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Kelly Stony Nkute, la chevronnée

Intelligente, elle a réussi à réaliser son rêve, celui de devenir une journaliste professionnelle chevronnée. Ses émissions sur les ondes de la radio onusienne ont non seulement une empreinte particulière, mais aussi un grand impact. Heshima Magazine revient sur la carrière d’une journaliste qui s’est forgée une solide réputation, notamment pour ses interviews menées avec pugnacité.

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Titulaire d’une Licence de sciences de l’Information et de la communication, option Journalisme Politique Extérieure, Kelly Nkute est l’une des voix populaire de la radio Okapi. Radio Onusienne qui a vu le jour le 25 février 2002 en direct de Sun City où se déroulait le dialogue inter-congolais qui décida des termes de la transition 1+4 en Rdc.

 Coordinatrice, productrice, réalisatrice et présentatrice, elle est membre de plusieurs groupes de journalistes du réseau africain et international. Porte –étendard des femmes visionnaires, elle est le point focal en Rdc de Women Media Network, un réseau mis en place par la veuve Mandela, Graça Machel, qui regroupe 34 journalistes expérimentés de quinze pays à travers l’Afrique dont l’objectif est de parler des femmes, de l’histoire de celles-ci (maraichère, politique, professeures etc….) à travers une plate-forme créée pour valoriser l’image de la femme. 

Kelly Stony lors d’une interview avec le Secrétaire des Nations Unies, António Guterres à Kinshasa

Une étoile dans la presse!

Née le 17 mars d’une certaine année, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, toute petite, elle rêvait de devenir journaliste. En effet, voir les journalistes femmes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) présenter le journal télévisé la fascinait, au-delà de renforcer chaque jour davantage sa détermination. « Toutes, elles étaient admirables, formidables lorsqu’elles présentaient le journal », s’en souvient-elle. En réalité, tout n’allait pas comme sur de roulettes. Kelly Nkute claudiquait sur deux choix : devenir journaliste ou avocate. Aussi, ses parents ne voulaient pas qu’elle devienne journaliste, mais elle y tenait.

Elle avoue aujourd’hui s’être départie de son envie de devenir avocate, en vue de réaliser son rêve. Au terme de ses études en section littéraire au Complexe scolaire Imani, une école privée catholique, à Lubumbashi, elle se décide après l’obtention de son diplôme d’Etat d’aller à Kinshasa. À l’époque la Faculté de Communication n’était pas encore ouverte dans la capitale cuprifère.

 Une fois dans la capitale congolaise, elle atterrit à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) et elle y sort au bout de 5 ans avec un diplôme qui consacre les efforts fournis et un début d’une nouvelle aventure. Elle commence sa carrière dans la presse à Radio Okapi en 2005 par un stage. Au bout de deux mois, sur 40 stagiaires, elle se retrouva parmi les 12 retenus, et en 2006, après s’être distinguée des autres, la radio des Nations Unies l’engagea. « Voilà mon rêve s’est réalisé aujourd’hui !», se réjouit la journaliste.

En 2012, dans le but de peaufiner son curriculum vitae, elle décroche sa spécialisation en droit économique socio- culturel au collège Universitaire Henry Dunant en Suisse. Femme engagée, elle est également le point focal du réseau des journalistes observateurs de l’industrie de la nicotine et du tabac. Un réseau des journalistes qui milite pour l’instauration d’un dialogue permanent et incluant de tous les acteurs de l’industrie du tabac en vue d’une protection totale et entière des enfants et jeunes adolescents face au danger du tabagisme.

Femme au grand cœur

Passionnée de la musique, voyage et lecture des séries policières, Kelly Stony adore danser et animer les soirées dansantes entre amis. Toujours souriante bien que sa voix aigüe soit accompagnée des rires aux éclats, la femme au grand cœur qu’elle est, communique sa joie de vivre auprès de ses proches. La musique a une place de choix dans sa vie. « Quand j’étais aux humanités, je ne pouvais pas étudier sans la musique. J’intériorisais ma leçon avec la musique et cela marchait très bien ».

Kelly d’amour est la personne chez qui il faut se confier pour avoir des conseils constructifs, une oreille attentive et surtout une personne de confiance confie une journaliste congolaise. Elle parle sans filtre en coulisses comme dans les ondes de la radio Okapi.

 Très coquette et soucieuse de maintenir sa forme physique, Stony est abonnée dans une salle de fitness où elle s’y dirige après le boulot, peu importe l’heure à laquelle elle termine, elle a besoin de sa séance sportive pour évacuer le stress de la journée.

Une vie parfaitement équilibrée. Pour son alimentation quotidienne, la native de Lubumbashi aime les pommes de terre. . « Je peux manger des pommes de terre du 1er janvier au 31 décembre sans me fatiguer. Préparées différemment» se confie-telle. Et si parmi les légumes elle aime les feuilles de manioc et le « fumbwa », elle troque facilement de la viande contre du poisson.

Des émissions qui retiennent l’attention

 Une fois engagée par la radio Okapi, Kelly commence son parcours à la rédaction de la radio onusienne où elle exerce comme reporter pour un laps de temps, ce avant de se voir confier l’émission « Grand Témoin ». Présentatrice phare de ce magazine qui a vu le jour en 2009 avec objectif: de faire découvrir aux auditeurs les acteurs de la vie congolaise (politique, économique, sportive….) en passant en revue le parcours professionnel, scolaire et académique en tirant les leçons de son expertise. Beaucoup d’anecdotes y sont découverts, des confidences jamais dévoilées. Nombreuses sont les personnalités ayant participé à l’histoire du Congo qui y ont été invitées pour parler du passé de la RDC, notamment à l’intention des générations futures.

En 2018, elle fait grand écho avec Vital Kamerhe, qu’elle reçoit en toute intimité pour parler des raisons qui l’ont poussé à quitter Joseph Kabila. Dans cette émission, les téléspectateurs ont pu voir le Président national de l’Union pour la Nation Congolaises (UNC) se confier sans langue de bois. Des milliers de vues comptent à ce jour cette vidéo sur YouTube.

 En outre Kelly Nkute anime également le magazine « Dialogue entre Congolais », une émission dont elle est la présentatrice principale et coordinatrice d’une équipe constituée d’hommes. Ce n’est pas tout parce que la talentueuse journaliste est aussi présentatrice de « Grande interview », une émission qui revient sur l’actualité de la semaine avec comme invité une personnalité du monde économique, social ou politique. Dans ses émissions, elle sait très bien animer des débats, poser des questions pertinemment intelligentes et confronter les idées de ses invités.

Pour atteindre sa stature, elle a dû bénéficier de l’encadrement des autres et parmi ses coaches à Radio Okapi figurent Yves Renard, un ancien rédacteur en chef qui travaillait aussi pour le compte de la Fondation Hirondelle, et aussi Leonard Mulamba, Martin Sebudjangwe et JeanClaude Tumba Kamanga. « C’est des gens qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui », « Mon travail aussi m’a permis de rencontrer beaucoup de gens avec qui j’ai eu des échanges très intéressants, qui m’ont ouvert beaucoup d‘opportunités ». dit-elle avec reconnaissance.

Parité et avenir du Congo

Mars oblige, Kelly Nkute prône l’égalité entre les sexes. La parité, rappelle-t-elle, c’est accorder les mêmes chances à l’homme et à la femme. Elle encourage pour cela la représentation égale dans les institutions, l’accès des femmes et des hommes aux mêmes opportunités, droits… Concernant l’avenir du Congo, elle dit ne pas vouloir être pessimiste. « Avec la volonté on peut transformer ce pays. Il y a beaucoup de potentialités, on a beaucoup de richesses, mais que nous ne savons exploiter pour subvenir aux besoins de la population. Il suffit de trouver de bonnes personnes, les mettre à la bonne place, bien faire la redistribution des richesses, je crois que ce pays va se développer ».

 Perspectives

Refusant l’étiquette de partialité qui est souvent collée aux journalistes, Kelly Stony a à ce jour une identité professionnelle dans le journalisme. Bosseuse et passionnée, cette experte en communication a toujours des idées de sujet en tête. Les principaux ingrédients d’une bonne journaliste en somme! Elle possède toutes les armes pour faire durer cette dynamique. En ce mois de mars 2021 dont le thème est “Leadership féminin d’excellence, société égalitaire et numérique à l’ère de la Covid-19”, Heshima Magazine souhaite bonne fête du mois de la femme à Kelly Stony Nkute, femme battante et de poigne.

 Hubert MWIPATAYI

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Tisya MUKUNA:« La particularité (du café La Kinoise) est qu’il a un goût unique… »

La patronne de la marque La Kinoise, café planté et transformé à Kinshasa, prône la valorisation des terres congolaises en proposant un produit bio et non frelaté. Optimiste, Tisya Mukuna envisage d’étendre les tentacules de son entreprises à l’intérieur du pays, avec comme optique l’exportation tout prochainement de son produit sous d’autres cieux. Entretien.

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Heshima Magazine : Tisya Mukuna, vous êtes la patronne du café « La Kinoise ». Qu’est-ce qui vous a poussé à venir entreprendre en RDC, vous qui avez grandi en France ?

 Tisya MUKUNA : J’ai toujours voulu revenir dans mon pays qui m’a vu naitre, donc pour moi c’était normal de revenir en République Démocratique du Congo et d’apporter ma pierre à l’édifice, de créer de l’emploi et de participer à la vie de la société. Donc, revenir n’a jamais été une question, c’était normal et naturel.

Pourquoi n’avoir pas choisi d’exporter du café brut comme le font les autres ?

Le problème en exportant du café brut, ce qu’on ne participe pas à la valorisation de la matière. Vous voyez, on a des tomates ici, mais nous n’avons pas une entreprise qui fait du ketchup. C’està-dire que la valorisation est faite ailleurs, le produit nous revient plus cher et nous vendons nos matières premières à vile prix. Avec le café c’est la même chose, on l’exporte à un prix vraiment très bas, il est transformé sous d’autres cieux et quand il nous revient il nous coûte cher.

Moi, je voulais vraiment avoir toute cette chaîne de valeur, qu’il reste à Kinshasa, que ça crée de l’emploi et qu’on montre aussi notre savoir-faire.

 Pourquoi devrait-on tout le temps envoyer notre matière première ailleurs et ne jamais participer à la valorisation de notre terre ?

Qu’est-ce qui vous a motivé pour appeler votre café « La Kinoise » ? 

Alors, le nom de « La Kinoise » ce n’est pas parce que je vis à Kinshasa, mais c’est parce que la plantation se trouve à Kinshasa. Donc c’est un clin d’œil à cette plantation qui se trouve à MontNgafula. C’est rare, nous sommes la seule marque de café dont la plantation se trouve à Kinshasa, on voulait honorer notre terre en appelant la marque « La Kinoise », ceci pour montrer qu’il y a aussi du café de l’autre côté du Congo.

 Quelle est la qualité de votre café par rapport au café venant de l’étranger ?

Déjà comme je l’ai précisé que c’est le seul café qui pousse ici, à Kinshasa à Mont-Ngafula, que je sache. La particularité est qu’il a un goût unique vu qu’il n’y a pas d’autres cafés qui poussent par ici. Je sais qu’il est plus doux, l’Arabica est plus doux que l’Arabica qu’on peut trouver à l’Est. Le Robusta également est un peu plus doux mais son arôme est quand même intense. Donc, c’est sa particularité, c’est son originalité.

 Cultivez-vous le Robusta et l’Arabica ?

Exactement, on a planté à peu près plus de 1000 Arabicas, le reste c’est du robusta. Le Robusta pousse plus facilement, l’Arabica normalement demande des hauteurs assez particulières. On a de la chance que ça puisse pousser sur nos terres, et c’est vrai qu’on a plus de Robusta que d’Arabica.

 Quand est-ce que vous avez commencé la culture du café alors qu’on a toujours dit qu’il faut environ 5 ou 7 ans ?

Il ne faut pas 5 ou 7 ans, tout dépend de semences. Il faut 3 ans normalement pour qu’un arbre puisse donner ses premières cerises. Mais c’est vrai que parfois on peut attendre 5 ans ou 8 ans. Moi j’ai eu la chance de commencer cela quand j’étais adolescente plutôt par plaisir. Il n’y avait spécialement pas une idée de créer cette entreprise en ce moment-là. C’était juste pour essayer, pour tenter l’expérience. Chaque enfant à sa passion et la mienne c’était l’agriculture. Il s’avère que mon père aussi aimait cela donc c’était une activité qu’on aimait bien faire ensemble. Puis en grandissant je me  faire quelque chose de tous ces arbres, j’ai envie de les mettre en valeur et l’idée de l’entreprise est venue après.

Peu de jeunes investissent dans l’agriculture, Pour quelle raison avoir choisi la caféiculture par rapport à d’autres secteurs ?

 L’agriculture est un secteur très porteur, c’est un secteur qui peut vraiment pousser l’économie d’un pays et sa croissance. Le café c’est la deuxième boisson la plus bue au monde, juste après l’eau. On boit plus de café au monde qu’on boit de la bière ou tout ce que vous voulez.

Plus que du thé ?

 Plus que du thé, par année c’est parfois le thé qui est deuxième et le café troisième, parfois le café est deuxième. Mais le café est plus bu que le thé ces derniers temps. Estce que c’est parce que les gens sont stressés avec le confinement, non je ne sais pas. Dans tous les cas, le café est plus bu. C’est vrai que ça dépend des années.

Donc c’est un marché porteur, une boisson très populaire. Il y a des pays comme l’Allemagne ou l’Italie qui importent énormément du café de l’étranger et en consomment aussi énormément. Il y a des pays qui ont réussi à soulever leur économie grâce à la caféiculture comme le Vietnam ou le Brésil ou même la Colombie qui mettent vraiment beaucoup des moyens pour le développement de leur agriculture et du café parce qu’ils ont compris que c’était un marché porteur. Voilà donc pour moi le café, c’était clair qu’il fallait qu’on participe aussi. Vous savez qu’il y a plus de 30 ans le Congo était le premier pays exportateur du café ? Aujourd’hui on est loin derrière. On est même parmi les pays qui exportent le moins le café. Quand on voit de pays comme l’Ethiopie, qui ont essayé de se relever aussi grâce à ce genre de culture, dans les 3 continents, le Brésil, le Vietnam et l’Ethiopie ont réussi à le faire, pourquoi pas nous ?

La torréfaction et la mouture de votre café se font jusquelà à l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC). À quand vos propres machines ?

 J’espère dans très prochainement. On est en train de voir aussi le meilleur torréfacteur qu’on peut utiliser et aussi pour faire des grosses quantités, parce qu’on aimerait exporter notre café, donc là petit à petit on essaie de s’industrialiser et de mettre cela en place. Quand ça sera bien mis en place on vous invitera pour l’inauguration de notre usine.

Vous avez créé votre marque La Kinoise en 2018, quelle est la santé financière de votre entreprise à ce jour ?

 Comme vous l’avez dit, ma société a été fondée en 2018 mais le café n’est commercialisé que depuis 2020. Donc ça ne fait qu’un an que le café est commercialisé. Avant on était en train de mettre des choses en place. En un an, on est dans un peu plus de 20 supermarchés à Kinshasa, on est dans une petite dizaine de restaurants. Nous allons petit à petit et on aimerait bien être le mois prochain à Lubumbashi et la croissance est plutôt positive.

L’entreprenariat féminin en RDC, est-il facile ?

 L’entreprenariat n’est jamais facile que ce soit en RDC ou ailleurs. Mais entreprendre en RDC c’est compliqué aussi.

Mais en tant qu’une dame parce que généralement ce sont des hommes qui  entreprennent dans un secteur pareil ?

Non, écoutez. L’entreprenariat en tant que femme peut être difficile parce qu’il y a plusieurs obstacles, il y a déjà l’obstacle de la société parce que beaucoup de gens pensent que la place de la femme n’est pas forcément de diriger une entreprise, encore aujourd’hui. Il peut y avoir des personnes qui ont un préjugé. Moi à plusieurs reprises on a cru que j’étais la secrétaire ou l’assistante et qu’il y avait un père ou un mari derrière moi ou encore un frère. On peut douter de votre crédibilité quand on me voit toute apprêter, on peut se dire que je ne vais pas dans les champs parce que j’ai mis un rouge à lèvres.

On ne peut pas imaginer une agricultrice au rouge à lèvre rouge. Parfois il faut se battre un peu contre ces images et moi j’en ai que faire, je continue mon bonhomme de chemin et les gens voient des résultats. Et c’est eux-mêmes qui se résonnent.

 Donc, l’entreprenariat féminin est difficile mais l’entreprenariat en général est difficile. Donc si on commence à s’arrêter ou à se buter parce qu’il y a une difficulté ou quelqu’un a dit du mal de nous, ce qu’on n’est pas fait pour être entrepreneure.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant qu’entrepreneure ?  

En tant qu’entrepreneure, la première difficulté ce sont les infrastructures. Les routes dans notre pays ne sont pas dans un état qui nous permet d’aller de l’Ouest à l’Est ou du Nord au Sud. Donc on ne sait pas bouger, on ne sait pas envoyer nos produits où on veut. Ça coûte moins cher d’aller à Dubaï que d’aller dans certaines villes de notre pays, ce n’est pas normal. C’est le déplacement des êtres humains et des marchandises.

 Le deuxième problème, c’est l’énergie. Quand vous avez des torréfacteurs puissants, quand vous avez des machines de moulinage, quand vous avez toutes ces choses ça demande de l’électricité. Et quand l’électricité est capricieuse, parfois vous ne savez pas travailler pendant un ou deux jours. Si vous voulez encore mettre du carburant dans le groupe électrogène, vous devez mettre 100$ de carburant. Ça a un impact sur le coût de la marchandise après on explique que les entrepreneurs qui font de l’agroalimentaire et l’agrobusiness au Congo ont des produits qui coûtent trop cher. Mais il faut savoir tout ce qu’on dépense pour mettre ces produits en place. Donc, c’est vraiment les infrastructures, électricité et route et enfin le financement. Il y a beaucoup de bourses de subvention qui sont données en Afrique pour soutenir les jeunes, les femmes, les africains… mais rare sont les fois où le Congo est éligible. Souvent ça va être d’autres pays et il serait bien que ça se décante.

Aviez-vous pu bénéficier des financements de la part de la RDC ou des autres partenaires ? 

Je suis en attente de financement auprès du COPA qui est le Concours de Plan d’Affaires où je suis lauréate pour les PME. C’est un concours qui a été lancé par le ministère des PME et Entreprenariat, financé par la Banque Mondiale. Là je suis en attente de recevoir mon financement pour pouvoir avancer dans les projets.

 Vous êtes très active sur les réseaux sociaux et vous commentez souvent l’actualité politique. Avez-vous une éventuelle ambion en politique ?

Je n’envisage pas une carrière politique. Je pense qu’on peut changer un pays  sans forcément faire de la politique. On peut changer un pays en participant à son économie, à sa vie sociétale. On connait tous Tata Cardinal, il n’a pas fait la politique mais comment il a changé ce pays. Nous connaissons tous le Docteur Mukwege, il n’a pas fait la politique mais comment il a changé ce pays. Bien entendu il faut parler aux politiciens pour leur dire qu’on n’a pas d’électricité et qu’on n’a pas de routes. Mais on peut changer un pays en ne faisant pas de la politique mais en tant qu’entrepreneure. Moi je crée de l’emploi, je participe au rayonnement de mon pays. Un jour si mon café peut se retrouver en Chine, on serait contents de dire ah voilà, les Congolais sont forts, ils sont allés jusqu’en Chine. Çà c’est aussi participer à la vie de son pays et pour autant ne pas faire la politique.

Quels sont vos projets d’avenir ?

 Mon projet d’avenir c’est l’exportation de mon café déjà en Afrique en profitant de la ZLECAF, mais aussi dans d’autres pays très forts consommateurs comme l’Allemagne, l’Italie ou les Etats-Unis.

 Interview réalisée par Hubert MWIPATAYI

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Claudine Ndusi N’kembe plus que déterminée à promouvoir le travail décent

Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi M’kembe est plus que déterminée à matérialiser les actions prioritaires de son secteur, telles que présentées par le Premier ministre Sama Lukonde, le 26 avril 2021 devant les députés nationaux. Soucieuse de promouvoir le travail décent en République démocratique du Congo, elle s’est mise, sans atermoyer, à bosser.

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Le 27 avril 2021 après la remise et reprise faite avec la ministre d’Etat sortante Néné Ilunga Nkulu, la nouvelle patronne de l’Emploi, du Travail et Prévoyance sociale, Claudine Ndusi s’est mise directement au travail, promettant de poursuivre les activités menées par son prédécesseur. 

Désormais, c’est elle qui contrôle l’application des dispositions légales et réglementaires relatives aux conditions de travail et à la protection des travailleurs dans l’exercice de leurs fonctions. « Les défis à relever sont certes énormes, mais il est temps de travailler », a-t-elle indiqué. 

Sécurité et santé au travail 

Le 28 avril, soit le lendemain de sa prise des fonctions, Claudine Ndusi a présidé la cérémonie commémorative de la Journée Mondiale dédiée à la sécurité et la santé au travail, organisée à l’Hôtel B éatrice à Kinshasa, dont le thème retenu a été « Anticiper, se préparer et répondre aux crises : investir maintenant dans des systèmes de sécurité et santé au travail (SST) résilients ».

 Au cours de cette célébration, elle a relevé le constat selon lequel les structures devant assurer la protection optimale des travailleurs en RD C ne sont pas toutes opérationnelles. À l’en croire, le gouvernement de l’Union Sacrée de la nation a retenu parmi ses priorités la redynamisation du Conseil National du Travail (CNT), cadre par excellence permettant l’identification des causes de cette anormalité. « Le monde du travail congolais comme dans tous les autres pays est confronté aux multiples risques socioprofessionnels susceptibles d’entrainer des conséquences néfastes dans le chef aussi bien des employeurs que des travailleurs en termes d’accidents du travail, des maladies professionnelles, des arrêts de travail, de la baisse de la productivité, du chômage et des pertes en vies humaines », a-t-elle fait remarquer.

La ministre de l’ETPS a saisi cette opportunité pour inviter les partenaires sociaux en général et la population en particulier à la stricte observance des dispositions du code du travail, spécifiquement celles de la loi fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale ainsi que leurs mesures d’application. Cela, en vue de permettre la protection optimale des travailleurs, la rentabilité des entreprises et le développement de la RDC. « Par ailleurs, concernant l’impact de la Covid-19, il y a lieu de relever que sur le plan socioéconomique, les entreprises ont subi des pertes énormes en termes de productivité.  Certaines ont été fermées, des travailleurs se sont retrouvés au chômage. Sur le plan de la santé, le monde de travail congolais a également connu des cas des employeurs et travailleurs affectés à qui nous rendons hommage pour leur bravoure », a-t-elle déploré. Membre de l’organisation internationale du travail (OIT), la RDC a célébré la journée de la sécurité et la santé au travail 2021 sous le thème national : « Renforcer le système de sécurité et santé au travail en RDC en cette période de la covid-19 ».

Journée internationale du travail

À l’occasion de la Journée internationale du travail, célébrée samedi 1er mai 2021 au Chapiteau du Pullman Hôtel, sous le haut patronage du Président Félix-Antoine Tshisekedi, Claudine Ndusi N’ kembe a pris l’engagement de promouvoir le travail décent en faveur de la masse laborieuse, une importante condition de l’amélioration des conditions sociales de la population. Aussi, compte-t-elle prendre des mesures urgentes afin de sauver les emplois et relancer la production.

D’après la ministre Ndusi, dans le cadre de la construction d’un Etat solidaire, le gouvernement de la République par le biais de son programme d’action 2021-2023, place les questions d’emploi au cœur de la politique nationale pour l’amélioration des conditions sociales de la population. « Ceci passe par la promotion d’un travail décent qui exige le respect des différents textes légaux et réglementaires en la matière », a-t-elle affirmé.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour que dans un délai raisonnable la stratégie  de mise en place du socle de protection sociale soit actualisée afin d’être présentée pour validation au gouvernement à travers le programme national d’appui à la protection sociale (PNPS) », a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, Claudine Ndusi a appelé les partenaires sociaux, bi et multinationaux, à accompagner le gouvernement dans la mobilisation des ressources devant servir à la mise en œuvre de la politique professionnelle approuvée par la loi portant approbation de la politique de l’emploi et de la formation professionnelle. 

Les revendications et feuille de route de l’Intersyndicale du Congo lui ont été remises au cours de cette circonstance. Se saisissant de l’opportunité, le président de cette structure, Guy Kuku Gedila, a invité le gouvernement à dépolitiser les entreprises publiques et à nommer des gestionnaires compétents et expérimentés par un concours. D’après lui, le vol et le détournement constatés des deniers publics dans les entreprises publiques, fruits des efforts des travailleurs, mérite une attention particulière du gouvernement.

Si pour 2021 le 1er mai a été célébré sur le plan mondiale sous le thème « COVID-19: une opportunité, non une fatalité », au niveau national le thème retenu a été « promotion de l’emploi et le travail décent dans un monde en mutation ».

Une chevronnée à la tête de l’ETPS

Claudine Ndusi n’est pas le genre de personnes qui viennent de nulle part. Elle a un parcours professionnel élogieux. Licenciée en sciences  économiques de l’Université de Kinshasa, elle a presté jusqu’avant son entrée au gouvernement comme Directeur général adjoint de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Elle a eu aussi à assumer d’autres importantes responsabilités.


De 2012 à 2014, elle fut Conseillère chargée de l’Inspection du Travail au cabinet du ministère sous Modeste BAHATI LUKWEB O, actuel président du Sénat. Et de 2006 à 2012, elle a eu à travailler en tant que Chargé des banques au Département des Finances de la Direction générale de la Société nationale d’électricité (SNEL).

En prenant les rênes de son ministère fin avril, elle n’a pas manqué de mots justes pour remercier le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour sa vision de l’Union Sacrée, une opportunité de booster le secteur du travail, et aussi le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde pour le fait de l’avoir choisi en tant que membre du gouvernement des « Warriors ».

Sur le plan politique, Claudine Ndusi est présidente de la Ligue des femmes du regroupement Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFD C-A). Elle est d’autre part fondatrice de l’ONG « Tamtam du progrès ».

Le défi dans son secteur étant, certes, immense, cette « Dame de fer » s’est dite prête à mouiller le maillot, en synergie avec la tripartite Gouvernement – Banc travailleurs – Banc Employeurs pour matérialiser le programme du gouvernement sous le coaching de SAMA LUKONDE, commandant de l’équipe des guerriers, conformément à la vision du Chef de l’Etat, visant l’amélioration des conditions de travail des congolais.

Claudine Ndusi, enfant maison qui maîtrise parfaitement tous les paramètres du monde du travail, est connue pour son savoir-faire, son sens d’organisation et sa rigueur dans le travail avec une gestion axée sur les résultats.

 Hubert MWIPATAYI

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Christophe Lutundula : un « éternel » parlementaire à la tête de la diplomatie

Il a été de tous les rendez-vous législatifs depuis la Conférence nationale souveraine. Après trois décennies dans le travail législatif, Christophe Apala Pen’Apala Lutundula intègre l’exécutif national.

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Dans le gouvernement Sama Lukonde, ce membre issu d’Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi occupe la régalienne fonction de Vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères, en remplacement de Marie Tumba Nzeza.

 Ce technocrate, ancien deuxième vice-président du Haut conseil de la République-Parlement de transition (HCR-PT) et premier vice-président de l’Assemblée nationale entre 2006 et 2009, s’est toujours distingué sur les questions parlementaires. Même après sa nomination, l’élu de Katako-Kombe, dans la province du Sankuru, avait toujours à donner à la chambre basse du Parlement. Il est allé défendre son projet de loi modifiant et complétant la loi organique sur le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Dans ce projet de loi, inspiré par un groupe de treize députés nationaux, Christophe Lutundula propose notamment le changement des règles de désignation des membres du bureau de la CENI.

Pour cet ancien magistrat, un membre de la CENI ne devrait pas appartenir à une organisation politique ou à une association de la société civile alliée à une organisation politique au cours de cinq dernières années précédant sa désignation. Aussi, seules les associations qui travaillent sur l’éducation civique électorale ou l’observation électorale devraient présenter des candidats.

 Une matière grise

Là où la matière grise fait autorité, Christophe Lutundula n’est jamais loin. Ce n’est pas de manière fortuite qu’en 2016, dans le G7, un groupe de sept leaders politiques de la MP (Majorité présidentielle) qui avait quitté Joseph Kabila pour réclamer l’alternance démocratique, il s’occupera des questions institutionnelles.

 Désormais, le leader de l’Alliance des démocrates pour le progrès (ADP), son parti politique, mettra aussi son savoir-faire au bénéfice de la diplomatie congolaise, en quête de rayonnement depuis l’avènement de Félix-Antoine Tshisekedi à la tête du pays. 

Il vient trouver la RDC à la tête de la présidence tournante de l’Union africaine. Aux côtés de Félix Tshisekedi, président de l’UA, Lutundula fera office de président du Conseil exécutif de l’Union africaine pour l’exercice 2021-2022.

Conciliateur

Il trouve aussi une administration diplomatique congolaise au bord du chaos avec des problèmes de frais de fonctionnement et de logement des représentations à travers le monde. Il devrait peser de tout son poids pour obtenir de l’Etat congolais le décaissement des fonds nécessaires pour ses représentations diplomatiques. Au-delà, et en fonction des moyens du pays, ses atouts stratégiques seront très attendus dans l’ambition de réduire le nombre de ces représentations sur base d’une étude minutieuse d’importance et d’efficacité.

Christophe Lutundula, c’est aussi la réputation d’un homme d’Etat conciliant. Face aux velléités de divisions intestines dans son fief électoral, l’homme a toujours été diplomate et pondéré, appelant régulièrement ses frères et sœurs à ne pas tomber dans le piège des politiciens cherchant à diviser pour mieux régner.

 De toute façon, entre la législation et la diplomatie, il n’y a qu’un pas.

HESHIMA

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