrielles » qui détériorent la santé petit à petit.

Au Bénin, au Mali ou au Sénégal, ces cubes sont même utilisés pour castrer les bœufs ou les moutons, l’effet étant, dit-on, quasi immédiat. Si la rapidité du « traitement » peut être remise en cause, il est pourtant admis que ces cubes favorisent la stérilité des animaux. Pourquoi en serait-il différent pour les humains ?

Des risques très élevés

Il est ressorti de différentes communications que le Glutamate mono sodique (GMS) est abusivement utilisé dans les additifs alimentaires et sans le moindre contrôle.

Ce, aussi bien dans les produits d’importation que de fabrication locale. Des chercheurs ont déploré la timidité, voire l’absence de contrôles à ce niveau. Déjà même à faible dose, le produit n’est pas sans danger à long terme.

Selon des témoignages, certains experts l’ont utilisé dans leurs labos en vue de rendre les souris obèses dans le cadre strict de leurs travaux sur le diabète. En clair, ils rendent les souris obèses en leur inculquant le Glutamate afin d’observer l’effet de l’insuline. Ces rongeurs sont appelés « RATS TRAITÉS AU MSG».

 L’on comprend dès lors pourquoi en Afrique Centrale en l’occurrence en République Démocratique du Congo, des femmes l’utilisent par voie anale, non sans danger, pour rendre leurs fesses plus rondes et plus rebondies. Le phénomène de l’utilisation des produits miracles pour avoir de belles fesses prend de l’ampleur tout comme la dépigmentation qui est devenue aujourd’hui un fait banal malgré les dangers surtout que les autorités ne prennent aucune mesure pour y mettre fin.

D’autres témoignages émanant de vétérinaires révèlent qu’à forte dose, le Glutamate mono sodique est utilisé dans les milieux paysans pour castrer les bœufs de labours. L’effet, dit-on, est immédiat ! Il faut dire, en tout état de cause et au regard de l’ampleur du danger, que les participants  ont suggéré aux plus hautes autorités du pays, la moralisation de ce produit dans les additifs alimentaires abusivement appelés «cubes » et/ou « aromes-Maggi ». Ces produits restent avant tout des marques déposées ayant donné leur nom à tous les autres exhausteurs de goût.

La réaction des fabricants

Il ressort des confidences recueillies auprès des organisateurs d’atelier, que les industries agro-alimentaires et celles évoluant dans les additifs alimentaires en l’occurrence, se sont fermement opposées à la publication du fameux rapport. Arguant, dans un premier temps n’avoir pas été impliquées dans les travaux et mettant ensuite en garde contre le chômage d’une éventuelle réticence qu’auraient éventuellement les consommateurs pour leurs produits.

Le seul de leur argument ayant véritablement prévalu est que le Glutamate mono sodique dont il est question est bien et bel autorisé dans toutes les industries agro-alimentaires du monde, y compris en France, aux Etats-Unis… En somme, aucun pays n’a encore interdit cette substance qui plus est, s’avère naturelle.

À l’Agence nationale sur la sécurité des aliments, on a tenu à édifier, bien entendu, dans l’anonymat : « Le Glutamate est en effet autorisé en France comme aux Etats-Unis, mais sous conditions avec des dosages bien réglementés et contrôlés. Il existe  ici des quantités maximales et minimales autorisées selon les types d’aliments.

À cause du tollé soulevé contre le glutamate aux Etats-Unis certains restaurants asiatiques furent contraints d’afficher la note «NO MSG HERE»!! » (Pas de Glutamate ici !). Comme pour dire que l’argument des fabricants ne tient qu’à un fil et que la pression exercée par les agro-alimentaires reste partout la même à travers le monde.

 Raymond Okeseleke

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