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APRÈS 28 MOIS DE RETARD, CENI : L’OPÉRATION MARATHON DE L’ÉQUIPE KADIMA

Formations en cascade, descente tous azimuts des membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans les provinces, actualisation de la cartographie opérationnelle, l’équipe Kadima est en sprint pour rattraper le retard du processus électoral afin d’organiser les élections à la date constitutionnelle.

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Depuis son installation, le bureau dirigé par le président Denis Kadima Kazadi n’entend pas perdre un seul instant. Le président de la centrale électorale a du mal à retrouver son bureau de Kinshasa, suite à l’intense travail de terrain qu’il a déployé depuis quelques mois. L’objectif de ce sprint est d’abord de rattraper le retard de 28 mois accumulé suite au processus de désignation des nouveaux animateurs de cette institution d’appui à la démocratie. Denis Kadima le sait. 

Les parties prenantes au processus électoral ainsi que la communauté internationale veulent avoir des élections dans le délai constitutionnel. Mais personne quasiment ne songe au retard que son équipe a accumulé avant sa mise en place. Malgré cela, le quatrième président de la CENI de l’histoire se déploie pour que ce retard n’affecte pas la date buttoir des élections en 2023. « Donc vous devez comprendre que nous avons accumulé un grand retard, et sans doute quand vous écoutez les politiciens, la société civile, les partenaires, tout le monde dit qu’on veut des élections en 2023, mais personne ne tient compte du fait qu’on est là 28 mois plus tard que la date qu’il fallait. », a-t-il déclaré lors d’un cadre des concertations tenu début mai 2022 à Gbadolite, dans la province du Nord-Ubangi. 

En dépit de ce fait, Denis Kadima ne trouve aucune excuse pour tenir les scrutins à bonne date. « Mais cela ne nous empêche pas de travailler en fonction du 2023. C’est aujourd’hui une occasion de vous dire que ceux qui ont encore des doutes et qui pensent que la CENI veut glisser qu’ils se détrompent, parce que nous travaillons en fonction de 2023. Et durant le dernier trimestre de 2023, ce pays aura ses 4èmes élections générales. Il ne faut pas qu’il y ait des doutes », a-t-il rassuré. 

Pour y parvenir, il a lancé, début avril 2022, à Kinshasa, le niveau 1 de la cascade de formations sur l’actualisation des cartographies opérationnelles en prélude de ces élections générales. Durant 7 jours, 273 cadres et agents venus de 26 provinces du pays ont bénéficié de cette formation après un atelier d’harmonisation.

Du haut de son expérience de 25 ans en matière électorale, Denis Kadima tient donc à imprimer sa marque dans ce nouveau cycle. « La Commission électorale nationale indépendante dispose d’une expertise avérée dans l’organisation des élections. Celle-ci ne suffit pas et il faut une nouvelle vision, une nouvelle image de la CENI que nous devons tous recréer », avait-il déclaré en marge du lancement de cette formation sur l’actualisation des cartographies opérationnelles.

  Feuille de route

La CENI a publié le 3 février dernier sa feuille de route pour les prochaines élections. Ce calendrier s’articule sur trois séquences principales. La première étape concerne les élections directes du président de la République, des députés nationaux, des députés provinciaux, des conseillers des communes, des secteurs et des chefferies d’ici 2023. Cette feuille de route, étalée sur 43 lignes décrivant chaque étape du processus électoral, comporte également des contraintes à surmonter. A titre illustratif, Denis Kadima est revenu sur quelques activités déjà entreprises et/ ou à réaliser dans un proche avenir.

 De novembre 2021 à février 2022, il y a eu la tenue du séminaire d’imprégnation ainsi que la production des outils de gestion du processus électoral ; entre décembre 2021 et mars 2022, la CENI a procédé à la stabilisation et consolidation de l’administration permanente d’infrastructures ; entre février et avril 2022, elle a organisé les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs de province. La première séquence de cet agenda a trait aux élections directes, c’est-à-dire celles du président de la République, des députés nationaux, des députés provinciaux et des conseillers des communes, des secteurs, et des chefferies. Pour y arriver, il est prévu entre janvier 2022 et juillet 2023, l’organisation des opérations de cartographie des sites opérationnels, l’identification et l’enrôlement des électeurs. De juillet 2023 à septembre 2023, la CENI va organiser l’opération de réception et traitement des dossiers de candidatures aux scrutins directs. Entre septembre 2023 et décembre 2023, il y aura justement la tenue de ces scrutins directs.

La Commission Électorale Nationale Indépendante dispose d’une expertise avérée dans l’organisation des élections. Celle-ci ne suffit pas et il faut une nouvelle vision, une nouvelle image de la CENI que nous devons tous recréer.

La deuxième séquence concerne les élections indirectes, c’est-à-dire celles des sénateurs, des gouverneurs et vice-gouverneurs, des conseillers urbains, des maires et maires adjoints, des bourgmestres, bourgmestres adjoints ainsi que des chefs de secteurs et chefs de secteurs adjoints. Enfin la troisième séquence concerne les activités de pérennisation du processus électoral. Selon Denis Kadima, la troisième séquence portera sur les activités de pérennisation du processus électoral qui iront de mars 2024 à mars 2027.

Des contraintes à surmonter…

 Au-delà de la feuille de route, le président de la CENI a saisi cette occasion pour relever certaines contraintes après une profonde analyse en interne. « Il y a plein d’activités qui sont programmées. Mais il faut toutefois noter que cette feuille de route ne peut se matérialiser que si un certain nombre de contraintes est sur monté », avait-il noté avant de préciser : « La CENI a fait une analyse de risques et une analyse faite sans complaisance. 

Et nous avons identifié un certain nombre de contraintes qui pourraient affecter négativement la mise en œuvre de cette feuille de route. » Parmi ces contraintes, il y a notamment l’indépendance financière de la CENI, la volonté politique, la production à temps des lois essentielles, la complexe mutualisation des opérations d’identification et de recensement de la population avec l’enrôlement des électeurs qui doit être faite sans lenteur pour respecter le délai constitutionnel des élections ainsi que la sécurité surtout dans la partie Est du pays.

 Après la feuille de route, l’équipe Kadima est donc plongée dans le processus électoral. Certains points inscrits dans ce canevas ont déjà été réalisés, notamment l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 14 provinces à problème. Pour le reste, le sprint du bureau de la CENI continue pour le rendez-vous de 2023.

Dido Nsapu

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35ans DE L’IGF CE QUI A CHANGÉ EN 2 ANS SOUS JULES ALINGETE

Devenu patron de l’Inspection générale des finances (IGF) à la 33ème année d’existence de ce service d’audit supérieur, Jules Alingete et son équipe ont marqué des points indélébiles en seulement deux ans d’exercice. Retour sur un bilan remarquable.

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Depuis la seconde moitié de l’année 2020, l’Inspection générale des finances (IGF) a influencé positivement la gestion des finances publiques au sein de l’appareil de l’Etat. Après avoir épinglé la mégestion dans plusieurs entreprises publiques, cette institution de contrôle rattachée au Président de la République a permis notamment, grâce à la patrouille financière, d’améliorer la gestion dans nombreux portefeuilles. Si longtemps les entreprises publiques géraient leurs finances comme bon leur semblaient phrase de Kengo , la donne a littéralement changé depuis la dernière vague d’audit initié entre décembre 2020 et janvier 2021 par l’IGF.

Les conclusions de ce contrôle ont été remises, en mai 2021, au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, au Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde ainsi qu’aux mandataires concernés. A la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’IGF avait détecté une « dilapidation des ressources [de l’entreprise] par des paiements des primes et avantages, dont plusieurs illégaux, aux mandataires publics et à leurs collaborateurs immédiats, dont la hauteur est évaluée à 2 800 938 de dollars (2,3 millions d’euros) ».

 Les enquêteurs ont pointé également un déséquilibre entre les dépenses de fonctionnement et celles destinées aux prestations sociales. Pour les équipes d’Alingete, 50 % des ressources de l’entreprise étaient directement affectées à la CNSS, alors que la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale recommande que cette part soit seulement de 15 %. A Congo Airways, l’IGF avait épinglé le détournement de 2 040 868 de dollars résultant du non reversement des recettes des ventes de billets. La mission de contrôle avait également noté le paiement de plus de 8,7 millions de dollars au titre de prestations destinées à l’Autorité de l’aviation civile (AAC) entre 2016 et 2020, « sans que (celles-ci) ne soient réelles ».

 A l’Office congolais de contrôle (OCC), les hommes de Jules Alingete Key ont découvert le détournement présumé des frais de fonctionnement alloués au conseil d’administration par son président de l’époque, Placide Tshisumpa Tshiakatumba. Au Fonds de promotion de l’industrie (FPI), sous la gestion de Patrice Kitebi, les enquêteurs ont rapporté, entre autres, le paiement « d’avantages illégaux au directeur général et au directeur général adjoint en sus de ceux […] évalués à plus de 2,6 milliards de francs congolais (1 millions d’euros) pour l’exercice 2018, 2019 et 2020 ». A la Générale des carrières et des mines (Gécamines) – qui a aussi été audité fin mai 2022 – la situation de gestion n’a pas été reluisante. L’IGF a constaté une série d’irrégularités ayant mené à la perte de plusieurs centaines de millions de dollars ainsi que les conditions de vente ou de cession des actifs miniers au profit des acteurs privés.

Toutes ces missions et enquêtes ont été réalisées en seulement deux ans sous la gestion de Jules Alingete et l’impulsion donnée par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi 

L’impact positif du contrôle… 

Face à ce système de gestion où l’IGF – ou encore la justice  ne vient que constater, les dégâts de détournement, Jules Alingete et son équipe ont décidé de changer le fusil d’épaule. L’Inspection générale des finances exerce désormais un contrôle a priori sur les entreprises et même sur certaines institutions de l’Etat.

 Grâce à une patrouille financière qui a disposé d’un impact considérable, ces derniers temps, sur la gestion de ces entreprises ainsi que les finances de l’Etat. « Le contrôle a priori vise à déceler les irrégularités, à empêcher les détournements, la corruption et toutes les magouilles », a expliqué Jules Alingete. 

Pour preuve, plusieurs établissements publics ont amélioré leur gestion. La trésorerie de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est passée de 108 à 480 millions de dollars grâce à la patrouille financière. Il y a aussi le CEEC qui a également amélioré sa trésorerie. « Dans cette entreprise, il n’y a plus d’arriérés de salaire », avait fait savoir le patron de l’IGF lors d’une émission en direct sur Télé 50. Il en est de même de l’Office congolais de contrôle (OCC) où il n’y a plus d’arriérés de salaire. La Société nationale d’assurances (SONAS) a aussi amélioré sa gestion. Actuellement, l’entreprise ne connait aucun arriéré de salaire au niveau de l’administration centrale. « Le FPI nous réclame pour que les inspecteurs les accompagnent » dans l’encadrement des dépenses, avait révélé l’inspecteur général -chef de service, illustrant le bien-fondé de ce contrôle concomitant.

A la REGIDESO, la gestion s’est aussi nettement améliorée. Il y a soit un retard d’un mois soit de zéro mois, confiait l’IGF Alingete. Ce qui prouve que les trésoreries de ces entreprises se sont améliorées avec ce contrôle permanent. Cet impact ne se fait pas seulement ressentir au niveau des entreprises. C’est pareil dans les provinces auditées par l’IGF. 

Au Lualaba, par exemple, le gouvernement provincial est arrivé au point d’apurer toutes les dettes de la province. La dette liée à la construction des infrastructures aéroportuaires et routières a été aussi payée grâce à l’accompagnement de l’IGF lors de sa patrouille financière.

Impact dans des institutions… 

Le contrôle de l’IGF s’étend jusque dans certaines institutions comme les ministères. Son impact s’est aussi fait ressentir à ce niveau. En date du 23 septembre 2021, l’IGF a affirmé avoir intercepté les sommes de 480 000 d’euros et 350 000 de dollars, soit environ 1 million de dollars américains dans les comptes bancaires de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Ayant poussé les investigations plus loin, les services de l’IGF ont conclu que ces fonds ont été « frauduleusement » logés dans les comptes de la FECOFA par les services du ministère des Sports et Loisirs, manifestement à des fins autres que celles d’intérêt général.

 Au ministère de la Formation professionnelle, l’IGF a aussi déjoué une tentative de détournement d’une somme totale de 1,1 millions de dollars américains en date des 12 et 13 juillet 2021. « Il me revient du contrôle en cours dans vos services que votre ministère a reçu du trésor public pour son fonctionnement en date des 12 et 13 juillet 2021 respectivement 778 735 USD et 750 322 200 CDF (375 161 USD) », avait écrit l’IGF dans une lettre adressée à Antoinette Kipulu, ministre de la Formation professionnelle. Ce contrôle a eu aussi de l’impact au niveau des autres ministères et institutions.

L’IGF dans le secteur de l’environnement…

 L’IGF, dans un autre dossier, n’a pas épargné le secteur forestier. Le rapport de l’IGF sur ce sujet accable l’administration forestière et les ministres qui ont géré le secteur de l’environnement pendant près de 20 ans. Les enquêteurs ont constaté par exemple que les allocations des concessions forestières se sont effectuées dans l’opacité. Selon le rapport, le gré à gré est resté pendant près de 20 ans le seul mode d’acquisition des concessions forestières, au lieu de l’adjudication comme l’exige le code forestier. 

Suite à cette enquête accablante de l’IGF, la Vice-Première ministre, ministre de l’Environnement et Développement Durable, Eve Bazaiba a institué, en avril dernier, une commission chargée de l’examen de ce litige de la revisitation de tous les contrats de concessions forestières d’exploitation et de conservation octroyés jusqu’à ce jour en RDC. Cette commission a notamment pour rôle de proposer des poursuites judiciaires contre les sociétés détentrices de faux contrats de concessions forestières. Sur ce sujet, deux projets de textes ont été soumis au Conseil des ministres, pour examen et approbation. Le premier a concerné le Projet de Loi modifiant et complétant la Loi N°11/009 du 9 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement. Le deuxième projet de texte est relatif à l’Arrêté ministériel portant création, organisation et fonctionnement de la Commission ministérielle chargée de la revisitation de tous les contrats de concessions forestières d’exploitation et de conservation octroyées à ce jour par la République Démocratique du Congo.

Le contrôle a priori vise à déceler les irrégularités, à empêcher les détournements, la corruption et toutes les magouilles

Un œil sur les assurances… L’IGF n’a pas épargné le secteur des assurances au pays. En dehors de la société SONAS, l’Inspection générale des finances s’est jointe à l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) pour mener une mission conjointe en vue d’imposer le respect de la loi sur les assurances. Et cela, particulièrement dans le volet de paiement de la prime d’assurance en République démocratique du Congo (RDC). Cette mission conjointe a pour but non seulement de lutter contre l’évasion des primes d’assurances mais aussi de rappeler l’application stricte de l’article 286 de la Loi n°15/005 du 17 mars 2015 portant code des assurances qui stipule qu’« il est formellement interdit de souscrire une assurance directe à l’étranger pour un risque concernant une personne, un bien ou une responsabilité, situé sur le territoire national, ou auprès d’une entreprise non agréée par l’ARCA pour réaliser des opérations d’assurance en République Démocratique du Congo. »

 Toutes ces missions et enquêtes ont été réalisées en seulement deux ans sous la gestion de Jules Alingete et l’impulsion donnée par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi. Un travail remarquable qui a mis en lumière une institution de contrôle qui, pourtant, existait depuis 35 ans. Un changement de méthode du travail également apprécié par le personnel de l’IGF. Et même le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi est convaincu de poursuivre son soutien à ce service d’audit supérieur de l’Etat congolais. Lors de la soirée organisée à l’occasion de ces 35 ans d’existence, le directeur de cabinet du Président de la République, Guylain Nyembo a réitéré la confiance du chef de l’Etat en l’IGF à travers son inspecteur général-chef de service, Jules Alingete Key.

Dido Nsapu

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Economie

FMI, PARLEMENT EUROPÉEN, SÉNAT FRANÇAIS… LE TRAVAIL DE L’IGF SALUÉ À L’INTERNATIONAL

Après un travail apprécié au niveau local, la lutte que mène le Président de la République à travers l’Inspection générale des finances (IGF) est aussi saluée par des partenaires internationaux. Au FMI, à la Banque mondiale, aux Etats-Unis et bientôt au Parlement européen, l’IGF vend positivement les résultats de la lutte contre la prédation des finances publiques.

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Le travail qu’abat l’IGF dans la lutte contre le détournement des deniers publics en République démocratique du Congo crée un climat de confiance au niveau des institutions financières internationales et même des partenaires extérieurs. L’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete est depuis un temps sollicité à l’étranger pour promouvoir les résul- tats du travail de lutte contre la prédation des finances publiques déclenchée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Une vision que Jules Alingete et ses inspecteurs s’em- ploient à réaliser au quotidien.

Ainsi, le mois de septembre 2022, s’inscrit désormais en lettres d’or dans les annales de l’IGF : elle marque une étape majeure de la consécration des efforts de lutte contre la mauvaise gouvernance menée sous le Président Tshisekedi. Le pa tron de l’IGF est en effet invi- té aux États-Unis d’Amérique

Elle est appelée à renforcer ses capacités de contrôle dans tous les volets prévus dans cet appui, notamment combattre les exonérations fantaisistes, contribuer à la réduction des dépenses d’urgence, maitriser la masse salariale dans le secteur public .

pour recevoir un prix qui en est le témoignage. En escale sur le vieux continent, ça sera au tour du Parlement européen de lui en décerner un autre dans la même optique. Déjà à Kinshasa, une délégation de la Ligue universelle du bien public avait, en avril dernier, nominé Jules Alingete pour la médaille d’or de lutte contre la corrup- tion en République démocratique du Congo. La remise de cette récompense est prévue au Sénat français en octobre 2022. Lors de l’annonce de ce mérite, le gendarme financier de l’Etat avait immédiatement renvoyé l’ascenseur à « l’artisan principal » de cette lutte contre l’impunité, le Président de la République, Félix-An toine Tshisekedi.

« Au nom de son Excellence Monsieur le Président de la Ré- publique, Chef de l’Etat, l’artisan principal, le planificateur et le stratège de la lutte contre l’impunité déclenchée en RD Congo, nous leur disons merci. », avait dit Jules Alingete à cette délégation. Pour cette struc- ture, le travail de l’IGF avait changé l’image extérieure de la RDC. « Ce choix, c’est le travail et l’image extérieure du pays qui nous a séduit dans cette démarche et le courage qui a été fait par le Congo d’impliquer et de mettre en place cette politique anti-corruption et pour donner une image de l’Afrique à l’extérieur, une vraie image autre que celle qu’on entend chez nous en France », a avoué Stéphane Meterfi, président de la délégation française de cette ligue.

L’IGF et le projet des 145 territoires

Une délégation du FMI a été reçue le 7 septembre 2022 par l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete Key. Au menu des échanges, cette délégation tenait à s’informer sur le point de vue de ce service quant à la qualité des investissements en République démocratique du Congo.

Face au sérieux démontré par l’IGF dans le contrôle des finances publiques, le FMI souhaitait vivement voir cette institution s’impliquer également dans le contrôle de l’exécution des travaux du projet de développement à la base des 145 territoires.

D’après M. Jean Luc Helis du Département des finances publiques au FMI, il était question de voir de quelle manière organiser davantage le processus de gestion de ce projet. « De notre côté, nous essayons d’aider le gouvernement à bâ tir des outils qui permettraient d’avoir les informations plus exhaustives et fiables », a-t-il fait savoir.

Un appui du FMI à l’IGF

Pour permettre à l’IGF de mieux accomplir son travail de contrôle, le FMI avait apporté en août 2021 un appui financier de l’ordre de 1,5 million de dollars américains, étalé sur une période de trois ans. Globale- ment, l’objectif recherché est d’améliorer la qualité de la dé- pense publique en République démocratique du Congo. Or le projet de développement à la base des 145 territoires va bénéficier de centaines de millions de dollars pour sa réalisation. Ce qui requiert un contrôle de l’IGF pour mener à bien ce projet. En quête de résultats palpables, le FMI avait insisté sur les points cruciaux ayant conduit à cet appui financier. Ses objectifs ont trait à la mobilisation des recettes, à l’amélioration de la qualité de la dépense et de reconstitution de la marge de manœuvre pour les dépenses les plus essentielles. Pour les atteindre, l’IGF semble être un passage obligé : « Il s’agit des objectifs majeurs auxquels l’IGF ne peut qu’être associée ».

Pour parvenir à un meilleur contrôle, l’IGF devra peser de tout son poids. « Elle est appelée à renforcer ses capacités

de contrôle dans tous les volets prévus dans cet appui, notamment combattre les exonérations fantaisistes, contribuer à la réduction des dépenses d’urgence, maitriser la masse salariale dans le secteur public », avait  déclaré Jules Alingete.

La Banque mondiale jette des fleurs…

La Banque mondiale a aussi jeté des fleurs à l’IGF pour son travail dans le contrôle des finances publiques. Le directeur régional du Département des programmes croissances équitables, finances et institution de la région de l’Afrique du sud et de l’Est, Assad Alam était reçu le 10 juin dernier à l’IGF. Cette délégation de la Banque mondiale a bien voulu comprendre le plan d’engagement de l’IGF dans l’implémentation de la bonne gouvernance prônée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Le chef de la délégation, Assad Alam, a loué par la suite l’initiative de l’échange citoyen au- quel se livre l’IGF avec toutes les couches sociales de la RDC tout en promettant de renforcer la collaboration entre les deux institutions. « Le travail que vous faites s’avère très important, même pour l’efficacité et l’efficience des projets que nous sommes en train d’ap- puyer, ce qui nous permettrait d’atteindre les résultats que nous voulons tous obtenir à travers nos projets. Nous avons vraiment hâte de continuer à travailler avec vous, de continuer à renforcer notre collaboration pour le bien-être de la population congolaise », a reconnu ce responsable de la Banque mondiale.

Il s’agit des objectifs majeurs auxquels l’IGF ne peut qu’être associée .

Patrouille financière réconfortée

En visite en RDC, Cédric Halin, bourgmestre de la commune d’Olne, à Bruxelles, en Belgique, a rencontré Jules Alingete pour saluer le travail de l’IGF et appuyer la patrouille financière. Ce bourgmestre qui est aussi inspecteur des finances, a apprécié la pratique du contrôle a priori exercé par l’IGF sur les finances publiques. « L’Inspection des finances souhaiterait intervenir avant la dépense parce que si on intervient après la dépense, c’est trop tard ! L’argent est parti, et c’est très compliqué de le récupérer. Et nous, en Belgique, l’Inspection des finances intervient avant la dépense. C’est-à-dire que nous avons la capacité de bloquer un processus de dépense même vis-à-vis d’un ministre ou d’un gouvernement (…) », a soutenu Cédric Halin.

Le Japon, à travers son ambassadeur en RDC, Hiro Minami, avait aussi félicité en octobre 2021 le travail de l’IGF. « Vous savez, c’est très important avec les partenaires internationaux, ils sont très intéressés sur tout ce qui se fait en termes de bonne gouvernance. Personne ne peut accepter de vous accompagner en matière de conseil et de moyens si vous-même vous ne voulez pas implémenter la bonne gouvernance », avait reconnu Jules Alingete au sortir de l’entretien avec cet ambassadeur.

Le diplomate nippon avait promis tout le soutien de son pays : « Le Japon restera aux côtés de l’Inspection générale des finances pour lutter contre le détournement des deniers publics et la corruption », avait indiqué Hiro Minami.

Dido Nsapu

 

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Primé par Forbes Africa : Jules ALINGETE KEY, le remède de TSHISEKEDI contre le détournement des fonds et biens publics

Au cœur du dispositif anti-détournement de Félix Tshisekedi, le patron de l’Inspection générale des finances (IGF), 59 ans, ramène des Etats-Unis un prix et non des moindres. L’homme de la patrouille financière s’est fait honorer par le prestigieux Forbes Africa pour la lutte qu’il mène contre la mauvaise gestion des finances publiques. Portrait !

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Depuis le 30 juin 2020, date de sa nomination, Jules Alingete Key, Inspecteur général des finances, chef de service, a redynamisé ce service d’audit supérieur de l’Etat. Ses traits devisage traduisent même la rigueur qu’il met dans son combat contre le détournement des deniers publics en République démocratique du Congo. 

Cet originaire du Maï-Ndombe, né à Kinshasa, est un économiste et expert-comptable agréé, spécialiste en fiscalité et expert en matière du climat des affaires. Son élévation en qualité d’Inspecteur général chef de service de l’Inspection générale des finances a fait bouger les lignes dans le domaine de lutte contre la prédation des finances publiques.   

Dans sa volonté de matérialiser la vision du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, Jules Alingete a multiplié des stratégies pour barrer la route aux coulages des recettes ainsi qu’audétournement des fonds publics. L’homme avait constaté que le contrôle a posteriori exercé par son service ne permettait pas à l’Etat de récupérer les fonds détournés. Pour lui, les inspecteurs ne venaient que constater les dégâts. Il a, depuis, changé son fusil d’épaule en optant pour le redoutable « contrôle a priori ». Ceci revient à dire qu’avant que des mandataires et autres manipulateurs des deniers publics n’engagent des dépenses, l’IGF vérifie en amont la procédure et la légalité de ces dépenses.  Les inspecteurs des finances sont affectés à la Banque Centrale du Congo où ils contrôlent toute sortie de fonds et peuvent ainsi suivre celles qui leur paraissent suspectes, renseigne le Chef de Service de l’IGF.      

Depuis l’instauration de ce contrôle appelé autrement « patrouille financière », l’IGF est non seulement respectée mais aussi redoutée par les gestionnaires des fonds et bienspublics. Son patron est devenu l’ennemi de nombreux gestionnaires d’entreprises et d’institutions qu’il contrôle. Aussi longtemps qu’il est couvert de la bénédiction du chef de l’Etat qui apprécie sa rigueur, l’homme reste droit dans ses bottes.  

Depuis 2021, ses inspecteurs, chargés de mener le contrôle concomitant dans les entreprises et les établissements publics ainsi que dans les provinces, approuvent chaque semaine les plans de trésorerie et les plans de dépenses des mandataires publics. Une surveillance qui n’est pas du goût de ceux qui cherchent une brèche pour faire saigner les caisses de l’Etat.

Aujourd’hui, ce travail de gendarme financier, voulu par le Président Félix Tshisekedi, a été encore une fois récompensé au niveau international. Forbes Africa a récompensé à New-York, le 20 septembre 2022, Jules Alingete. « Nous, en tant que service qu’il a choisi pour faire ce travail, nous devions l’accompagner en allant à l’extérieur pour communiquer aux organismes et à d’autres pays le travail qui est en train d’être fait dans notre pays, la République démocratique du Congo, dans le cadre de la lutte contre la corruption», a déclaré le chef de service de l’IGF à Heshima Magazine, peu avant de s’envoler pour les Etats-Unis afin de recevoir ce prix Forbes Africa.  

Le patron de l’IGF s’est déjà rendu plusieurs fois à l’extérieur du pays pour communiquer et rassurer les partenaires afin qu’ils se rendent compte du « travail important que le chef de l’Etat est en train de faire dans notre pays » dans le cadre de la lutte contre la corruption afin de réhabiliter le prestige international de la RDC qui était entamé. A l’occasion de cette soirée de récompense, plusieurs personnes qui font bouger positivement l’Afrique ont été primées dont Jules Alingete de la RDC. Forbes Africa récompense le meilleur de l’Afrique en mouvement. Ce prix reçu par la RDC met en lumière les efforts du pays dans la lutte contre la mauvaise gouvernance.  

En plein cœur de la célébration des 35 ans d’existence de l’IGF, Jules Alingete Key devient le visage le plus marquant de ce corps de contrôle et d’audit. Son visage est associé à un combat : celui de la lutte contre la prédation des finances de l’Etat décrétée par le Président Félix Tshisekedi au lendemain de sa prise de pouvoir. Une lutte qui a permis au pays de redresser ses finances en termes des recettes publiques. Cela, au point que le gouvernement a proposé un budget 2023 de près de 15 milliards de dollars en examen au parlement. Une première en République démocratique du Congo !      

Heshima

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