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Les enfants adultérins : Maltraitance et rejet

La vie est malheureusement souvent constituée de ces paradoxes qui, plutôt que de voir dans la joie
la venue d’un nouveau-né se préoccupe au contraire de sa présence au monde. Tel est le souvent le lot des
enfants adultérins.

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Photo: Shutterstock
A moins d’envisager d’évoluer dans une société libertaire qui s’accorde pour qu’entre hommes et femmes il n’existe aucune restriction à pratiquer des relations intimes, la convenance généralement admise dans la plupart des regroupements humains est de se montrer exigeante dans l’organisation de ces questions. En effet, conscient de la sensibilité des rapports amoureux entre hommes et femmes susceptibles de passion avec parfois des conséquences néfastes pour la bonne marche de la société, celle-ci a traditionnellement condamné l’adultère qui consiste pour un individu marié, homme ou femme, d’avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint, une fois de plus homme ou femme, avec il est vrai moins de rigueur pour le premier que pour la seconde, si pas légalement socialement en tout cas. la suite des grandes religions, qu’il s’agisse de l’islam, du judaïsme ou du christianisme, la loi civile de plusieurs pays condamne l’adultère. Et la loi congolaise n’est pas en reste menaçant tout contrevenant d’une servitude pénale principale de six mois à un an, voire plus et de l’équivalent d’une amende de 60.000 à 250.000 francs congolais, sauf cas exceptionnel de viol, de bonne foi trompée… Avec en prime, la possibilité de rupture de la liaison maritale. Dans ces conditions, dès lors que la cause est infractionnelle comment ne pas considérer que sa résultante ne soit victime de limitation de droit ou de considération sociale : l’enfant adultérin, fruit d’une relation adultère, semble malheureusement voué à subir une vie différente de celle des autres enfants. Situations à dilemme D’emblée, il s’avère donc que l’enfant adultérin jouisse de moins de droit que tout autre enfant, même que d’un enfant naturel né de parents non mariés. Par rapport au commun des enfants, celui qui est adultérin est ainsi appelé à vivre une vie dénuée de sérénité et encaisser dès sa tendre enfance des violences psychologiques de manière insidieuse ou de façon clairement exprimée.
« « Toi, dont le papa ne se fait jamais voir ! » a-t-elle l’habitude d’invectiver Yannick, l’enfant de sa nièce, qui à la longue finit par comprendre qu’il n’est pas aussi semblable que les autres gamins de son âge. « 
Cette violence psychologique prend racine dans un environnement marqué par l’absence de la présence permanente voire de la connaissance du géniteur censé ne pas se dévoiler en raison de la commission de l’infraction qui l’expose à la rigueur de la loi. Il convient toutefois de souligner que cette situation reste assez théorique dans des pays qu’on qualifierait de traditionnels, lesquels malgré les dispositions légales interdisant l’adultère passe outre toute condamnation, même si cela est fait de manière discriminatoire. Car l’homme marié qui mettrait au monde un enfant avec une autre femme que son épouse a toujours la latitude de s’imposer sur elle, sur sa famille ou celle de sa femme en faisant fi des impératifs légaux et passer entre les mailles du filet de la justice. « Oui, je sais que la loi condamne l’adultère, mais tant pis pour les hommes de loi si ils ne comprennent pas que j’ai mis au monde un enfant avec une autre femme que la mienne et que j’aime tout autant que sa progéniture » avait confessé Simon-Pierre au cours du conseil de famille convoqué pour trancher l’annonce de la naissance de son enfant adultérin. Et l’affaire avait été close sur place. Par contre on imagine que pareille situation ne se réglerait pas aussi aisément pour une femme mariée qui aurait ce genre d’aventure. A celle-ci, il lui resterait l’alternative de l’aveu en cas de flagrance ou d’autodénonciation sinon alors d’user de subterfuges pour ne pas être démasquée. Violences psychologiques ! On voit donc que dès leur venue au monde, du fait de la pression exercée sur leurs géniteurs, l’enfant adultérin peut à son tour les ressentir par la force des événements, avec à la base l’impossibilité d’avoir une vie normale au sein d’un foyer ordinairement constitué, c’est-à-dire marqué par la permanence d’un père et d’une mère et à la rigueur de frère(s) et sœur(s). Néanmoins, quels que soient les cas de figure de paternité ou de maternité d’un enfant adultérin, il sied de se faire à l’idée que malgré tout, la présence de l’enfant adultérin ne peut que finir par devenir évidente même s’il relève du secret de famille. Dans tous les cas, il s’agit de faire preuve de tact et de psychologie intelligente à son égard. Et donc, s’il est vrai que la société congolaise a su trouver des aménagements dans le cas de la naissance d’un enfant adultérin, son caractère ouvert où se meut un foisonnement de personnes qui élargit de manière extensible le cercle familial ou relationnel peut susciter des occasions de maltraitance ou de rejet de l’enfant adultérin. Or, on sait, à quel point certaines personnes peuvent agir avec désinvolture ne donnant aucune importance à la psychologie pourtant primordiale dans la construction de tout sujet. Mama Béa avec ses allures de matrone en est un bon exemple, elle qui a l’art d’intervenir de manière intempestive en tchipant pratiquement à chacune de ses phrases, parfois même sans méchanceté au fond d’elle-même : « Toi, dont le papa ne se fait jamais voir ! » a-t-elle l’habitude d’invectiver Yannick, l’enfant de sa nièce, qui à la longue finit par comprendre qu’il n’est pas aussi semblable que les autres gamins de son âge. Sans qu’elle ne se rende compte des dégâts qu’elle peut causer dans le mental du garçon. De la sorte dans le registre de la violence psychologique éprouvée par l’enfant adultérin qui déterminera son comportement en société, on peut épingler en un premier lieu le sentiment d’isolement par rapport aux membres des deux côtés de sa famille qui le conduira à ne pas savoir se positionner naturellement dans la communauté car dépourvu de repères identitaires précis, une sorte de chauve-souris. Cet isolement entrainera ainsi un manque d’affection avec son lot de frustration en prime. Plus violent que l’isolement, est le rejet qui lui est plus expressif. Il peut provenir d’un parent qui lui ferait ressortir que sa venue n’a pas été désirée ou que les conséquences de celle-ci représente un poids et ce, par des propos vexants et humiliants, du style de ceux de Mama Béa. Les indispensables ressorts psychologiques ! Face à toutes ces maltraitances psychologiques conséquentes à une vie familiale déstructurée, il est nécessaire que l’enfant adultérin fasse preuve de résilience pour sa survie psychique, à l’aide prioritairement du (des) parent(s) disposé(s) à le soutenir à surmonter l’injustice qu’il peut percevoir d’être victime d’un statut social et familial indépendamment de sa volonté. Faute de quoi, ce ressentiment peut se muer en différentes réactions psychologiques faites de révolte, d’hostilité, de colère, d’anxiété… lesquelles peuvent se manifester sous divers comportements comme la toxicomanie, la prise de l’alcool… voire à des pulsions agressives ou suicidaires extrêmes qui aboutissent à la déstabilisation de tout être en raison d’une perception émotionnelle tronquée vis-à-vis de soi ou des autres. Et qui peut persister jusqu’à l’âge adulte. Ainsi, grâce à la capacité à atténuer sinon à effacer les chocs de la violence psychologique endurée en s’imprégnant des stimuli positifs, la résilience est en mesure de permettre à l’enfant adultérin de trouver sa place dans la société en dépit de tout. Et en complément à l’aide du (des) parent(s) mentionnée ci-haut, l’accompagnement psychosocial d’autres membres ou des amis de la famille peut être salutaire. Le rôle de la société n’est pas non plus à négliger malgré la sévérité qu’elle témoigne à l’endroit de l’adultère : elle devrait quel que soit le jugement porté sur ce fait, envisager une attitude sociale adéquate capable d’endiguer les souffrances psychologiques encourus par l’enfant adultérin, avec notamment si nécessaire l’instauration de structures d’accueil, siège d’amour, comme les foyers d’accueil ou le placement en famille. Mais, plus encore la responsabilité de surmonter sa différence socio-familiale incombe à l’enfant adultérin lui-même. Et une voie à ne pas négliger est la prière à même d’apporter du baume au coeur pour guérir des blessures intérieures. Comportement préventif ! Il n’en reste pas moins qu’à cause de tous les abus que peut vivre un enfant adultérin, c’est bien avant la naissance même de ce môme que l’on devrait s’attendre à un comportement préventif raisonnable car il y va de l’avenir confortable de tout gosse. C’est donc aux parents à prendre toutes les dispositions appropriées transcendant leur passion ou leur négligence. Angèle prévient : « Avant d’avoir une quelconque relation amoureuse, d’autant plus que je sens que je risque de m’accrocher, je prends la précaution de me renseigner sur la situation de l’homme. Moins pour ce qui concerne son statut social ou médical même si j’y fais un peu attention, que sur son état familial. S’il est marié, je tourne directement la page car je ne voudrais pas tomber dans le piège de mettre au monde un enfant adultérin appelé à souffrir… ». Sur ce point, les femmes ont en effet l’art d’agir avec une certaine finesse psychologique en posant des questions à l’allure anodine pour enquêter sur celui qui cherche à nouer avec elle, souvent le regard rivé sur l’annulaire pour y déceler une alliance. Et quand bien même, la relation s’installe une psychologie préventive pour désamorcer tout incident ultérieur est de mise. L’implication de la femme est dans cet ordre d’idées inévitable car c’est généralement elle qui porte le poids d’une culpabilité adultère. En un premier lieu, sa grossesse commence par dévoiler les relations intimes qu’elle a pu avoir. Or, à moins de faire porter le chapeau à un homme consentant ou non prêt à endosser son état physique, son lien avec son enfant au-delà du cordon ombilical est d’évidence, alors que l’homme peut échapper à l’opprobre social, la nature étant ainsi faite. La venue de l’enfant n’est dès lors pas aussi commode dans une relation d’adultère et celui-ci est astreint à faire les frais de la faute commise par ses géniteurs. Au total, entre se voir obligé à s’exposer à des situations inutilement difficiles et rendre compliquée la vie d’un innocent, la retenue est vivement indiquée.

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Fondation Chrétienne Barnabé Muakadi, un pilier des actions sociales en RDC

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Acteur engagé dans la promotion des valeurs chrétiennes et la contribution au développement de la République démocratique du Congo (RDC), la Fondation Chrétienne Barnabé Muakadi (FCBM) initie ou soutient plusieurs actions sociales à travers le pays.

En 2024 comme en ce début d’année 2025, la Fondation Chrétienne Barnabé Muakadi a soutenu plusieurs actions sociales dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Kasaï-Oriental, Kasaï-Central, Haut-Katanga, Kongo-Central, Kinshasa, Lualaba, ainsi que dans d’autres parties du pays. Dans la capitale congolaise, début février, cette structure, initiée par le directeur général des Impôts, Barnabé Muakadi Muamba, a offert des dons à l’Orphelinat « Ça marche » situé dans la commune de Limete.

Fin janvier, cette fondation a financé le cantonnage manuel des routes de desserte agricole réalisé par l’ONG Force de Génie Kongolais pour l’avenir (FOGEKA), dans la province du Kasaï Oriental. Ces travaux ont permis de relier des villages entre les deux provinces du Kasaï Central et Oriental, précisément le tronçon Kananga-Kabeya Kamwanga en passant par le territoire de Dibaya. Ce système d’entretien des routes en terre vise à désenclaver aussi des entités agricoles et de relancer la production dans les milieux ruraux. Cette action va dans le sens du soutien au projet ambitieux du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) initié par le président de la République, Félix Tshisekedi. Les cantonniers qui ont travaillé sur ce tronçon ont été équipés de matériels de travail achetés par la fondation Muakadi.

En décembre dernier, 167 personnes atteintes d’albinisme, 246 orphelins et 368 veuves ont ainsi bénéficié de kits scolaires et de pagnes. Ces gestes ont réconforté et donné de l’espoir aux bénéficiaires souvent marginalisés. Étienne Tshisekedi, coordinateur de l’Association des albinos, avait noté l’importance de ce geste à l’égard des démunis. Pour lui, ces dons pourraient améliorer la qualité de vie de ces pensionnaires. De son côté, les sœurs de la congrégation « Marie, Mère de l’Espérance », qui encadrent les orphelins, ont également salué cette initiative de la fondation Muakadi. Il y a 8 mois, cette fondation avait offert plusieurs dons à l’orphelinat « Betu Bana Filles » dans la province du Kasaï-Oriental.

Des actions au Nord-Kivu

En octobre 2024, la fondation a distribué des kits scolaires et des pagnes aux enfants et aux femmes déplacés de guerre à Goma, répondant ainsi à l’appel à la solidarité nationale lancé par le chef de l’État Félix Tshisekedi. En plus de ses performances dans la mobilisation des recettes de la Direction générale des impôts (DGI), le Directeur général des impôts, Barnabé Muakadi, se montre aussi très actif dans le domaine humanitaire. Sa fondation est devenue un pilier des actions sociales à travers le pays. La FCBM est présente dans plusieurs provinces. Cette association sans but lucratif aide les démunis, les veuves ainsi que les orphelins.

Cette structure n’hésite pas à répondre à l’appel national tel que celui lancé par le président de la République sur la solidarité nationale. Dans cette période où les Congolais sont appelés à l’effort de guerre pour repousser l’agression rwandaise dans l’Est du pays, la Fondation Muakadi n’hésite pas à mettre la main à la pâte pour apporter sa pierre à l’édifice national.

Heshima

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Société

SÉBASTIEN DESABRE, CET ENTRAINEUR QUI RÊVE DU MONDIAL AVEC LA RDC

La sélection de la République démocratique du Congo, que dirige Sébastien Desabre depuis un an et demi, sait faire preuve de calme et d’organisation. Les Léopards l’ont prouvé tout au long de cette CAN organisée en Côte d’Ivoire. Ce qui laisse entrevoir des bonnes choses pour les éliminatoires de la Coupe du monde. Portrait d’un homme qui vit sa plus grande expérience africaine.

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L a République démocratique du Congo a validé sa place dans le dernier carré de la Coupe d’Afrique des Nations, le 2 février, après un succès probant face à la Guinée (3-1). À sa tête, le Français Sébastien Desabre n’en est pas à son coup d’essai, après avoir mené l’Ouganda en huitièmes de finale il y a quatre ans. Avant le coup d’envoi de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations, peu auraient misé sur une présence de la République démocratique du Congo dans le dernier carré de la compétition.

Pourtant, malgré trois matches nuls durant la phase de groupes, les Léopards ont sorti les griffes pour venir à bout de l’Egypte (1-1, 8-7 tab) puis de la Guinée (3- 1), en quart de finale. Derrière la réussite de cette modeste sélection congolaise (67e nation mondiale, 13e d’Afrique) se cache, entre autres, le profil d’un Français : le sélectionneur, Sébastien Desabre.

À 47 ans, le natif de Valence (Drôme) vit sans doute le plus beau succès de sa carrière d’entraîneur.

Desabre vise la Coupe du monde

Le mercredi 7 février, à 20 h, contre la Côte d’Ivoire, Sébastien Desabre a dirigé sa 20e rencontre à la tête des Léopards (pour 8 victoires, 7 nuls et 4 défaites jusqu’ici). La sixième demi-finale de CAN dans l’histoire de la sélection congolaise, déjà titrée à deux reprises (1968, 1974). En Coupe du monde, la présence de la RDC est plus qu’épisodique : il n’y a qu’en 1974 que le Zaïre, nom du pays entre 1971 et 1997, s’est qualifié pour la grandmesse internationale du football. Balayés en Allemagne de l’Ouest par l’Écosse (0-2), la Yougoslavie (0-9) et le Brésil (0-3), les Léopards n’ont plus disputé la Coupe du monde depuis 50 ans. Un objectif assumé par le sélectionneur français.

« Son projet principal, c’est une qualification au prochain Mondial, indique le capitaine Chancel Mbemba en conférence de presse, avant les huitièmes de finale. Avec lui, c’est tout un staff qui s’est mis au travail. Personne ne croyait que l’on serait là en Côte d’Ivoire. » Le sélectionneur a déjà apposé sa patte sur cette sélection, anciennement surnommée « les Simba ». Procédant à un large turn over par rapport à la dernière participation de la RDC à la CAN en 2019, sous les ordres de Florent Ibenge : seuls Cédric Bakambu, Chancel Mbemba et Arthur Masuaku étaient présents en Égypte.

Stupéfaction à Niort à l’annonce de son départ

Son arrivée sur le banc des Léopards, en août 2022, avait fait grand bruit en France. Non pas que l’identité du successeur de l’Argentin Héctor Cúper soit particulièrement attendue dans l’Hexagone. L’emballement médiatique est plutôt né de la situation contractuelle de Sébastien Desabre.

Alors entraîneur des Chamois Niortais depuis juin 2020, le technicien doit officier à domicile face au SC Bastia, pour le compte de la 2e journée de Ligue 2. Quelques heures avant le coup d’envoi, un communiqué de la Fédération congolaise l’annonce pourtant nouveau sélectionneur national, à la grande stupéfaction de la direction niortaise.

« Le Chamois niortais Football club n’a jamais été en contact avec la FECOFA au sujet de son entraîneur Sébastien Desabre et réitère son envie de le conserver au-delà de son contrat actuel, avait indiqué le club dans un communiqué. Par ailleurs, le Chamois niortais Football club se réserve le droit de toute poursuite à l’égard de la Fédération congolaise de football suite à la parution particulièrement malvenue de cette annonce “officielle” le jour du premier match à domicile de la saison 2022/2023 de Ligue 2 BKT. »

Son expérience en Afrique

En s’engageant avec la République démocratique du Congo, Sébastien Desabre n’a fait que perpétuer une destinée érigée depuis 2010 sur le continent africain. C’est à Abidjan, où il a hissé sa sélection congolaise dans le dernier carré, que l’entraîneur du Cannet-Rocheville (N3) choisit de poser ses valises pour découvrir le monde professionnel.

Après avoir entraîné l’ASEC Mimosas en Côte d’Ivoire, le Valentinois prend en main le Coton Sport FC au Cameroun. « J’ai travaillé avec des clubs à forte pression comme le Wydad Casablanca, l’Espérance de Tunis, une sélection à la CAN (Ouganda) avec un nombre de supporters incroyable, les réseaux sociaux, confiait-il à Ouest-France en janvier 2022. Il faut avoir la capacité de rester lucide, réfléchi face à la pression. C’est une réelle qualité. C’est sur ce point-là qu’il a fallu apprendre et aujourd’hui je pense que c’est un acquis. »

Métamorphose des Léopards

Son aventure avec l’Ouganda de 2017 à 2019, l’unique sur un banc national avant la RDC, lui a permis de se faire un nom au niveau continental. Pour la première fois en 41 ans, les Grues de l’Ouganda (non qualifié pour l’édition en Côte d’Ivoire) ont rallié les huitièmes de finale, seulement battues par le Sénégal (1-0) – futur vainqueur. Sébastien Desabre a ainsi signé deux parcours réussis en Coupe d’Afrique, qui en appelleront certainement un troisième. Mais bien avant un autre parcours, celui de la Côte d’Ivoire, est loin de dire son dernier mot.

Le miracle « Desabre » est loin de terminer en demi-finale. « Il y a un an, tout le monde se moquait de nous. Et aujourd’hui, on est en demi-finale. Comme Chancel (Mbemba) l’a dit, c’est la justice de Dieu ! » Au moment de commenter la qualification méritée des siens pour les demi-finales contre la Guinée, l’ailier Théo Bongonda n’a pas oublié d’où vient la RDC.

La métamorphose est indéniable, entre la sélection qui avait bien mal entamé ses éliminatoires de la CAN et celle qui ne fait plus rire personne désormais. Entretemps, Sébastien Desabre l’a prise en main et lui a transmis un nouveau souffle et un état d’esprit irréprochable.

Raymond Okeseleke

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Société

Fêtes de fin d’année à Kinshasa La ville partagée entre tensions électorales et défis économiques

À Kinshasa, la période des fêtes de fin d’année est teintée d’une atmosphère particulière alors que la ville se prépare pour des élections cruciales le 20 décembre 2023. Cette saison festive est cependant marquée par des défis économiques considérables qui impactent la vie quotidienne des habitants.

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Les Congolais font face à deux tensions en cette fin d’année 2023.  D’une part, la donne électorale exceptionnelle avec son cortège de pressions politiques sur la vie de la nation congolaise, et d’autre part la traditionnelle surchauffe de l’économie du pays durant la période de réjouissances de fin d’année. Cette surchauffe se caractérise par l’augmentation des prix des denrées alimentaires. Il se constate aussi une flambée alarmante des prix de divers biens. Ce qui crée une charge économique accrue sur les ménages. Les résidents de Kinshasa affrontent dans ces conditions de nombreuxchallenges pour maintenir ses habitudes festives en raison de la hausse du coût de la vie, compromettant ainsi l’accès à des repas abordables au terme de ce cycle annuel. Ils sont de plus tourmentés par l’acquisition d’autres produits ou services liésà cette circonstance comme les vêtements, les cadeaux, les sorties au restaurant ou autres…. 

Stress financiers

La dévaluation constante du franc congolais aggrave également les difficultés financières des Congolais. Cette situation a des répercussions directes sur le pouvoir d’achat. Alors que les revenus de la population n’ont généralement pas bougé, l’inflation érode gravement leur budget. Cela perturbe leur possibilité à célébrer les fêtes de fin d’année sans trop se tracasser. Les retards de paiement des salaires agissent comme un autre facteur de stress financier. Les travailleurs se retrouvent confrontés à des défis supplémentaires pour répondre à leurs besoins journaliers, sans d’ailleurs uniquement faire allusion aux dépenses de fin d’année.

Préoccupations multidimensionnelles

A ce contexte épineux, se greffe l’état des routes. Les pluies récurrentes ont rendu plusieurs artères, en particulier celles menant vers le grand marché « Zando », difficilement praticables. Ce problème de mobilité affecte non seulement les déplacements des citoyens mais entrave également l’approvisionnement des marchandises essentielles, accentuant les difficultés économiques déjà existantes.

Toutefois, au cours de cette conjoncture délicate, les habitants de Kinshasa font preuve de résilience, trouvant des moyens créatifs de sauvegarder l’esprit des fêtes malgré toutes ces contrariétés. L’élection imminente ajoute une dimension complémentaire à tous ces ennuis, entrainant les préparatifs et le déroulement des festivités plus ardus.

Néanmoins, pendant que les regards du monde entier sont tournés vers les résultats des scrutins, cet aspect de la vie du Kinois ou du Congolais en général constitue en dépit de tout, une réalité importante pour son entrée dans la nouvelle année, ardemment souhaitée meilleure que la précédente. 

CHRİSTİAN MUHONG

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