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OVD :Victor Tumba Tshikela, prêt à relever le défi de la reconstruction du Congo

Le 08 juin 2020, un vent nouveau a soufflé à l’Office des Voiries et Drainage (OVD) suite à la nomination, par ordonnance présidentielle N°20/47, de Messieurs Victor Tumba Tshikela et Pico Mwepu Kanyanta Bilonda pour présider aux destinées de cet Etablissement Public en qualité de Directeur Général et Directeur Général Adjoint. Une nouvelle qui a été accueillie avec faste au sein de l’Office où Victor Tumba garde une excellente cote du fait de sa brillante carrière dans le domaine des Voiries et Drainage mais aussi dans celui de l’Aménagement du Territoire.

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L’homme de la situation !

Aussitôt qu’il a pris ses fonctions, Victor Tumba Tshikela va se lancer dans une grande mission d’itinérance à travers la ville-province de Kinshasa et dans les autres provinces de la République afin de faire un état des lieux dans le cadre de plusieurs programmes du Gouvernement pour lesquels l’Office des Voiries et Drainage joue le rôle d’expert en matière d’aménagement, de construction ou encore celui de maître d’ouvrage délégué. C’est au cours de ses itinérances dans la ville de Kinshasa que le DG Victor Tumba Tshikela s’est rendu compte que les sauts-demouton spécialement celui du quartier Pompage dans la commune de Ngaliema, n’est pas totalement prêt à être livré.

Dans sa partie basse, ce pont aérien doit bénéficier d’un aménagement particulier afin de rendre aisée la circulation en lieu et place de créer un autre problème d’embouteillage. En dehors de chantiers des sauts-de-mouton, Victor Tumba s’est également lancé corps et âme dans la lutte antiérosive ainsi que dans les curages des caniveaux.

Dans les différentes provinces qu’il a visitées, le numéro un de l’OVD a voulu concilier les différents rapports reçus par l’entremise des directions provinciales de l’Office avec la réalité sur terrain. Partout où il est passé, le DG Tumba Tshikela s’est penché sur les conditions de travail de ses agents, leur mode de fonctionnement et la qualité de leurs équipements, en exprimant l’ardent désir de voir l’OVD s’implanter dans toutes les agglomérations urbaines de la RDC afin de mieux cerner les problèmes relatifs aux infrastructures et les endiguer de manière optimale.

Victor Tumba Tshikela DG OVD

Ingénieur civil de construction de par sa formation, ancien fonctionnaire de l’Etat au Ministère des Travaux Publics avec une expérience avérée en matière de contrôle et suivi des projets d’infrastructures, à 66 ans, cet homme occupe le poste de Directeur Général de l’OVD pour la deuxième fois. Il y avait auparavant exercé les mêmes fonctions pendant quatre bonnes années soit de novembre 2008 à décembre 2012. Grâce à son expertise acquise du fait de baigner, depuis la fin de ses études dans le secteur des Voiries, d’assainissement et de drainage, Victor Tumba a été plusieurs fois conseillers dans des cabinets du Ministère des Travaux Publics et aménagement du territoire

Fierté nationale, l’actuel DG de l’OVD est aussi une fierté congolaise à l’échelle internationale pour avoir été Expert auprès du BTC (Bureau Technique de Contrôle), Consultant national à la BAD pour la lutte antiérosive. Il a également été membre de la Commission de certification de la dette intérieure et plus tard, Coordonnateur de la grande commission nationale de suivi du programme sino-congolais.

Un backgroung qui parle !

De son premier passage à la tête de l’OVD, Victor Tumba Tshikela a laissé des traces que le poids du temps a rendues indélébiles. Des œuvres notables lui sont créditées : – La réhabilitation du tronçon 1ère Rue-Echangeur sur le boulevard Lumumba ; – La réhabilitation des avenues Mushie à Lingwala, des Cliniques et Batetela à Gombe et la chaussée de Kimwenza à Yolo dans la commune de Kalamu ; – La lutte contre les érosions à la cité Mama Mobutu à Kinshasa, mais aussi celle de l’aéroport de Bimpemba, des avenues mobile, Misesa et Kasavubu à Mbuji-Mayi dans la Province du Kasaï-Oriental. Dans la ville de Tshikapa, Victor Tumba a lancé et coordonné la réalisation des travaux de réhabilitation des avenues Kambala et de la Révolution ; du boulevard Lumumba à Kananga dans la province du Kasaï central. A Gemena dans la province du Sud-Ubangi, les avenues de l’aéroport, de l’hôpital et Mobutu portent également les marques du DG Tumba Tshikela. Il sied de noter que la Ville de Gemena était déjà concernée par un vaste programme de l’OVD consistant à construire 5 400 Km afin de mieux désengorger la circulation des personnes et de leurs biens.

Pico Mwepu Kanyanta Bilonda DGA OVD

Synergie avec le personnel !

 Les cadres et agents de l’OVD ont chaleureusement accueilli la nomination de Victor Tumba, un gestionnaire qui a marqué leurs esprits en réadaptant lors de son dernier passage, la convention collective de ladite entreprise en vue d’établir une paix sociale durable et prendre en compte aussi les soins de santé du personnel grâce notamment à l’érection d’un centre hospitalier moderne. Le Directeur Général de l’OVD est présenté comme un coach qui a toujours su imprimer son rythme de travail avec amour et tact. Pour Victor Tumba Tshikela,  les agents de l’OVD doivent être des valeurs sûres incontestables à travers le monde. C’est dans cette perspective qu’il se bat becs et ongles pour leur décrocher des formations de renforcement des capacités afin qu’ils demeurent performants et compétitifs. Ainsi, lors de la prochaine mise en place des brigades de l’OVD à travers les agglomérations urbaines de la RDC, la présence de ces agents sera une assurance de plus pour un travail de qualité. C’est donc le cœur léger que de nombreuses personnes attendent des résultats probants de la gestion Tumba Tshikela, qui travaille à la tête d’un duo qu’il forme avec son Adjoint Pico Mwepu Kanyanta Bilonda, un diplômé en Management, domaine lequel il prépare une thèse en Management de transport. Victor Tumba a des atouts pour la matérialisation de la vision du Président Tshisekedi notamment dans la reconstruction du grand Congo. Son dévouement sur terrain depuis sa nomination en juin dernier, démontre bien toute sa volonté de voir se réaliser la vision du Chef de l’Etat. 

De grands travaux à travers le pays

Avec les moyens financiers rendus disponibles par le Fonds National d’Entretien Routier (FONER), l’OVD a ouvert plusieurs chantiers dans l’arrière-pays, entrant dans le cadre du vaste programme dénommé PER 2020 (Programme d’Entretien Routier 2020). Par le truchement de ce PER 2020, les 25 provinces de la RDC ainsi que la ville Province de Kinshasa ont bénéficié d’un financement du FONER pour redorer l’image des provinces congolaises en les mettant au standard des infrastructures de la ville de Kinshasa. C’est dans le but de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux en synchronisant le tempo de réalisation à travers toute la République que le DG Tumba a entamé une série des visites. Celles-ci poursuivaient deux objectifs : suivre l’évolution des travaux PER et annoncer le début prochain du programme Tshilejelu. 

Grâce au PER 2020 et à Tshilejelu, l’OVD déclenche la reconstruction du Congo

L ’Office des voiries et drainage est placé sous la tutelle du Ministère des Infrastructures et Travaux publics. Son objet social ou la mission de l’OVD se répartit en plusieurs volets à savoir : – Concevoir, construire, entretenir, contrôler et surveiller, aménager, moderniser et développer les infrastructures urbaines des voiries et d’assainissement ; – Exécuter et faire exécuter les travaux neufs ou d’entretiens relatifs aux réseaux des voiries et drainage des agglomérations suivant les programmes établis ou proposés par la commission routière régionale concernée ; – Participer en tant que conseiller technique à l’élaboration des plans d’urbanisme des agglomérations ; – Desservir les agglomérations qui demandent son intervention pour atteindre les objectifs.

Relever le défi de la reconstruction !

Nommé par Ordonnance présidentielle N°20/47 du 08 juin 2020, le comité de gestion de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), dirigé par le Directeur Général Victor Tumba, impulse bien différents chantiers tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Cinq mois après, les travaux qu’abat l’OVD seul ou en partenariat avec d’autres entreprises avancent significativement, à la grande satisfaction de la population congolaise. Ils n’ont pas eu besoin de beaucoup de temps pour impulser une nouvelle dynamique. Le DG Victor Tumba Tshikela et le DGA Pico Mwepu Kanyanta Bilonda, se sont directement mis au travail. Dans la capitale congolaise, les chantiers de routes et sautsde-mouton que construit l’OVD, évoluent à grands pas. Le 25 juin, soit deux semaines après leur nomination, les nouveaux dirigeants avaient effectué une descente sur terrain, visitant différents chantiers : Don Bosco au quartier Pompage (Ngaliema), RTNC, Socimat, Mandela… En tant qu’ancien fonctionnaire de l’Etat, Victor Tumba sait très bien organiser le travail, son background dans le domaine de la construction, de l’entretien, du développement et de la modernisation des infrastructures. Dans ses lourdes charges, il peut compter sur le sérieux du DGA Pico Mwepu.

Kinshasa

Dans la capitale de la RDC, siège des Institutions, les ouvrages de l’Office des Voiries et Drainage ne sont presque plus à présenter, car ils sont visibles dans les quatre coins de la ville.

– Les sauts-de-mouton : ces ponts aériens censés désengorger la ville de Kinshasa de ses embouteillages monstres, ouverts aux quartiers pompages dans la commune de Ngaliema, aux RondsPoints socimat et Mandela dans la Commune de la Gombe, au croisement des avenues Sergent Moke et libération dans la Commune de Lingwala sont quasiment dans leurs dernières phases.

 – La disparition de l’érosion Elimo Santu : cet affaissement de terre a coupé en deux l’avenue Université entre les arrêts Elimo santu et intendance suite à une pluie dans la nuit du 25 au 26 novembre 2019. Le Chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi étant descendu sur place, avait exigé une intervention urgente de l’OVD pour remblayer promptement le terrain. Ce qui est chose faite à ce jour, à la grande satisfaction des populations de ce coin. Une autre érosion en phase d’être totalement résorbée, c’est celle du site Mukaba au quartier Binza Ozone dans la commune de Ngaliema. 

– D’autres réalisations dans la ville de Kinshasa sont entre autres, la réhabilitation des avenues Pétunias dans la commune de Limete, Luambo Makiadi (Commune de Kinshasa), Kulumba (Masina), Pelende Tshisekedi (Nsele), la place Echangeur (Commune de Lemba), les avenues Forces publiques et Saïo (Commune de Kasa-Vubu),de la Paix et du Rond-Point Don Bosco au quartier Pompage (Ngaliema).

AMENAGEMENT ROND POINT POMPAGE

Avant
Pendant
Après

AVENUE DE LA PAIX

Avant
Pendant
Après

AVENUE LIBERATION

Avant
Après

AVENUE DON BOSCO

Avant
Après

EROSION ELIMO SANTU (LIVULU)

Avant
Après

Kikwit (province du Kwilu)

Le Directeur Général de l’OVD a effectué, du 07 au 09 septembre 2020, une visite à Kikwit, cheflieu de la province de Kwilu, afin de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de voirie urbaine. Dans cette partie du pays, il est question de la réhabilitation du boulevard national et de la lutte antiérosive sur le site appelé Kaggwa, dans la commune de Lukemi. Avancés à plus de 60 % durant le dernier séjour du DG Victor Tumba, les travaux de réhabilitation du boulevard national ainsi que l’ouvrage construit pour lutter contre l’érosion du site Kaggwa sont presque terminés, à ce jour. A Matadi dans le Kongo Central, à Kisangani dans la Province de la Tshopo comme dans celles de l’Equateur, de Bas-Uelé ou encore du Maniema, les Directions provinciales de l’Office des Voiries et Drainage sont également en train d’abattre un travail remarquable aussi bien dans la construction que dans la réhabilitation des agglomérations qui reviennent aux attributions de cet établissement public. Au Kasaï central, la population salue aussi le travail qu’abat l’OVD, grâce au directeur provincial Alain Tshimbalanga. A Mbuji Mayi dans le Kasaï oriental, le programme d’entretien routier a fait disparaître de nombreux sites érosifs à savoir : Mbala wa Tshitolo, Dipemba, Tshamba dont une autre tête est en voie d’être maitrisée et se poursuit encore sur l’avenue Mbuyi Mulumba. L’OVD se déploie ardemment pour étouffer l’érosion Bobo à proximité de l’Église Saint-David, qui pourrait endommager le bâtiment de la Banque centrale à Mbuji-Mayi. Dans la ville de Kananga, le DG de l’OVD ainsi que toute la délégation sont arrivés le 08 octobre après avoir parcouru 180 Kilomètres de route. Sur place, ils ont inspecté les travaux réalisés sur les avenues Révolution, du commerce et ont lancé les travaux pour avaler l’érosion Sncc. A Kabinda et à Muene-Ditu dans la province de Lomami, la délégation a rencontré la liesse des populations suite aux différentes réalisations. Des caniveaux dans la ville de Kabinda, une première historique, la réhabilitation de l’avenue Kabinda Kande (650 mètres) ont conquis des coeurs. Et la simple annonce du projet Tshilejelu a suscité de l’espoir pour madame Fidéline Mutondj, maire de Muene-Ditu qui voit déjà sa ville se développer grâce à ce vaste programme. Tshikapa, chef-lieu de la Province du Kasaï a constitué la dernière étape de cette première phase de visites des travaux contenus dans le Programme d’Entretien Routier (PER 2020). A cette occasion, le Vice-Premier Ministre en charge des Infrastructures et Travaux Publics, Willy Ngoopos Sunzhel a, lui-même effectué le déplacement, le vendredi 13 novembre dernier, afin de palper du doigt les différentes réalisations de l’OVD dans cette entité.

Accompagné du Directeur Général de l’Office des Voiries et Drainage, Victor Tumba Tshikela et du Vice-Gouverneur de Province Gaston Nkole, l’autorité tutélaire s’est rendue à la rivière Kasaï où le pont du même nom s’était cassé le 23 octobre 2020. Sur place, il a préconisé la reprise du trafic sur la rivière à l’aide d’un bac et d’un pont flottant. Alors que le bac est déjà opérationnel, le pont flottant doit incessamment partir de Kisangani pour rallier le Kasaï. Le Vice-Premier Ministre a également été sur le site de la rivière Tshikapa où un pont est en train d’être jeté afin de relier les communes de Dibumba 1 et 2 à celle de Kanzala et au pont Kasaï. Le Patron des Infrastructures de la RDC, a aussi visité le chantier d’assainissement et d’entretien du Boulevard Lumumba et un autre Pont sur la rivière Kasaï reliant la colline de Dibumba à celle de Gele, avant de clore cette série par la visite de la route Tshikapa-Kamwesha.

Tshilejelu, un plan national de reconstruction

Comme souligné dans les lignes précédentes, le Directeur Général de l’OVD, Victor Tumba Tshikela, accompagné du Directeur de Cabinet adjoint chargé des questions techniques du Vice-Premier Ministre, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, ont effectué une tournée dans l’espace Grand Kasaï, non seulement pour palper du doigt les résultats du PER 2020 mais aussi et surtout pour annoncer le lancement très prochainement du projet Tshilejelu (pilote), initié sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui vise à doter la RDC, de Kinshasa aux autres provinces, des infrastructures dignes et respectables. 

Traduit comme pilote, Tshilejelu sera lancé dans un premier temps dans les provinces démembrées du Grand Kasaï et dans la ville province de Kinshasa avant de s’étendre sur le reste du pays. A cette même occasion, le Directeur Général de l’Office des Voiries et Drainage a fait savoir que le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo «est soucieux des problèmes de développement des infrastructures non pas seulement dans la ville de Kinshasa mais aussi à travers tout le pays». « Le projet Tshilejelu en est une preuve éloquente », a-t-il précisé. Pour la seule ville de Mbuji-Mayi, Tshilejelu consiste aux travaux de la voirie urbaine sur 25 kilomètres. A Kinshasa la capitale et sur l’ensemble de la RDC, l’OVD est maître d’œuvre et constructeur des plusieurs routes d’intérêt public. Il sied de relever que Tshilejelu consistera à construire 140 kilomètres de routes répartis comme suit : 40 kilomètres à Kinshasa et 100 kilomètres dans l’espace Grand Kasaï dans lequel la ville de Mbuji-mayi bénéficiera de 25 km, Kananga 35 km, Tshikapa 15 km, Kabinda 10 km, Lusambo 10 km et Mwene-Ditu 5 Km.

Olyncia Muhong

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Tisya MUKUNA:« La particularité (du café La Kinoise) est qu’il a un goût unique… »

La patronne de la marque La Kinoise, café planté et transformé à Kinshasa, prône la valorisation des terres congolaises en proposant un produit bio et non frelaté. Optimiste, Tisya Mukuna envisage d’étendre les tentacules de son entreprises à l’intérieur du pays, avec comme optique l’exportation tout prochainement de son produit sous d’autres cieux. Entretien.

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Heshima Magazine : Tisya Mukuna, vous êtes la patronne du café « La Kinoise ». Qu’est-ce qui vous a poussé à venir entreprendre en RDC, vous qui avez grandi en France ?

 Tisya MUKUNA : J’ai toujours voulu revenir dans mon pays qui m’a vu naitre, donc pour moi c’était normal de revenir en République Démocratique du Congo et d’apporter ma pierre à l’édifice, de créer de l’emploi et de participer à la vie de la société. Donc, revenir n’a jamais été une question, c’était normal et naturel.

Pourquoi n’avoir pas choisi d’exporter du café brut comme le font les autres ?

Le problème en exportant du café brut, ce qu’on ne participe pas à la valorisation de la matière. Vous voyez, on a des tomates ici, mais nous n’avons pas une entreprise qui fait du ketchup. C’està-dire que la valorisation est faite ailleurs, le produit nous revient plus cher et nous vendons nos matières premières à vile prix. Avec le café c’est la même chose, on l’exporte à un prix vraiment très bas, il est transformé sous d’autres cieux et quand il nous revient il nous coûte cher.

Moi, je voulais vraiment avoir toute cette chaîne de valeur, qu’il reste à Kinshasa, que ça crée de l’emploi et qu’on montre aussi notre savoir-faire.

 Pourquoi devrait-on tout le temps envoyer notre matière première ailleurs et ne jamais participer à la valorisation de notre terre ?

Qu’est-ce qui vous a motivé pour appeler votre café « La Kinoise » ? 

Alors, le nom de « La Kinoise » ce n’est pas parce que je vis à Kinshasa, mais c’est parce que la plantation se trouve à Kinshasa. Donc c’est un clin d’œil à cette plantation qui se trouve à MontNgafula. C’est rare, nous sommes la seule marque de café dont la plantation se trouve à Kinshasa, on voulait honorer notre terre en appelant la marque « La Kinoise », ceci pour montrer qu’il y a aussi du café de l’autre côté du Congo.

 Quelle est la qualité de votre café par rapport au café venant de l’étranger ?

Déjà comme je l’ai précisé que c’est le seul café qui pousse ici, à Kinshasa à Mont-Ngafula, que je sache. La particularité est qu’il a un goût unique vu qu’il n’y a pas d’autres cafés qui poussent par ici. Je sais qu’il est plus doux, l’Arabica est plus doux que l’Arabica qu’on peut trouver à l’Est. Le Robusta également est un peu plus doux mais son arôme est quand même intense. Donc, c’est sa particularité, c’est son originalité.

 Cultivez-vous le Robusta et l’Arabica ?

Exactement, on a planté à peu près plus de 1000 Arabicas, le reste c’est du robusta. Le Robusta pousse plus facilement, l’Arabica normalement demande des hauteurs assez particulières. On a de la chance que ça puisse pousser sur nos terres, et c’est vrai qu’on a plus de Robusta que d’Arabica.

 Quand est-ce que vous avez commencé la culture du café alors qu’on a toujours dit qu’il faut environ 5 ou 7 ans ?

Il ne faut pas 5 ou 7 ans, tout dépend de semences. Il faut 3 ans normalement pour qu’un arbre puisse donner ses premières cerises. Mais c’est vrai que parfois on peut attendre 5 ans ou 8 ans. Moi j’ai eu la chance de commencer cela quand j’étais adolescente plutôt par plaisir. Il n’y avait spécialement pas une idée de créer cette entreprise en ce moment-là. C’était juste pour essayer, pour tenter l’expérience. Chaque enfant à sa passion et la mienne c’était l’agriculture. Il s’avère que mon père aussi aimait cela donc c’était une activité qu’on aimait bien faire ensemble. Puis en grandissant je me  faire quelque chose de tous ces arbres, j’ai envie de les mettre en valeur et l’idée de l’entreprise est venue après.

Peu de jeunes investissent dans l’agriculture, Pour quelle raison avoir choisi la caféiculture par rapport à d’autres secteurs ?

 L’agriculture est un secteur très porteur, c’est un secteur qui peut vraiment pousser l’économie d’un pays et sa croissance. Le café c’est la deuxième boisson la plus bue au monde, juste après l’eau. On boit plus de café au monde qu’on boit de la bière ou tout ce que vous voulez.

Plus que du thé ?

 Plus que du thé, par année c’est parfois le thé qui est deuxième et le café troisième, parfois le café est deuxième. Mais le café est plus bu que le thé ces derniers temps. Estce que c’est parce que les gens sont stressés avec le confinement, non je ne sais pas. Dans tous les cas, le café est plus bu. C’est vrai que ça dépend des années.

Donc c’est un marché porteur, une boisson très populaire. Il y a des pays comme l’Allemagne ou l’Italie qui importent énormément du café de l’étranger et en consomment aussi énormément. Il y a des pays qui ont réussi à soulever leur économie grâce à la caféiculture comme le Vietnam ou le Brésil ou même la Colombie qui mettent vraiment beaucoup des moyens pour le développement de leur agriculture et du café parce qu’ils ont compris que c’était un marché porteur. Voilà donc pour moi le café, c’était clair qu’il fallait qu’on participe aussi. Vous savez qu’il y a plus de 30 ans le Congo était le premier pays exportateur du café ? Aujourd’hui on est loin derrière. On est même parmi les pays qui exportent le moins le café. Quand on voit de pays comme l’Ethiopie, qui ont essayé de se relever aussi grâce à ce genre de culture, dans les 3 continents, le Brésil, le Vietnam et l’Ethiopie ont réussi à le faire, pourquoi pas nous ?

La torréfaction et la mouture de votre café se font jusquelà à l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC). À quand vos propres machines ?

 J’espère dans très prochainement. On est en train de voir aussi le meilleur torréfacteur qu’on peut utiliser et aussi pour faire des grosses quantités, parce qu’on aimerait exporter notre café, donc là petit à petit on essaie de s’industrialiser et de mettre cela en place. Quand ça sera bien mis en place on vous invitera pour l’inauguration de notre usine.

Vous avez créé votre marque La Kinoise en 2018, quelle est la santé financière de votre entreprise à ce jour ?

 Comme vous l’avez dit, ma société a été fondée en 2018 mais le café n’est commercialisé que depuis 2020. Donc ça ne fait qu’un an que le café est commercialisé. Avant on était en train de mettre des choses en place. En un an, on est dans un peu plus de 20 supermarchés à Kinshasa, on est dans une petite dizaine de restaurants. Nous allons petit à petit et on aimerait bien être le mois prochain à Lubumbashi et la croissance est plutôt positive.

L’entreprenariat féminin en RDC, est-il facile ?

 L’entreprenariat n’est jamais facile que ce soit en RDC ou ailleurs. Mais entreprendre en RDC c’est compliqué aussi.

Mais en tant qu’une dame parce que généralement ce sont des hommes qui  entreprennent dans un secteur pareil ?

Non, écoutez. L’entreprenariat en tant que femme peut être difficile parce qu’il y a plusieurs obstacles, il y a déjà l’obstacle de la société parce que beaucoup de gens pensent que la place de la femme n’est pas forcément de diriger une entreprise, encore aujourd’hui. Il peut y avoir des personnes qui ont un préjugé. Moi à plusieurs reprises on a cru que j’étais la secrétaire ou l’assistante et qu’il y avait un père ou un mari derrière moi ou encore un frère. On peut douter de votre crédibilité quand on me voit toute apprêter, on peut se dire que je ne vais pas dans les champs parce que j’ai mis un rouge à lèvres.

On ne peut pas imaginer une agricultrice au rouge à lèvre rouge. Parfois il faut se battre un peu contre ces images et moi j’en ai que faire, je continue mon bonhomme de chemin et les gens voient des résultats. Et c’est eux-mêmes qui se résonnent.

 Donc, l’entreprenariat féminin est difficile mais l’entreprenariat en général est difficile. Donc si on commence à s’arrêter ou à se buter parce qu’il y a une difficulté ou quelqu’un a dit du mal de nous, ce qu’on n’est pas fait pour être entrepreneure.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant qu’entrepreneure ?  

En tant qu’entrepreneure, la première difficulté ce sont les infrastructures. Les routes dans notre pays ne sont pas dans un état qui nous permet d’aller de l’Ouest à l’Est ou du Nord au Sud. Donc on ne sait pas bouger, on ne sait pas envoyer nos produits où on veut. Ça coûte moins cher d’aller à Dubaï que d’aller dans certaines villes de notre pays, ce n’est pas normal. C’est le déplacement des êtres humains et des marchandises.

 Le deuxième problème, c’est l’énergie. Quand vous avez des torréfacteurs puissants, quand vous avez des machines de moulinage, quand vous avez toutes ces choses ça demande de l’électricité. Et quand l’électricité est capricieuse, parfois vous ne savez pas travailler pendant un ou deux jours. Si vous voulez encore mettre du carburant dans le groupe électrogène, vous devez mettre 100$ de carburant. Ça a un impact sur le coût de la marchandise après on explique que les entrepreneurs qui font de l’agroalimentaire et l’agrobusiness au Congo ont des produits qui coûtent trop cher. Mais il faut savoir tout ce qu’on dépense pour mettre ces produits en place. Donc, c’est vraiment les infrastructures, électricité et route et enfin le financement. Il y a beaucoup de bourses de subvention qui sont données en Afrique pour soutenir les jeunes, les femmes, les africains… mais rare sont les fois où le Congo est éligible. Souvent ça va être d’autres pays et il serait bien que ça se décante.

Aviez-vous pu bénéficier des financements de la part de la RDC ou des autres partenaires ? 

Je suis en attente de financement auprès du COPA qui est le Concours de Plan d’Affaires où je suis lauréate pour les PME. C’est un concours qui a été lancé par le ministère des PME et Entreprenariat, financé par la Banque Mondiale. Là je suis en attente de recevoir mon financement pour pouvoir avancer dans les projets.

 Vous êtes très active sur les réseaux sociaux et vous commentez souvent l’actualité politique. Avez-vous une éventuelle ambion en politique ?

Je n’envisage pas une carrière politique. Je pense qu’on peut changer un pays  sans forcément faire de la politique. On peut changer un pays en participant à son économie, à sa vie sociétale. On connait tous Tata Cardinal, il n’a pas fait la politique mais comment il a changé ce pays. Nous connaissons tous le Docteur Mukwege, il n’a pas fait la politique mais comment il a changé ce pays. Bien entendu il faut parler aux politiciens pour leur dire qu’on n’a pas d’électricité et qu’on n’a pas de routes. Mais on peut changer un pays en ne faisant pas de la politique mais en tant qu’entrepreneure. Moi je crée de l’emploi, je participe au rayonnement de mon pays. Un jour si mon café peut se retrouver en Chine, on serait contents de dire ah voilà, les Congolais sont forts, ils sont allés jusqu’en Chine. Çà c’est aussi participer à la vie de son pays et pour autant ne pas faire la politique.

Quels sont vos projets d’avenir ?

 Mon projet d’avenir c’est l’exportation de mon café déjà en Afrique en profitant de la ZLECAF, mais aussi dans d’autres pays très forts consommateurs comme l’Allemagne, l’Italie ou les Etats-Unis.

 Interview réalisée par Hubert MWIPATAYI

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Claudine Ndusi N’kembe plus que déterminée à promouvoir le travail décent

Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi M’kembe est plus que déterminée à matérialiser les actions prioritaires de son secteur, telles que présentées par le Premier ministre Sama Lukonde, le 26 avril 2021 devant les députés nationaux. Soucieuse de promouvoir le travail décent en République démocratique du Congo, elle s’est mise, sans atermoyer, à bosser.

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Le 27 avril 2021 après la remise et reprise faite avec la ministre d’Etat sortante Néné Ilunga Nkulu, la nouvelle patronne de l’Emploi, du Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi s’est mise directement au travail, promettant de poursuivre les activités menées par son prédécesseur. 

Désormais, c’est elle qui contrôle l’application des dispositions légales et réglementaires relatives aux conditions de travail et à la protection des travailleurs dans l’exercice de leurs fonctions. « Les défis à relever sont certes énormes, mais il est temps de travailler », a-t-elle indiqué. 

Sécurité et santé au travail 

Le 28 avril, soit le lendemain de sa prise des fonctions, Claudine Ndusi a présidé la cérémonie commémorative de la Journée Mondiale dédiée à la sécurité et la santé au travail, organisée à l’Hôtel B éatrice à Kinshasa, dont le thème retenu a été « Anticiper, se préparer et répondre aux crises : investir maintenant dans des systèmes de sécurité et santé au travail (SST) résilients ».

 Au cours de cette célébration, elle a relevé le constat selon lequel les structures devant assurer la protection optimale des travailleurs en RD C ne sont pas toutes opérationnelles. À l’en croire, le gouvernement de l’Union Sacrée de la nation a retenu parmi ses priorités la redynamisation du Conseil National du Travail (CNT), cadre par excellence permettant l’identification des causes de cette anormalité. « Le monde du travail congolais comme dans tous les autres pays est confronté aux multiples risques socioprofessionnels susceptibles d’entrainer des conséquences néfastes dans le chef aussi bien des employeurs que des travailleurs en termes d’accidents du travail, des maladies professionnelles, des arrêts de travail, de la baisse de la productivité, du chômage et des pertes en vies humaines », a-t-elle fait remarquer.

La ministre de l’ETPS a saisi cette opportunité pour inviter les partenaires sociaux en général et la population en particulier à la stricte observance des dispositions du code du travail, spécifiquement celles de la loi fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale ainsi que leurs mesures d’application. Cela, en vue de permettre la protection optimale des travailleurs, la rentabilité des entreprises et le développement de la RDC. « Par ailleurs, concernant l’impact de la Covid-19, il y a lieu de relever que sur le plan socioéconomique, les entreprises ont subi des pertes énormes en termes de productivité.  Certaines ont été fermées, des travailleurs se sont retrouvés au chômage. Sur le plan de la santé, le monde de travail congolais a également connu des cas des employeurs et travailleurs affectés à qui nous rendons hommage pour leur bravoure », a-t-elle déploré. Membre de l’organisation internationale du travail (OIT), la RDC a célébré la journée de la sécurité et la santé au travail 2021 sous le thème national : « Renforcer le système de sécurité et santé au travail en RDC en cette période de la covid-19 ».

Journée internationale du travail

À l’occasion de la Journée internationale du travail, célébrée samedi 1er mai 2021 au Chapiteau du Pullman Hôtel, sous le haut patronage du Président Félix-Antoine Tshisekedi, Claudine Ndusi N’ kembe a pris l’engagement de promouvoir le travail décent en faveur de la masse laborieuse, une importante condition de l’amélioration des conditions sociales de la population. Aussi, compte-t-elle prendre des mesures urgentes afin de sauver les emplois et relancer la production.

D’après la ministre Ndusi, dans le cadre de la construction d’un Etat solidaire, le gouvernement de la République par le biais de son programme d’action 2021-2023, place les questions d’emploi au cœur de la politique nationale pour l’amélioration des conditions sociales de la population. « Ceci passe par la promotion d’un travail décent qui exige le respect des différents textes légaux et réglementaires en la matière », a-t-elle affirmé.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour que dans un délai raisonnable la stratégie  de mise en place du socle de protection sociale soit actualisée afin d’être présentée pour validation au gouvernement à travers le programme national d’appui à la protection sociale (PNPS) », a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, Claudine Ndusi a appelé les partenaires sociaux, bi et multinationaux, à accompagner le gouvernement dans la mobilisation des ressources devant servir à la mise en œuvre de la politique professionnelle approuvée par la loi portant approbation de la politique de l’emploi et de la formation professionnelle. 

Les revendications et feuille de route de l’Intersyndicale du Congo lui ont été remises au cours de cette circonstance. Se saisissant de l’opportunité, le président de cette structure, Guy Kuku Gedila, a invité le gouvernement à dépolitiser les entreprises publiques et à nommer des gestionnaires compétents et expérimentés par un concours. D’après lui, le vol et le détournement constatés des deniers publics dans les entreprises publiques, fruits des efforts des travailleurs, mérite une attention particulière du gouvernement.

Si pour 2021 le 1er mai a été célébré sur le plan mondiale sous le thème « COVID-19: une opportunité, non une fatalité », au niveau national le thème retenu a été « promotion de l’emploi et le travail décent dans un monde en mutation ».

Une chevronnée à la tête de l’ETPS

Claudine Ndusi n’est pas le genre de personnes qui viennent de nulle part. Elle a un parcours professionnel élogieux. Licenciée en sciences  économiques de l’Université de Kinshasa, elle a presté jusqu’avant son entrée au gouvernement comme Directeur général adjoint de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Elle a eu aussi à assumer d’autres importantes responsabilités.


De 2012 à 2014, elle fut Conseillère chargée de l’Inspection du Travail au cabinet du ministère sous Modeste BAHATI LUKWEB O, actuel président du Sénat. Et de 2006 à 2012, elle a eu à travailler en tant que Chargé des banques au Département des Finances de la Direction générale de la Société nationale d’électricité (SNEL).

En prenant les rênes de son ministère fin avril, elle n’a pas manqué de mots justes pour remercier le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour sa vision de l’Union Sacrée, une opportunité de booster le secteur du travail, et aussi le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde pour le fait de l’avoir choisi en tant que membre du gouvernement des « Warriors ».

Sur le plan politique, Claudine Ndusi est présidente de la Ligue des femmes du regroupement Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFD C-A). Elle est d’autre part fondatrice de l’ONG « Tamtam du progrès ».

Le défi dans son secteur étant, certes, immense, cette « Dame de fer » s’est dite prête à mouiller le maillot, en synergie avec la tripartite Gouvernement – Banc travailleurs – Banc Employeurs pour matérialiser le programme du gouvernement sous le coaching de SAMA LUKONDE, commandant de l’équipe des guerriers, conformément à la vision du Chef de l’Etat, visant l’amélioration des conditions de travail des congolais.

Claudine Ndusi, enfant maison qui maîtrise parfaitement tous les paramètres du monde du travail, est connue pour son savoir-faire, son sens d’organisation et sa rigueur dans le travail avec une gestion axée sur les résultats.

 Hubert MWIPATAYI

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Decouverte

Christophe Lutundula : un « éternel » parlementaire à la tête de la diplomatie

Il a été de tous les rendez-vous législatifs depuis la Conférence nationale souveraine. Après trois décennies dans le travail législatif, Christophe Apala Pen’Apala Lutundula intègre l’exécutif national.

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Dans le gouvernement Sama Lukonde, ce membre issu d’Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi occupe la régalienne fonction de Vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères, en remplacement de Marie Tumba Nzeza.

 Ce technocrate, ancien deuxième vice-président du Haut conseil de la République-Parlement de transition (HCR-PT) et premier vice-président de l’Assemblée nationale entre 2006 et 2009, s’est toujours distingué sur les questions parlementaires. Même après sa nomination, l’élu de Katako-Kombe, dans la province du Sankuru, avait toujours à donner à la chambre basse du Parlement. Il est allé défendre son projet de loi modifiant et complétant la loi organique sur le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Dans ce projet de loi, inspiré par un groupe de treize députés nationaux, Christophe Lutundula propose notamment le changement des règles de désignation des membres du bureau de la CENI.

Pour cet ancien magistrat, un membre de la CENI ne devrait pas appartenir à une organisation politique ou à une association de la société civile alliée à une organisation politique au cours de cinq dernières années précédant sa désignation. Aussi, seules les associations qui travaillent sur l’éducation civique électorale ou l’observation électorale devraient présenter des candidats.

 Une matière grise

Là où la matière grise fait autorité, Christophe Lutundula n’est jamais loin. Ce n’est pas de manière fortuite qu’en 2016, dans le G7, un groupe de sept leaders politiques de la MP (Majorité présidentielle) qui avait quitté Joseph Kabila pour réclamer l’alternance démocratique, il s’occupera des questions institutionnelles.

 Désormais, le leader de l’Alliance des démocrates pour le progrès (ADP), son parti politique, mettra aussi son savoir-faire au bénéfice de la diplomatie congolaise, en quête de rayonnement depuis l’avènement de Félix-Antoine Tshisekedi à la tête du pays. 

Il vient trouver la RDC à la tête de la présidence tournante de l’Union africaine. Aux côtés de Félix Tshisekedi, président de l’UA, Lutundula fera office de président du Conseil exécutif de l’Union africaine pour l’exercice 2021-2022.

Conciliateur

Il trouve aussi une administration diplomatique congolaise au bord du chaos avec des problèmes de frais de fonctionnement et de logement des représentations à travers le monde. Il devrait peser de tout son poids pour obtenir de l’Etat congolais le décaissement des fonds nécessaires pour ses représentations diplomatiques. Au-delà, et en fonction des moyens du pays, ses atouts stratégiques seront très attendus dans l’ambition de réduire le nombre de ces représentations sur base d’une étude minutieuse d’importance et d’efficacité.

Christophe Lutundula, c’est aussi la réputation d’un homme d’Etat conciliant. Face aux velléités de divisions intestines dans son fief électoral, l’homme a toujours été diplomate et pondéré, appelant régulièrement ses frères et sœurs à ne pas tomber dans le piège des politiciens cherchant à diviser pour mieux régner.

 De toute façon, entre la législation et la diplomatie, il n’y a qu’un pas.

HESHIMA

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