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C’est avec ces mots forts que Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi prend officiellement ses fonctions de Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. A cet instant, une lumière étincelante pouvait être perçue dans les yeux éblouis des uns alors que d’autres personnes plus sceptiques s’adonnaient à des invectives et paroles limitatives. D’un bord à un autre, une question unique revenait : que fera-t-elle ?
Plus d’un an après son élection historique, Heshima Mgazine revient sur le bilan de la Présidente de la Chambre basse du Parlement congolais.

Un bilan à mi-parcours plus qu’élogieux !
Une Administration efficace
Aussitôt élue, Jeanine Mabunda s’est investie à connaître ses collaborateurs, ceux de l’Administration surtout. A cet effet, elle a effectué le mardi 30 avril 2019, une descente dans les locaux du Secrétariat Général de l’Assemblée nationale, cette Administration qui compte pas moins de 600 agents.

Des services administratifs proprement dits (Direction des Services généraux, Direction du matériel, Direction des relations publiques, protocole, presse et information et Direction médico-sociale) en passant par les services techniques (Bureau d’Etudes, Direction des séances, Direction des commissions et Direction de la Documentation), la speaker de l’Assemblée nationale a touché du doigt le quotidien de travail de ses équipes.

Après sa visite, la Présidente du Bureau de l’Assemblée nationale avait promis de déployer des efforts pour l’amélioration de la situation de ces agents, notamment ceux communément appelés « nouvelles unités » dans le strict respect des dispositions du Statut des agents de carrière des services publics de l’Etat.

Une année après sa prise des fonctions, l’Honorable Mabunda Lioko a profité d’une cérémonie d’échanges de voeux avec les 600 agents de son Administration pour dresser le bilan de son action :
✔ L’amélioration du cadre de travail avec la réhabilitation de l’enclos du Palais du Peuple ainsi que la rénovation des toilettes et d’autres infrastructures ;
✔ Mise en place d’un nouveau logiciel “Sage” pour une meilleure gestion de la paie et du personnel ;
✔ Une prise en charge conséquente des soins médicaux des agents ;
✔ Différentes missions organisées en faveur des agents dans le cadre du renforcement des capacités de ces derniers ;
✔ La réévaluation de l’assistance sociale (décès) des agents ou leurs proches ;
✔ Un soutien à la préparation de la scolarité des enfants des agents et cadres.
Avant la propagation de la pandémie à Covid- 19, la Présidente de l’Assemblée nationale, s’était engagée à continuer ces efforts en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel dans la mesure des moyens reçus par l’exécutif.

Des réalisations législatives à foison !
L’adoption du premier budget de la République depuis l’alternance politique en RDC, estimé à près de 10 milliards de dollars américains. Une première pour ce pays immensément riche mais dont les conflits armés et guerres n’ont pas facilité le décollage économique. Une occasion pour Jeanine Mabunda de rappeler tout l’intérêt de ce budget pour l’amélioration de la situation des congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.
La législature de Jeanine Mabunda est aussi celle qui sera marquée par le vote de la loi portant protection des peuples autochtones, le 07 juin 2020 à l’issue d’un vote massif des Députés nationaux, décidés à protéger des peuples jusqu’ici stigmatisés. Un succès notable et une loi historique qui va, assurément changer le cours de la vie de ces peuples qui souffrent des regards condescendants du reste de la société et qui continuent à vivre en retrait, à l’exemple des pygmées vivants à l’écart dans la grande forêt équatoriale. Soixante années après l’Indépendance, la République Démocratique du Congo n’avait jamais légiféré en la matière. La législature Mabunda est donc venue en salvatrice pour redonner du sourire aux plus marginalisés de la société congolaise.

L’Histoire retiendra également que sous la législature Mabunda que fut examinée et adoptée la proposition de loi portant sur la protection et les promotions des droits des personnes vivant avec handicap. Il faut signaler que la RDC compte environ 10 Millions de Personnes vivants avec handicap et cette proposition de loi vise à offrir à ces congolais le minimum de conditions de survie et à les sortir de la marginalisation dont ils sont très souvent victimes.

« De mes tournées ou rencontre avec le congolais ordinaire, celui-ci attend, des Institutions de la République, un effort incarné et réel en matière de la lutte contre la corruption : ce sera une des priorités de la présente Législature » disait Jeanine Mabunda lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars 2020. A la fin de la session, on peut compter deux propositions de lois examinées et votées contre la corruption : l’agence nationale de lutte contre la corruption avec statut d’institution d’appui à la démocratie et une modification du code pénal qui renforce les sanctions contre les actes de corruption.

Une tournée inter-provinces afin de palper du doigt la situation des populations congolaises vivant dans l’arrière-pays. De Lisala dans la Province de la Mongala à Bukavu dans le Sud-Kivu, Jeanine Mabunda, accueillie dignement, a promis de poursuivre le combat en faveur de la situation des populations des provinces.

Gestion de la Covid-19
La République Démocratique du Congo frappée de plein fouet par la crise sanitaire de Covid-19, la Présidente de l’Assemblée nationale s’est levée afin de soutenir des provinces touchées. C’est le cas de la Province du Kongo central, deuxième terrain le plus touché après Kinshasa. L’Honorable Mabunda a remis à une délégation de cette province un chèque symbolique de 20 000 dollars américains ; posant dans la foulée le même geste en faveur de la province de l’Equateur encore touchée par la maladie à virus Ebola. Avant cela et soucieuse du bien être des agents de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda a tenu à octroyer des kits Covid à tous les agents dont une partie des équipements était destinée à leur domicile.

Accompagnement de la jeunesse
La Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a procédé, le vendredi 24 juillet, dans la salle des banquets du Palais du Peuple, à l’installation officielle du nouveau comité directeur du réseau des jeunes parlementaires de la Chambre basse du Parlement. Ce comité est présidé par le député national Auguy Kalonji, élu de la Tshangu à Kinshasa pour le compte du Front Commun pour le Congo.

« Nous n’allons pas accepter que l’immunité parlementaire soit remise en cause. Il s’agit de l’immunité des parlementaires, mais aussi des sénateurs et des ministres. »

« C’est ce réseau qui doit concourir à l’élaboration des lois qui favorisent les activités des jeunes notamment l’éducation. Ce réseau doit être un cadre qui facilite les échanges d’expériences entre les jeunes congolais et ceux d’autres pays », a souhaité Jeanine Mabunda.

Encouragement de l’entrepreneuriat des jeunes
30 000 dollars américains, telle est l’enveloppe que l’Honorable Jeanine Mabunda a débloquée pour soutenir des projets d’entrepreneuriat des jeunes congolais. Il s’agit des projets :
1. Le Bulbe qui est une jeune entreprise agricole, spécialisée dans la production des légumes, elle est située dans la zone agricole de la commune de Maluku sur une superficie de 20 hectares, avec une capacité de production de 40 tonnes des légumes l’an. Porteur de projet Nathan Kamba
2. Recoplast qui compte recycler les déchets plastiques pour en faire des granulés et de l’éco bois, une alternative au bois ordinaire permettant de faire des chaises et tables écologiques et durables. Il faut noter que la ville de Kinshasa produit plus de 3000 tonnes de déchets plastiques par an. Porteur du Projet : Éric Casinga3. Luka Pharma, application mobile qui est un moteur de recherche qui permet en 3min d’avoir l’itinéraire vers les pharmacies les plus proches où les médicaments que vous cherchez sont disponibles en temps réel. L’application permet de payer via mobile money et d’être livré à domicile. Porteur du Projet : Ulrich Kouesso
4. Le projet Farine de Fruit à Pain Pridi : consiste à la transformation des fruits à pain en farine pour boulangerie et pâtisserie, une farine adaptée aux diabétiques, aux affections du coeur pour l’amélioration de leur état sanitaire et la prévention des non-diabétiques. Porteuse du Projet : Didi Private.

Ancienne Directrice Générale du Fonds de Promotion de l’Industrie, la Présidente de l’Assemblée nationale connaît l’importance de l’entrepreneuriat dans le développement d’industries et la création d’emplois. Une motivation suffisante pour elle dans l’optique de soutenir des projets allant dans ce sens.

Dure à cuire et intraitable pour le bien des élus !
Plus d’une fois, l’Honorable Mabunda a été en première ligne pour émettre son avis sur l’actualité en RDC et surtout pour jouer le bouclier protecteur lorsque l’Assemblée nationale est directement visée par des attaques politiciennes ou autres techniques propres à la sphère politique congolaise.

Quand des personnes non autrement identifiées désacralisent le Palais du Peuple, siège de l’Assemblée nationale ou encore constituent une menace pour les élus du peuple, Jeanine Mabunda n’hésite à monter au créneau pour dénoncer avec la dernière énergie.

Le 12 juin 2020, face à la dépréciation de la monnaie locale, le franc congolais et le retard connu dans l’allocation de certains droits reconnus aux élus, la Présidente de la Chambre basse, en mère et leader, a été le porte-voix de ses collègues auprès du Président Tshisekedi afin que les représentants de la population travaillent dans des conditions sociales optimales en vue d’un rendement efficient pour l’intérêt général.

Un autre dossier sur lequel la Présidente de l’Assemblée nationale s’est montrée intraitable, est celui qui touche à l’immunité des Députés nationaux. Pour cause, l’arrestation en procédure de « flagrance » de Jean-Jacques Mamba, élu du MLC (Mouvement de Libération du Congo), accusé de faux et usage de faux.

L’élu de la Lukunga était à l’origine d’une pétition visant la destitution de Jean-Marc Kabund, Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale et Président ad intérim de l’Udps, (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), parti présidentiel. Suite, au déni d’un Député national, Simon Mpiana qui ne reconnaît pas avoir signé ladite pétition, la Cour de Cassation s’est chargée d’arrêter manu militari, le Député national, trouvé en famille dans une tenue peu commode.

Saisie de l’affaire, l’Honorable Mabunda s’est exprimée sur un ton de révolte à peine caché : «Nous n’allons pas accepter que l’immunité parlementaire soit remise en cause. Il s’agit de l’immunité des parlementaires, mais aussi des sénateurs et des ministres».

La force de caractère de Jeanine Mabunda s’est encore illustrée lors l’ignoble bagarre qui a précédé le vote pour la destitution de l’honorable Kabund-a-Kabund.

Alors que leurs différentes motions de procédure ont été jugées non fondées, des députés pro-Kabund se sont lancés dans une bagarre dans l’enceinte de l’hémicycle. Imperturbable, la speaker de l’Assemblée nationale a poursuivi son speech affirmant même avoir été informée, au préalable des possibles troubles au cours de la plénière.

De par ses convictions, son combat, son abnégation pour la construction d’une image de marque de l’Assemblée nationale et surtout sa volonté à marquer réellement l’histoire politique et sociale de la République Démocratique du Congo, Jeanine Mabunda Lioko se présente inéluctablement comme une figure de proue du renouveau du pays de Lumumba.
Son bilan à mi-parcours en est une preuve éloquente, et en ce mois de septembre marqué par la rentrée parlementaire intervenue le 15 de ce même mois, les espoirs de voir la Présidente de l’Assemblée nationale imprimer un nouveau rythme aux travaux de la Chambre basse, en fonction des besoins des bases électorales, que les différents députés nationaux ont certainement rencontrées au cours de leurs vacances, sont grands.

A en croire des sources des vestibules de la Chambre basse, l’audience que le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi a accordée à l’Honorable Mabunda, la même journée du 15 septembre, quelques heures avant l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, était pleine de sens.

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Interview

Jean-Jacques Lumumba :« L’un des principaux problèmes reste la justice au Congo »

Lanceur d’alerte et militant anti-corruption, l’ancien banquier congolais JeanJacques Lumumba est revenu sur les problèmes de corruption qui gangrènent la République démocratique du Congo. Dans un entretien exclusif accordé à Heshima Magazine, le petit-neveu de Patrice Emery Lumumba fait l’autopsie de ce fléau et pointe notamment du doigt la faiblesse de la justice. Interview !

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Heshima Magazine : Monsieur JeanJacques Lumumba, on ne parle plus que de l’IGF au pays. Où sont passés les mouvements citoyens et les lanceurs d’alerte pour mener la lutte contre la corruption et dénoncer d’autres actes de megestion ?

Jean-Jacques Lumumba : Je pense que dire qu’on ne parle plus que de l’IGF n’est pas vrai parce que les ONG travaillent et continuent de   dénoncer des faits de corruption. La plupart des faits de corruption ne sont pas dénoncés que par l’IGF. Je pense que l’IGF est une institution publique et pour que les faits de corruption soient rendus possibles, il y a des lanceurs d’alerte. Malheureusement pour le cas du Congo, ces lanceurs d’alerte, pour beaucoup, doivent accepter de rester anonymes. Pour que vous puissiez entendre qu’ici et là il y a des dossiers de corruption, il y a des lanceurs d’alerte. L’IGF n’est pas une institution de magiciens pour deviner des faits ou des cas de corruption. Seulement qu’aujourd’hui ou par exemple hier, sous le règne de monsieur [Joseph] Kabila, cette institution était quasiment mise dans un tiroir. Mais les ONG, les lanceurs d’alerte et les activistes continuent à dénoncer des faits de corruption. La plupart des faits de corruption que nous connaissons et que nous avons mis à la place publique… Donc, les lanceurs d’alerte et les ONG ne croisent pas les bras parce qu’il y a des cas de corruption qui continuent à être révélés.

L’Inspection générale des finances a rendu publics des rapports explosifs sur la SODIMICO SA et la COMINIERE.SA dans lesquels le patrimoine minier de l’Etat a été bradé et dont les actifs miniers ont été cédés aux privés. D’après vous, que doit-on faire après ce rapport de l’IGF ?

 Je crois que je ne cesse de le dire. Je l’ai dit tout récemment lors de mon passage à la Voix de l’Amérique (VOA). Le problème n’est pas l’IGF, le problème se trouve dans le mécanisme de lutte contre la corruption en RDC. L’un des principaux problèmes reste la justice au Congo. Je crois que si on doit parler d’échec dans la lutte contre la corruption en RDC, cela se situe au niveau de la justice. L’IGF n’est pas la justice, l’IGF ne peut que faire des rapports, l’IGF ne peut que dire tel ou tel autre fait n’a pas marché correctement, c’est comme un organe de contrôle dans une entreprise. Moi ça ne me surprend pas, il y a de cela plusieurs années que nous étions en train de crier que les entreprises minières sont bradées et elles sont bradées avec la complicité des hommes politiques, elles sont bradées au détriment du peuple congolais. Et maintenant ce qui doit être fait, c’est le travail de la justice. Mais malheureusement, s’il n’y a pas de parquet financier, s’il n’y a pas une justice suffisamment financée p o u r per – mettre à ce que ces faits répréhensibles soient condamnés par la loi et que ces faits ne trouvent des responsables qui répondent devant la justice, malheureusement ça sera un rapport de plus qui ira dormir dans les tiroirs de la justice.

Qu’est-ce qui rend inefficace la lutte contre la corruption en RDC ?

Je crois qu’au-delà de l’absence de la justice, il y a un manque de volonté politique. Je crois que pour changer la justice, ça dépend des hommes. L’impulsion doit souvent venir d’en haut. Je crois qu’à un moment donné, les politiciens ou ceux qui gèrent la question de la politique en RDC doivent se poser la question si le secteur judiciaire au Congo est une réussite ou un échec ? Mais il faut dire la vérité, ça doit être un échec parce que sans une justice efficace, on ne peut pas parler de lutte contre la corruption.

Pensez-vous qu’un parquet financier est nécessaire ?

 Aujourd’hui, je ne cesse de conseiller et de me battre pour l’arrivée d’un parquet financier. Je ne cesserai de me battre pour qu’il y ait beaucoup de moyens pour que la Cour des comptes fasse bien son travail. Bravo, les juges ont prêté serment ! Mais ce n’est pas du tout suffisant ! Ils ont besoin de travailler. Ce n’est pas normal aujourd’hui que nous puissions nous rendre dans un tribunal, sans moyens suffisants pour faire l’administration ! Les juges n’ont pas de moyens pour avoir des papiers duplicateurs, même pour imprimer, c’est tout un problème. Vous pouvez avoir un problème au niveau de la justice, on vous demande du papier, on vous demande de l’encre pour pouvoir monter votre dossier… Aujourd’hui, on parle de l’accroissement du budget, moi je pense que si le budget est en train de monter et que cela ne sert qu’à nourrir la classe politique et à nourrir les politiques, je crois qu’à un moment donné il faut se poser pas mal de questions. Je crois qu’aujourd’hui l’enjeu n’est pas de dire que les recettes publiques sont en train d’augmenter, à un moment donné on doit se dire : ça augmente mais ça sert à quoi et cela alimente qui finalement ? Tout l’enjeu se trouve à ce niveau. Je crois qu’il y a lieu de mettre énormément des moyens pour pouvoir rendre justice. Aujourd’hui, les gens se plaignent qu’il n’y a pas assez d’investissements, si la question de la justice n’est pas réglée, quel est cet investisseur qui acceptera de placer ses moyens en RDC tout en sachant que demain il n’y aura pas une justice qui peut l’aider à rentrer dans ses droits ? C’est un problème […] Vous savez pourquoi nous parlons de parquet financier ? C’est parce que bien évidement les questions de corruption demandent une expertise toute autre, une expertise beaucoup affinée que la justice courante. Parce que les gens qui volent ou qui détournent de l’argent trouvent des mécanismes et ces mécanismes sont souvent transnationaux qui vont au-delà du Congo. Il faut à la fois un mécanisme interne qui permette à la fois le fonctionnement, le suivi dans les mécanismes internationaux. Exemple le plus récent, vous avez appris des affaires de corruption et des perquisitions sur la Coupe du monde au Qatar. Et vous avez des perquisitions qui se font en Belgique, donc vous comprenez que la lutte contre la corruption doit se baser sur une justice efficace à l’international. Par exemple ceux qui volent de l’argent au Congo ne vont sans doute pas le garder au Congo. Il faut qu’il y ait une justice efficace qui sera à même de collaborer avec une justice internationale pour traduire en justice le corrupteur et le corrompu.

Le chef de l’Etat a, dans son discours sur l’état de la Nation, annoncé que les cinq mille magistrats recrutés seront pris en charge par les budgets 2023-2024 en raison de 2500 magistrats par année. Cela peut-il résoudre le problème de justice en RDC ?

  J’ai eu à entendre beaucoup de plaintes par rapport au recrutement de ces magistrats. Il y a des bouches et des voix qui s’élèvent pour parler de la politisation de ce processus. Ce qui est quelque chose à condamner. Deuxièmement, je vais dire une chose : ces magistrats seront nommés évidemment mais quels sont les moyens dont disposent-ils pour bien faire leur travail ? Et quels sont les moyens de coercition qui ont été mis pour punir ces magistrats lorsqu’ils s’écarteront de la voie normale et légale ? Parce que pour pouvoir rendre justice équitable, il ne suffit pas seulement de recruter les magistrats, il suffit aussi de voir quels sont les moyens qui seront mis à leur disposition pour travailler et quelles sont les lois qui pourront les contraindre à bien faire leur travail… Il faut travailler sur le secteur de la réforme de la justice, parce que nous comprenons que ce qui s’est passé dans notre système judiciaire depuis l’indépendance est un fait criant. Le Congo est le lit de l’impunité depuis les indépendances […] Je pense que le critère d’exemplarité a été pris en compte dans le recrutement de ces magistrats. […] Je pense qu’il aura suffisamment des moyens pour les rémunérer et des moyens pour les contraindre à bien travailler.

Les enquêtes menées par l’IGF à la Présidence de la République et au Sénat n’ont pas été rendues publiques. Votre réaction ?

Je pense que ça reste quand même une affaire assez triste. Ne pas rendre public le rapport, je pourrais comprendre mais lorsqu’il y a des faits répréhensibles, cela doit être rapidement sanctionné. Lorsque l’IGF mène des enquêtes, elle les mène de fois avec beaucoup de communication, je ne sais pas pourquoi pour la Présidence et le Sénat rien n’a été dit. Alors que nous savons que les chiffres ne trompent pas. Sur plusieurs rapports concernant la reddition des comptes, la Présidence accuse un dépassement budgétaire. Il y a lieu de savoir qu’est-ce qui occasionne ce dépassement budgétaire. Savoir comment les dépenses au niveau de la Présidence, sont gérées. Le problème aujourd’hui en R.D. Congo, c’est aussi la surbudgétisation et la surconsommation du budget par les institutions politiques. Ce qui fait qu’il y a très peu de dépenses enregistrées dans le pays. Donc, quel que soit l’embelli des chiffres, cela n’influence que le train de vie des animateurs des institutions. Ces chiffres n’influencent pas le train de vie du citoyen congolais.

Dans une année, il va y avoir des élections générales. Quels sont vos souhaits ?

Je pense que je ne suis pas hésitant pour faire de la politique mais je continue à dire une chose : la politique, on ne la fait pas par opportunisme. Je n’ai pas pris une position à un moment donné dans ma vie pour combattre le mal pour forcément finir en politique. Je ne l’ai pas fait pour me dire demain je vais finir en politique.

 Après votre dénonciation sur des fonds publics à la BGFIBank, d’autres lanceurs d’alertes sont sortis des autres institutions financières de la RDC. En quoi vos dénonciations sont utiles au système bancaire congolais ?

Je crois que beaucoup de gens doivent prendre conscience que nous sommes responsables du malheur ou du bonheur de ce pays. Et je crois que d’autres lanceurs d’alerte doivent sortir. Malheureusement je déplore aujourd’hui que mes compatriotes Navy Malela et Gradi Koko soient condamnés à mort pour avoir dénoncé la corruption au sein de la banque dans laquelle ils étaient. Et cette condamnation à mort est arrivée sous le règne du président Tshisekedi.

 Pensez-vous qu’on arrivera à mettre fin aux mauvaises pratiques dans les institutions bancaires de la RDC ?

Je crois que les choses doivent être faites au niveau réglementaire. Il y a beaucoup de réformes à mener sur le plan bancaire. Il y a la centrale de risque qui doit fonctionner normalement. Il y a l’identification de la population qui doit aussi aider à faire fonctionner les choses. Il y a des responsabilités du point de vue de l’Etat, il y a aussi des réformes au niveau de la Banque centrale du Congo. Pour mettre fin à ces pratiques, parce que si l’autorité de régulation n’arrive pas à frapper, malheureusement vous constaterez que cela a un impact sur le reste de l’économie du pays. Avec des   réformes bien structurées et réfléchies, cela pourra rapidement prendre fin.

Aujourd’hui, les réserves de la Banque centrale du Congo ont atteint des plafonds inédits. Que pensez-vous du nouveau management de la BCC ?

Je pense qu’il y a lieu de faire la différence entre les réserves de changes et la gestion de la Banque centrale. Les réserves de change ne sont qu’un indicateur. Cet indicateur est à comparer avec beaucoup d’autres indicateurs. Je crois qu’aujourd’hui, il y a lieu de comparer le niveau de la dette publique intérieure par exemple. On n’en parle pas assez. Comparer le niveau de la dette publique intérieure et extérieure, tout cela est à mettre en phase avec les réserves de change. Puisque seules les réserves en elles-mêmes ne peuvent justifier la bonne santé financière d’un Etat. Je crois qu’il y a aussi les obligations, les engagements, les endettements d’un Etat qui doivent être mis ensemble. Parce que si derrière, la dette intérieure ne fait que s’accroitre, sachez que l’Etat est un mauvais payeur. Vous voyez que les réserves de change ne peuvent en elles-mêmes exprimer la bonne santé financière d’un Etat. Tous les indicateurs en économie doivent être jugés les uns par rapport aux autres.

Pourquoi n’y a-t-il pas de Congolais aujourd’hui propriétaires des banques ?

Est-ce que le Congo a permis de développer une classe moyenne ? Quand il n’y a pas de classe moyenne, sachez derrière il n y a pas de vrais riches. Aujourd’hui, pourquoi plusieurs jeunes sont tentés de faire de la politique au Congo ? Parce que l’entrepreneuriat au Congo ne paie plus. C’est parce que des gens ont du mal à entreprendre et à gagner de l’argent sans être tracassés. Très peu d’investisseurs, très peu de Congolais sont capables de créer une banque parce que pour créer une banque il faut des capitaux, il faut un environnement propice à développer cette banque. Et si les Congolais eux-mêmes n’ont suffisamment pas de moyens pour pouvoir se développer et développer leurs affaires, je ne vois pas comment ça peut faciliter la création d’une banque par des Congolais. Ça dépend de beaucoup de critères. C’est vrai qu’il y avait des Dokolo et Kindwelo à un moment donné, mais c’est le passé. C’était la structure de l’Etat à l’époque qui permettait à ce que les Congolais puissent se développer, croitre financièrement, avoir de l’argent, faire des affaires, et il y avait moins des tracasseries qu’aujourd’hui. Même si la libéralisation de notre économie n’a pas commencé aujourd’hui. Mais cela explique la mauvaise santé financière du Congolais aujourd’hui. Et la mauvaise structuration de notre économie qui ne permet pas à des gens de se développer. Parce que si vous êtes dans un environnement où il y a trop de tracasseries, où l’informel domine sur le formel, où l’Etat n’a pas assez de loi pour réguler les affaires, pour développer et permettre aux citoyens d’entreprendre et ne pas demain se retrouver dans une situation où il peut perdre tout son argent… Très peu d’entreprise en Europe ont connu des problèmes pendant le Covid-19. C’est vrai qu’il y a eu des casses dans le cadre du Covid, mais les casses en Afrique et surtout en RDC, les gens ont perdu de l’argent parce que derrière l’Etat ne sait pas venir en aide à ces gens là… Tant que l’Etat ne saura pas être en mesure de soutenir l’entrepreneuriat sur le plan des assurances, des lois…il sera difficile de créer une classe moyenne… Les gens se focalisent tous à vouloir faire de la politique parce qu’ils pensent que c’est là qu’il faut gagner de l’argent…

En ce qui concerne les finances publiques, le budget 2023 se chiffre à 16,8 milliards de dollars. Quelles sont vos impressions ?

 Je dis que la hausse est toujours une bonne chose… Mais la finalité c’est quoi ? Est-ce que ce budget va aider demain à faire plus de recrutement ? Lorsque vous regardez la structure de ce budget, malheureusement, il est concentré vers les politiques. Le train de vie de l’Etat, des politiques. Il est à 60% tourné vers la rémunération des politiques. Est-ce que ce budget focalise les dépenses sur l’armée ? Est-ce qu’on sent que l’éducation est prioritaire ? Ce n’est pas le montant mais la structure du budget. Il faut de moins en moins payer les politiciens. Nous sommes en train d’évoquer la question des millionnaires congolais ou des nantis congolais qui peuvent demain créer des banques, est-ce que ce budget prévoit une part, un fonds de garantie pour soutenir l’entrepreneuriat ? Je ne le pense pas ! Est-ce que ce budget met un accent particulier sur l’éducation, dans les domaines clé de l’ingénierie ? Est-ce que ce budget va tripler la paie de nos militaires ? Je ne crois pas. Est-ce que ce budget va prendre en compte la vie des veuves militaires, des orphelins militaires ? Je ne le crois pas ! […] Il faut aller vers un budget qui prend en compte la vie du plus grand nombre. Le social, c’est aller vers des projets d’investissement, aller vers des projets à caractère social, aller vers ce qui aura intérêt pour la plus grande partie de la population et non rémunérer des gens qui font de la politique.

Propos recueillis par Olyncia Muhong Kashema

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Dossier

Ministère de l’EPME: Eustache Muhanzi toujours proche des structures de sa tutelle

Le ministre d’Etat Muhanzi se montre toujours proche des services rattachés à son portefeuille. Ces structures sont : l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) ; le Projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises (PDMPME) ; le Fonds de garantie pour l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) ; l’Agence nationale pour le développement des entreprises du Congo (ANADEC), anciennement OPEC et l’Agence pour la Promotion de la Classe Moyenne (APROCM).

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Entre autres, certaines lui permettent de mettre en œuvre la politique de promotion de la culture de l’entrepreneuriat, de l’artisanat et des classes moyennes. D’autres lui permettent de faire la promotion des incubateurs des petites et moyennes entreprises, ainsi que de la sous-traitance dans le secteur privé.

 Lorsqu’il était en train de procéder, le 27 avril 2021, à la remise et reprise avec son prédécesseur, Justin Kalumba, Me Muhanzi Mubembe s’était engagé à entreprendre des grandes réformes. Il avait indiqué que son action serait axée sur cinq objectifs principaux. A savoir, mettre en œuvre le Programme national de développement de l’Entrepreneuriat au Congo pour promouvoir l’émergence des classes moyennes congolaises et la création massive d’emplois et des richesses, et doter le pays d’un cadre légal et réglementaire sur l’entrepreneuriat, l’artisanat et les startups.

 En outre, il avait promis d’assurer : – des formations à l’entrepreneuriat et sur l’orthodoxie de gestion ; la conversion de l’informel vers le formel ; l’opérationnalisation du Fonds de garantie p o u r l’entrepre – nariat au Congo (FOGEC) ; la transformation de l’OPEC en Agence nationale pour le développement de l’entrepreneuriat au Congo (ANADEC) et l’Agence de promotion des classes moyennes congolaises (APROCEM) ; l’accès des PME/PMI aux financements… Une année et demie après, le ministre d’Etat a réalisé beaucoup de ces choses.

La visite des services de sa tutelle

Alors qu’il venait à peine d ’ ê t r e i n ve s t i , le ministre d’Etat avait échangé, le 26 juillet 2021, avec les animateurs du Fonds de garantie pour l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC). En sa qualité de ministre de tutelle, il avait fixé des orientations stratégiques devant conduire à la mise en œuvre effective de la politique du gouvernement en matière de protection et de promotion de l’entrepreneuriat congolais, selon la vision du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi.

Le FOGEC, en effet, ne se limite pas seulement à octroyer des financements. Il a pour mission principale de collecter les fonds devant servir à la constitution d’une garantie devant aider les entrepreneurs à accéder aux crédits bancaires. Par ailleurs, il apporte un accompagnement à travers des formations de renforcement des capacités et des colloques.

 En octobre 2021, M. Muhanzi avait visité l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), pour s’enquérir des conditions de travail des agents et cadres. Il y avait été accueilli par les membres du conseil d’administration composé du PCA Mwananteba Baba, du DG Kalej Amed et de son adjoint Alain Bussy. Le patron de l’entrepreneuriat congolais s’était imprégné de leurs conditions de travail. Différentes difficultés lui étaient rapportées : le problème de locaux dont un grand bâtiment non occupé entièrement à cause de l’humidité, le problème de carence en outils informatiques… 

Lors de sa visite le 13 octobre 2021 à l’Office des petites et moyennes entreprises congolaises (OPEC), devenu par après Agence nationale pour le développement des entreprises du Congo (ANADEC), il avait là aussi palpé du doigt les difficultés rencontrées par le personnel. C ’ é t a i t pour lui l’occasion de découvrir l’état des locaux dans lesquels les 9 directions du Secrétariat général fonctionnent. Parmi les problèmes qui lui étaient soumis figurent notamment ceux liés à la promotion et à l’affectation des agents ainsi que ceux de la prime permanente, sans oublier le transport du personnel. Tenant à la relance et à la modernisation de son secteur, le ministre, après échange avec les agents de l’administration, avait promis des solutions idoines à leurs différents problèmes.

 Le Secrétaire général de l’époque, M. Joseph Lunanga Busanya avait, à cette occasion, au nom de tout le personnel, reconnu les avancées significatives enregistrées… En janvier 2022, le ministre d’Etat en charge de l’entrepreneuriat et PME avait annoncé officiellement que l’Office de promotion des petites et moyennes entreprises congolaises (OPEC) était transformé en Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC).

En cette circonstance, il avait expliqué que depuis 2020, un vent nouveau de changement soufflait sur l’écosystème entrepreneurial de la RDC et celui-ci ne pouvait laisser demeurer dans le statu quo observé depuis plusieurs décennies avec les difficultés conjoncturelles et structurelles économiques qu’a connu le pays. Ce sont ces difficultés qui, au niveau du gouvernement, avait-t-il fait savoir, ont suscité l’élaboration du Programme national de développement de l’entrepreneuriat au Congo (PROANADEC) pour faire la promotion de la production nationale et changer la situation.

 Ce programme, d’après le ministre Muhanzi, a pour objectifs principaux : les soutiens intensifs et multiformes à l’entrepreneuriat, afin de créer un écosystème grâce à la synergie impliquant le pouvoir public, les opérateurs privés, les bailleurs de fonds, les institutions financières de développement, les structures d’accompagnement, les villes, les territoires et les incubateurs. Il s’agit d’un programme qui entend déboucher sur les transformations économiques et sociales de la RDC par l’entrepreneuriat. Par ailleurs, le ministre s’était rendu en novembre 2021 dans les installations du Projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises (PADMPME) pour s’enquérir de son fonctionnement. 

Le PADMPME est destiné à appuyer le potentiel de croissance des entreprises. Sur place, il avait reçu des explications du coordonnateur du projet en vue d’appréhender le fonctionnement du PADMPME, et au terme de sa visite il avait promis l’amélioration de l’enveloppe allouée au projet pour bien l’étendre dans d’autres villes de la RDC.

L e programme étant implanté au Kongo central, à Kinshasa, à Goma et à Lubumbashi, le ministre de l’EPME avait promis d’améliorer l’enveloppe afin de permettre son extension dans les autres provinces. Aujourd’hui, c’est chose faite, avec l’arrivée du Projet TRANSFORME, qui a vu le budget d’appui tripler et le nombre de villes étendu à six autres.

 Hubert M

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Politique

Profil: Celui qui privilégie l’essentiel

De nature plutôt discrète, peu connu du grand public, plus par option que par fatalité ; Eustache Muhanzi Mubembe finit toujours, tôt ou tard, par aiguiser la curiosité de ceux qui, un jour, eurent l’occasion de croiser ses pas. Car, si on peut oser, dans l’aspect ordinaire de l’homme, dans sa sobriété et son humilité sans feinte clignote comme un quelque chose qui ne se laisse pas saisir au premier mouvement.

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Les quatre dernières années auraient dû le faire connaître davantage du très grand public. Car, non seulement, Eustache a été Ministre d’Etat, Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, au sein du Gouvernement Ilunga Ilunkamba, mais, en outre, il a été reconduit, par la même volonté du Président de la République, Chef de l’Etat, comme Ministre d’Etat, Ministre de l’Entrepreneuriat, Petites et Moyennes Entreprises, dans le Gouvernement dit des « Warriors ».

 Malgré qu’il soit compté parmi les membres les plus actifs du Gouvernement de la République trois ans durant, rien n’y a pu manifestement. Sans doute parce que l’homme a toujours fait l’option pour l’essentiel. Il a toujours superbement ignoré la diversion et le superflu. Peuvent en témoigner sans doute, seuls ceux qui sont entrés dans cette manière, sienne, de concevoir le sens de la vie et le poids des responsabilités.

 Or, ceux-là ne se recrutent pas dans le grand public. Mais simplement parmi ceux qui le côtoient dans le quotidien de son travail, ceux qui collaborent aux résultats qu’ils visent souvent avec opiniâtreté et rigueur, ou alors ceux qui, aux quatre coins de la République Démocratique du Congo, bénéficient des larges retombées du délicat travail auquel il dédie entièrement son effort et son génie. Et comment s’en étonner ? L’homme est un rejeton du pur fleuron des écoles d’excellence qui ont fait et qui font encore la fierté de son Sud-Kivu qui l’a vu naître il y a de cela cinquante-cinq ans déjà. Ancien du Petit Séminaire Katudwe/Cibimbi à Nyangezi, où il entreprit son cycle d’orientation, comme on l’appelait encore à l’époque ; Eustache a achevé ses études secondaires au Collège Alfajiri, qu’on ne présente plus, dans la section Chimie – biologie.

 Les études secondaires terminées, Eustache commence ses études de Pharmacie à la Faculté éponyme de l’Université de Kinshasa. Rarement satisfait du minimum, l’homme fera par la suite des études de Développement et de Droit qui scelleront définitivement sa vocation toujours pressentie d’avocat et de tribun des faibles. Ainsi Eustache est-il donc Avocat au Barreau de Kinshasa/Matete après avoir été auparavant, sous le drapeau, Chef de Département Médico-Pharmaceutique à la Police Nationale congolaise, puis Directeur Général du Fonds de Promotion Culturelle, et Conseiller dans plusieurs Cabinets politiques. On peut multiplier de propos. On aurait encore rien dit si l’on ne signale ici son appartenance inconditionnelle à l’Union pour la Nation Congolaise, Parti cher à l’Honorable Vital Kamerhe, où il figure parmi ses plus proches collaborateurs. 

Eustache doit entre autre à l’Honorable Président Vital Kamerhe, à qui il voue une loyauté sans faille, sa désignation depuis la création du Parti, d’abord comme Secrétaire Politique National en charge de l’Organisation, et, par la suite, celle de Coordonnateur de la Cellule électorale de l’UNC pour les Elections de 2018 qui hissèrent plus haut encore la bannière de l’UNC et de la République. 

Mais puisque les mots ne nous diront jamais suffisamment qui est Eustache, contentons-nous juste d’ajouter ici qu’il est un fervent catholique et un père de famille dévoué. Tout cela, dans l’espoir d’une rencontre qui ne fera sans doute que creuser notre faim de toujours le connaître davantage.

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