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C’est avec ces mots forts que Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi prend officiellement ses fonctions de Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. A cet instant, une lumière étincelante pouvait être perçue dans les yeux éblouis des uns alors que d’autres personnes plus sceptiques s’adonnaient à des invectives et paroles limitatives. D’un bord à un autre, une question unique revenait : que fera-t-elle ?
Plus d’un an après son élection historique, Heshima Mgazine revient sur le bilan de la Présidente de la Chambre basse du Parlement congolais.

Un bilan à mi-parcours plus qu’élogieux !
Une Administration efficace
Aussitôt élue, Jeanine Mabunda s’est investie à connaître ses collaborateurs, ceux de l’Administration surtout. A cet effet, elle a effectué le mardi 30 avril 2019, une descente dans les locaux du Secrétariat Général de l’Assemblée nationale, cette Administration qui compte pas moins de 600 agents.

Des services administratifs proprement dits (Direction des Services généraux, Direction du matériel, Direction des relations publiques, protocole, presse et information et Direction médico-sociale) en passant par les services techniques (Bureau d’Etudes, Direction des séances, Direction des commissions et Direction de la Documentation), la speaker de l’Assemblée nationale a touché du doigt le quotidien de travail de ses équipes.

Après sa visite, la Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale avait promis de déployer des efforts pour l’amélioration de la situation de ces agents, notamment ceux communément appelés « nouvelles unités » dans le strict respect des dispositions du Statut des agents de carrière des services publics de l’Etat.

Une année après sa prise des fonctions, l’Honorable Mabunda Lioko a profité d’une cérémonie d’échanges de voeux avec les 600 agents de son Administration pour dresser le bilan de son action :
✔ L’amélioration du cadre de travail avec la réhabilitation de l’enclos du Palais du Peuple ainsi que la rénovation des toilettes et d’autres infrastructures ;
✔ Mise en place d’un nouveau logiciel “Sage” pour une meilleure gestion de la paie et du personnel ;
✔ Une prise en charge conséquente des soins médicaux des agents ;
✔ Différentes missions organisées en faveur des agents dans le cadre du renforcement des capacités de ces derniers ;
✔ La réévaluation de l’assistance sociale (décès) des agents ou leurs proches ;
✔ Un soutien à la préparation de la scolarité des enfants des agents et cadres.
Avant la propagation de la pandémie à Covid- 19, la Présidente de l’Assemblée nationale, s’était engagée à continuer ces efforts en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel dans la mesure des moyens reçus par l’exécutif.

Des réalisations législatives à foison !
L’adoption du premier budget de la République depuis l’alternance politique en RDC, estimé à près de 10 milliards de dollars américains. Une première pour ce pays immensément riche mais dont les conflits armés et guerres n’ont pas facilité le décollage économique. Une occasion pour Jeanine Mabunda de rappeler tout l’intérêt de ce budget pour l’amélioration de la situation des congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.
La législature de Jeanine Mabunda est aussi celle qui sera marquée par le vote de la loi portant protection des peuples autochtones, le 07 juin 2020 à l’issue d’un vote massif des Députés nationaux, décidés à protéger des peuples jusqu’ici stigmatisés. Un succès notable et une loi historique qui va, assurément changer le cours de la vie de ces peuples qui souffrent des regards condescendants du reste de la société et qui continuent à vivre en retrait, à l’exemple des pygmées vivants à l’écart dans la grande forêt équatoriale. Soixante années après l’Indépendance, la République Démocratique du Congo n’avait jamais légiféré en la matière. La législature Mabunda est donc venue en salvatrice pour redonner du sourire aux plus marginalisés de la société congolaise.

L’Histoire retiendra également que sous la législature Mabunda que fut examinée et adoptée la proposition de loi portant sur la protection et les promotions des droits des personnes vivant avec handicap. Il faut signaler que la RDC compte environ 10 Millions de Personnes vivants avec handicap et cette proposition de loi vise à offrir à ces congolais le minimum de conditions de survie et à les sortir de la marginalisation dont ils sont très souvent victimes.

« De mes tournées ou rencontre avec le congolais ordinaire, celui-ci attend, des Institutions de la République, un effort incarné et réel en matière de la lutte contre la corruption : ce sera une des priorités de la présente Législature » disait Jeanine Mabunda lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars 2020. A la fin de la session, on peut compter deux propositions de lois examinées et votées contre la corruption : l’agence nationale de lutte contre la corruption avec statut d’institution d’appui à la démocratie et une modification du code pénal qui renforce les sanctions contre les actes de corruption.

Une tournée inter-provinces afin de palper du doigt la situation des populations congolaises vivant dans l’arrière-pays. De Lisala dans la Province de la Mongala à Bukavu dans le Sud-Kivu, Jeanine Mabunda, accueillie dignement, a promis de poursuivre le combat en faveur de la situation des populations des provinces.

Gestion de la Covid-19
La République Démocratique du Congo frappée de plein fouet par la crise sanitaire de Covid-19, la Présidente de l’Assemblée nationale s’est levée afin de soutenir des provinces touchées. C’est le cas de la Province du Kongo central, deuxième terrain le plus touché après Kinshasa. L’Honorable Mabunda a remis à une délégation de cette province un chèque symbolique de 20 000 dollars américains ; posant dans la foulée le même geste en faveur de la province de l’Equateur encore touchée par la maladie à virus Ebola. Avant cela et soucieuse du bien être des agents de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda a tenu à octroyer des kits Covid à tous les agents dont une partie des équipements était destinée à leur domicile.

Accompagnement de la jeunesse
La Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a procédé, le vendredi 24 juillet, dans la salle des banquets du Palais du Peuple, à l’installation officielle du nouveau comité directeur du réseau des jeunes parlementaires de la Chambre basse du Parlement. Ce comité est présidé par le député national Auguy Kalonji, élu de la Tshangu à Kinshasa pour le compte du Front Commun pour le Congo.

« Nous n’allons pas accepter que l’immunité parlementaire soit remise en cause. Il s’agit de l’immunité des parlementaires, mais aussi des sénateurs et des ministres. »

« C’est ce réseau qui doit concourir à l’élaboration des lois qui favorisent les activités des jeunes notamment l’éducation. Ce réseau doit être un cadre qui facilite les échanges d’expériences entre les jeunes congolais et ceux d’autres pays », a souhaité Jeanine Mabunda.

Encouragement de l’entrepreneuriat des jeunes
30 000 dollars américains, telle est l’enveloppe que l’Honorable Jeanine Mabunda a débloquée pour soutenir des projets d’entrepreneuriat des jeunes congolais. Il s’agit des projets :
1. Le Bulbe qui est une jeune entreprise agricole, spécialisée dans la production des légumes, elle est située dans la zone agricole de la commune de Maluku sur une superficie de 20 hectares, avec une capacité de production de 40 tonnes des légumes l’an. Porteur de projet Nathan Kamba
2. Recoplast qui compte recycler les déchets plastiques pour en faire des granulés et de l’éco bois, une alternative au bois ordinaire permettant de faire des chaises et tables écologiques et durables. Il faut noter que la ville de Kinshasa produit plus de 3000 tonnes de déchets plastiques par an. Porteur du Projet : Éric Casinga3. Luka Pharma, application mobile qui est un moteur de recherche qui permet en 3min d’avoir l’itinéraire vers les pharmacies les plus proches où les médicaments que vous cherchez sont disponibles en temps réel. L’application permet de payer via mobile money et d’être livré à domicile. Porteur du Projet : Ulrich Kouesso
4. Le projet Farine de Fruit à Pain Pridi : consiste à la transformation des fruits à pain en farine pour boulangerie et pâtisserie, une farine adaptée aux diabétiques, aux affections du coeur pour l’amélioration de leur état sanitaire et la prévention des non-diabétiques. Porteuse du Projet : Didi Private.

Ancienne Directrice Générale du Fonds de Promotion de l’Industrie, la Présidente de l’Assemblée nationale connaît l’importance de l’entrepreneuriat dans le développement d’industries et la création d’emplois. Une motivation suffisante pour elle dans l’optique de soutenir des projets allant dans ce sens.

Dure à cuire et intraitable pour le bien des élus !
Plus d’une fois, l’Honorable Mabunda a été en première ligne pour émettre son avis sur l’actualité en RDC et surtout pour jouer le bouclier protecteur lorsque l’Assemblée nationale est directement visée par des attaques politiciennes ou autres techniques propres à la sphère politique congolaise.

Quand des personnes non autrement identifiées désacralisent le Palais du Peuple, siège de l’Assemblée nationale ou encore constituent une menace pour les élus du peuple, Jeanine Mabunda n’hésite à monter au créneau pour dénoncer avec la dernière énergie.

Le 12 juin 2020, face à la dépréciation de la monnaie locale, le franc congolais et le retard connu dans l’allocation de certains droits reconnus aux élus, la Présidente de la Chambre basse, en mère et leader, a été le porte-voix de ses collègues auprès du Président Tshisekedi afin que les représentants de la population travaillent dans des conditions sociales optimales en vue d’un rendement efficient pour l’intérêt général.

Un autre dossier sur lequel la Présidente de l’Assemblée nationale s’est montrée intraitable, est celui qui touche à l’immunité des Députés nationaux. Pour cause, l’arrestation en procédure de « flagrance » de Jean-Jacques Mamba, élu du MLC (Mouvement de Libération du Congo), accusé de faux et usage de faux.

L’élu de la Lukunga était à l’origine d’une pétition visant la destitution de Jean-Marc Kabund, Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale et Président ad intérim de l’Udps, (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), parti présidentiel. Suite, au déni d’un Député national, Simon Mpiana qui ne reconnaît pas avoir signé ladite pétition, la Cour de Cassation s’est chargée d’arrêter manu militari, le Député national, trouvé en famille dans une tenue peu commode.

Saisie de l’affaire, l’Honorable Mabunda s’est exprimée sur un ton de révolte à peine caché : «Nous n’allons pas accepter que l’immunité parlementaire soit remise en cause. Il s’agit de l’immunité des parlementaires, mais aussi des sénateurs et des ministres».

La force de caractère de Jeanine Mabunda s’est encore illustrée lors l’ignoble bagarre qui a précédé le vote pour la destitution de l’honorable Kabund-a-Kabund.

Alors que leurs différentes motions de procédure ont été jugées non fondées, des députés pro-Kabund se sont lancés dans une bagarre dans l’enceinte de l’hémicycle. Imperturbable, la speaker de l’Assemblée nationale a poursuivi son speech affirmant même avoir été informée, au préalable des possibles troubles au cours de la plénière.

De par ses convictions, son combat, son abnégation pour la construction d’une image de marque de l’Assemblée nationale et surtout sa volonté à marquer réellement l’histoire politique et sociale de la République Démocratique du Congo, Jeanine Mabunda Lioko se présente inéluctablement comme une figure de proue du renouveau du pays de Lumumba.
Son bilan à mi-parcours en est une preuve éloquente, et en ce mois de septembre marqué par la rentrée parlementaire intervenue le 15 de ce même mois, les espoirs de voir la Présidente de l’Assemblée nationale imprimer un nouveau rythme aux travaux de la Chambre basse, en fonction des besoins des bases électorales, que les différents députés nationaux ont certainement rencontrées au cours de leurs vacances, sont grands.

A en croire des sources des vestibules de la Chambre basse, l’audience que le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi a accordée à l’Honorable Mabunda, la même journée du 15 septembre, quelques heures avant l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, était pleine de sens.

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Nation

Déploiement de la Force régionale dans l’Est : des pyromanes en sapeurs pompiers ?

Après l’annonce, le 20 juin, à Nairobi, du déploiement d’une force régionale dans l’Est de la République démocratique du Congo, la plupart des Congolais ont manifesté une méfiance vis-à-vis de cette décision. Plusieurs souhaitent voir l’armée nationale être renforcée à la place de la présence des forces étrangères.

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Les dirigeants de la communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont décidé de la création d’une force militaire régionale censée contribuer à ramener la paix dans l’Est de la RDC. Alors que la RDC s’est opposée à la présence des militaires rwandais dans cette force, l’Ouganda – un autre pays suspecté par la RDC d’avoir facilité la prise de Bunagana par le M23 – insiste sur la présence du Rwanda dans ce déploiement. A l’issue du troisième conclave du lundi 20 juin, le président ougandais a souligné que « les problèmes affectant la région comme la crise en RD Congo nécessitent une approche collective de tous les membres régionaux de la Communauté de l’Afrique de l’Est ». A l’en croire, il faut insister pour travailler ensemble, allusion faite au Rwanda mis à l’écart par la RDC.

Mais cette force est perçue par l’opinion congolaise comme un risque sécuritaire supplémentaire pour le pays. En dehors du Kenya et de la Tanzanie, le reste des pays de la région de l’Est qui composeraient la fameuse Force régionale ont des groupes armés qui opèrent sur le sol congolais. Le Rwanda a des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) dont il accuse faussement les FARDC de collaborer avec ce groupe rebelle. Mais le rapport du groupe d’experts des Nations Unies en 2013 a démontré que des éléments FDLR que la MONUSCO avait rapatriés au Rwanda, certains étaient revenus au Congo dans les rangs du M23 pour attaquer la RDC. Ce même mouvement que Kinshasa accuse aujourd’hui le Rwanda de soutenir. L’Ouganda a des rebelles ADF en RDC, le Sud soudan, lui, a des Mbororos et le Burundi le Red Tabara.

 Visiblement, ce sont des pays qui attisent le feu dans l’Est congolais qui sont aujourd’hui appelés à l’éteindre. Ce qui parait invraisemblable, surtout pour des pays comme le Rwanda dont l’instabilité au Congo profite à son économie. Donc, rien ne présage que cette force régionale va vraiment s’occuper des problèmes sécuritaires de fond. Puis, voir une telle présence des armées étrangères éroderait la souveraineté congolaise, surtout par des pays qui convoitent depuis des années l’Est de la RDC.                         

Sur ce sujet, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) a préféré écrire directement au président de la République, Félix Tshisekedi. « Nous rejetons vigoureusement » ce projet et « vous appelons à y renoncer », écrit la Lucha ; ce mouvement créé il y a dix ans à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. « Au moins trois des sept Etats membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) – le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi – sont impliqués depuis plus de deux décennies dans la déstabilisation de notre pays, à travers des interventions directes de leurs armées ou à travers des groupes armés », poursuit la Lucha, qui évoque des raisons « sécuritaires, économiques ou géopolitiques ».

Pour le candidat malheureux à la dernière présidentielle, Martin Fayulu, le communiqué des chefs d’Etat de EAC met à nu leur intention avérée de balkaniser la RDC. « Un pays ne sous-traite pas sa sécurité, même d’une infime partie de son territoire! Le communiqué des chefs d’Etat de EAC met à nu leur intention avérée de balkaniser la RDC. Aucun Congolais digne de ce nom ne peut accepter la force régionale de EAC. La RDC demeurera entière. », a-t-il écrit sur son compte Twitter.  

L’autre candidat malheureux, Noël Tshiani, lui, se pose déjà des questions sur ce qui adviendrait de la RDC après l’échec de cette opération. « L’accord de Nairobi entre pays de EAC et RDC ressemble à un marché des dupes. Tous ces pays instables ne voient pas d’insécurité chez eux, mais s’en pressent de faire partie de la force militaire régionale à déployer en RDC! Que deviendra RDC si cette force déployée échoue? »

Et le député national Delly Sesanga va plus loin et pense qu’à force de sous-traiter la question de la paix congolaise par d’autres pays, la RDC pourrait perdre, un jour, son âme, sa souveraineté et son intégrité territoriale chèrement acquises. « On ne fera jamais l’économie de la guerre sans une réforme profonde et sérieuse de nos Forces armées. En évitant en interne, de poser avec courage, les vrais problèmes de notre défense nationale pour y trouver des solutions durables, un jour nous finirons par perdre l’essentiel : l’âme de notre Nation, son indépendance nationale, sa souveraineté et son intégrité territoriale chèrement acquises« , a-t-il déclaré. 

Il sied de rappeler que la RDC a été agressée, en aout 1998, par trois pays de l’Est, le Rwanda, l’Ouganda ainsi que le Burundi. Depuis cette période, et bien avant même, l’Est de la RDC est entré dans une phase d’instabilité qui dure depuis près de 30 ans.       

Heshima

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Politique

José Mpanda, ce ministre du quinquennat Fatshi

De Sylvestre Ilunga à Jean-Michel Sama, l’actuel ministre de la Recherche scientifique tend à faire carton plein dans le quinquennat en cours du président de la République, Félix Tshisekedi. Portrait de l’une des rares personnalités reconduites au second gouvernement du mandat présidentiel.

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Même s’il l’évoque de moins en moins, José Mpanda Kabangu, 50 ans, est l’un des rares ministres reconduits au deuxième gouvernement du quinquennat en cours de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a été reconduit, en avril 2021, à la tête du ministère de la Recherche scientifique et Innovation technologique. Un secteur hautement savant que ce juriste formé à l’Université de Kinshasa maitrise parfaitement. Depuis le 6ème niveau de l’immeuble « Semois », l’une de plusieurs tours jumelles du gouvernement situées à Royal, dans la commune de la Gombe, à l’Ouest de Kinshasa, José Mpanda a su gérer – avec le chef du gouvernement – des dossiers épineux comme l’éruption du volcan Nyiragongo, en mai 2021. 


Mais, également, les améliorations techniques constatées au sein de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) après la catastrophe naturelle. « Les conditions de travail des chercheurs de l’OVG sont meilleures. Ils disposent du matériel de travail adéquat, des salaires décents, des primes d’encouragement et primes de risque conséquents. A ce jour, leurs conditions de travail sont conformes aux standards internationaux. Un système de contrôle est instauré », a vanté le ministre Mpanda le 19 avril dernier, en marge de la 9ème édition de la Semaine de la science et des technologies (SST9), organisée du 18 au 22 avril 2022, à Kinshasa.


 Né à Mbuji-Mayi, le 31 août 1971, José Mpanda débute sa carrière en 2000 comme avocat aux barreaux de Kinshasa-Gombe et de Mbuji-Mayi, après ses études de droit à l’Université de Kinshasa. En 1998, il était déjà conseiller juridique du Comptoir de diamant Kasaï wa Balengele, ayant son siège à Kinshasa et une succursale à Anvers, en Belgique. Il fut également conseiller et spécialiste en résolution des conflits du travail de plusieurs entreprises et ONG de la place.

Parcours politique 


Le parcours politique de José Mpanda démarre en 2007, au cabinet du gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, où il a travaillé comme conseiller chargé des missions et des relations avec l’Assemblée provinciale et le gouvernement provincial du Kasaï Oriental. En 2011, l’homme se fera élire député national dans la ville de Mbuji-Mayi, sous le label de l’Alliance Chrétienne pour la Démocratie et le Développement (ACDD). 

A la chambre basse du parlement, il sera désigné rapporteur adjoint de la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ). Plus tard en 2017, il créera Congo Espoir, un parti membre du regroupement Alliance des Démocrates pour le Renouveau et le Progrès (ADRP). Réélu député aux élections de décembre 2018, il deviendra président du groupe parlementaire ADRP-G18.


 Son parti ainsi que le regroupement politique à qui il est resté fidèle propose son profil pour occuper ce grand ministère de la Recherche scientifique. Un portefeuille qui s’est vu rajouter l’« Innovation Technologique » à la formation du deuxième gouvernement du 1er quinquennat de Fatshi. Un ministère souvent ignoré mais dont on découvre aujourd’hui toute la transversalité dans l’exécutif des « Warriors ». Et à près d’une année et demi de la fin du premier mandat de Félix Tshisekedi, l’homme pourrait bien être son ministre du quinquennat dans ce secteur et faire ainsi un carton plein pendant cette mandature.

 Dido Nsapu 

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Politique

Présidentielle 2023 : Joseph Kabila toujours insondable !

De nature impénétrable, Joseph Kabila détient seul le secret de son retour sur la scène politique. Entre-temps, si certains pensent que le ‘’Raïs’’ a comme obstacle son statut honorifique de « sénateur à vie », qu’il ne peut constitutionnellement se départir, d’autres, par contre, estiment que rien n’empêche l’ex-président de revenir aux affaires. Sur le terrain, Olive Lembe Kabila est à la manœuvre.

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D’après la loi de Palo Alto, derrière chaque comportement il y a un message. Si on scrute ce qui se passe dans le camp de Joseph Kabila à la lueur de ce principe, on peut déduire que les proches de l’ancien chef de l’Etat voudraient voir ce dernier se présenter à la présidentielle de 2023, même si lui-même demeure jusquelà indéchiffrable, comme dans ses habitudes.

 Est-ce le come-back ? 

Le 15 septembre 2020, Joseph Kabila s’était présenté au Sénat, lors de la rentrée parlementaire – une « apparition surprise » comprise en ce moment-là comme un moyen de rassurer ses lieutenants du Front commun pour le Congo (FCC). Cependant, contrairement à ce que d’aucuns avaient pensé, il n’était pas question, pour lui, de faire un retour définitif sur les bancs de la chambre haute du Parlement. Aujourd’hui, à l’horizon 2023, une convergence de faits constatée particulièrement en mars 2022, laisse croire que Joseph Kabila Kabange est en train de faire son grand retour sur la scène politique congolaise. Sinon, c’est le vœu de ses proches et quelques faits attestent cela.

Alors qu’elle était à Kalemie dans le cadre de la célébration du 8 mars, Olive Lembe Kabila a invité les Congolais à renouveler leur confiance en son mari, Joseph Kabila. « Il peut encore servir le pays », a-t-elle déclaré avant d’ajouter : « Il y a de l’espoir. Il est encore jeune avec la force et la vivacité. Il a l’intelligence et la sagesse. Il a l’amour envers la RDC, pour stabiliser et travailler en faveur des intérêts du pays ». Devant une foule d’environ quinze mille personnes réunies au stade Joseph Kabila de Kalemie, Olive Lembe a conclu que ceux qui pensaient que son époux n’était plus populaire se sont trompés. À Kinshasa, le 15 mars 2022, soit une semaine après, Jeanine Mabunda, l’un des pions majeurs du camp de l’ancien président signera son retour au Palais du peuple. L’ancienne présidente de l’Assemblée nationale est revenue à la chambre basse du Parlement seize mois après sa destitution. Le 18 mars 2022, répondant sur le plateau de TV5, à une question d’actualité portant sur le retour de l’ancien président, Néhémie Mwilanya, député national et ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, a indiqué que l’ex-président reviendrait quand il le voudra.

Par ailleurs, le 31 mars 2022, le président Kabila lui-même a  présidé la réunion du bureau politique du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). C’était à l’occasion du 20ème anniversaire de cette formation politique dont il est l’initiateur. Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, qui a annoncé la tenue du congrès de leur parti politique pour mai 2022, a indiqué que c’était le moment de faire un état des lieux. 

Toutefois, l’ancien chef de l’Etat n’a encore rien dit, lui qui est habitué aux suspenses. « Rien ne l’interdit, mais au moment venu, il devra lui-même se décider évidemment avec sa famille politique et des options seront levées démocratiquement. Mais tout cela devra se passer dans un processus électoral corrigé parce que, pour le moment, il est totalement biaisé et nous ne voyons pas poursuivre notre action dans ce cadre », a expliqué le professeur Mwilanya sur le plateau de TV5 Monde.

Pas de retraite précoce ! 

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le vœu de Kabila Kabange a toujours été de revenir à la tête de la RDC. En témoigne le secret de l’accord FCC-CACH révélé par Néhémie Mwilanya au fort de leurs mésententes. Selon lui, e contenu dudit accord prévoyait que le FCC reprenne  la présidence de la République en 2023. Bien plus, lors du 38ème sommet de la SADC, tenu à Windhoek, en Namibie, Joseph Kabila avait déclaré devant ses pairs: « Je préfère ne pas vous dire au revoir, je vous dis à bientôt. La démocratie n’est pas juste une réalité, c’est un processus irréversible en RDC ». Lors d’une interview qu’il avait accordée à l’agence Associated Press et sept autres médias internationaux, Joseph Kabila avait parlé d’une perspective de revenir à la présidence de la République. À l’époque, il pensait revenir dans cinq ans, c’est-à-dire lors de la présidentielle de 2023. « Pourquoi ne pas attendre 2023 ? En politique comme dans la vie, on ne devrait rien exclure, parce que tout est possible. La question est de savoir quel sera le tableau d’ensemble », avait-il déclaré. 

 L’éligibilité du « sénateur à vie »

 Dans la classe politique, les avis sont partagés sur la probable candidature de Joseph Kabila à la présidentielle de 2023. Certains affirment qu’il ne peut plus revenir étant donné que la loi le lui empêcherait. Une opinion que les proches de l’ancien chef de l’Etat ne partagent pas. Pour eux, la constitution n’est pas claire sur cette question. « Joseph Kabila en quittant le pouvoir à 47 ans, est resté un acteur majeur de la politique. Il a une famille politique avec laquelle il faudra compter dans toutes les échéances électorales à venir. Et à 50 ans, je crois qu’il n’a pas pris sa retraite…», a affirmé Néhémie Mwilanya. 

Pour sa part, Francis Kalombo s’oppose aux affirmations de Néhémie Mwilanya. Tout en reconnaissant qu’il est possible que Joseph Kabila revienne au pouvoir, il précise qu’il doit y avoir au préalable changement de constitution. «Il est possible tel que l’a dit le professeur Néhémie Mwilanya, que Joseph Kabila, Sénateur à vie peut revenir aux élections de 2023, mais si c’est avec cette constitution, je crois que cela n’est pas possible. » 

 HM

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