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FELIX TSHISEKEDI entre espoir et inquiétudes des Congolais

Où en sommes-nous avec le « Peuple d’abord ! » ? Question à laquelle personne ne sait répondre. En décembre prochain, le Président Félix-Antoine Tshisekedi va prononcer le troisième discours de son quinquennat sur l’état de la Nation. D’aucuns se demandent ce qu’il en sera, parce que les conditions de vie de la population, dont il reconnaît l’endurance et la résilience, sont loin de s’améliorer.

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Lors de son speech fait en décembre 2020 dans le même cadre, le deuxième de la série, Fatshi s’était dit déterminé à engager, dans tous les secteurs de la vie nationale, les réformes nécessaires à l’amélioration du vécu quotidien des Congolais. À quelques mois de la présidentielle  prévue en 2023, non seulement que ces réformes dites courageuses et ambitieuses se font attendre, la situation sociale générale de la population semble se détériorer.

Dans presque tous les secteurs, la population attend des solutions mais en vain. Aucun suivi et évaluation réguliers de l’action gouvernementale en vue de garantir l’exécution optimale des objectifs contenus dans le Programme du Gouvernement. Tel est le cas du secteur du petit commerce ou du commerce de détails qui est toujours exercé par les étrangers, alors que la loi l’interdit. Comment comprendre que les ports illégaux et clandestins de l’ex-ONATRA continuent à fonctionner, une année après la décision de leur fermeture prise par le chef de l’Etat ? De même, on ne sait où on en est avec la baisse des prix des produits surgelés…

Les attentes de la population sont aussi restées sans réponses par rapport aux infrastructures, notamment les routes qui se détruisent davantage, la lutte contre la pauvreté, l’amélioration des conditions de travail et les rémunérations, le chômage…. De Goma où il était en séjour en juillet 2021, le chef de l’Etat avait indiqué que la corruption continue même dans le milieu de la justice qui est censé la combattre !

 Les attentes de la population sont aussi restées sans réponses par rapport aux infrastructures, notamment les routes qui se détruisent davantage, la lutte contre la pauvreté, l’amélioration des conditions de travail et les rémunérations, le chômage…. De Goma où il était en séjour en juillet 2021, le chef de l’Etat avait indiqué que la corruption continue même dans le milieu de la justice qui est censé la combattre !

De la CENI, bras de fer judiciaire, grèves des enseignants et des professionnels de santé, détournements des deniers publics, crises récurrentes dans les institutions provinciales, divergence autour de la taxe RAM, scandales d’exploitations illégales des ressources minières…

La RDC se confronte-t-elle à des problèmes insolubles et des crises institutionnelles sans fin ?

Desserte en électricité et en eau : on va de mal en pis

Alors que la population attend depuis des années qu’on lui desserve de l’électricité et de l’eau potable, aucune solution définitive n’a été envisagée pour accroitre durablement l’offre de la desserte en eau et en électricité face à la demande tant de Kinshasa que des autres provinces de la RDC.

Rien n’explique mieux la souffrance des Congolais dans le domaine énergétique que la prolifération à Kinshasa du commerce des groupes électrogènes et panneaux solaires, voire la multiplication des sociétés de forage. « Peuple d’abord ! », vivre sans électricité ou sans eau potable est devenu une situation normale dans plusieurs communes de Kinshasa. Pourtant, au terme du forum de Matadi sur l’énergie mère du développement rapide et de la modernité, organisé en août 2019 au Kongo central, il avait été décidé que l’Energie soit considérée comme une priorité du quinquennat en cours. Depuis…

L’Autorité de Régulation du secteur de l’Electricité (ARE) et l’Agence National d’Electrification et des services Energétiques en milieux Rural et Péri-Urbain (ANSER) sont, à ce jour, opérationnelles avec la désignation de leurs animateurs. Seulement, on ne sent rien, aucun changement par rapport à l’époque où ces structures n’existaient pas. Certes il faut attendre la fin des travaux de construction des usines de Lemba Imbu et de Binza-Ozone pour voir le déficit en eau résorbé, cependant, la population doit dans l’entretemps continuer à peiner chaque jour pour s’approvisionner en cette denrée.

EPST et ESU : la réforme, c’est aussi s’occuper des enseignants, des infrastructures….

 

Conformément à l’article 43 de la Constitution, la gratuité de l’enseignement de base est effective en RDC depuis la rentrée scolaire 2019-2020. Si cette mesure permet à plusieurs millions d’enfants d’intégrer ou de réintégrer le système éducatif, cependant, la problématique du paiement des enseignants, des infrastructures scolaires et du niveau des élèves reste entière. Depuis des années, le gouvernement a du mal à satisfaire et respecter ses promesses face aux exigences de ceux-ci. Aujourd’hui, les enseignants rappellent les engagements de Bibwa face à aucune réponse. Conséquence, chaque année il y a déclenchement des grèves. Alors qu’on parle de la construction des infrastructures scolaires à Kinshasa tout comme dans l’arrière-pays, il faut dire qu’au Congo les élèves continuent encore à s’assoir à même le sol où à étudier sous les arbres.

C’est au moment où les nouvelles unités (NU) demandent leur mécanisation et les anciens enseignants le réajustement de leurs salaires dans le budget 2022, qu’un bras de fer s’installe entre le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Tony Mwaba, et les enseignants.

 Quoi qu’il en soit, les Congolais attendent voir le gouvernement résoudre le problème des écoles fictives et établissements scolaires non viables, sans oublier la régularisation de la situation des agents fictifs et sans actes réguliers de recrutement. Aussi, devrait-il résoudre le problème de surpeuplement des salles de classe provoqué par le retour massif des enfants à l’école.

Nécessiter d’agir vite pour l’ESU

Le souci de tout Congolais est de voir les universités et instituts supérieurs former de bons cadres supérieurs. Ainsi, l’Etat doit palier l’absence des financements, à l’insuffisance des infrastructures, à la qualité et au nombre de professeurs qui font défaut.

 S’il tient à un résultat positif, il devrait financer la formation des nouveaux professeurs en vue d’assurer la relève, de sorte qu’il n’y ait plus de carence sur l’ensemble du système éducatif. Il devrait en outre veiller à la mise à jour des programmes d’enseignement. Entre autres, les étudiants attendent voir le gouvernement trouver la solution aux problèmes des bourses et les enseignants à celui de la vente des syllabus. Pour ce qui est des infrastructures, la politique de leur construction devrait être proportionnelle à la croissance de la population estudiantine. En effet, c’est à juste titre que le ministre Muhindo Nzangi a lancé en septembre 2021 les états généraux de l’ESU dans le but de voir les choses changer. Au terme desdites assises, c’est le cas de le souligner, plusieurs universités ont perdu le privilège d’organiser une faculté de médecine.

RAM : l’insensibilité des dirigeants face aux cris de la population

 Au moment où les regards des Congolais sont rivés sur l’Assemblée nationale d’où la solution est censée provenir concernant le Registre des appareils mobiles (RAM), la question divise tant les députés de l’Union sacrée que ceux de l’opposition et la population ne sait à quel saint se vouer. En effet, plusieurs mois se sont écoulés avant que cette question ne soit abordée à l’assemblée nationale. Ainsi s’interrogent des Congolais sur le silence de l’Inspection Générale des Finances sur cette taxe ou rémunération que certains qualifient d’escroquerie, fléau, vol…

La guerre des chiffres

Le ministre des Postes et Télécommunications, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC), Augustin Kibassa Maliba, dit que le RAM a permis de collecter 25 millions de dollars au profit du trésor public. Martin Fayulu quant à lui, a demandé à l’Inspection Générale des Finances d’y regarder du dedans. L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) indique pour sa part que la taxe RAM a permis de collecter 266 millions de dollars depuis son institution en septembre 2020. Cette ONG regrette que le ministre Kibasa n’ait pas annoncé sa suppression lors de son intervention à l’Assemblée nationale. En effet, la question du RAM suscite une grande colère tant dans la population que parmi les députés nationaux. Elle oppose largement les députés du Front commun pour le Congo (FCC) à ceux de l’Union sacrée, en plus d’opposer ces derniers au Premier ministre. Avant que le ministre Kibassa ne se présente devant l’Assemblée nationale, les élus de l’USN étaient en réunion avec le Premier ministre autour de la même question, mais, la rencontre s’est terminée à queue de poisson.

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Discours sur l’état de la Nation Les aveux de Félix Tshisekedi !

Le discours sur l’état de la Nation prononcé le 13 décembre 2021 par Félix Antoine Tshisekedi était très attendu dans l’opinion. Si les uns l’ont qualifié de discours de vérité, les autres ont émis le vœu de voir Fatshi convaincre. Dans ce speech qui a duré 1H15’, Fatshi a évoqué les efforts qu’il consent, mais a aussi reconnu que la population congolaise continue à peiner. Analyse.

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Devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, le président Tshisekedi a brossé un tableau presque complet de la situation du pays. Discours dit de vérité au peuple ou discours bilan, il était très attendu pour apporter des réponses et des éclaircissements aux nombreuses préoccupations de la population sur les différentes questions vitales qui touchent à la marche et à la survie de la nation : social de la population, Covid-19, lutte contre la corruption, économie et finances publiques, diplomatie, CENI, état de siège, renouement avec le FMI, sécurité et politique…

 Seulement, de tous ces points, c’est autour de quelques questions à caractère social que les cogitations de la population ont focussé : justice, RAM, desserte en eau et en électricité, panier de la ménagère… Sinon, tout comme les autres d i s c o u r s pronon – cés dans le même cadre, en dehors des questions sécuritaires, le speech de Fatshi du 13 décembre n’a pas répondu aux préoccupations des Congolais Par exemple, la question qui intéresse actuellement toutes les couches sociales est celle relative au Registre des appareils mobiles (RAM). Le chef de l’Etat n’en a absolument rien dit. Point n’est besoin de rappeler que cela fait partie des sujets qui font polémique au quotidien et qui, plus que toute autre chose, constitue un tracas pour tout le monde, surtout pour le Congolais lambda dont le pouvoir d’achat est sérieusement effrité. Autant dire que, le fait que le Président de la République ait fait abstraction de cette question, laisse libre cours aux commentaires dans l’opinion. Dans un tweet, un journaliste a affirmé que les recettes collectées dans le cadre du RAM sont logées dans le compte de l’ARPTC dont le président est le seul ordonnateur des dépenses. Il affirme que c’est ce qui se dit du côté du ministère de PT-NTIC.

Le discours sur l’état de la Nation étant une évaluation générale de la situation du pays, notamment de la vie prosaïque de la population, ne pas parler du RAM, taxe dont les traces ne figurent nulle part dans la loi des finances, ne peut qu’être vu d’un mauvais œil. Surtout que moins d’une semaine avant le discours, les deux chambres du Parlement ont demandé la suppression de ladite taxe que certains députés nationaux, à l’instar de Claudel Lubaya, considèrent comme une escroquerie.

 Toutefois, si c’est par omission que le Président de la République n’a pas parlé de cela, d’aucuns espèrent qu’il va se rattraper dans le discours qu’il va prononcer à l’occasion de la Saint Sylvestre, pour ordonner carrément sa suppression.

Dans le domaine de la Justice, la population est aussi restée sur sa soif parce que c’est la énième fois que le chef de l’Etat pointe du doigt ce secteur, mais rien ne change.

 Lors de l’un de ses séjours à Goma, au Nord-Kivu, le président Tshisekedi avait fustigé le comportement des magistrats du milieu parmi lesquels règne la corruption. Face au disfonctionnement de la Justice, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions, après avoir passé trois ans à la tête du pays, Félix Tshisekedi devrait agir en conséquence, mieux, sévir.

C’est bien de réaffirmer sa détermination à poursuivre les réformes courageuses dans ce secteur, mais démettre ceux qui paralysent l’appareil judiciaire est mieux. La réaction de Devos Kitoko, secrétaire général de l’Ecidé et membre de la plateforme Lamuka, n’a pas tardé. Sur son compte Twitter, il a écrit : « Il a gracié les voleurs mais s’en prend à la justice. Il a qualifié des hommes sérieux ceux qui sont accusés de détournement mais condamne les juges. Il déplore le manque de coordination des projets par l’exécutif dont il est lui-même chef. C’est honteux et irresponsable ».

 Persistance des problèmes d’énergie

Concernant la desserte en eau et en électricité, le président Tshisekedi a implicitement reconnu que la population continue à endurer le calvaire. Il a fustigé le retard des travaux des usines de Lemba imbu, raison pour laquelle il a lancé l’appel à tous les intervenants pour qu’ils travaillent vite afin d’apporter une solution aux problèmes qui se posent et de livrer les ouvrages pour améliorer les conditions de vie de la population. « …dans les secteurs de l’eau et de l’électricité et de la santé, pour ne citer que ceux-là, la plupart des projets en cours souffrent d’un manque de coordination et d’une faiblesse de pilotage », a-t-il affirmé. Ces propos ont comme amené de l’eau au moulin des autres politiques dont Noël Tshiani qui a twitté : « La plupart des projets en cours du gouvernement souffrent d’un manque de coordination et d’une faiblesse de pilotage. Ainsi sonna le glas. Le vin est tiré. Il faut maintenant le boire».

Par ailleurs, si en parlant de l’état de siège le chef de l’Etat a expliqué brièvement que le but visé reste celui de mobiliser tous les moyens multiformes dont dispose la république pour définitivement vaincre le mal qui anéantit tous les efforts de développement, certains estiment qu’il n’en a pas du tout parlé. Pourtant, après l’adresse du Président de la République, il n’y a pas eu beaucoup de commentaires sur l’option de la traque des ADF par les FARDC et l’armée ougandaise, car les raisons d’efficacité évoquées par le chef de l’Etat sont suffisantes. Il en est de même des assurances qu’il a données : « Je veillerai à limiter au temps strictement nécessaire à ces opérations, la présence de l’armée ougandaise sur notre sol ». Néanmoins, Fatshi a fustigé la campagne de dénigrement et de démobilisation menée par une infime minorité de Congolais qui jouent à chaque coup le rôle d’étouffoirs comme pour confirmer que l’insécurité qui règne dans la partie Est de la RDC les confortait dans leurs entreprises.

Le panier de la ménagère

Abordant la question des conditions de vie de la population, le Président de la République a reconnu que les  Congolais continuent à souffrir. Après avoir annoncé le 13 décembre 2019, dans le même cadre, que l’an 2020 serait l’année de l’action, durant laquelle tout devait être mis en œuvre pour rendre irréversible la lancée vers le progrès et l’émergence, le président de la République avait reconnu fin 2020, soit une année après, l’endurance et la résilience du peuple congolais face à des situations de crises multiformes, qu’il a parfois subies en tant que victime de l’injustice sociale et du déficit de gouvernance. Aujourd’hui encore, la population croupit dans la souffrance. « Je suis conscient que la situation sociale de nos compatriotes n’est pas reluisante. Beaucoup de ménages peinent à nouer les deux bouts et n’ont pas accès aux services sociaux de base tels que l’eau, l’électricité, les soins de santé, les transports », a-t-il reconnu.

Appréciation de quelques caciques

 Certains politiques se sont plutôt attardés sur l’aspect forme du discours. Dans son tweet, l’ancien député national Zacharie Bababaswe a écrit ce qui suit : « Le président Tshilombo place la barre très haut en utilisant pour la première fois en Afrique par un chef de l’Etat (sic) du Presidential ‘’teleprompter’’ outil par excellence de grands orateurs modernes et actuels. FCC K.O ».

Ironisation et allégorie

Dans son éditorial intitulé «L’esprit de blocage, même sans le FCC », le quotidien FORUM DES AS rappelle qu’il y a un an, celui qu’il appelle le ‘’Frère Félix’’ avait désenvouté la maison RDC. « Le sorcier FCC et son gourou en chef furent mis hors d’état de nuire. Liberé de l’esprit de ‘’blocage’’, le pays de Lumumba voyait la route vers la ‘’prospérité’’ balisée », poursuit-il avant d’ajouter : « une année après, la sorcellerie que l’on avait chassée et jetée-avec force prières-dans des lieux arides fait toujours des malheurs. Revoilà le même ‘’ Frère Félix’’ y aller de ses imprécations contre ces … sorciers qui perturbent la quiétude sous les tropiques rd congolaises. ».

 HESHIMA

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Elections de 2023 Ceni : Denis Kadima à l’épreuve de multiples enjeux

Des signaux inquiétants se profilent à l’horizon 2023. Porté à la tête de la stratégique Commission Nationale Electorale Indépendante, Ceni, et ce, malgré le veto de l’épiscopat, le choix porté sur Denis Kadima Kazadi a planté le décor d’une crise sans précédente dont la saga ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Ce «forcing» est passé tel un coup de massue porté sur les parties prenantes au processus déjà délicat. D’ores et déjà, les perspectives portent en elles les germes des contestations en série, plaçant le successeur de Corneille Nangaa devant une épreuve de feu.

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La fronde va grandissante au sein des institutions politiques à l’encontre de Dénis Kadima. L’actuel président de la Centrale électorale fait face à la levée des boucliers déclenchée par une frange de l’opposition soutenue par les églises catholique et protestante. Depuis, les lignes politiques bougent au gré des événements. Les tendances se dessinent. L’opposition a opté pour la voie de la rue, son arme de prédilection, pour faire entendre sa voix.

Le retournement de l’histoire n’est pas encore complet, mais les rangs des manifestants pourraient être gonflés par les partisans du Front Commun pour le Congo, de l’Ensemble pour la République, de Lamuka et même du MLC dont une partie dénonce une CENI formée en violation des règlements de l’Assemblée nationale, sous pression financière et sécuritaire du pouvoir et tribalisée autour de l’espace Kasaï, la région dont est originaire le président.

En apportant son quitus au  processus de désignation des membres de la Céni enclenché cette année, le président Félix Tshisekedi a formulé le vœu de voir les trois délégués de l’opposition, dont les postes étaient restés vacants, être désignés pour rejoindre la nouvelle équipe. Il va sans dire que ces derniers devaient avoir toute leur place dans le processus électoral qui concerne tous les Congolais. Pour Félix Tshisekedi, les organisations nationales ainsi que la communauté internationale, à travers leurs missions d’observation, devraient les accompagner afin de garantir la tenue des élections crédibles en 2023.

Regret de Katumbi

L’entérinement par la chambre basse du Parlement de la candidature de Denis Kadima à la présidence de la centrale électorale et des autres membres du bureau de cette institution d’appui à la démocratie a continué à faire jaser dans l’opinion. La classe politique divisée sur cette question, était dans l’expectative, les regroupements  politiques rivaux demeurant, chacun, campé sur son angle de vue.

Ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a ajouté un peu de piquant au débat en prenant clairement position contre l’entérinement de Denis Kadima. Dans une correspondance adressée le 18 octobre au président Félix Tshisekedi, le leader d’Ensemble pour le changement de la République a demandé au chef de l’Etat de rejeter ladite candidature et de ne pas nommer Denis Kadima dont le plébiscite souffre d’un vice procédural.

Et de rappeler au Chef de l’Etat certaines recommandations prises dans le cadre de l’Union sacrée dont celle consistant à crédibiliser l’Institution électorale en désignant par consensus son président parmi les candidats proposés par les confessions religieuses. Il a rappelé également les circonstances qui ont prévalu à l’intégration de sa plate-forme à l’Union sacrée, une décision qui était justifiée du fait que leurs différentes préoccupations étaient rencontrées dans le programme d’actions 2021- 2023 du gouvernement.

Dans un des axes de ce programme, Moïse Katumbi s’est montré intransigeant dans une correspondance reprenant explicitement la volonté de poursuivre les réformes électorales et institutionnelles en mettant un accent particulier sur les dispositions arrêtées consensuellement à l’issue des concertations politiques ad hoc. Il a tenu à l’engagement de tous les partenaires de l’Union sacrée à privilégier le consensus dont les prescrits les ont convaincus de camper dans leurs positions respectives. Cependant, force est de constater que les dispositions arrêtées de commun accord n’ont pas été prises en compte. Le regret de Moïse Katumbi se tient à ce niveau. Il s’en est remis à la sagesse du président de la République. «En nous rassurant dans vos discours que vous ne laisseriez aucun engagement politique de quelque nature que ce soit primer sur l’intérêt supérieur du peuple, la paix et l’unité nationale, vous me donnez aujourd’hui l’occasion de vous demander de rejeter purement et simplement la liste entérinée par l’Assemblée nationale». Pour lui, « cautionner les irrégularités qui ont émaillé le processus d’entérinement des membres de la Céni conduira inévitablement le pays vers un nouveau cycle de désordres ».

Mgr Ambongo annoncé chez Sassou N’Gesso

Le 29 octobre à Brazzaville, l’archevêque de Kinshassa, le cardinal Fridolin Ambongo, a effectué le déplacement pour un entretient avec le président Denis Sassou N’Gesso. A cet effet, le prélat a réitéré la position adoptée par l’Eglise catholique sur le choix porté sur Denis Kadima. Une position qui tranche avec l’expression clinquante des six autres confessions religieuses. Pour le cardinal, l’Eglise catholique a opposé une fin de non-recevoir à l’investiture comme à la confirmation de Denis Kadima. Il a souhaité envisager un nouveau schéma, celui d’impliquer d’autres acteurs, outre étatiques, convaincu d’obtenir gain de cause auprès de Sassou N’Gesso. Convaincu en plus que la population de Kinshasa étant constituée de 90% des chrétiens catholiques, l’archevêque de Kinshasa en a tenu beaucoup à l’indépendance de cette institution. Voyant d’un mauvais œil que le président d’une telle institution soit proche du chef de l’Etat.

L’archevêque dit avoir pris acte des déclarations publiées par toutes les parties prenantes de la marche organisée à Kinshasa tout en redoutant une éventuelle contestation lors des prochaines élections.

Le FCC redoute le glissement du calendrier

Après une longue période d’hibernation et de repli stratégique, le Front commun pour le Congo (FCC) a rompu son mutisme par une déclaration politique rendue publique le 15 septembre. Il passe alors au crible toute la situation sociopolitique du pays. Une emphase particulière a été notamment mise sur le processus électoral actuellement au point mort suite à la controverse que suscite la désignation du président de la Centrale électorale par les confessions religieuses.

 La plate-forme politique pro Joseph Kabila craint que les tergiversations auxquelles a donné lieu l’élection du président de la Céni ne puissent avoir une incidence négative sur la suite du processus avec, pour conséquence, le prolongement des élections au-delà de 2023.

Pour le FCC, toute manœuvre qui tendrait à consacrer le glissement est à proscrire. Considérant que tout ce qui s’est passé dans la désignation du président de la Céni est copie conforme de ce qui s’était passé au sujet de la candidature de Ronsard Malonda rejetée pour une question de procédure. Le FCC a estimé, pour sa part, que ce cas devrait logiquement faire jurisprudence. Ce cas, soutient la « Kabilie », devrait plutôt aider toutes les autorités appelées à intervenir, par leurs compétences, dans la mise en place de la Centrale électorale, à agir avec sagesse et responsabilité.

Lamuka, Ensemble, FCC et Société civile dans la rue

 Les forces sociales et politiques sont passées à l’action. Elles ouvrent la voie de contestation par la rue. Tout en rejetant l’Ordonnance du président Félix Tshisekedi portant nomination de nouveaux animateurs de la Céni, Lamuka, Ensemble, FCC, Laïcs catholiques et protestants ont battu le pavé le samedi 06 novembre 2021 pour dénoncer les irrégularités observées dans la désignation et l’entérinement de l’équipe Kadima.

Raymond Befonda

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FORCES DES PATRIOTES: HONORE MVULA, une montée plus que réaliste en politique

Contrairement aux autres partis politiques où des vieux loups se délectent dans l’exercice du partage du pouvoir, Honoré Mvula a indiqué vouloir tenir la bride haute à la politicaille, qui est une politique envisagée sous un angle déprécié ou méprisable.

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Honoré Mvula prône plutôt la politique liée à la gestion de la maind’œuvre, celle qui se veut essentiellement un cadre pour les jeunes d’exprimer, en toute liberté et quiétude, leurs ambitions politiques.

 Question de favoriser véritablement le renouvellement de la classe politique. Membre à part entière de Cap pour le Changement, CACH, le parti a dûment pour objectif de soutenir et d’accompagner la vision du Président Félix Tshisekedi.

Dans ce contexte, Honore Mvula a décidé de faire des Force des Patriotes un parti politique pour préparer les élections de 2023. Actuellement très actif à Luiza, sa base naturelle désormais dans le Kasaï central, plus particulièrement dans le territoire de Luiza, ses partisans peuvent compter sur les actions qu’il mène pour imprimer un nouveau cycle voué à permettre à la jeunesse d’adopter et d’acquérir des aptitudes créatives pour leur développement intégré et durable. Grand militant de l’alternance, le président de Force des Patriotes n’a pas hésité un seul instant à rendre ses vibrants hommages aux compagnons de lutte tombés sur le champ de bataille, dont Rossy Mukendi et Luc Nkulula. C’est en même temps dans cette ligne que la création des FP découle d’un constat amer sur la considération des jeunes au sein de différents partis politiques où ils n’occupent que des places des militants, sans pour autant bénéficier des postes de choix.

La majorité des jeunes passent des temps difficiles dans les partis politiques. Il est difficile ou impossible de voir ces jeunes-là occuper des postes de responsabilité. Par contre, ces jeunes sont jetés en pâture, tels de boucs émissaires lancés sur le devant de la scène pour lutter au profit des vieilles personnalités politiques.

De même, au moment du partage du pouvoir, les jeunes ne se retrouvent pas. D’où l’a conviction qui l’anime de compter sur l’apport de cette jeunesse montante et dévouée, prête à mettre leur expérience au service de la nation. Son appel, Honoré Mvula l’a voulu pathétique. Tenant à coup sûr sur l’adhésion massive des jeunes à ce nouveau parti afin de mener ensemble ce combat pour l’accession des jeunes dans les affaires, à travers des postes clés de la Respublica.

Il a réitéré son appel à la jeunesse congolaise afin de se joindre à son équipe déjà en place pour mener à bon port le travail réalisé en amont. Les nouveaux adhérents sont tenus de savoir en même temps qu’ils constituent les premiers acteurs de ce changement et de l’alternance. Raison pour laquelle, ils sont conviés à préparer ensemble les élections de 2023 dans l’optique de voir également des jeunes devenir députés, ministres… ainsi, l’objectif de lutte envisagée par Honoré Mvula sera atteint de fond en comble.

 Heshima Magazine

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